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dimanche 4 juillet 2010

Voilées pour passer le bac à Créteil

Le diplôme du baccalauréat est-il valide ?




Le meilleur moyen

de ne pas

capter le regard

des garçons ?




Pagaille au lycée Gutenberg de Créteil où le voile s’est invité
dans les épreuves écrites du baccalauréat
technologique au début de la semaine.

On dit les candidat(e)s tendu(e)s, tant l'enjeu serait grand avec un taux de réussite qui dépasse 90%, mais l'examen de fin d'études secondaires, sésame vers le supérieur n'intimide plus guère que les parents. Un candidat a même obtenu une moyenne de 20,3/20. Est-ce possible ? Eh bien, oui ! Tout est possible dans l'Education Nationale depuis que Lionel Jospin s'en est remis à Philippe Meirieu, aujourd'hui élu régional d'Europe Ecologie...
Or, à Créteil, les petites n'ont pas craint le stress: elles sont « pures » !

Désordre pendant les épreuves

Les dix musulmanes ont revendiqué
Conditionnées et remontées à bloc (si l'imam n'est pas l'instigateur, il ne les a pas dissuadées), elles ont invoqué leur bon droit et le proviseur a obtempéré: les jeunes filles ont été autorisées à plancher dans une salle isolée des autres candidats. A preuve que les effectifs en surveillants sont suffisants.

Des enseignants de la FSU se sont opposés
Piégés et indignés, des enseignants du lycée Gutenberg de Créteil ont protesté auprès du rectorat contre la présence de ces dix candidates voilées dans l’établissement.

D'abord illégalement autorisées
"Après avoir été autorisées à composer voilées dans un premier temps, suite à une mauvaise lecture des textes (réglementaires), ces jeunes filles, élèves d'un établissement public, ont ôté leur voile", après plusieurs jours de tensions, a précisé le rectorat de Créteil dans un communiqué, confirmant une information de RMC.

Il aura fallu que des enseignants de la FSU se mobilisent
Le syndicat dominant du second cycle secondaire avait auparavant adressé une lettre au recteur de l'académie pour faire connaître sa désapprobation, a précisé une porte-parole du rectorat.
"La loi n'a pas été respectée les deux premiers jours" de l'examen et les candidates voilées "n'auraient pas dû composer", a-t-on confirmé au ministère de l'Education. La loi du 15 mars 2004, précisée par une circulaire du 18 mai 2004, interdit le port de signes ostentatoires dans les écoles et établissements publics.

Deux poids, deux mesures


Deux cas de figure

Si un candidat au baccalauréat est scolarisé dans un établissement public, il lui est donc légalement interdit tout signe ostentatoire, notamment pendant les examens, a-t-on expliqué au ministère.
En revanche, selon la circulaire, "la loi ne s'applique pas" aux élèves scolarisés dans le privé ou aux candidats libres qui viennent passer un examen dans un établissement public.

Dans ce dernier cas, il existe néanmoins une "police des examens".
Celle-ci s'applique et se fonde sur quatre règles :
1- le visage doit être apparent pour vérifier l'identité du candidat,
2- le port peut être interdit pour des raisons de fraude potentielle (un turban sikh qui cacherait une oreillette, par exemple),
3- pour des raisons de sécurité
4- et enfin pour des raisons d'ordre public.
"Pour ces quatre raisons-là, c'est au cas par cas", selon le ministère.

Ce qui ne risque pas d'arriver au lycée privé musulman Averroes (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous), à ...Lille dont le maire est la socialiste Aubry-Brochen (lien PaSiDupes), ouvert depuis 2003. A Décines, près de Lyon, continue d’enfler une autre polémique autour du limogeage du recteur d’académie, Alain Morvan, après l’ouverture du lycée musulman Al Kindi (cf. libellé ci-dessous). Le recteur s’était fermement opposé à l’ouverture de ce lycée privé, au point que le ministère de l’Education lui avait alors rappelé son devoir de réserve. De transactions en compromis, les enjeux électoraux et des rapports complexes entre les organisations musulmanes et l’Etat permettent l'ancrage d'une situation contestée.

=> Une provocation caractérisée
Dans ce cas précis, les jeunes filles étaient inscrites dans le même établissement et avaient toujours accepté de le retirer à l’entrée du lycée.

Les exemples ne sont pas rares

Ainsi, une professeure de lettres dans un établissement public s'apprêtait comme chaque année à faire passer les épreuves anticipées de français du bac, dans un lycée de l'Oise.

Elle avait participé à une réunion technique préalable aux examens du baccalauréat, pour connaître les modalités, s'accorder sur des barèmes de notation. Mais, lors de cette rencontre, le représentant de l'académie d'Amiens avait prévu et précisé le comportement à adopter si une candidate arrivait voilée. « Elle sera acceptée, dit-il, mais devra soulever son voile pour que vous puissiez vérifier son identité. Ensuite, elle sera autorisée à remettre son voile pour toute la durée de l'examen. »
Assez pour indigner l'enseignante qui estime que «cette directive de l'académie d'Amiens va à l'encontre de l'oral de français pour lequel l'expression et l'engagement physique du candidat sont très importants». Si le cas se présentait, l'enseignante l'assure, elle refuserait d'entendre le candidat : « On ne peut pas refuser le voile dans le cadre de l'enseignement tout au long de l'année scolaire et l'autoriser lors du passage du baccalauréat. Pour moi, c'est hypocrite », observe-t-elle.

Le directeur du centre aurait-il été défaillant ?
"Quoi qu'il arrive, le directeur du centre a les outils pour que ça se passe bien", précise-t-on de même source. Ainsi, le cas échéant, on place des candidates voilées dans une salle à part. Comme des fumeuses ?
La gauche et le cortège de ses associations, réseaux et collectifs devraient logiquement hurler à la stigmatisation...

lundi 5 mars 2007

Ouverture d'un autre établissement scolaire musulman.

L'enseignement privé et la laïcité?
Le président de la Ligue de l'enseignement qui a marqué son indépendance en signant le 'pacte présidentiel' de Sa Très Laïque Majesté Royal va pouvoir s'exprimer librement et utilement sur le sujet.
Le collège-lycée musulman Al-Kindi de Décines, près de Lyon, qui doit devenir à terme le plus grand établissement de ce type, a finalement ouvert partiellement pour une vingtaine d'élèves de sixième ce lundi matin. En attendant les autres.
Sans aucun signe ostentatoire, comme le prouve la photo, la première élève -âgée de 11 ans seulement- est arrivée vers 08H30, seule, en présence d'une nuée de journalistes. Cette rentrée n'était donc pas médiatique... Les responsables de l'établissement et de l'association Al Kindi -du nom d'un savant arabe-, porteuse du projet, étaient eux arrivés vers 08H00 sur l'ancien site industriel, situé en face de barres d'immeuble de la commune.
"On est bien content, ça va apaiser les tensions. Sous l'égide de la justice, on a trouvé un terrain d'entente. Nous allons continuer comme ça dans le respect des lois de la République", a commenté Rachid Guergour, responsable de la Grande Mosquée de Lyon venu lui aussi assister à cette rentrée, initialement prévue en septembre dernier.
Au terme d'une bataille de plusieurs mois contre le rectorat de Lyon, et divers recours, le collège-lycée Al Kindi a obtenu le feu vert du Conseil supérieur de l'Education (CSE) pour son ouverture, fin février.
Dès le 18 février, à l'issue d'une réunion entre direction et familles, l'association avait toutefois fait part de son intention d'ouvrir partiellement, pour des élèves de 6e, 5e et 4e, ce lundi.
Le collège-lycée Al-Kindi est le deuxième établissement de ce type en France après le lycée Averroès de Lille, mais le premier en taille avec une capacité d'accueil qui doit rapidement être portée à 140 élèves. Les 'désirs d'avenir' sont immenses !


Le 'respect de la loi' implique-t-il que cette école privée
- n'a reçu aucune aide financière étrangère?
- ne bénéficie d'aide, ni de l'Etat, ni des collectivités locales ou régionales?
- admet des élèves de tous milieux, voire défavorisés, qui ne peuvent faire face à des frais de scolarité très élevés, d'un montant respectable de 1200 euros par mois?
- autorise l'inscription de Français(e)s non musulmans et des deux sexes, dans des classes mixtes?
- garantisse un enseignement sans prosélytisme?