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lundi 4 septembre 2017

Mélenchon dénonce un "stupéfiant délire" des media contre "La France insoumise"

Paranoïa personnelle ou phénomène généralisé?

Le leader de "La France insoumise" (LFI) dénonce la "hargne ordinaire du parti médiatique"

Résultat de recherche d'images pour "hargne melenchon"Jean-Luc Mélenchon a toujours entretenu des relations compliquées avec la presse. Avec lui, les media ont trouvé un bon client, jamais avare de bons mots , de formules chocs et de provocations, voire des insultes, mais la presse ne le ménage pas et pousse des cris d'orfraie à chaque saillie. Ils s'agressent mutuellement avec véhémence, par accès saisonniers. Le député LFI ne manque jamais de riposter et n'hésite pas non plus à critiquer le "système médiatique", au prix de nombreuses anicroches avec les journalistes qui le cherchent et le taclent. 

Ce mélange de fascination-répulsion est monté d'un cran ce lundi. 
Dans une tribune fleuve publiée sur son site, le tribun dénonce le "stupéfiant délire" des media à son endroit. Le chef de file de l'extrême gauche est-il justifié ou est-il dans le coup médiatique permanent ?
"Depuis la quinzaine qui a précédé le premier tour de l'élection présidentielle, tous les coups sont permis contre La France Insoumise dans les media, écrit Jean-Luc Mélenchon. Non seulement il n'y aura pas eu un jour de pause mais, dorénavant, non seulement la violence mais les provocations ont monté d'un cran.
Jean-Luc Mélenchon fait référence aux réactions indignées qui ont suivi la conférence intitulée "Faut-il dégager les media ?", lors de l'université de La France insoumise. Selon lui, ces critiques font fi du contenu de la conférence à laquelle participait notamment Aude Lancelin, ex-journaliste de L'Obs. Pour Jean-Luc Mélenchon, elles témoignent "de la hargne ordinaire du parti médiatique" aux airs de "vindicte". 

L'arroseur arrosé

Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, candidat aux élections législatives à Marseille, le 23 mai 2017 à Lille (Nord)
Dans son billet de blog, le quatrième homme de la présidentielle règle des comptes. Amoureux du monologue, un plaisir masturbatoire pour lui, il n'aime pas la contestation. 
Il énumère des exemples de cette supposée "haine médiatique". Il revient sur les propos de l'éditorialiste de RMC, Eric Brunet qui, la semaine dernière à l'antenne, a qualifié les électeurs de Jean-Luc Mélenchon "d'abrutis". Il faut dire que l'arrosé qualifie les électeurs frontistes de "ballots". 
La riposte est violente, en forme de menace : "Je mets en garde solennellement: la hargne contre les Insoumis et leurs porte-parole pourrait un jour mal tourner et inspirer des violents", écrit le député. 

Jean-Luc Mélenchon s'en prend également aux tweets "parfois orduriers" de Jean-Michel Aphatie, un déséquilibré qui fut membre du PS pendant les années Mitterrand et se soigne en direct sous les caméras de l'équipe soignante de France Info, et aux "anciens militants politiques qui ont renié leur engagement initial" dans leur activité de journaliste à France Inter. "Patrick Cohen militait au PCF de la Sorbonne [...], (Bernard) Guetta à la Ligue communiste révolutionnaire, combien d'autres au PS et ainsi de suite", énumère-t-il. 

Le leader de LFI dessine le portrait d'une "cléricature" composée de "vaches sacrées". 
"Il est interdit à toute personne non membre de la corporation de mettre en cause leur honnêteté intellectuelle, ni à titre individuel, ni à titre collectif, ni pour la qualité de leur travail, ni pour leur engagement politique", assure le totalitaire et soutien bolivarien du dictateur vénézuélien, Maduro. 
Bien que ce le privilège exclusif des chroniqueurs - que s'approprient leurs confrères militants - , Jean-Luc Mélenchon ne reproche pas aux journalistes de prendre position dans le débat public. Il les accuse en réalité de masquer ce parti-pris derrière une fausse neutralité. "Le pire n'est pas la presse ou les journalistes engagés. Le pire, c'est celle qui fait semblant de ne pas l'être", tacle Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas toujours tort. Il fustige les "chiens de garde en version hypocrite et masquée". A cet égard, polémiste en gros godillots, Bruno Roger-Petit était transparent, en revanche, sur BFMTV. Tout comme Laurent Neumann : la chaîne de Drahi est un repaire de macroniens, mais, en même temps, ils ont réussi à être hollandiens cinq années durant.
Cette fausse objectivité n'est pas le seul grief de l'ancien socialiste. 

L'ancien trotskiste entré au PS fustige la "tendance" des media " à vouloir créer des événements. Alors qu'il attend d'eux qu'ils rendent compte de ce  qu'il leur est proposé d'observer". 

Passe d'armes avec Cédric Villani, polémique sur les propos de Danièle Obono... Jean-Luc Mélenchon juge que ces incidents seraient montés en épingle, afin de "tenter d'affaiblir" le travail parlementaire de LFI et d'occulter les propositions de fond du groupe. Le député ne condamne pas les excès de ses camarades; il les couvre en accusant quiconque s'indigne des "coups d'éclat" des parlementaires LFI à l'Assemblée nationale., mais  La vue des caméras les dope mais le travail en commission, austère et discret, les rebute. 

Il propose une stratégie d'action face au système médiatique
Bien que nul ne soit dupe de l'état d'esprit de Jean-Luc Mélenchon, le sexagénaire tente le coup. Au risque de faire du Macron, version "premiers cent jours", il appelle à "contourner" les media traditionnels, notamment grâce à sa chaîne YouTube, et plaide pour une confrontation directe avec ces derniers. "Le mode opératoire est simple : railleries, humour, superposition, impertinence doivent être convoqués pour miner à la racine l'autorité religieuse que voudrait être le système médiatique et la cléricature arrogante qui le compose".

mercredi 8 avril 2009

OTAN - Mélenchon agresse Pierre Lellouche sur France 5

Mélenchon agresse Lellouche qui voudrait pouvoir laver son honneur en duel

Pris au piège de ses contre vérités, Mélenchon insulte


débattre du G20 et de l'OTAN avec Jacques Attali, Jean-Luc Mélenchon et Bernard Guetta (France Inter)


Mélenchon, représentant pitoyable d'une gauche extrême aussi injuste que dépassée, était l’un des débatteurs invités par Serge Moati le dimanche 5 avril sur France 5 à l'émission «Ripostes» sur le G20 de Londres et de l'OTAN. Sa mission avec les renforts de Jacques Attali et Bernard Guetta: apporter la contradiction à Pierre Lellouche, en une joute oratoire inégalitaire, à quatre contre un.

Les contre-vérités grossières du bateleur gauchiste se heurtèrent aux correctifs de Pierre Lellouche, un fin connaisseur du sujet. Certes opérants dans les rassemblements partisans, les arguments à l’emporte-pièce et faux de Mélenchon ont rapidement trouvé leurs limites face à Pierre Lellouche. Son accumulation d’erreurs irrita Lellouche qui dut s’imposer pour rétablir la vérité. Mélenchon ne supporta pas la contradiction et les nécessaires interruptions qui l’embarrassaient. Il joua d’abord les vierges effarouchées, puis la « colère saine », façon Royal, et enfin la provocation, à la manière de Georges Marchais. Bien qu’habile à polluer les échanges en créant la cacophonie partout où il passe, en coupant sans cesse la parole aux autres, Lellouche prit le gauchiste en flagrant délit de mensonge.

  • Quelque dix minutes avant la fin du débat, d’abord, Jean-Luc Mélenchon ne supporta pas que Pierre Lellouche évoquât le Pacte de Varsovie qui justifia l’OTAN. Mélenchon s’impatienta ; Lellouche l’interrogea : « Qui a sauvé les Bosniaques…les Kosovars si ce n’est l’OTAN ? » (La Bosnie est un état souverain issu de l’ex-Yougoslavie, tandis que le Kosovo est un territoire sous administration internationale de l’ONU, majoritairement Albanais et anciennement maöiste)
    Réponse courroucée de l’ex-trotskiste: « N’empêchez pas de parler, bon sang ! … Laissez-moi terminer !»
    Acculé, Marchais Mélenchon appela ce pauvre Moati à l’aide:« Bon, qu’est-ce qu’on fait ? » Aucun de ses trois alliés ne se porta pourtant à son secours…
  • Ensuite, le partenaire du PCF aux Européennes prétendit que les membres de l’OTAN étaient soumis à une règle d’automaticité d'intervention en cas de conflit. Pierre Lellouche riposta sèchement à cette contre-vérité, décidé à se faire entendre dans le tohu-bohu que Moati était incapable de maîtriser et qui arrangeait la bande des quatre. Alors que l’anti-atlantiste forcéné, qui prétendait argumenter sur ce qu’il ne connaît pas et mélangeait allègrement les articles 3 et 5, Lellouche tenta de le corriger.
    Article 5
    Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, >telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord.
    Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.
    L’article 5 (et non pas 3) ne revêt aucun caractère d’obligation : il n’est nullement contraignant et respecte le libre-arbitre du pays membre.

