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dimanche 18 août 2013

Transparence: Valls et Taubira convoqués à l'Élysée en grand secret

Hollande peine à s'imposer à ses collaborateurs

Simagrées perverses de socialistes
L'apprenti président qui a nommé n'importe qui à n'importe quel poste a convoqué Manuel Valls et Christiane Taubira, le 2 août. 

Des frictions se renouvelaient depuis des mois, sans que Hollande n'y mette bon ordre.
Entre Valls et Taubira, le tonnerre a claqué en plein mois d'août, avec toute la violence des orages d'été. Depuis la "fuite", dans Le Monde, de leur désaccord,
le discours officiel est à l'apaisement. Tous les porte-parole affirment que "Manuel et Christiane" continueront à "travailler ensemble". 

L'affaire devrait laisser des traces. Rebsamen, le premier, a dégainé. Mélenchon n'a pas tardé à prendre parti contre Valls: son bras gauche, Delapierre, l'a en effet classé à l'extrême droite. 

D'ici à fin septembre, tant leurs divergences sur la loi pénale paraissent insurmontables, il y aura un gagnant et un perdant. "La question est simple, résume un conseiller, Taubira peut-elle claquer la porte si sa réforme pénale accouche d'une souris? Que fera Valls si une loi qu'il juge 'dangereuse' est mise en chantier?" Revivons les quatre actes de la crise.

1- La conférence de consensus

Taubira porte le projet de réforme pénale depuis qu'elle a bouclé le mariage homosexuel. "C'est sa grande réforme. Elle est en phase avec les promesses du candidat Hollande pour supprimer les peines planchers de Nicolas Sarkozy", explique-t-on maintenant Place Vendôme. Dès 2012, la ministre lance une "conférence de consensus", réunissant les experts judiciaires acquis à ses vues. Le résultat de leurs travaux tombe en février dernier. En préambule, ils remettent en cause "la prison en terme de prévention de la récidive". Ils proposent comme prévu d'abandonner les peines planchers automatiques pour les récidivistes et d'instaurer une nouvelle peine, indépendante de la prison, dite "peine de probation" inspirée du modèle scandinave. Elle consiste en une peine sans barreaux, avec un suivi, par un magistrat, d'une série de mesures obligatoires (travaux d'intérêt général, réparation aux victimes, soins). Si, sur le papier, il se trouve des spécialistes plutôt d'accord sur l'idée, mais c'est sur sa mise en œuvre que les avis divergent.

2 - L'absence de consensus

La chancellerie a planché sur l'écriture d'un projet de loi qui devait d'abord être présenté au Parlement avant l'été. "Il y a eu des discussions interministérielles, admettent les improvisateurs de la Place Beauvau. À plusieurs reprises, on a souhaité apporter des modifications…

De fait,
la plupart des syndicats de police sont réticents. Et si, côté justice, elle peut s'appuyer sur les juges du Syndicat de la magistrature (25% aux élections de juin) et promoteur sectaire du "Mur des cons", la ministre n'a pas le soutien de l'USM, majoritaire (65%). "Christiane Taubira avait été acclamée debout à notre congrès de Colmar d'octobre 2012, mais aujourd'hui la déception est grande, analyse Christophe Régnard, le président de l'USM. La chancellerie est enfermée dans son dogmatisme. Le système de probation, pour fonctionner, a besoin de moyens que l'on n'a pas. Dans les pays où ça marche, il y a un conseiller de probation pour 20 condamnés. Aujourd'hui en France, on en est à 1 pour 120 et, même en recrutant, en passant à 1 pour 60, cela ne sera pas assez." 
Régnard exprime ce que certains magistrats redoutent : "Si les magistrats en charge de la probation sont débordés, à la moindre récidive un peu spectaculaire, nous passerons encore une fois pour de dangereux laxistes. Même si cela dure deux ans, il faudrait prendre le temps d'une grande réforme du code de l'exécution et de l'application des peines", propose-t-il. 
Reçu à l'Élysée par le conseiller justice du président, Christophe Régnard a fait remonter ses craintes… "Valls exagère sur la forme, mais sur le fond, il n'a pas tort", prévient-il.

3 - L'arbitrage du 2 août

À l'Intérieur, les réticences sont du même ordre qu'à l'USM : "Sur ces questions sensibles, nous avons besoin d'un large consensus", avance un conseiller. Quand, le 12 juillet, l'avant-projet de loi préparé par la chancellerie arrive Place Beauvau, à sa lecture, les conseillers de Manuel Valls s'étranglent. Le texte, qui doit partir pour avis au Conseil d'État début août, est jugé "inacceptable en l'état"

Dans le dos de Christiane Taubira, Valls décide en urgence d'en appeler à l'arbitrage présidentiel. 
Son courrier, daté du 25 juillet, est sanglant : "J'attire votre attention sur les désaccords", commence-t-il, avant de lister les désaccords "sur la méthode" et ceux "sur le fond". "Valls ne veut pas de ce projet de réforme pénale, explique un policier. Il estime que l'automaticité des libérations aux 2/3 de la peine, notamment pour les multirécidivistes, est une mesure dangereuse. 
Valls redoute aussi de voir les syndicats de police en ébullition. Il estime que pour être efficace, comme au Canada, un service de probation digne de ce nom a besoin de moyens énormes… que l'on n'a pas aujourd'hui, faute d'une grande réforme préalable de tout l'appareil judiciaire." 

Le 2 août, une réunion est organisée à l'Élysée autour du Président et du Premier ministre avec Manuel Valls, Christiane Taubira et leurs conseillers, à 8 h 30, juste avant le dernier Conseil des ministres. L'ambiance est tendue, car la veille, à Chartres, des policiers ont accusé le Parquet d'avoir laissé en liberté trois personnes, faute de place en prison. La veille également, l'Élysée a transmis à la garde des Sceaux le courrier de Valls, ainsi que son annexe. Taubira est entrée dans une colère noire. François Hollande écoute les deux belligérants que Ayrault est déterminé à laisser s'écharper sans bouger le petit doigt. 
Or, le chef de l'Etat décide de ne rien faire jusqu'en septembre, avant la remise de l'avant-projet de loi au Conseil d'État. Le Président demande aussi à Taubira de supprimer, comme le propose Valls, l'automaticité des libérations conditionnelles aux 2/3 des peines. A la suite de Valls, il fait valoir que la probation aura "besoin de moyens", qui restent à trouver, "sur les deux ou trois ans"… et demande que l'on "réfléchisse à un dispositif de remplacement des peines planchers". Dans le crâne de Christiane Taubira, le désaveu présidentiel prend les proportions d'une atteinte raciste…

4 - La fuite et la suite

La plomberie de Hollande
de la maison socialiste est à refaire
Onze jours après cette réunion à l'Élysée, Le Monde s'en mêle et empoisonne la situation: il désinforme comme souvent, publiant la lettre du ministre de l'Intérieur du 25 juillet… mais sans son annexe ni les solutions proposées par l'Intérieur, et sans évoquer la discussion du 2 août et les arbitrages déjà rendus par François Hollande. 

Cette "fuite" malveillante provoque la colère présidentielle. 
Qui a choisi de rendre publics ces désaccords? Les destinataires de la lettre ne sont pas nombreux. 
Coup de pied de l'âne Taubira, prête à claquer la porte se sentant désavouée? Manip de Valls voulant enfoncer le clou? Coup de billard à deux bandes de Matignon pour affaiblir le ministre de l'Intérieur? Initiative isolée d'un conseiller? Tous ont juré au Président qu'ils n'y étaient pour rien. Manuel Valls et Christiane Taubira, en vacances, se sont parlé cette semaine et ont "regretté mutuellement" cette fuite. 

Le round suivant ? 
Après quinze mois de pouvoir, les services de la chancellerie ont encore besoin de quinze jours pour tenter d'élaborer un compromis… qui semble introuvable. "Un texte sera présenté en Conseil des ministres en septembre et sera discuté au Parlement après les municipales", assure-t-on Place Vendôme. Reste à savoir quel texte… et quels ministres de la Justice et de l'Intérieur le défendront devant les députés...


mercredi 8 avril 2009

OTAN - Mélenchon agresse Pierre Lellouche sur France 5

Mélenchon agresse Lellouche qui voudrait pouvoir laver son honneur en duel

Pris au piège de ses contre vérités, Mélenchon insulte


débattre du G20 et de l'OTAN avec Jacques Attali, Jean-Luc Mélenchon et Bernard Guetta (France Inter)


Mélenchon, représentant pitoyable d'une gauche extrême aussi injuste que dépassée, était l’un des débatteurs invités par Serge Moati le dimanche 5 avril sur France 5 à l'émission «Ripostes» sur le G20 de Londres et de l'OTAN. Sa mission avec les renforts de Jacques Attali et Bernard Guetta: apporter la contradiction à Pierre Lellouche, en une joute oratoire inégalitaire, à quatre contre un.

Les contre-vérités grossières du bateleur gauchiste se heurtèrent aux correctifs de Pierre Lellouche, un fin connaisseur du sujet. Certes opérants dans les rassemblements partisans, les arguments à l’emporte-pièce et faux de Mélenchon ont rapidement trouvé leurs limites face à Pierre Lellouche. Son accumulation d’erreurs irrita Lellouche qui dut s’imposer pour rétablir la vérité. Mélenchon ne supporta pas la contradiction et les nécessaires interruptions qui l’embarrassaient. Il joua d’abord les vierges effarouchées, puis la « colère saine », façon Royal, et enfin la provocation, à la manière de Georges Marchais. Bien qu’habile à polluer les échanges en créant la cacophonie partout où il passe, en coupant sans cesse la parole aux autres, Lellouche prit le gauchiste en flagrant délit de mensonge.

  • Quelque dix minutes avant la fin du débat, d’abord, Jean-Luc Mélenchon ne supporta pas que Pierre Lellouche évoquât le Pacte de Varsovie qui justifia l’OTAN. Mélenchon s’impatienta ; Lellouche l’interrogea : « Qui a sauvé les Bosniaques…les Kosovars si ce n’est l’OTAN ? » (La Bosnie est un état souverain issu de l’ex-Yougoslavie, tandis que le Kosovo est un territoire sous administration internationale de l’ONU, majoritairement Albanais et anciennement maöiste)
    Réponse courroucée de l’ex-trotskiste: « N’empêchez pas de parler, bon sang ! … Laissez-moi terminer !»
    Acculé, Marchais Mélenchon appela ce pauvre Moati à l’aide:« Bon, qu’est-ce qu’on fait ? » Aucun de ses trois alliés ne se porta pourtant à son secours…
  • Ensuite, le partenaire du PCF aux Européennes prétendit que les membres de l’OTAN étaient soumis à une règle d’automaticité d'intervention en cas de conflit. Pierre Lellouche riposta sèchement à cette contre-vérité, décidé à se faire entendre dans le tohu-bohu que Moati était incapable de maîtriser et qui arrangeait la bande des quatre. Alors que l’anti-atlantiste forcéné, qui prétendait argumenter sur ce qu’il ne connaît pas et mélangeait allègrement les articles 3 et 5, Lellouche tenta de le corriger.
    Article 5
    Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, >telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord.
    Toute attaque armée de cette nature et toute mesure prise en conséquence seront immédiatement portées à la connaissance du Conseil de Sécurité. Ces mesures prendront fin quand le Conseil de Sécurité aura pris les mesures nécessaires pour rétablir et maintenir la paix et la sécurité internationales.
    L’article 5 (et non pas 3) ne revêt aucun caractère d’obligation : il n’est nullement contraignant et respecte le libre-arbitre du pays membre.

    Mais, à court d'arguments et pour se sortir d’une mauvaise passe, Mélenchon ne trouva d’autre parade que de reprendre à son compte l’accusation fumeuse de l’appartenance de Pierre Lellouche à la CIA. L’anti atlantiste forcené lança que «l’alignement de la France à l’OTAN, c’est s’aligner à [sur?] la CIA (Agence centrale de renseignement américaine)».
    Insulté, l’élu de la nation regretta alors de n’être pas autorisé à laver son honneur en duel et à « flinguer » son agresseur sur le pré. A défaut, le « sale type » se vit qualifier en retour de «pauvre type». Mais il fallait le voir pour le croire : c’est chose faite avec cette video.

    VOIR et ENTENDRE


    Le député (encore) socialiste (bien qu’il ait quitté le PS) a donc encore fait preuve d'une discourtoisie et d'une impolitesse rares, indignes d'un responsable politique, même extrémiste, aligné sur le PCF.
    L’insulte fut le seul élément qui mit les deux adversaires à égalité dans cette émission truquée.

    ELEMENTS BIOGRAPHIQUES
  • Bernard Guetta, né en 1951 à Boulogne-Billancourt dans une famille juive, trotskiste, anticolonialiste et sympathisante du PSU, est proche de Jean Daniel (Nouvel Observateur et Challenges) et d’Emmanuel Todd (historien né 1951 à Saint-Germain-en-Laye, fils du journaliste Olivier Todd, petit-fils de l'écrivain Paul Nizan et arrière-petit-cousin de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss).
    A l’âge de 10 ans, il distribua des tracts contre la guerre d'Algérie mais était au lycée élitiste Henri IV au moment des événements de mai 68 et fut l’un des leaders des comités d'action lycéens (CAL) au côté de Romain Goupil.
    Prix Albert Londres (Pologne), il est, depuis 1991, commentateur à France Inter. Rédacteur en chef de L'Expansion de 1991 à 1993, du Nouvel Observateur de 1996 à 1999, il est éditorialiste à L'Express et chroniqueur à La Repubblica, au Temps et à La Gazeta. Ce type de cumul est autorisé aux journalistes au nom de la liberté de la presse et du pluralisme de cette presse morale et sociale.
  • Mélenchon, né à Tanger en 1951, ancien de l'OCI (Organisation communiste internationaliste, courant trotskiste lambertiste), leader du mouvement lycéen en Mai 68 dans sa ville de Lons-le-Saunier, et de l’UNEF, il cofonda au PS le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli, le mentor de Benoît Hamon. Il fonda ensuite l’association antilibérale PRS (Pour la république sociale), en dehors et indépendamment du PS, inspirée de Die Linke en Allemagne.
    A la suite du Congrès de Reims de septembre 2008, Jean-Luc Mélenchon et le député nordiste Marc Dolez ont créé le 1e février 2009 "le Parti de gauche" (PG, sur le modèle allemand de Die Linke d’Oskar Lafontaine), et appelé « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes », en partenariat avec le Parti communiste français.
    Mélenchon mènera la liste du Front de gauche dans la circonscription sud-ouest lors des élections européennes de juin 2009.
  • Serge Moatti, né Henry Haïm Moati en 1946 dans une famille juive tunisienne, également un conseiller de François Mitterrand, pour le débat télévisuel d'entre deux tours de 1981 : il élabora avec Robert Badinter une codification en 21 points des règles du débat acceptée par le camp de Valéry Giscard d'Estaing et destinée à favoriser le candidat Mitterrand (plan de coupe, distance, etc.). Cette codification du débat est toujours en vigueur et c'est sur cette base que s'organise le débat de 2007 entre Désirdavenir Royal et Nicolas Sarkozy.
  • Pierre Lellouche, fils d'un artisan juif, est un avocat (docteur en droit de la Faculté de Droit de Harvard) né 1951 à Tunis dans une famille, est député UMP de Sarcelles en 1993 et de Paris depuis 1997. La rumeur en fait un membre de la CIA.
    Expert en relations internationales, partisan du libéralisme économique, Pierre Lellouche est depuis mars 2009 :
    représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan.