DSK et Sinclair retrouvent leur hôtel particulier de la Place des Vosges
DSK a atterri en France à bord du vol AF017 en provenance de New York peu après 7 heures du matin. Il était attendu à 8h30 à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy, ce dimanche. La foule des journalistes qui avait anticipé la ruse le guettait depuis 6 heures, et avec eux des proches de l'ancien patron du FMI étaient présents dans l'aérogare du terminal 2E.
Peu avant 7 heures, un important cordon policier avait pris place face à la foule.
VOIR et ENTENDRE le reportage du départ des Etats-Unis:
Sur le sol de France
Le couple de retour
dans son hôtel particulier
de la place des Vosges
côté cour intérieure:
affichage de la sérénité
des consciences tranquilles ?...
Peu après 8h00, de nombreux badauds, admirateurs et journalistes s'étaient massés place des Vosges à Paris, aux abords du domicile de DSK, au n°13. A son arrivée place des Vosges, le couple fut chahuté par la cohue des journalistes et le couple a pénétré dans ce havre de paix, son riad de la place des Vosges, sans prononcer un seul mot mais tout sourire.
Dès 9 heures, Jack Lang était sur le coup, pour un point presse "organisé mais impromptu" !... En voisin de la place des Vosges, quartier huppé et chaud, Jack Lang, très gai, s'était posté, tel un santon, sous les fenêtres du couple pour leur roucouler : « Bienvenue, vous êtes ici chez vous... Je suis un voisin heureux ». Et le ravi de la crèche d'ajouter en direction de la presse: « Enfin, ils sont libérés d'une situation humiliante et injuste... Ils ont fait preuve d'une force d'âme qui force l'admiration. » Son entourage a fait savoir qu'il ne ferait aucune déclaration ce dimanche.
Pour être crédible, DSK devrait assumer
Le rapport du procureur de New York ne laisse plus aucun doute aujourd’hui, sur ce qui s’est passé en sept minutes dans la suite 2806 du Sofitel. Ce qui diffère ce sont les qualificatifs utilisés pour décrire l'infamie : "maladie mentale", "cauchemar", "attitude inconvenante", "agression", "viol". Les qualificatils habillent les faits et changent tout, selon que l'on est objectif ou partisan. Pour les uns, le système judiciaire américain a lâchement permis d'abandonner les charges, au prétexte - subjectif- que l'unanimité des 12 jurés n'était pas assurée, malgré le rapport médical. Pour la suite de sa carrière élective, en effet, le procureur n'a pas pris le risque que le jury rende justice à une petite femme de chambre, immigrée noire, de surcroît. Un tel renoncement est appelé ...'blanchiment'. Les autres, en traduisant par simple délit, effacent le crime et osent parler d'innocence.
Une certitude, quel que soit le point de vue qu’on défende: la victime, menteuse ou non, est bien une personne, Nafissatou Diallo, et non une poupée gonflable. Sauf à penser qu'elle a eu un coup de foudre pour le Français et qu'elle est masochiste, un acte sexuel violent a été commis sur sa personne et son corps porte les séquelles de brutalités, tandis que des traces ADN ne laissent aucun doute sur l'identité de l'agresseur. Il semblerait que le sujet sexuel n'est pas humain, puisqu'il est traité par tous comme un objet, du procureur aux partisans du pervers, si notoire soit-il, en passant par les militants socialistes vertueux, mais permissifs, à qui une "violente agression" sexuelle ne fait pas peur.
Lien PaSiDupes: selon DSK, la femme de chambre aurait succombé à ses charmes cachés
Cynisme des puissants: la victime est quantité négligeable
Ils salissent mais ne veulent pas se salir
A Sarcelles, on « réfléchit » à un accueil plus discret et Martine Aubry déclare « je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de DSK vis-à-vis des femmes », sans qu'on sache ce qu'elle pense, et la Ch'tite lui conseille de bien prendre tout le temps de se ressaisir.
Quant à Arnaud Montebourg, il réclame des excuses… non à Nafissatou Diallo, mais aux socialistes et aux « électeurs de toute la gauche ». Est-ce vraiment ce qu’ils attendent de DSK ?
Le Phoenix socialiste peut-il renaître de ses cendres ?
Un ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, qui, depuis, a présenté ses excuses à DSK « pour ses propos à l’emporte-pièce », disait vrai et lui rendait d'ailleurs pénalement service en le jugeant irresponsable de ses actes.

L'espoir de dream-tream Jospin s'effondre.
DSK est déjà impliqué dans l'affaire de la MNEF,
le DSKas s'épaissit des affaires de la cassette Méry
et de la prise en charge par ELF des salaires d'une de ses secrétaires.
(relaxe et non-lieux...)
Le Ministre, forcé et contraint, se retire - provisoirement - de la vie politique.
Son épouse bafouée n'est pas complaisante
Elle se protège en le protègeant contre lui-même et l'escorte partout, tel un garde du corps prêt à tout moment à lui passer la camisole de force. Il serait guéri si cette infirmière de luxe en noir ne le tenait pas, 24 heures sur 24 sous haute surveillance. Elle ne le couve pas; elle le tient en respect, prisonnière de l'illusion en vigueur que le milieu, donc l'entourage peut sauver un être en perdition. Or, DSK ne voit pas la nécessité d'une assistance thérapeutique: il ne connaît rien d'autre que cet état permanent de tension sexuelle dont il ne souhaite pas se libérer et il n'est donc pas certain du tout qu'il veuille se sauver lui-même. Or, c’est bien là un aspect fondamental de la question des violences sexuelles ou familiales: elles éclaboussent l’entourage et le patient n'en n'a pas la conscience profonde. Mais cet entourage a par ailleurs tout intérêt à nier la réalité des faits et un traitement ne peut être envisagé. Anne Sinclair ne peut faire plus et mieux que lui garder la bride sur le cou. Ou se désolidariser, comme bien d'autres, après tout.
Nombreux sont ceux, au PS ou ailleurs, qui lui trouvent des excuses.
On murmure que dans le fond de sa cellule à New York, il était prêt à parler







Si, comme M.-G. Buffet l'affirme, le système capitaliste n'a pas non plus "résolu les grands problèmes. Alors que propose-t-elle ?