    Mais, à court d'arguments et pour se sortir d’une mauvaise passe, Mélenchon ne trouva d’autre parade que de reprendre à son compte l’accusation fumeuse de l’appartenance de Pierre Lellouche à la CIA. L’anti atlantiste forcené lança que «l’alignement de la France à l’OTAN, c’est s’aligner à [sur?] la CIA (Agence centrale de renseignement américaine)».
    Insulté, l’élu de la nation regretta alors de n’être pas autorisé à laver son honneur en duel et à « flinguer » son agresseur sur le pré. A défaut, le « sale type » se vit qualifier en retour de «pauvre type». Mais il fallait le voir pour le croire : c’est chose faite avec cette video.

    VOIR et ENTENDRE


    Le député (encore) socialiste (bien qu’il ait quitté le PS) a donc encore fait preuve d'une discourtoisie et d'une impolitesse rares, indignes d'un responsable politique, même extrémiste, aligné sur le PCF.
    L’insulte fut le seul élément qui mit les deux adversaires à égalité dans cette émission truquée.

    ELEMENTS BIOGRAPHIQUES
  • Bernard Guetta, né en 1951 à Boulogne-Billancourt dans une famille juive, trotskiste, anticolonialiste et sympathisante du PSU, est proche de Jean Daniel (Nouvel Observateur et Challenges) et d’Emmanuel Todd (historien né 1951 à Saint-Germain-en-Laye, fils du journaliste Olivier Todd, petit-fils de l'écrivain Paul Nizan et arrière-petit-cousin de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss).
    A l’âge de 10 ans, il distribua des tracts contre la guerre d'Algérie mais était au lycée élitiste Henri IV au moment des événements de mai 68 et fut l’un des leaders des comités d'action lycéens (CAL) au côté de Romain Goupil.
    Prix Albert Londres (Pologne), il est, depuis 1991, commentateur à France Inter. Rédacteur en chef de L'Expansion de 1991 à 1993, du Nouvel Observateur de 1996 à 1999, il est éditorialiste à L'Express et chroniqueur à La Repubblica, au Temps et à La Gazeta. Ce type de cumul est autorisé aux journalistes au nom de la liberté de la presse et du pluralisme de cette presse morale et sociale.
  • Mélenchon, né à Tanger en 1951, ancien de l'OCI (Organisation communiste internationaliste, courant trotskiste lambertiste), leader du mouvement lycéen en Mai 68 dans sa ville de Lons-le-Saunier, et de l’UNEF, il cofonda au PS le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli, le mentor de Benoît Hamon. Il fonda ensuite l’association antilibérale PRS (Pour la république sociale), en dehors et indépendamment du PS, inspirée de Die Linke en Allemagne.
    A la suite du Congrès de Reims de septembre 2008, Jean-Luc Mélenchon et le député nordiste Marc Dolez ont créé le 1e février 2009 "le Parti de gauche" (PG, sur le modèle allemand de Die Linke d’Oskar Lafontaine), et appelé « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes », en partenariat avec le Parti communiste français.
    Mélenchon mènera la liste du Front de gauche dans la circonscription sud-ouest lors des élections européennes de juin 2009.
  • Serge Moatti, né Henry Haïm Moati en 1946 dans une famille juive tunisienne, également un conseiller de François Mitterrand, pour le débat télévisuel d'entre deux tours de 1981 : il élabora avec Robert Badinter une codification en 21 points des règles du débat acceptée par le camp de Valéry Giscard d'Estaing et destinée à favoriser le candidat Mitterrand (plan de coupe, distance, etc.). Cette codification du débat est toujours en vigueur et c'est sur cette base que s'organise le débat de 2007 entre Désirdavenir Royal et Nicolas Sarkozy.
  • Pierre Lellouche, fils d'un artisan juif, est un avocat (docteur en droit de la Faculté de Droit de Harvard) né 1951 à Tunis dans une famille, est député UMP de Sarcelles en 1993 et de Paris depuis 1997. La rumeur en fait un membre de la CIA.
    Expert en relations internationales, partisan du libéralisme économique, Pierre Lellouche est depuis mars 2009 :
    représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan.