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samedi 24 novembre 2018

Des "gilets jaunes" supposés se sont rassemblés au domicile d'une députée LREM de l'Aude

Ces "gilets jaunes" de l'Aude tentaient de faire de la pédagogie politique auprès de ce soutien de Macron

Mireille Robert dénonce cette intrusion qui a eu lieu en pleine nuit : "en même temps", elle tombe très tôt... 

"Agressée et ma famille menacée quand nous sommes perdus en pleine campagne, alors que je venais de recevoir le responsable des "gilets jaunes" à la permanence. "Casqués, masqués, violents, ils se lancent dans une fuite en avant qui dessert leur cause," commente au passage Orange qui ne fait pas que de l'info...

Plainte déposée" : voilà ce qu'a tweeté Mireille Robert, professeure des écoles, ce samedi matin. 
Cette députée La République En Marche de la 3e circonscription de l'Aude dénonce l'intrusion à son domicile personnel, à Pieusse, près de Limoux, de personnes se présentant comme des "gilets jaunes".

Une tentative logique de pédagogie, puisque ce soutien de Macron est professeure des écoles et membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale.
D'autant plus qu'ils ne faisaient que répondre à son invitation : 


Il faut toutefois rappeler que l'Aude est le territoire de Schivardi et fut aussi le lieu de ruptures de caténaires imputées à l'extrême-gauche.

Aude, socialiste, et Limoux, socialiste, radicaux
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"Marx Attack", "A bas la hess [la misère, en arabe]", "Premiers de cordée, premiers guillotinés"; nostalgie de 1793, "La piraterie féministe n’est jamais finie". Tels étaient les slogans pugnaces et révolutionnaires affichés par l'ultra-gauche très active dans l'Aude, comme chacun sait, de Mireille Robert au ministère de l'Intérieur. Et ils ont fleuri à Paris, le 1er mai, quand les black blocs ont une fois de plus affronté avec violence les forces de l'ordre pour faire entendre - et illustrer - leur idéologie anticapitaliste et révolutionnaire.

Ces 'Black bloc" sont chez eux dans l'Aude
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Gérard Schivardi n'est pas seulement artisan-maçon et maire de Mailhac, mais il fut aussi le candidat à l'élection présidentielle de 2007, soutenu par le Parti des travailleurs (PT, 0,34 % des suffrages exprimés). Or, ce sont des révolutionnaires trotskistes de l'Organisation communiste internationaliste (trotskiste lambertiste), devenu Parti ouvrier indépendant (POI), et rien de ce qui est anti-libéral et violent ne leur est étranger en France.

Mireille Robert aurait dû les incriminer d'abord. Pourquoi alors se trompe-t-elle donc volontairement de cible en désignant ses "agresseurs", si ce n'est qu'elle balaie d'un revers de main les militants de partis institutionnels et démocratiques pour que les électeurs n'aient à nouveau d'autre choix que Le Pen ou Macron...

Les faits ont eu lieu vers 21h30, dans la soirée de vendredi. 
La députée était à son domicile quand une quarantaine de personnes s'est introduite dans sa propriété viticole et a demandé à lui parler. Un feu de palettes a également été allumé sur les lieux par les manifestants. 

Son adresse avait été divulguée sur Facebook ?
Cette récrimination est totalement ridicule, puisqu'elle et publique : cf. ci-contre !

"J'ai suivi les consignes, je suis restée chez moi, j'ai appelé la gendarmerie qui est montée, et voilà. Ils sont partis avant que les gendarmes arrivent. Ils ont été avertis, je pense, qu'à Limoux quelqu'un surveillait la gendarmerie, donc c'était quelque chose d'organisé et de prémédité", suppute Mirellle Robert dans les colonnes du Midi-Libre. 

Et puis cette groupie de Macron à une conception très floue de la sauvegarde de la planète: disons-le, la transition écologique est le cadet des soucis de cette populiste qui a par ailleurs vanté ses propres mérites sur plusieurs vidéos. Une vingtaine de cars pour transporter à Versailles les députés et les sénateurs, sans compter les motards, ça ne la chiffonne pas un instant !
Espérons qu'elle ne force pas sur la Blanquette de Limoux dont son mari est modeste producteur...

Au passage, la députée de la majorité égratigne tous les "gilets jaunes"

Ses visiteurs pensaient-ils qu'elle n' "entend" pas bien la colère populaire ?
"Il faut savoir que depuis la semaine dernière, sur les pages Facebook de certains "gilets jaunes", mon adresse a été divulguée [risible], au cas où les gens n'auraient pas su me trouver, avec déjà des incitations à venir me trouver à mon domicile, alors que j'ai une permanence et que je reçois les gens [qui ne sont rien] qui veulent me voir sans aucune difficulté", explique la députée.

La députée fait-elle l'amalgame entre 'gilets jaunes' et extrémistes de gauche ?
Quelques heures auparavant, vendredi, elle avait reçu le représentant des "gilets jaunes" de Limoux "avec qui ça s'est très bien passé". Qu'est-ce qui l'autorise donc à diffamer les "gilets jaunes" ?
Les gilets jaunes se sont ensuite réunis en soirée et à aucun moment, il n'a été évoqué un déplacement chez Mireille Robert," rapporte France3-Régions.

"Mais il m'avait quand même dit qu'il y avait une partie de ce groupe qu'il avait créé qui se radicalisait et qu'il craignait de ne pouvoir les contenir." Une insinuation que son interlocuteur anonyme n'a pas encore confirmée. S'agit-il de Patrick Meyer ?
"Pour nous, ce ne sont pas des gilets jaunes, insiste le référent des Gilets jaunes locaux. J'ai été reçu hier à la demande de madame la députée. Je lui ai exposé nos revendications. A Limoux, nous sommes un mouvement citoyen et on ne s'attaque pas à la députée, ni au maire ni au sous-préfet."
Le mouvement gilets jaunes de Limoux se désolidarise de cette action.
La police n'a procédé à aucune interpellation après cette intrusion.

mardi 17 mai 2016

Braqueur de grévistes, Hollande engage un bras de fer

Hollande défie les travailleurs en grève: "Je ne céderai pas," leur lance-t-il

Le président diverge avec les travailleurs, assurant que cette loi El Khomri serait le fruit d’un "compromis et d’un équilibre"...



"Faire de la pédagogie", selon Hollande
"Je ne céderai pas" sur la loi travail, lance-t-il à la face des sept syndicats opposants, initiateurs d’un large mouvement de protestations cette semaine, a déclaré sur Europe 1 le président de la République, François Hollande, mardi, au matin du premier jour de grèves annoncées, assurant qu’elle était le fruit d’un "compromis", d’un "équilibre".

Tout sauf la loi qu'il dit "discutée, concertée, corrigée et amendée"

Cette loi, "elle va passer, 
, a-t-il affirmé, prétendant qu’ "elle a été discutée, a été concertée, a été corrigée, a été amendée". "Je ne céderai pas parce qu’il y a eu trop de gouvernements qui ont cédé (...) pour que moi-même, dans des circonstances qui ne sont pas faciles, je puisse céder dès lors qu’un compromis a été trouvé, un équilibre a été obtenu, que les syndicats réformistes sont derrière ce texte [notamment les godillots de la CFDT, étrangement absente -avec la CFE CGC- du débat] et qu’il y a une majorité de socialistes qui sont en faveur" du texte, a-t-il ajouté. C'est le résultat de la foirade des soi-disant "frondeurs" qui, à deux voix près, ont échoué à faire passer leur projet motion de censure de gauche.

Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et Fidl) ont appelé à deux nouvelles journées d’actions unitaires mardi et jeudi
Ce ne sont guère que les sixième et septième en un peu plus de deux mois, pour contester le texte jugé trop favorable aux entreprises de Manuel Valls, qui a envoyé en première ligne la ministre-kamikaze Myriam El Khomri.

Un casus belli pour les syndicats radicaux
Adopté à l'Assemblée nationale, sans vote des députés, donc seulement en première lecture, la semaine dernière après un recours à l’article 49-3 de la Constitution, le projet de loi instaure la prédominance des accords d’entreprises sur les accords de branche, un casus belli pour les syndicats.
Qu'est-ce qu'on appelle l'inversion de la hiérarchie des normes sociales?A défaut d'inversion de la courbe du chômage, la hiérarchie des normes est une théorie théorisée au siècle dernier par un juriste américain, Hans Kelsen, et qui décrit le droit comme une pyramide inversée. Cette pyramide est régie par ce qui est appelé le principe de faveur, ce qui signifie qu'une norme ne peut pas être moins favorable à celle du dessus. Il y a tout en haut la constitution, puis la loi et, tout en bas, tout ce qui est négocié: accords collectifs ou contrats.Une loi doit donc être conforme à la Constitution, un contrat doit respecter la loi. Les accords collectifs ne peuvent pas être moins favorables que la loi. L’accord d’entreprise ne peut pas être moins disant pour les salariés que l’accord de branche. Cette question sur l’inversion de la hiérarchie des normes dans le domaine social est donc directement ou indirectement au centre du débat politique depuis une trentaine d'années.


De nombreuses brèches ont déjà été ouvertes dans cette fameuse hiérarchie : sous la présidence du socialiste Mitterrand, les lois Auroux en 1982 avaient ainsi introduit la première possibilité de déroger à la loi par accord, puis les lois Fillon de 2004 et 2008 l'ont étendue, notamment sur le temps de travail.

La loi El Khomri inverse-t-elle cette hiérarchie ?

Le projet de loi prévoit que, dans le domaine de la durée du travail (nombre d’heures, temps de repos, congés payés, etc.), un accord local d’entreprise peut l'emporter sur l’accord général de branche. L'esprit de la loi, c'est de faire de l'entreprise "le lieu d'un dialogue stratégique". La ministre se défend de vouloir inverser les normes, mais espère créer plus de flexibilité.

Selon la CFDT, la primauté de l'accord d'entreprise sur la branche ne constitue pas une inversion de la hiérarchie des normes. Mais pour les contestataires, c'est précisément dans l'entreprise que le rapport de force est moins favorable aux salariés, a fortiori dans un contexte de crise. Pour eux, la branche est protectrice face aux tentations de dumping social des entreprises.
"Il est très important que dans notre pays, et la loi El Khomri va y contribuer, les partenaires, c’est-à-dire les entreprises, les syndicats, puissent au niveau de l’entreprise déterminer leur propre avenir dans le respect de la loi", a affirmé Hollande, sourd aux inquiétudes des travailleurs.

Sur Europe 1, Hollande a fait la démonstration de ce qu'il appelle "faire de la pédagogie"...

jeudi 10 septembre 2009

Taxe carbone: les Verts réclament une fiscalité écologique plus lourde

17 euros, selon eux, c'est simplement trop peu !

N. Sarkozy a longuement pesé le pour et le contre et consulté l'opposition.
La semaine dernière, le président avait consulté Cécile Duflot et mercredi 9 septembre, il recevait Martine Aubry et Lionel Jospin, pour la gauche républicaine. Jeudi 10 septembre au matin, il rendait encore ses ultimes arbitrages, entouré de la ministre de l'économie, Christine Largarde, du ministre du budget, Eric Woerth, et du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Et l'arbitrage final ne déjuge pas le premier ministre, François Fillon, qui avait envisagé la semaine dernière dans le Figaro Magazine, un prix de 14 euros la tonne de CO2.

  • Mais la décision du président de la République repousse en revanche la proposition de 32 euros qu'avait prôné la commission d'experts dirigée par le socialiste Michel Rocard. Tous les écologistes demandaient aussi un prix "significatif" à la même hauteur et avaient mis en garde le gouvernement contre des "mesures placebo".
  • Le principe de la progressivité de la taxe, proposé par Nicolas Hulot, aura été retenu par le président de la République. Le Pacte écologique approuvé en 2007 par la signature de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle- proposait un prix de départ de 20 euros, pour atteindre 50 euros la tonne en 2020, 100 euros en 2030. "Si on considère que le but, c'est de changer les comportements, et que le signal prix est un bon levier, il, faut un niveau de départ élevé", avait plaidé l'instigateur de cette taxe, dans un entretien à Libération, lundi 7 septembre. "L'important n'est pas le prix de la tonne, mais la création d'une fiscalité verte" , a fait valoir Nicolas Sarkozy, auprès de ses ministres

    Le chef de l'Etat avait annoncé, le 5 février, la suppression de cet impôt qualifié d'"imbécile" par François Mitterrand
    parce qu'il taxait les investissements productifs et pénalisait l'industrie. En réalité, les entreprises bénéficieront, au titre de la TP, d'un allégement d'impôt compris entre 5,5 et 7,6 milliards, selon les modes de calcul adoptés. Et elles devront payer quelque 1,8 milliard au titre de la taxe carbone.
    Des discussions de marchands de tapis sont en cours entre le gouvernement et les organisations patronales pour réduire au maximum le nombre d'entreprises perdantes (42 000).
    Les élus locaux, de leur côté, s'inquiètent d'une réforme qui doit s'accompagner d'une réallocation des ressources des collectivités locales. La révolution fiscale prônée par Nicolas Sarkozy pourrait bien devenir un casse-tête.

    Une taxe carbone à 17 euros permettra-t-elle d'atteindre les objectifs que s'est fixés la France, à savoir la division par 4 de ses émissions de CO2 d'ici à 2050 ? Une taxe à 32 euros, croissant de 5 % chaque année jusqu'en 2030 aurait permis, en théorie au moins, d'être au rendez-vous.

    Une commission indépendante composée de cinq collèges sur le modèle du Grenelle (Etat, collectivités locales, entreprises, syndicats, organisations non gouvernementales) sera chargée de déterminer ce paramètre-clé sur lequel reposera au bout du compte l'efficacité du dispositif. Jeudi matin, le fait d'inscrire dans le projet de loi de finances l'objectif de 100 euros à l'horizon 2030 restait en débat.

    Le litre de super sans plomb devrait augmenter de 4 centimes, celui du diesel de 4,5 centimes et, en moyenne, la facture des ménages qui se chauffent au fioul devrait s'alourdir de 8 %; mais avec une taxe très inférieure à 30 euros, les écologistes ont déjà mis en garde contre la faiblesse du signal qui va être envoyé...

  • La gauche se divise sur la taxe carbone

    -> L'amère Royal fait d'une pierre deux coups

  • Le Président Sarkozy
    "Les Français sont aujourd'hui piégés" par la taxe carbone, glapit l"amère Royal par la voix de sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem. "La taxe carbone est bien un impôt nouveau",accuse-t-elle, bien dans la veine démagogique de sa patronne, Sa Cynique Majesté Royal, que ses collaboratrices ont connue beaucoup moins sociale et poursuivie dix ans de tribunal en tribunal. (LIRE PaSiDupes à 'Pathouot E').
  • Mais la critique s'adresse pareillement à la Ch'tite Aubry
    Le Premier secrétaire du PS a indiqué qu'elle était favorable aux préconisations de Michel Rocard, c'est-à-dire un prix de départ proche de 32 euros. Mais la maire de Lille a aussi placé la barre un peu haut et rappelé à son hôte que le PS souhaitait à la fois une "contribution energie-climat qui soit à la fois une vraie contribution écologique et une vraie contribution sociale". Rien d'étonnant qu'elle ait ensuite déploré "la cacophonie gouvernementale" qui a, selon elle, "gâché une belle idée". Il ne lui reste plus qu'à réparer le gâchis que Sa Cynique Majesté Royal et elle ont fait de la taxe Hulot au PS.
    -> Cécile Duflot tacle Désirdavenir Royal

  • Fin août à La Rochelle, Cécile Duflot avait dénoncé les dirigeants politiques contestant la fiscalité écologique, visant indirectement Désirdavenir Royal.
  • Aussi sec, la cour Royal démentait toute démagogie ou erreur stratégique. "Il ne faut pas être complexé par les Verts: la taxe carbone, c'est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C'est un impôt sur les pauvres", avait affirmé la député Delphine Batho, faisant l'impasse sur les réductions d'impôts déjà annoncés en faveur des catégories que précisément elle instrumentait.

    Europe Ecologie souhaite encore plus d'impôt

    Curieusement, Dany-le-Rouge, Eva Joly et Jojo Bové adoptent un profil bas peu coutumier.
    L'impôt qu'ils soutiennent serait-il contre-productif pour les Régionales à venir ? Est-ce que par hasard ils n'auraient pas le courage de leurs opinions et les deux machos pousseraient une femme, Cécile Duflot, au front ?
    Si le Chef de l'Etat s'est montré attentif à l'opinion publique face à l'instauration d'une nouvelle taxe, les Verts se sont révélés plus radicaux et durs, voire brutaux...
  • Dans la forme, Cécile Duflot, la chef de file des Verts, a polémiqué, en jugeant que l'arbitrage de Nicolas Sarkozy sur la taxe carbone est "plus qu'un rendez-vous manqué" et une suite de "grands mots sans les actes". Cécile Duflot a estimé que la taxe carbone présentée par Nicolas Sarkozy n'avait rien à voir avec la fiscalité écologique et était "inefficace écologiquement et injuste socialement." Sur plusieurs radios, Cécile Duflot avait auparavant accusé le chef de l'Etat de lui avoir menti sur la taxe carbone lorsqu'elle avait été reçue la semaine dernière à l'Elysée.
  • Sur le fond, Duflot a aussi à redire
    Selon elle et à priori, ce projet n'est pas efficace sur le plan écologique, car elle assure d'emblée que les compensations "ne seront pas dirigées en faveur des économies d'énergie".

    De même, Cécile Duflot conteste l'appréciation de Désirdavenir Royal et estime que le montant de la taxe "n'est pas à la hauteur et ne permettra pas de dégager les moyens de travailler" à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Comme la Ch'tite Aubry, la secrétaire nationale des Verts regrette également que le secteur de l'électricité soit exclu de la base d'imposition de la taxe carbone , alors que l'objectif doit être la réduction de la consommation énergétique".
    L'objectif d'une fiscalité écologique, a dit Cécile Duflot, est d'instaurer "une contribution qui serait à un niveau suffisant pour être à la fois dissuasif pour les pollueurs qui se moquent de ce qui arrivera après eux et pour aider ceux qui en ont vraiment besoin."
    Elle a dit espérer que la présentation du projet devant le Parlement permettrait de faire évoluer le texte. Aurait-elle un doute sur la capacité socialiste de production anarchique d'amendements ?...

    L'ambition écologique du gouvernement
  • La justice sociale
    Le président français a limité la pression fiscale initiale (17 euros par tonne de CO2) et décidé que cette taxe serait intégralement compensée pour les ménages, comme pour les entreprises. Le Chef de l'Etat, qui avait promis une compensation au centime près pour les ménages, propose soit une réduction de l'impôt sur le revenu pour les ménages imposables, soit le versement d'un chèque vert pour ceux qui ne sont pas imposables. Une commission indépendante de suivi de la fiscalité écologique sera instituée.

  • Une incitation
    Le chef de l'Etat veut convaincre les Français, face à l'"urgence climatique", de la nécessité de changer de comportement, de trouver "les chemins d'une croissance plus juste". "Le monde est parvenu à un moment de vérité, devait expliquer M. Sarkozy. La crise économique mondiale que nous traversons n'est pas terminée. Mais nous devons aujourd'hui décider si nous voulons créer un monde différent de celui d'avant la crise, un monde plus soutenable, plus respectueux de l'environnement, un monde plus juste."

  • Une pédagogie dans l'urgence
    Le chef de l'Etat, qui n'ignore pas l'hostilité des Français à l'instauration d'une nouvelle taxe, demande à chacun de "se sentir concerné par l'enjeu" et de "comprendre la justesse de notre ambition".

    Ce montant de 17 euros équivaut au prix moyen de la tonne échangée sur le marché européen des quotas d'émissions de CO2 depuis janvier 2008. Un marché qui régule les émissions polluantes des grandes installations industrielles et énergétiques de l'Union depuis 2005. C'est donc d'abord sur ce "prix de marché" que s'est focalisé le débat sur le montant de la contribution climat-énergie, au motif qu'il serait inéquitable de taxer deux fois plus les ménages que les entreprises, ou une petite entreprise par rapport à une grande dans un même secteur. "J'attends avec intérêt qu'on vienne m'expliquer que les ménages doivent payer 30 euros", avait déclaré Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement au Brésil en début de semaine, donnant un premier indice du sens de ses arbitrages.

    =>La polémique autour de la taxe carbone et la complexité des arbitrages dont elle a fait l'objet, n'a guère simplifié l'autre grand chantier fiscal de 2010 : la réforme de la taxe professionnelle.
  • vendredi 27 mars 2009

    Le Président explique son action contre la crise

    Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

    Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
    Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

    Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
    Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
    Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
    Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
    Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
    Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

    Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


    Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.

  • mardi 29 avril 2008

    51 % des sondés sont favorables à l'allongement de la durée de cotisation retraite.

    Matraquage dans le vide de la gauche : réforme bien acceptée des retraites, à la veille de passer aux 41 annuités
    Les Français sont lucides sur la nécessité des réformes dont celle des retraites différée par la gauche, selon le baromètre BVA-« Les Echos »-France Inter réalisé au lendemain de l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy . Leur rejet de la politique économique du gouvernement n’est pas ce qu’en disent les commentateurs qui plastronnent sur les plateaux de la radio et de la télévision. Passer directement des salles de rédactions engagées aux studios pour y asséner leurs vérités microcosmiques est en effet le meilleur moyen de se faire plaisir, mais le plus sûr de se déconnecter du monde tel qu’il est et non tel qu’ils voudraient qu’il fût. Leurs prédécesseurs dans la critique des pouvoirs passés dénonçaient la distance entre les chefs d’état ou de gouvernement coupés de la France en accédant au pouvoir, mais pareillement les potentats de la désinformation se sont manifestement déconnectés de la réalité des Français. Les sondages ont au moins ce mérite qu’ils les invitent à frotter plus souvent leurs certitudes idéologiques à la vraie vie.

    Les Français ne sont pas totalement perméables à la propagande. Le ministre du Travail,Xavier Bertrand, engagé dans la réforme des retraites, ne sera pas mécontent de le vérifier. Même si la politique économique du gouvernement demeure largement perturbante (60 %), le baromètre BVA-« Les Echos »-France Inter, réalisé au lendemain de l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy, enregistre pour la première fois, depuis septembre 2007, une légère baisse des mauvaises opinions (-3 points) par rapport au mois dernier. « Il est indéniable que l'intervention présidentielle en est directement à l'origine », juge le directeur délégué de BVA, Gaël Sliman, établissant une comparaison avec d'autres enquêtes réalisées par son institut juste avant l'émission.

    Les coups de la gauche n’atteignent pas toujours leur cible.
    Certes, il serait prématuré de conclure à un renversement de tendance : si les bonnes opinions sont aussi en baisse (-1 point) et finalement, les Français sont dans l’expectative et attendent de voir, car c'est le nombre de ceux qui refusent de se prononcer qui progresse (+4 points, à 7 %). « Le président limite la casse. Son intervention a été utile, mais elle ne lui permet pas le moindre rebond», prétend Gaël Sliman.
    Quatre grandes réformes ont été testées. Les gens sondés n'ayant pas forcément regardé Nicolas Sarkozy à la télévision, il ne leur a pas été demandé si le chef de l'Etat avait été convaincant, mais s'ils sont d'accord ou pas avec les orientations qu'il a définies. Le sondage cherche à réduire, voire à escamoter l’impact de l’entretien présidentiel. Les lycéens qui manifestent seront sans doute confortés par l'opposition (59 %) au non-remplacement « d'un certain nombre de fonctionnaires partant en retraite, y compris les enseignants ». Timidement, les termes de ce sondage suggèrent enfin la supercherie des syndicats consistant à assimiler toutes les suppressions de postes dans l’Education Nationale à des postes d’enseignants et à faire croire que les professeurs seraient davantage visés par les départs à la retraite que dans le reste de la fonction publique. Les lycéens n’ont pas les raisons de manifester les craintes qui leurs sont transmises par leurs professeurs et de croire qu’ils seraient les victimes privilégiées d’un pouvoir que la FSU, et donc l’UNL et la FIDL, combattent.

    La communication de l'exécutif sur le pouvoir d'achat, préoccupation majeure des Français, ne passe pas non plus. Le gouvernement ne veut pas d’un procès d’intention qui l’accuserait de déplacer la responsabilité pourtant réelle de la baisse du pouvoir d’achat sur des causes internationales. La gauche en profite et sa presse militante a les coudées franches la voie libre (la notion de franchise dérange PaSiDupes, ici) pour schématiser, désinformer, exploiter les difficultés d’une partie de la population tout en essayant de faire naître des craintes dans l’autre encore épargnée.
    Il faut admettre qu’il est également délicat de faire de la pédagogie sur des situations aussi complexes et évolutives. Car la crise financière internationale est bien réelle, mais la hausse du prix du baril de pétrole est en partie compensée par l’effondrement du dollar, qui nuit en revanche à nos exportations, et spécialement à nos PME-PMI dont le gouvernement a promis d’en augmenter le nombre. Quant à la flambée des prix des matières premières agricoles, elle est assez générale, mais si elle frappait surtout le blé, désormais elle menace plutôt le riz.
    La conjoncture économique internationale contrecarre donc sensiblement l’action gouvernementale en ce que les effets bénéfiques des heures supplémentaires sont en partie déçus par les efforts des ménages à maintenir leur pouvoir d’achat. 59 % des sondés, toutes catégories socio-professionnelles confondues, estiment naturellement que l'incitation aux heures supplémentaires n'a pas eu de conséquences positives sur le niveau de vie des Français.

    Irresponsable et malveillante, la gauche les entretient dans leurs doutes sur la qualité de la politique du gouvernement. La propagande est clairement reconnue et malheureusement admise, puisque les analystes reconnaissent que le ressenti prévaut sur le réel… Ainsi, la loi LME, à peine adoptée hier en Conseil des ministres, est déjà déclarée mal perçue: seuls 36 % des sondés considèrent que les facilités offertes aux grandes surfaces vont leur permettre d'« acheter des produits moins chers », contre 54 % qui jugent « mauvaise » la loi qu’ils ont pourtant appelée de leur vœux, car selon la propagande les a convaincus qu’ «elle va détruire des emplois dans le petit commerce et appauvrir les petits producteurs ». La population qui n’a guère que l’expérience de l’encadrement de l’économie, en effet, n’a pas un bon vécu de la concurrence. Le rejet est majoritaire dans toutes les catégories, les hauts comme les bas revenus, les salariés du public comme les travailleurs indépendants. L'électorat de droite est partagé (49 % jugent la loi mauvaise, contre 45 %) et seuls les sympathisants de l'UMP sont majoritairement (53 %) confiants.

    Sujet réputé très sensible, la réforme des retraites est pourtant celle qui est la mieux acceptée, 51 % des sondés estimant nécessaire de cotiser un an de plus (contre 42 %).
    Les clivages politiques (74 % d'adhésion à droite, contre 59 % de rejet à gauche) et sociologiques sont certes encore très marqués. L'hostilité est ainsi persistante chez les ouvriers et employés (56 % contre un allongement de la durée de cotisation) ainsi que les salariés du secteur public (55 %). Mais les classes d'âge concernées par les efforts à venir n'y sont plus majoritairement hostiles (44 % de désaccord chez les 25-34 ans et 46 % chez les 35-64 ans). « C'est sans doute le résultat d'une pédagogie de longue haleine », note Gaël Sliman, qui rappelle que le problème des retraites est régulièrement posé mais repoussé depuis …1995…