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mercredi 11 novembre 2009

Roland Dumas sur la chute du mur de Berlin: ils se disputent la prééminence

Accessoirement: «Le PS est dans un état «lamentable », selon Dumas
A la veille du 11 novembre 2009 qui rassembla la Chancelière allemande et le Président français à l'Arc de Triomphe, Roland Dumas, l'ancien ministre PS des Affaires étrangères de François Mitterrand et ex-président du Conseil Constitutionnel était l'invité du Talk Orange-Le Figaro le mardi 10 novembre.

Qui a joué le rôle le plus déterminant dans la chute du Mur de Berlin?

A l'occasion du 20e anniversaire de la
chute du Mur de Berlin et donc du système communiste, n'en déplaise à Marie-George Buffet (PCF), la presse s'interroge sur le rôle véritable des acteurs politiques de l'époque (lire PaSiDupes). Angela Merkel était au Sénat et n'a pas participé.

Merkel, Walesa, Gorbatchev, de droite à gauche

Alors, le grand homme est-il L. Walesa ou M.Gorbatchev ? Roland Dumas, Jean-Louis Bianco, Jacques Atalli et François Hollande s'en mêlent et ajouteraient bien François Mitterrand à la liste...

Dumas peut aussi expliquer l'absence d'Obama et l'échec de la confédération européenne envisagée par Mitterrand. Aussi le réarmement de l'Allemagne. Ses réserves.

L'état du PS, en un mot ?
VOIR et ENTENDRE Roland Dumas

Il ne manque plus que Jack Lang...

En attendant, Merkel remercie Mikhaïl Gorbatchev et Lech Walesa (lien Libération)

lundi 9 novembre 2009

Facebook raconte la chute du Mur de Berlin de Sarkozy

Fillon confirme y avoir croisé Nicolas Sarkozy et Alain Juppé le 9 novembre à Berlin.
Nicolas Sarkozy et Philippe Martel au mur de Berlin

La chute du Mur de Berlin n'est pas un bon souvenir pour tout le monde.


L'idéologie marxiste avait rendez-vous avec l'Histoire.

Accablée par le peuple, le tribunal de l'Histoire ne la présume toujours pas innocente. Le rideau de fumée dressé par l'opposition nostalgique sur le rideau de fer est tout autant dérisoire que la polémique lancée par des petits malins. Plus petits d'ailleurs que malins.
Nous aurions donc pu faire l'économie d'une polémique inutile, mais l'opposition ne sait plus comment occuper la galerie, faire diversion et compenser son vide idéologique. Du MoDem au NPA, en passant par le PS et le PC, ils se préparent à aller aux Régionales en rangs dispersés et tentent comme ils peuvent de masquer leurs incurables rivalités.

Dernier rideau de fumée: la date où Sarkozy était à Berlin en 89

  • Les Français se battent l'oeil de savoir si Nicolas était à Berlin à l'heure de la chute du mur, le 9 ou le 10.
    Mais, pendant que la gauche cherche des noises à la droite, ils pensent -eux- à leur emploi et leur pouvoir d'achat. La vie quotidienne des Français est-elle véritablement la première préoccupation du PS ?

    En pleine crise économique internationale, alors que des entreprises luttent pour leur survie, le problème de la presse militante et déboussolée est de savoir si, il y a vingt ans, l'actuel chef de l'Etat était à Berlin avec Alain Juppé, qui dirigeait le RPR, le 9 ou le 10, et si, sur place, ils étaient tombés sur... François Fillon.

    La narration du vécu de Sarkozy
  • Alors que Nicolas Sarkozy doit participer lundi à Berlin aux célébrations des vingt ans de la chute du mur de Berlin, sa page Facebook évoque en effet ce jour historique où il avait lui aussi donné des "coups de pioche". Une photo nocturne du jeune élu devant le Mur atteste de cette participation.
    Dans une rubrique intitulée "Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989", le président rappelle qu'il était
    alors secrétaire général adjoint du RPR, parti présidé par Jacques Chirac et dirigé par Alain Juppé.
    "Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l'Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l'événement qui se profile", raconte le chef de l'Etat.
    "Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s'est déjà amassée à l'annonce de l'ouverture probable du mur".
    "Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l'époque spécialiste des questions de défense : François Fillon", poursuit M. Sarkozy à propos de celui qui deviendra 18 ans plus tard son premier ministre.
    "Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche", se souvient le président.
    "Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s'est poursuivie dans l'enthousiasme général",
    selon Facebook.
    "Les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d'une période de grande liberté en Europe. C'est cette liberté que nous défendons toujours avec l'Europe, et que nous fêtons 20 ans après", écrit-il encore.

    La contestation
  • Au cours d'un entretien à TV5 Monde, diffusée sur le site internet de la chaîne, Alain Juppé, se fiant à sa mémoire, racontait avec les précautions d'usage: "il se trouve que à ce moment-là, le 10 ou le 11 novembre, je ne me souviens plus exactement, j'étais à Berlin, avec quelques amis, et nous avons franchi le mur (...) à Check Point Charlie".
  • L'opposition désoeuvrée compara les dates et lança une polémique stérile.
    Le maire de Bordeaux a donc tenu à rectifier ses propos lors d'une cérémonie organisée dans la cour de la mairie de Bordeaux. Dans ses propos diffusés peu après sur son blog (http://www.alainjuppe.eu), il ne cache pas son agacement: "9 novembre ou quelques jours plus tard? Quelle affaire! Les personnes qui m'accompagnaient sont formelles: c'était le 9".
  • Dans un article du 10 novembre 1989 exhumé par Le Figaro, on apprend qu'Alain Juppé était présent à Colombey-les-deux-Eglises pour célébrer le 19e anniversaire de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre au matin , ce qui, selon la gauche, n'aurait pas pu lui permettre d'être à Berlin à 23 heures.
  • Le Figaro avait retrouvé dans ses archives des traces de la présence d'Alain Juppé jusqu'au 16 novembre à Berlin. "Dans la 'Tentation de Venise' qui remonte à 1993, je parle du 16. Je ne me suis pas depuis replongé dans mes agendas de l'époque. Ce qui est sûr, c'est que j'ai bien vécu sur place ces instants extraordinaires, exactement comme je les ai décrits", ajoute l'ancien Premier Ministre, selon lequel il convient de "faire la distinction entre l'essentiel et l'accessoire".

    Les témoignages des autres acteurs
  • Philippe Martel, chargé en 1989 de l'international au RPR, confirme le récit présidentiel. «Le matin du 9 novembre - j'ai vérifié dans mon agenda 1989, j'ai l'âme d'un archiviste, j'ai tous mes agendas - j'ai été appelé par un copain de promotion de l'ENA, François Laquièze, qui travaillait au sénat de Berlin, nom qu'on donnait au conseil municipal. Il me dit: "ça bouge énormément à Berlin, j'ai l'impression que le Mur va tomber, on ne sait pas s'ils vont tirer".
    Mais mon copain était optimiste. Je préviens Alain Juppé qui me dit: on y va, on emmène Sarkozy, qui était secrétaire général adjoint du RPR et dont Juppé savait qu'il était intéressé par les affaires internationales». Également du voyage, Jean-Jacques de Peretti, membre du comité exécutif du RPR.
    «On veut prendre un avion. Tous les vols commerciaux sont pleins, alors on loue un avion privé (...), poursuit Philippe Martel. De la mairie, nous sommes allés porte de Brandebourg, il faisait nuit. Il y avait du monde, continue-t-il. Là, on croise François Fillon qui était tout seul. On n'a pas été étonnés de le voir, car il était un grand spécialiste de défense et de relations internationales. On est partis à Check point Charlie et là, on a rencontré une famille allemande qui, en nous entendant parler, nous a abordés - c'était des francophones, un couple avec enfant - et nous a dit: "la liberté est en marche, n'ayez pas peur de la réunification allemande".
    C'est eux qui nous ont prêté un burin et c'est là qu'on a fait les photos. Il était vers 23h00, on a fait comme les autres Allemands, on a cassé du mur. On est passés à l'est, dix minutes plus tard. On est tombés sur des vopos avec qui on a parlé. On est restés peut-être deux heures à l'est, puis on est retournés à l'ouest. On avait loué une chambre près de l'aéroport. On a dormi 2 heures et le 10, on est rentrés à Paris».

  • François Fillon confirme
    François Fillon
    a assuré lundi avoir bien croisé Nicolas Sarkozy et Alain Juppé le 9 novembre 1989 à Berlin, le jour de la chute du mur, alors qu'une certaine confusion planait sur les souvenirs du président et de l'ancien Premier ministre.
    "Le 9 novembre, j'ai bien croisé
    Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Je crois même avoir croisé dans un autre groupe Alain Madelin et
    François Léotard", a déclaré le Premier ministre depuis Thionville en Moselle.
    Le chef du gouvernement a expliqué devant la presse qu'il se trouvait à Berlin depuis le 7 novembre pour un colloque et qu'il avait passé toute l'après-midi et la soirée à "assister aux premières grandes manifestations" autour du mur. "Vers 23h, nous avons croisé entre la porte de Brandebourg et le checkpoint Charlie Alain Juppé, qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et Philippe Martel", a-t-il ajouté. "Nous avons bavardé quelques minutes ensemble". Fillon a précisé qu'il était rentré le 10 au soir en France.

  • Le maire de Sarlat, Jean-Jacques de Peretti, a également apporté son témoignage.
    Il était bien l'autre personne que l'on voit sur la photo et a assuré qu'ils étaient bien venu le 9 à Berlin.

    Interrogé par les contre-enquêteurs de LCI,
    Philippe Martel s'est dit "atterré par la polémique" et a confirmé cette version.
    La presse qui est capable (tel le Nouvel Observateur) de publier de vrais-faux SMS a bien du mal à sortir du caniveau.

    Si, comme il fallait s'y attendre, lepost ne parvient pas à faire du journalisme, il prétend probablement faire oeuvre historique et publie des parodies...

    VOIR et ENTENDRE : il ne s'agit pas d'un décryptage à la façon de France Info, ni d'une analyse à la manière de Libération. La traduction n'est évidemment pas garantie... Il aurait fallu avoir suivi un cursus scolaire complet.

    C'est de l'artisanat potache à étudier dans les collèges et lycées, et la FSU devrait donner sans problème son aval. Nul doute que ça passerait mieux que la lettre de Guy Môquet et que les correcteurs du bac 20010 auront ainsi tout leur soûl de bulles et bourdes, depuis que l'amère Royal ne remue plus les lèvres et passe plus de 35 heures à préserver son emploi.

  • "Il y a un chef d'Etat qui était sur place ce soir historique et tout ce qu'on fait, c'est de chercher à décrédibiliser son récit", s'est-on indigné à l'Elysée.
    Où étaient Mitterrand, Jospin, Fabius ou
    Aubry ?
    Désirdavenir Royal aurait-elle également manqué ce rendez-vous historique-là ?

    La polémique est effectivement malveillante et diffamatoire, mais on s'occupe comme on peut dans les agences de presse insolentes et les salles de rédaction pléthoriques. C'est leur pauvre façon d'être des « citoyens vigilants »...
    Bref, désolé de vous avoir fait perdre votre temps...
  • Auto-critique: le PCF aurait dû aller "au bout de la critique" des régimes du bloc de l'Est

    Marie-George Buffet condamne les régimes communistes !
    La secrétaire nationale du Parti communiste fait sa petite lessive idéologique

    Marie-George Buffet a reconnu lundi que le PCF n'avait pas été "au bout de la critique" des régimes communistes du bloc de l'Est et qu'il aurait dû les "condamner".
    A l'occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, elle a accusé la pensée unique et ses porte-parole: "On a parlé de bilan globalement positif, on a toujours essayé de justifier ces régimes, alors qu'ils étaient voués à l'échec (...) On les a critiqués mais on n'a pas été au bout de la critique, on aurait dû condamner ces régimes", a reconnu Marie-George Buffet sur RTL.

    On attend les propositions de Buffet

    Si, comme M.-G. Buffet l'affirme, le système capitaliste n'a pas non plus "résolu les grands problèmes. Alors que propose-t-elle ?

    Sa réflexion n'a toujours pas abouti
    20 après la chute du Mur de Berlin et 48 ans après que la République démocratique allemande (RDA) eût érigé en plein Berlin, « mur de protection antifasciste » d'après la propagande est-allemande, mais « mur de la honte » pour le monde libre, M.-G. Buffet ne présume pas innocents ses illustres prédecesseurs.

    Buffet dans le sens de l'Histoire...
  • Le PCF s'inscrit dans le temps historique
    Ce jour de commémoration de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 est aussi, pour la secrétaire nationale du PCF, l'occasion de "réfléchir à la construction d'une alternative au capitalisme aujourd'hui" et à "l'idéal communiste". Les « grands problèmes, la famine, la pandémie", les "pillages des ressources naturelles sur notre planète" devront attendre que le PCF apporte une solution alternative. Il n'y a, semble-t-il, pas d'urgence, bien que "de nouveaux murs" se soient dressés: "le mur de la financiarisation", celui "de la centralisation des pouvoirs", celui "de l'absence de partage des savoirs".
  • L'auto-critique a ses limites
    Pour la secrétaire nationale du PCF, la chute du Mur de Berlin fut "à la fois un soulagement et un immense choc". Selon elle, "ce n'était pas la mort du communisme" mais celle "de régimes (...) du socialisme réel", qui "se targuaient du mot communisme". Il s'agissait en réalité, selon elle, de "régimes autoritaires, centralisés, bureaucratiques", "incapables de construire des réponses adaptées aux nouveaux enjeux du XXe siècle".


  • Bien qu'elle ait lutté pour arriver Place Colonel Fabien, la secrétaire nationale du Parti communiste ne revendique plus l'héritage communiste: elle ne l'assume même pas. Pour autant, ses regrets ne valent pas des excuses, si insignifiantes qu'elles seraient, face à tous les malheurs engendrés par les régimes communistes et la multitude de morts.
  • A lui seul, le mur de Berlin a fait au moins 136 victimes des gardes-frontière est-allemands entre 1961 et 1989. LIEN
  • Il n'existe aucun chiffre officiel du nombre de personnes tuées en dehors de Berlin, le long du Rideau de Fer qui séparait la RFA de la RDA. Des médias allemands ont estimé le bilan à 1347 morts.

    Il faudra que Sa Cynique Majesté Royal demande pardon pour elle et ses prédécesseurs.
  • jeudi 18 octobre 2007

    Rétrospective: propagande communiste (1)

    Humour rétrospectif : Marie-George en campagne présidentielle
    Article d’avril 2007 par le chantre du communisme internationaliste, Giustiniano Rossi, reproduit in-extenso du site PCF de la Gauche populaire antilibérale de Montbéliard
    Exemple de propagande militante éhontée et de manipulation de l’opinion. Les chiffres ne sont pas ceux de la police mais du service d’ordre communiste, un gage de vérité…
    Une manifestation kitsch de la survivance du culte de la personnalité : on ne se refait pas !
    Puéril et savoureux !

    LE MEETING ELECTORAL DE MARIE GEORGE BUFFET
    Le comité de coordination de la campagne électorale de Marie George Buffet s’était donné comme but d’amener 15 000 personnes au meeting électoral d’aujourd’hui, 1er avril 2007, au Palais des Sports de Bercy, à Paris : et bien, le but a été atteint et même dépassé, étant donné que les présents étaient encore plus nombreux.
    Trois générations de communistes, de démocrates, de Parisiens remplissaient l’immense salle avec ses gradins, à la capacité triple de celle du Zénith où, le 23 janvier, Marie George avait présenté à une assistance de plus de 6 000 personnes [plus de trois fois le Zénith à 6000 personnes, çà devrait faire quelque 20000 adorateurs à Bercy : comparer avec les chiffres avancés ci-dessus…] son programme de candidate de la gauche populaire et anti-libérale à l’élection présidentielle [sans Bové, ni Besancenot, ni Laguiller, ni les autres, qui ne sont pas la gauche populaire et anti-libérale].
    L’impression générale en regardant les visages des milliers et des milliers de personnes présentes était que le relais générationnel fonctionne [les derniers des Mohicans recrutent] : l’image prédominante qui se détache de la foule est celle d’un patchwork multicolore [on ratisse large : United Colors of Benetton !], d’une jeunesse joyeuse et bruyante mais, surtout, déterminée à prendre le drapeau rouge des mains de leurs pères et, parfois, de leurs grands-pères [archaïsme].
    Sur la scène [le show biz ? concession au jeunisme ? Il était un temps –celui des grands-pères cités plus haut- où on parlait d’estrade !], les délégations de travailleurs [résurgence lexicale du passé, alors qu’on ne parle plus que de ‘salariés’, de ‘défavorisés’ et de ‘précaires’…] en lutte pour les salaires, pour l’emploi [mais pas pour les sans papiers], pour la sauvegarde des droits acquis [privilèges inégalitaires], des métallos [ou ce qu’il en reste] aux cheminots [privilégiés], les représentants des partis qui adhèrent, avec le PCF [diable ! lesquels ?], au grand projet de la gauche européenne, nous aussi, du Collectif Bellaciao et du Cercle de Rifondazione Comunista de Paris, avec nos drapeaux, les femmes, les jeunes, le peuple des banlieues.
    Une atmosphère de grand enthousiasme et de combativité, de confiance dans les possibilités d’un mouvement jeune, porteur d’un projet de société alternatif et original {mais passéiste…], libéré des vieux dogmatismes et des sectarismes stériles [or, ce texte administre la preuve du contraire], ouvert sur la société et expression de la possibilité de résoudre ses graves contradictions. [exemple, les contradictions de ce texte élégiaque et verbeux, écrit d’avance]
    Tous ont voulu apporter leur salut et exprimer leur soutien et leur encouragement, brandissant ensemble leurs drapeaux [probablement national, bleu blanc rouge] qui voulaient indiquer l’engagement des militants pour les trois semaines qui restent encore avant le rendez-vous électoral du 22 avril. [1er tour de la Présidentielle 2007]
    Les jeunes des banlieues s’expriment par les vers du slam où se trouve tout le poids de leur condition, l’incertitude de leurs perspectives, mais aussi leur optimisme juvénile, la capacité de se moquer des autres et de soi-même, la critique qui égratigne le pouvoir, le langage créatif des rêves et le projet politique concret des jeunes militants. [lyrique et racoleur]
    Quand sur l’écran géant, visible de tous, dans l’immense espace de Bercy sont projetés les visages des enfants et des adolescents objets de l’infâme chasse aux sans-papiers du candidat de droite et ex-ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy dont chacun raconte sa peur quotidienne de voir leurs parents être arrêtés quand ils vont au travail [des clandestins, sans papiers, avec un emploi ; de quoi réjouir les chômeurs –jeunes, femmes ou quinqua– en situation régulière et les rallier au PCF] : ou simplement quand ils les accompagnent à l’école, l’émotion, mais aussi la colère et le dégoût de la politique de Sarkozy et de la police qui en exécute les ordres s’expriment avec force. [le PCF invente la compassion infâme]
    Encore plus grande que la force qui fait vibrer d’émotion jeunes et moins jeunes quand est lue la dernière lettre écrite à sa mère par Guy Moquet, jeune communiste parisien fusillé à 17 ans par les nazis le 22 octobre 1941 auquel Sarkozy a eu le toupet de faire référence au début de sa campagne comme à une des sources d’inspiration, avec Jean Jaurès, de son projet politique. La référence à la classe ouvrière et à ses luttes [pour des avantages acquis inégalitaires] , la référence [passéiste] à l’actualité de la Résistance [appropriation abusive : toutes les options républicaines et classes sociales étaient confondues, initiée par de Gaulle] dans le sillon de la bataille politique du Front Populaire [dont les mesures doivent être actualisées, modernisées et non pas embaumées] et de l’inoubliable expérience de la Commune de Paris [et du sang versé], mais aussi le rappel constant aux luttes des femmes [contre le CPE ?], des jeunes qui ont contraint le gouvernement de droite à retirer le CPE [et les maintenir dans l’incertitude et la précarité], des migrants avec et sans papiers [amalgame cavalier des immigrants en situation régulière et des clandestins illégaux] qui représentent désormais une grande partie de la société française [et du soutien au PCF déplumé], en même temps que la référence à la victoire des adversaires du libéralisme au référendum de 2005 sur le TCE [victoire des nationaux] sont le fil conducteur du discours de Marie George Buffet.
    Un discours fait d’arguments concrets, non pas de slogans à effets, un discours fondé sur un programme d’alternative de société et non sur le visage, sur la tenue vestimentaire, et sur le ton de la voix de la personne qui le prononce ni sur les couleurs du mur de derrière ou sur les caractéristiques des équipements du lieu du meeting.
    Un discours étranger à ceux des candidats de la politique spectacle dont les marionnettistes financent des campagnes électorales de plus en plus coûteuses, misant sur de fastueuses chorégraphies, qui vont jusqu’à faire attention aux temps de pause entre deux phrases à effets, aux expressions du visage et aux gestes, comme des cabotins aguerris de première partie de spectacle.
    Le langage de Marie-George Buffet est simple et direct, très loin de la politicaillerie des « majeurs » candidats, plus occupés à cacher leur véritable programme anti-populaire qu’à l’illustrer avec des paroles simples, accessibles à un électorat las des fumisteries et des slogans vides de contenu.
    En substance, il s’agit des 125 points du programme des Collectifs de la Gauche antilibérale, fruit de la discussion à laquelle Marie-George Buffet a participé et contribué tant qu’il était possible d’espérer en une candidature unitaire de l’imposant rassemblement qui en 2005 avait permis un résultat qui semblait impossible : mettre en échec l’Europe de Maastricht !
    Malheureusement les trois représentants des trois partis trotskystes ont préféré y aller chacun de sa candidature et le soi-disant titulaire du droit de donner une voix à tous ceux qui ne l’ont pas, José Bové, en a fait de même.
    Un grand succès électoral de Marie-George Buffet et de cette partie de la gauche qui n’a pas accepté la logique de la pensée unique est la condition nécessaire non seulement à barrer la route à la droite présentable ou franchement néofasciste, xénophobe et raciste mais aussi à réduire de la manière la plus juste les ardeurs néolibérales et filoblairiennes d’un éventuel gouvernement socialiste, grâce à une gauche forte et porteuse d’une véritable alternative de société.
    De Giustiniano Rossi Bellaciao et Cercle de Rifondazione Comunista de Paris Traduit du français par Rosa
    Valeur ‘historique’ d’un document qui inspirera les ouvrages scolaires choisis par la FSU pour nosd enfants…


    Bilan du PCF:
    1,93 % au 1er tour , tandis que Sarkozy réussissait à « grappiller quelques voix » (MG Buffet, en février 2007), soit seulement 19 millions d'électeurs qui l'ont choisi et 53% des votes exprimés.
    La nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Les électeurs femmes, jeunes et immigrés du PCF, c’est donc « combien de divisions ? »
    Si tous sont des 'travailleurs' cegétistes, il reste à 1,93% la possibilité d’organiser de temps à autre un ‘jeudi noir’…, des teufs pour ‘travailleurs’ aux régimes de retraite spéciaux et privilégiés dès 50 ans.

    Le très groovy député PCF de la Somme Maxime Gremetz déclare ne pas être étonné par le faible score de la candidate communiste Marie-George Buffet à l’élection présidentielle (1,93%), conséquence, selon lui, d’
    “une ligne politique inaudible et incompréhensible”

    Même Marie-George, l’icône rouge, s’interroge encore :
    “Nous discuterons aussi des raisons qui ont fait que ma candidature n’a pas rencontré un écho réel.”

    La risée du monde politique s’était faite alignée en février 2007 :
    Dans son excellente émission “A vous de juger”, Arlette Chabot s’est heurtée à l’opacité communiste de Marie-George Buffet. Le ‘sens de l’Histoire’, qu’à cela ne tienne, est rétrograde, spécialement dans la situation! La candidate rouge reçoit en pleine face le jugement de l’Histoire et l’écroulement du bloc soviétique avec la chute du Mur de Berlin !
    A.C : «On n’a pas trouvé de photos de Marie-George Buffet petite, jeune. Faut nous excuser mais on n’en a pas eu, c’est dommage»
    MG.B : «Non, mais je pense que la vie privée, c’est la vie privée, l’engagement politique, c’est l’engagement politique, faut pas mélanger les deux»
    A.C : «Vous n’allez quand même pas tout à fait échapper aux photos, la première voilà, c’est la chute du mur de Berlin»

    Libération du jeudi 22 février 2007 relate:
    « Ainsi, dans A vous de juger (France 2), le candidat doit en passer par l'exposition de photos jaunies de lui enfant. On a ainsi appris, jeudi dernier, que José Bové a passé son enfance aux Etats-Unis, que Philippe de Villiers a un frère et que, quand ils étaient petits (avec des grandes oreilles), ils jouaient au foot. Le candidat est prié d'être ému, sinon c'est mal. Regardez Arlette Chabot, fumasse face à Marie-George Buffet : «On n'a pas trouvé de photos de Marie-George Buffet petite, jeune. Faut nous excuser mais on n'en a pas eu, c'est dommage.» Buffet : «Non, mais je pense que la vie privée, c'est la vie privée, l'engagement politique, c'est l'engagement politique, faut pas mélanger les deux.» Non mais c'est dingue, fulmine Chabot intérieurement. Et elle croyait qu'elle allait s'en tirer comme ça, la coco ? «Vous n'allez quand même pas tout à fait échapper aux photos, la première voilà, c'est la chute du mur de Berlin.» Carrément, le mur de Berlin (et encore, on sent bien que Chabot avait sous le coude un cliché de Staline avec un couteau entre les dents en train de manger des petits enfants), ça t'apprendra à me niquer mon moment d'émotion. »

    L'Histoire peut être cruelle! Il ne suffit plus de la réécrire...
    Il se pourrait bien que l’élection présidentielle 2007 soit le Mur de Berlin de Marie-George et l’annonce de l’écroulement du PCF…