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mercredi 14 décembre 2016

Dans le corps de garde de Matignon, les féministes tiennent le manche

Cécile Duflot n'a pas la langue dans sa poche

Un échange de SMS, disons "savoureux", entre Cécile Duflot et son ancien camarade d'EELV, François de Rugy 

L'"investigation" est menée par Le Canard enchaîné dans un numéro de décembre 2015. Une petite semaine à peine après les incertitudes exprimées par Manuel Valls sur l'ardeur du "zizi" d'Emmanuel Macron, son ministre de l'Economie, une ambiance de vestiaire règne toujours dans les cercles politiques. Sans langue de bois...

Le Canard enchaîné fait des gorges chaudes d'un échange "entre hommes", comme sait les polir Cécile Duflot, cette fois avec son ex-camarade d'EELV François de Rugy, mis sur la place publique par le jounaliste Samir Tounsi dans son livre "Le petit dico politique de la relève". Voyons le contexte.
En mai 2015, la lune de miel entre Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon s'est terminée en queue de poisson.
Dans une tribune publiée mardi 19 mai par Libération, l’ancienne ministre écologiste a pris la plume pour dire au cofondateur du Parti de gauche tout le mal qu’elle pense de son dernier ouvrage sur l’Allemagne, Le Hareng de Bismarck. En femme libérée qui entend parler "franchement", la poissarde verte a eu vite fait de monter le 'thon'. "Jean-Luc, ton Hareng, me reste en travers de la gorge", régurgita Madame Cécile. 

Le 20 mai 2015, interrogé sur cette rupture entre le candidat à la présidentielle et la refoulée d'EELV, de Rugy avait eu cette curiosité grivoise peu de mise dans la noblesse de robe : "L'idylle a été de courte durée. Je ne sais pas si le mariage a été consommé d'ailleurs, comme on dit en langue bien de chez nous."

Ce à quoi la gourgandine aurait eu un renvoi de SMS sentant fort la moule : "Tu veux savoir si je l'ai sucé ? C'est ça ?"On ne sait pas quelle a été la réaction de François Goullet de Rugy et s'il a regretté son audace. Glissons.

Derniers sursauts de vie dans l'asphyxie socialiste du parlement

A la chambre basse, les élus sont particulièrement frustrés.
En mars 2016, lors de la séance de questions au gouvernement, un député balança en plein hémicycle une remarque aussi fine que du gros rouge qui tâche. Le député Les Républicains Patrice Verchère élu du Beaujolais rebondit sur un lapsus de la ministre du Travail comme sur un lit à ressorts.  

Interrogée par la députée Marie-Louise Fort,
la ministre Myriam El Khomri, mère-porteuse de la loi Travail de Valls, a culbuté sur un mot de son intervention. Alors qu'elle parlait des ratés de communication ayant accompagné la présentation du projet de loi, elle a dit : "J'ai mené un cycle de négociations bilatérales sur toute la partie relative au temps de travail et sur le compte personnel d’activité. Je le conçois tout à fait : cette séquence a été un peu difficile. Mais prendre quinze minutes… pardon, quinze jours… témoigne d’une gouvernance ouverte soucieuse de revoir avec l’ensemble des partenaires sociaux l’intégralité de la démarche menée." 
Sur le banc du gouvernement, les femmes qui savent de quoi elles parlent, comme sa collègue Najat Vallaud-Belkacem, mère de deux enfants d'un coup, échangèrent un regard et ne se privèrent d'un sourire égrillard. Patrice Verchère a donc cru venue l'heure de la détente et lâcha : "Quinze minutes douche comprise !"

Les voyeurs de la presse jouissent un peu fort avec ceux qui en disent plus qu'ils n'en font. Peu avant, le journal satirique prompt à condamner la presse  de caniveau révélait déjà une allusion salace de Manuel Valls à l'épouse retraitée du trentenaire Emmanuel Macron.
Le 10 novembre, au micro d'Europe 1, le ministre de l'Economie avait fait part de ses craintes sur la croissance de la France pour 2016, redoutant qu'elle ne soit "atone". Une communication pas du tout du goût du chef du gouvernement qui, croisant son ministre dans les couloirs de l'Assemblée Nationale à la sortie des questions au gouvernement, lui aurait lancé : "Et ton zizi ? Il est atone ?" Une attaque sous la ceinture à laquelle Macron aurait répondu, sans se démonter : "Heureusement qu'il n'est comme la courbe du taux de croissance".

VOIR et ENTENDRE
un vigoureux agriculteur épingler le "trouillard" Manuel Valls, traité de "petit zizi"  au Salon de l'Agriculture 2015:

Mais voici l'épisode entier, 
quand Valls se mesure aux agriculteurs et quand la presse militante ne coupe pas - si petit soit-il - le morceau de bravoure :

Une obsession chez Manuel Valls qui appelle le président tunisien "Mon Zizi" !


A-t-il toute sa tête ?

L'ancien locataire de Matignon est un hyperthyroïdien 
Il est de notoriété publique que, Manuel Valls, actuel candidat à la primaire socialiste, est sujet à une transpiration excessive qui le pousse à retirer sa veste (en se donnant des airs de manager américain !), 
des tremblements de mains (voir ci-dessous la main de manu à l'Assemblée nationale):

une perte de poids malgré un appétit normal ou même accru 
et de la nervosité accompagnées de sautes d'humeur :


De grands malades ?


Aujourd’hui,
les candidats à la présidence et le président en fonction n’ont aucune obligation en matière de santé. Comme tous les salariés, ils devraient pourtant passer régulièrement des visites médicales.
Les bulletins de santé de François Mitterrand étaient tous mensongers. Après son accident vasculaire cérébral, Jacques Chirac évoquait un petit "pépin".

Aux États-Unis, en revanche, mis à part le cas alarmant de la candidate Hillary Clinton frappée par un mal étrange en cours de campagne, le président et les candidats rendent des comptes extrêmement précis sur leur état de santé. John McCain, candidat en 2008, avait communiqué 1.100 pages d’analyses médicales. Barack Obama a rendu public son bilan de cholestérol et les antécédents cancéreux de ses parents et de ses grands-parents. Il n’y a pas de loi les y obligeant, mais c’est une pratique communément admise."

Afficher l'image d'origineUn collège de médecins devrait pouvoir examiner le président de la République tous les six mois ou une fois par an. Ces médecins auraient pour obligation de remettre un rapport au président du Conseil constitutionnel s’ils détectaient une maladie grave, mentale ou physique, qui empêcherait le président d’exercer sa fonction. L'état de santé mentale doit être évoqué.
Or, dès à présent, Manuel Valls présente des symptômes inquiétants de plusieurs pathologies. Sans traitement, la maladie entraîne spontanément des complications cardiaques et psychiques (délire confusionnel, dépression).


dimanche 6 mars 2016

La ministre du Travail fait des malaises à répétition

Myriam El Khomri ridiculisée dans On n'est pas couché pour ces malaises

Soit elle a un problème de déséquilibre, soit elle ment
Au coeur d'une tempête à cause du projet de loi qui porte son nom, la ministre du Travail se fait un peu souvent porter pâle. Sa santé paraît décidément très chancelante, mais la bande à Ruquier manquant cruellement de compassion, ses supposés malaises ont fait rire le public de l'émission de France 2 'On n'est pas couché' où le public applaudit, rit et siffle à la demande.

Accident diplomatique ou domestique ?
Samedi soir, Laurent Ruquier s'est interrogé -en direct et sans coupe au montage- sur la nature réelle de ce soudain coup de mou que Hollande et Valls ont tenté de déminer. Mais les deux têtes de l'exécutif peinent à se concerter et tandis que l'un, le président de la République, évoquait un malaise, l'autre, le premier ministre, accusait un "accident domestique" de Myriam El Khomri, la ministre du Travail. Pour faire encore plus vrai, Valls n'a pas craint de mettre en cause une chute dans la salle de bain, rapporte Le Parisien. Mais les deux accréditaient l'idée de son hospitalisation...
 
Tant de divergences n'ont pas manqué de susciter des doutes.
En pleine polémique autour de son projet de réforme du droit du travail, et après les insultes adressées à Hollande ('fumier', 'pauvre con' ou 'feignant') ou l'étiquette de "petit zizi" épinglée à Manu Valls par des agriculteurs du Salon de l'Agriculture, Ruquier a repassé une couche sur les trois protagonistes de cette farce du mensonge. "On ne sait pas si elle a glissé vraiment ou si c'était une excuse diplomatique qui tombait bien au moment où elle devait expliquer le recul de la loi sur le travail et qu'elle avait besoin d'un peu de temps pour réviser un peu plus longuement," a ainsi demandé Laurent Ruquier pendant l'émission de samedi soir sur la chaîne de service public. 

Le doute de l'animateur s'explique par un antécédent fâcheux
Si grande soit la détermination que Valls lui prête, c'était l'excuse d'un soi-disant 'malaise' que Myriam El Khomri avait déjà invoquée pour annuler une participation à l'émission politique du matin 'Les 4 vérités' sur France 2. 
Vite rétablie, la ministre avait bénéficié du désistement d'un invité pour pouvoir finalement venir sur le plateau le 3 mars, au détriment de plusieurs autres rendez-vous professionnels.
"Le malaise ? Elle nous a déjà fait le coup!" rappela Laurent Ruquier

Laurent Ruquier et sa chroniqueuse ont taclé l'exécutif pour ses mensonges sur l'état de santé de la ministre. Hilare, Léa Salamé ne s'est pas privée de révéler que la ministre du Travail a une fâcheuse tendance à tourner de l'oeil dans la tourmente et se défiler en dernière minute.

Et de trois !
"Est-ce qu'on dit la vérité? Est-ce qu'on dit que nous aussi elle devait venir? Il y a un mois, elle devait être là et elle a fait un malaise," a-t-elle lâché, alors que Revanchard, Ruquier a surenchéri : "Elle nous a déjà fait le coup !".

Tant de fragilité dans ce corps hommasse crée un... malaise, alors que le projet de réforme du Code du Travail que Valls fait endosser à sa jeune ministre suscite une révolte de la gauche à travers tout le pays. Une pétition en ligne a d'ailleurs déjà enregistré plus d'un million de signataires contestant cette loi considérée comme trop favorable pour les employeurs. Une manifestation de la étudiante est prévue le mercredi 9 mars. Et  la première grève intersyndicale d'envergure est organisée le 31 mars.

Seul un Français sur cinq veut de la loi Travail en l'état

Près d'un Français sur deux (48%) souhaite que le gouvernement apporte des modifications "significatives" à son projet de réforme du Code du travail et un tiers (33%) veulent qu'il soit retiré dans son intégralité, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l'Institut Montaigne publié jeudi 3 mars. Les sympathisants du Front de gauche (Parti communiste et Parti de gauche, 58%) et du Front national (56%) sont les plus nombreux à réclamer le retrait pur et simple du projet de loi de réforme du Code du travail que Valls et Hollande font endosser à leur frêle ministre Myriam El Khomri.

Après un premier report, la présentation de ce projet est prévue en conseil des ministres le 24 mars (contre le 9 mars initialement), le projet va être "retravaillé" sous la pression des syndicats, mais aussi des intellectuels de gauche. En fait, les syndicats les plus hostiles réclament une mise à plat, c'est-à-dire une refonte du texte. Le Premier ministre Manuel Valls s'est résigné à la concertation et recevra une à une les organisations syndicales et patronales représentatives à partir du lundi 7 mars.

Avant même que les députés et sénateurs aient eu connaissance du texte du projet
autrement que par des fuites, "P'tit zizi" avait commencé par faire le gros dur en annonçant qu'il ne mollirait pas et recourrerait si besoin au 'Viagra' à l'article 49.3 qui courtcircuite les parlementaires et permet le passage en force.
Interrogée le 17 février sur les inquiétudes des Français face à un projet donnant plus de flexibilité aux entreprises et sur l'hypothèse d'un 49.3, la ministre avait affirmé que le gouvernement prendrait "ses responsabilités". "Nous voulons convaincre les parlementaires de l'ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités", avait-elle lâché. Les décrypteurs avaient conclu à la menace du 49.3, déjà utilisé en 2015 sur la loi Macron.
Or, la ministre du Travail est revenue sur ses propos, lundi 21 février à Mulhousejugeant "ni souhaitable, ni nécessaire" le recours à l'article 49.3 (adoption d'un texte sans vote) sur son projet de réforme du Code du travail, contesté par la gauche politique et par les syndicats. "Il faut qu'on avance et je n'ai jamais parlé du 49.3", a assuré la ministre lors d'un déplacement en Alsace avec Manuel Valls et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.
Quand l'exécutif a une mise au point à faire, il organise une visite d'entreprise et il est de plus en plus souvent sur le terrain pour ajuster sa communication...

jeudi 3 mars 2016

Ecologie politique: Tartarin Hollande chasse à la glu et se fait moquer

L'humour bio de J.Aubert au détriment du dernier gouvernement Valls en date

Julien Aubert, LR, a évoqué la chasse à la glu à propos du remaniement ministériel de Hollande.


Le député Les Républicains du Vaucluse a comparé la chasse à la glu la capture  par  François Hollande des trois écologistes du gouvernement du petit Manu Valls. C'est une technique de chasse méditerranéenne traditionnelle, jugée cruelle par les écologistes qui, à la différence des 'sans dents', n'ont jamais connu la faim, et qui consiste à placer de la colle sur les branches pour capturer les oiseaux.
Ce 2 mars, lors de la séance de questions au gouvernement, les chasseurs de la région Paca étaient à l'Assemblée Nationale pour rencontrer les parlementaires, afin de leur expliquer cette technique de chasse traditionnelle qui permet d'attraper des oiseaux vivants (telle la coquecigrue du Marais poitevin) avec de la glu pour les dresser ensuite comme "appelants" (appeaux en patois occitan, ci-dessus à droite), destinés à attirer d'autres animaux pour se nourrir ou les dresser à leur tour.


L'interdiction de cette technique est prévue pour 2017 dans le projet de loi du gouvernement Ayrault
du 26 mars 2014 sur la biodiversité, rebaptisé "pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages" (celle-là même qui renforce la protection des alignements d'arbres, dont les platanes atteints par la maladie et jusque récemment jugés responsables d'accidents mortels de la route), mais qui interdit les cotons-tiges en plastique (ces bâtonnets ouatés, dont la tige n'est pas composée de papier biodégradable et compostable) et les magnets, en raison du caractère non recyclable de ces objets publicitaires) et présenté le 1er mars 2016 devant les députés.

Le Parlement français contaminé par la Commission européenne
La réglementation européenne prête déjà à rire.
Ainsi, le règlement de la Commission du 16 septembre 1994 définit-il les qualités que doivent présenter les bananes vertes non mûries après conditionnement et emballage. 
Les bananes doivent être vertes, entières, fermes, saines, propres, pratiquement exemptes de parasites et d’attaques de parasites, à pédoncule intact sans pliure, ni attaque fongique et sans dessiccation, épistillées, exemptes de malformations et de courbure anormale des doigts, pratiquement exemptes de meurtrissures et de dommages dus à de basses températures, exemptes d’humidité extérieure anormale, d’odeurs et/ou de saveurs étrangères, les mains [de 4 à 8 bananes] et les bouquets devant comporter une portion suffisante de coussinet de coloration normale, saine, sans contamination fongique, et une coupe de coussinet nette, non biseautée, sans trace d’arrachement et sans fragment de hampe.
Les mains dans le dos, messieurs !
A l'Assemblée nationale, le député Julien Aubert a moqué l'hameçonnage des petits appeaux de l'écologie,

Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et Emmanuelle Cosse, par "p'tit zizi" Valls (ci-contre, à gauche).
"C'est la même technique que celle employée par le Président de la République, pour gluer trois écologistes au Gouvernement. Il ne s'agit pas de tuer politiquement Europe-Ecologie-les-Verts, mais de les capturer provisoirement, afin de les relâcher après mai 2017", a-t-il déclaré devant des chasseurs vauclusiens, les députés et les ministres du gouvernement Valls.

Suite aux sanctions anti-russes, Hollande, traité de "Connard", "Fumier", "Bon à rien"... au Salon de l'Agriculture:

Hollande s'était tenu à l'écart du conflit: il n'a pu esquiver la confrontation obligée du Salon

Les agriculteurs attendaient donc le président de pied ferme


Hollande vient de se faire enc..orner par les agriculteurs
et a une petite mine pâlotte !
Arrivé de nuit, François Hollande a été hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée samedi au Salon de l’Agriculture.
Le calme imposé par un déploiement exceptionnel de forces de l'ordre n’a pas duré: une heure après le début de sa visite, des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant 'Démission', rapporte l’AFP.

"C’est l’état d’urgence pour l’élevage !", lance l’un d’eux. "Bon à rien", "on n’est pas des migrants", "connard", "fumier" et autres insultes ont fusé, tandis que le président progressait au milieu d’une haie d'officiels et un cordon de journalistes. Les éleveurs hostiles étaient tenus à distance, 60m, selon une éleveuse, sur Twitter.

Le président a réduit sa visite à moins de cinq heures.
"Il s’en fout complètement de nous", crie un autre agriculteur méprisé. "Ca fait un an qu’on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième.

Hollande ne se remet pas en cause et accuse tous les autres acteurs

Bien qu'inadaptées aux éleveurs en difficulté qui réclament des prix justes et non pas une assistance de l'Etat, le président socialiste - accompagné de son ministre intermittent de l’Agriculture, Stéphane Le Foll - a rappelé les mesures gouvernementales qui les conduisent au désespoir. 

Le chef de l'Etat a fait porter la responsabilité de la crise agricole principalement sur les groupes de distribution, leur réclament de "faire un effort de solidarité", alors que les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours.
Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, constate Stéphane Le Foll, les bras ballants. Plus de 60.000 (sur 490.000) ont réclamé des mesures d'urgence, alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6.000 euros par semaine.

Hollande dévalue la fonction gouvernementale

Stéphane Le Foll, accablé par des sondages défavorables (73% des Français jugent qu’il a un bilan négatif, selon OpinionWay pour le Figaro, et 53% disent qu’il est "plutôt un mauvais ministre", selon Odoxa pour Le Parisien et France Info), comme Hollande et le premier ministre Manuel Valls a également négligé la situation de désespérance du monde agricole.
"On y va même si le coeur n’y est pas. C’est souvent la seule semaine de vacances des agriculteurs, mais ils sont à fleur de peau," confie Florent Dornier, secrétaire général de Jeunes agriculteurs (JA). "C’est peut-être un des salons les plus compliqués depuis 20 ou 30 ans". "Les politiques, il va falloir qu’ils fassent très attention à ce qu’ils nous disent. Il y a un risque de douche froide", avait-il prévenu.
Ni Hollande, ni donc sa presse ne mentionne les effets des sanctions européennes anti-russes

Le FMI craignait des "effets négatifs" pour l’économie mondiale; ils sont désastreux. L’Union européenne court derrière les USA et ses sanctions sectorielles contre la Russie ne concernent pas seulement l’accès aux marchés des capitaux, la Défense, des produits à double usage et l’exportation de technologies sensibles. Nos porte-hélicoptères Mistral sont-ils en cours de livraison ?  Le méchant Poutine ne nous a pas coupé le gaz et le pétrole en plein hiver, mais les agriculteurs souffrent non seulement des prix bas imposés par la grande distribution, mais aussi du manque de débouchés de leur production.

Qu'avait la France à gagner aux sanctions contre Poutine ?
L'économie russe pourrait certes enregistrer des pertes (23 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB en 2015, et tripler jusqu’à 75 milliards d’euros, 4,8 % du PIB), mais la revue The Economist estime même, quant à elle, que l’ensemble des pertes subies par les sociétés russes suite aux sanctions pourrait se chiffrer à 744 milliards d’euros.
La Commission européenne hasarde - avant toute riposte russe attendue - 40 milliards d’euros pour 2014 et 50 milliards d’euros de pertes en 2015, causées par des embargos commerciaux adoptés par la Russie en riposte. "Les sanctions imposées par l’Occident à l’encontre de la Russie sont absurdes", estime Anthony Bamford, PDG du groupe britannique JCB, l’un des principaux fabricants internationaux de matériels de construction. 
Les peuples aussi s'indignent des sanctions internationales. Sur Internet, nombreux sont les lecteurs norvégiens qui expriment leur mécontentement après que leur gouvernement a décidé de soutenir les sanctions de l’Union européenne. Selon eux, la Russie n’a rien fait dans la situation actuelle en Ukraine pour mériter d’être sanctionnée.
"Le business allemand ne se sent pas en sécurité suite aux sanctions économiques adoptées par l’UE à l’encontre de la Russie", a déclaré l’expert pour les pays de l’Europe de l’Est de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), Tobias Baumann.
"La situation en Ukraine et les sanctions américaines et européennes contre la Russie risquent d’avoir des effets négatifs pour l’économie des pays de l’UE et de la CEI, mais aussi pour l’économie mondiale", a déclaré, mardi 29 juillet 2014, le Fonds monétaire international (FMI). Mais Hollande y a souscrit en pensant apparaître, de la scène (inter)nationale à la lucarne des 20h00, en justicier incontournable.
Or, "les sanctions occidentales contre la Russie contribueront à rendre la Russie plus indépendante", avait en substance répliqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi 4 août 2014 
Le mardi 5 août 2014, le président russe Vladimir Poutine avait déjà ordonné au gouvernement d’élaborer des mesures de riposte aux sanctions européennes et américaines, tout juste introduites contre la Russie que l’Occident accuse d’être impliquée dans le conflit de Kiev contre l’Ukraine de l’Est russophone.
L'agriculture française frappée de plein fouet par les sanctions de Hollande contre Moscou

La France avait-elle les moyens de 
perdre 6% du marché russe ?
Président russe sanctionné par Obama et l'U.E., Vladimir Poutine ordonna "d’interdire ou de limiter" l’importation de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des mesures coercitives contre Moscou. Cet embargo devait durer un an, mais le Kremlin prévint que la durée pourrait être modifiée si les Occidentaux se montraient plus souples à l’égard de la Russie. La propagande française souligna qu'en valeur absolue, ce s'étaient surtout la Pologne, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark qui paieraient le prix des sanctions.
En août 2015, plus de 500 tonnes de denrées en provenance d’Occident ont été détruites par les autorités russes, rien qu’entre le 7 et le 8 août: des tonnes de pêches et de nectarines broyées sous les roues de tracteurs, des centaines de meules de fromage déversées à la décharge, des milliers de carcasses de bœuf brûlées dans un incinérateur… 
En France, le manque à gagner était alors estimé à 200 millions d’euros en août dernier. 
Les exportations de la France, neuvième partenaire commercial de la Russie, ont alors reculé de 23 %. Le blocus de nos produits agricoles touche significativement certains produits français comme le porc, les produits laitiers, mais aussi les fruits et légumes.
Et l’embargo russe a aussi limité notre capacité à exporter dans les autres pays européens, en conséquence de la création d'un surplus d’offre et de l'exacerbation de la concurrence intracommunautaire qui contribue encore à la baisse des prix.
"Pour le porc, on estime que l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français [en 2015]. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés", expliquait Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP).
"Le report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30%", souligne ainsi Gérard Calbrix, de l’Association française de la transformation laitière (Atla).
Ainsi était posée à la filière agricole française la question de savoir comment, dans un marché mondial où le cours des matières premières ne cesse de fluctuer, retrouver sur le marché intérieur des prix d’achat stables et suffisamment élevés pour garantir l’avenir des producteurs dans la durée. En deux ans depuis le début de la crise ukrainienne, qu'a fait Le Foll, ministre depuis  quatre ans, pour réagir. Le 7 août 2015, L'Expansion (L'Express) titrait: "Sanctions contre la Russie: même pas mal"...

Aujourd'hui, le gouvernement s'en prend à l'Union européenne

Le terrorisme est également coupable, mais Hollande n'est responsable de rien
Par ailleurs le contexte sécuritaire et l’état d’urgence ont réduit les festivités du Salon International de l'Agriculture 2016 nous chante la presse engagée. Et de souligner qu'outre les contrôles renforcés aux entrées, les nocturnes et la soirée des professionnels, le jeudi, ont été annulés. Un avant-goût du bilan final du SIA ?
La presse détourne l'attention en s'attachant à l'anecdotique. En ces circonstances de tensions et de désespoir qui ébranlent le pouvoir socialiste, elle n'hésite pas à polémiquer sur le compte-à-rebours électoral de 2017 et le défilé des candidats — surtout de l’opposition (sic) —  , plus que jamais au rendez-vous, assure cette presse. Fillon a d'ailleurs eu l'occasion de moucher la petite journaliste de BFM  qui ironisait sur la venue de cet habitué, notamment du fait de ses responsabilités à Matignon, pendant cinq années consécutives... Parmi les près de 700.000 visiteurs attendus jusqu’au 6 mars, le premier ministre n'a pas été déçu du voyage. (RE)VOIR et (RE)ENTENDRE le matamore Valls se faire tancer sur son "petit zizi":
Pas de chance, BFM TV a coupé le "ptit zizi," par inadvertance ? Coucou, le revoilou !
Outre "p'tit zizi" Valls lundi matin, les taureaux de compétition et bêtes à concours ont ainsi vu passer Marine Le Pen (mardi), fort bien accueillie, Nicolas Sarkozy et François Fillon (mercredi), toujours très appréciés. Alain Juppé viendra ce jeudi et Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Agriculture a prévu un triplé minuté — lundi, mardi, mercredi.
A tous, la FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. "Ceux qui n’auront pas répondu feront mieux de ne pas s’arrêter à notre stand," prévient Xavier Beulin. "Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd’hui on est sur autre chose" avertit-il carrément.

Le secteur industriel aussi est impacté par la politique étrangère de Fabius
L'ex-sinistre des Affaires étrangères a envoyé Hollande voir du pays jusqu'en Inde, mais "c'est vers l'industrie aéronautique russe que se tourne l'Inde après avoir renoncé à son méga-contrat d'achat de 126 Rafale français", remarque Jean-Joseph Boillot: "l'Inde soutient la Russie contre l'occident dans le conflit actuel". Le 31 mai 2015, le ministre indien de la Défense a annoncé que son pays n'achètera pas plus de 36 avions Rafale sur les 126 envisagés...

Le déficit du Commerce extérieur français s'est creusé
Le déficit commercial français s'est creusé d'un peu plus de 500 millions d'euros en juillet 2015 par rapport au mois précédent. Il atteint 3,3 milliards d'euros. Cette détérioration s'explique (!)... principalement par une baisse des exportations (-1,7% sur un mois), après des ventes de matériel de transport qui sont retombées "lourdement" par rapport à juin, explique les Douanes. De plus, "les importations fléchissent légèrement : la baisse de la facture pétrolière et un repli pour l’aéronautique l’emportent sur la fermeté des achats des autres branches industrielles, automobile en particulier." Matthias Fekl a donc la lourde tâche de relancer notre commerce extérieur, mais il a une préférence pour l'enfumage politique. En août 2015, il assurait: "Nous avons le meilleur chiffre du commerce extérieur depuis 2009." Pour cette lumière, malgré un déficit de 500 millions d'euros sur un mois, il n'y a toujours pas péril en la demeure ?...

mardi 1 mars 2016

Réforme du code du travail: "petit zizi" se dégonfle et se rétracte

Le gouvernement réformiste recule et reporte sa loi travail 

Qualifié de "pantin, petit zizi", trouillard" au Salon de l’Agriculture, Valls reporte en effet le débat parlementaire de quinze jours

"Le gouvernement se donne deux semaines supplémentaires pour revoir sa copie," raconte Le Monde ! Manuel Valls, le premier ministre, a annoncé, lundi 29 février, que la présentation du projet de loi réformant le code du travail qu'il fait porter par El Khomri sera reportée d’une "quinzaine de jours". Le texte, pourfendu par les syndicats et une partie de la gauche, y compris dans le parti présidentiel, sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, et non le 9 mars comme prévu. Cela ne "change pas grand-chose par rapport au calendrier parlementaire initial", mais c'est le premier ministre qui l'assure. Rien ne presse.

Valls a même assuré être ouvert à la discussion pour "corriger ce qui doit l’être".
Il s’exprimait au Salon de l’agriculture :
Il admet que ce qu'il n'a pas fait avant, il le fera finalement sous la pression, tout en accusant ses adversaires de ne comprendre rien à rien : "Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte." Manuel Valls est un incompris.

Valls tente de donner le sentiment qu'il maîtrise encore la situation

Mais "petit zizi" n'a pas grand chose en main.
Les agriculteurs l'ont souligné au Salon International de l'Agriculture:

Valls veut "se réserver la possibilité de changer [le texte] si besoin était", a commenté le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Le premier ministre a toutefois nié tout recul : "Le recul, ce serait abandonner le texte." Ce report vise à "faire bouger le texte sans revenir sur ses grands principes", faisaient savoir plus tôt des sources gouvernementales anonymes.

Valls a dit qu’il consultera "l’ensemble des partenaires sociaux, organisations syndicales et organisations patronales, les unes après les autres", à partir de la semaine prochaine. Il a précisé qu’il s’agira ensuite de "pouvoir les réunir", avec Myriam El Khomri, la ministre du Travail, et Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, "pour restituer le débat". Ainsi, Valls ne serait responsable d'aucun blocage...   

L’annonce du report du projet de loi va permettre des discussions pour "obtenir des avancées", s’est aussi félicitée lundi soir Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, citant quelques "points de crispation très clairs" dans le projet de loi, comme sur la question des licenciements économiques ou la question du plafonnement des indemnités aux prud’hommes. "Sur ces questions-là, nous devons avancer, mais ce n’est pas parce qu’il y a certains points qui ont besoin d’être améliorés qu’il faut décider que l’on doit retirer le projet tout entier", a argumenté la porte-parole.

Elle a par ailleurs précisé que la ministre du Travail sera reçue mercredi par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et interviendra devant le Conseil national du PS lundi prochain. Mais, la mère-porteuse du projet a eu un malaise mardi, la veille, alors qu'une rencontre avec Jean-Claude Mailly (FO) était également inscrite à son agenda.
La Loi El Khomri est morte, vive la Loi... quoi ?

Valls ne se croyait pas si petit
Le gouvernement tente une nouvelle embrouille. Lundi, il a en effet gommé la référence libérale dans l’intitulé du texte. Le Monde, organe officieux du PS, y a vu le"signe d’un infléchissement", du même ordre, sans doute, que le "redressement de la courbe du chômage". Le "projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" devient ainsi, dans un communiqué diffusé par Matignon, "avant-projet de loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés"
"Le Gouvernement souhaite que la cohérence, l’ambition et l’équilibre de ce projet puissent être partagés par le plus grand nombre et que le débat public se noue sur les enjeux de fond et sur la réalité de ce que ce texte contiendra," lit-on dans la déclaration gouvernementale. 
On le voit, ce document de communicants attache moins d'importance au contenu qu'à la rhétorique et ainsi le mot "actifs "disparaît-il donc aussi, au profit de "salariés", plus marqué à gauche.

La nouvelle posture de Valls sur la méthode révèle surtout sa fragilisation. Jusqu’à présent, l’exécutif avait en effet opté pour un discours de fermeté extrême. Un entretien de la ministre du travail aux Echos, le 17 février, avait mis le feu aux poudres. "Nous prendrons nos responsabilités", avait déclaré M. El Khomri, interrogée sur un possible recours à l’article 49-3 (adoption d’un texte sans vote parlementaire, sauf motion de censure) pour faire passer ce texte en force, comme ce fut déjà le cas pour la loi Macron en 2015.

Pourquoi cet "infléchissement", cette "nouvelle posture" et ce "changement de ton," vantés par Le Monde ?
C'est que la menace d'un nouveau coup de force, avant même le dépôt du projet de loi au Parlement, avait suscité une forte opposition au sein du Parti socialiste, déjà fortement divisé sur le vote de la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande, et comprenant la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.
Dans une tribune très critique, publiée le 24 février par Le Monde, Martine Aubry avait dénoncé un "affaiblissement de la France" et d'"impasse" auxquels mènerait la politique de Hollande et Valls. Le premier ministre était au passage pointé pour son "indécent discours de Munich", dans lequel il avait critiqué la politique d’Angela Merkel envers les réfugiés.

Fait inédit depuis 2013, le projet a rassemblé une dizaine d’organisations contre lui 

Sur le front syndical, ce "petit report" (Le Monde) avant la présentation en Conseil des ministres avait été réclamé dimanche par Laurent Berger (CFDT). "Il faut repartir sur une concertation", avait prôné ce syndicat proche du PS, peu satisfait d’un texte que les syndicats accusent de laisser trop de place à la "flexibilité" et aux décisions "unilatérales de l’employeur", au détriment des salariés. "Les points avancés par Berger sont à prendre en compte", jugeait lundi matin une "source gouvernementale" inconnue.

Une intersyndicale d’une dizaine d’organisations  a dénoncé "un projet élaboré sans réelle concertation"
Elle réunit la CFDT, Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), union syndicale Solidaires (SUD), Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union nationale lycéenne (UNL, qui n'est pas un "syndicat") et Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, qui n'est pas non plus un syndicat) –
Une pétition en ligne avait recueilli plus de 785.000 signatures, lundi après-midi, contre ce projet de loi .

"La réforme doit rester très ambitieuse," insistent les créateurs d'emploi

De leur côté, les organisations patronales ont estimé lundi que le report de la présentation du projet de loi sur le travail va permettre de "faire de la pédagogie", mais les syndicats patronaux ont procédé à la mise en garde du gouvernement contre tout "affadissement" du texte sous la pression d'une "fronde" d’une partie de la gauche. "La réforme doit rester très ambitieuse", a exhorté un porte-parole du Medef, principal syndicat patronal.

Un message relayé par François Asselin, numéro un de la CGPME, organisation représentant les petites et moyennes entreprises, qui a dit sa crainte d'un retour en arrière". "A force de vouloir faire de la France un eldorado social, on va en faire un désert économique", a-t-il regretté.

Le "p'tit zizi" se dégonfle
Le parti Les Républicains estime qu’avec ce report "on assiste à l’implosion en direct de la majorité". "On verra si un texte est présenté [au Parlement], on est très désireux de discuter de ce projet article après article", a déclaré lundi Guillaume Larrivé, porte-parole du parti. Selon lui, "il y a urgence à modifier les paramètres du droit du travail pour permettre aux entreprises d’embaucher plus facilement"
Les Républicains sont "favorables au principe de la loi El Khomri", mais souhaitent aller "plus loin", a rappelé Eric Woerth, le secrétaire général du parti.