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samedi 26 janvier 2013

Retraites et Assedic, les vaches sacrées des syndicats atteintes de la vache folle

Nos assurances chômage et allocations sont généreuses et injustes

L'Etat-providence marche sur la tête

Le rapport du conseil d'orientation des retraites est l'occasion pour la Cour des Comptes de pointer la générosité de la France avec ses chômeurs.
La dépense publique est lourdement lestée par ses régimes de retraite et d'indemnisation des chômeurs. Le rapport met en évidence à la fois les injustice frappant les temps partiels et les bas salaires, mais aussi les femmes, les veufs et veuves ou les poly-pensionnés.

La réforme des retraites devrait être marquée cet été par la désindexation des pensions du coût de la vie, de l'inflation: une pension sur dix est actuellement payée par la dette.

L'assurance-chômage est à bout de souffle et la France n'a plus les moyens de verser ses assurances-chômage. Les cadres seront les premiers à voir leurs indémnités rognées, bien qu'ils rapportent le plus à l'Unedic et coûte le moins. Et le cas des intermittents du spectacle est singulièrement scandaleux, car ils ne cotisent pas en rapport de ce qu'ils touchen: 100.000 bénéficiaires coûtent un milliard d'euros chaque année à la collectivité.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze rend courageusement compte de cette enquête, dans sa chronique du mercredi 23 janvier sur BFMTV :


Il fallait oser dire que les syndicats sont les premiers responsables de cette gabegie et le rédacteur en chef du service France au sein de la rédaction de France 2 , venu de BFM Business et de BFM TV, François Lenglet, ne l'a pas fait...


mercredi 23 janvier 2013

Hollande prépare une baisse de nos retraites

La gauche sacrifie  les retraités à ses dépenses


Le gouvernement à la croisée des invectives et des promesses 


Les vieux sont la cible la plus facile:
 ils ne cassent pas de  vitrines !

Ayrault a donc choisi entre allonger la durée de cotisations, faire payer davantage les actifs ou geler les pensions et, pour éviter la faillite du système, faute de rentrées budgétaires, les pensions de retraites seront rognées : évidemment, Hollande a arbitré en faveur de certaines dépenses.

Concertation ? Non, c'est "inéluctable" !

Depuis que la gauche a découvert la crise en mai dernier,  les media engagés assurent au côté du gouvernement que notre système de retraite est au bord de la faillite: les choix du gouvernement - ses dépenses budgétaires au détriment de la lutte contre les déficits publics - ne contribuent donc pas à l'état, pour le coup "lamentable", de nos finances publiques.

Certains journaux plaignent l'exécutif
"C’est un sujet épineux pour le gouvernement et sa majorité, mais  elle aura du mal à l’esquiver." Mais que dire alors des retraités !

Jeudi 17 janvier, en guise de vœux au monde de l’entreprise et aux organisations paritaires, François Hollande a considéré que, la réforme de 2010, n’a pas tout réglé. Avec sa politique budgétaire,    l’allongement de la durée de cotisation  devient insuffisante pour bénéficier d’un taux plein de 41 ans en 2012 et à 41,75 ans en 2020 et pour maintenir l'équilibre du système de financement.

Fin décembre, le Conseil d’orientation des retraites, le COR, avait déjà agité le chiffon rouge en publiant des prévisions alarmistes : l’organisme prévoit un déficit prévisionnel de 21 milliards dès 2017.

Côté retraites complémentaires, ce n’est guère mieux
Le déficit cumulé des deux régimes, AGIRC (pour les cadres) et ARRCO ( pour tous les salariés), s’élève à 6,5 milliards d’euros. Il passera à 10,5 milliards dès 2017. Surtout, si rien n’est fait, les réserves de l’Agirc seront épuisées dès 2017, et celles de l’Arrco en 2020.

Pour le printemps, un an après sa prise de fonction, Hollande  annonce finalement la tenue "d'une concertation sur le financement des retraites" 

Considérant la confiance qu'il inspire et même avec le soutien militant de la CFDT, le gouvernement socialiste dispose de marges de manœuvre particulièrement faibles. 
Sur quels leviers habituels va-t-il appuyer   
- repousser l’âge et allonger la durée de cotisations ?
- augmenter les cotisations ?
- ou baisser les pensions ?

Le pour et le contre

1- Retarder l'âge du départ à la retraite
C’est le scénario qui exigerait de la gauche le plus de courage. 
Mais en tête des cortèges en 2010, les socialistes étaient les premiers à faire du barouf contre le précédent gouvernement qui a pris la décision difficile et impopulaire - faute de consensus national - d'enterrer la retraite à 60 ans. Choisir cette option est donc désormais interdit au PS qui avait excellé dans l'aveuglement doctrinaire et la mauvaise foi. Comment la "gauche sociale" pourrait-elle maintenant reprendre à son compte les recommandations de l’organisation patronale qui milite depuis plusieurs années pour un recul de l’âge du départ à la retraite. 
Mardi 15 janvier, Laurence Parisot a encore appelé à la raison : "Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée".

2- Augmenter les cotisations
Le "président des bisous" trouverait la décision difficile à prendre. 
L’impact sur le pouvoir d’achat serait immédiat. Surtout, pour les entreprises et les salariés, d'autant plus qu'un effort de ce type a déjà été demandé aux mêmes en 2012. Pour financer l’extension du dispositif carrières longues promis par François Hollande, elles ont déjà subi une hausse. C’est à ce prix que l’engagement d’un retour à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt leur vie professionnelle a pu être honoré: si peu nombreux que soient les bénéficiaires, il a un coût....

Mardi 15 janvier, à l’occasion d’une séance de négociation sur le renflouement des retraites complémentaires, - une négociation se tient actuellement sur le sujet qui doit se terminer fin mars- la CGT a toutefois proposé de mettre en place une hausse modulée des cotisations en fonction de la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise.

3- Baisser ou geler les pensions
Le patronat est présenté comme le promoteur de cette option
Ce mardi 15 janvier, toujours lors de la négociation autour de l’AGIRC et l’ARRCO, le gouvernement a laissé venir le MEDF sur ce choix. Le méchant a évoqué la  troisième possibilité d'une revalorisation inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Si elle était adoptée, ce quasi gel générerait une économie de 780 millions d'euros pendant quatre ans. Les syndicats sont théoriquement contre cette mesure qui traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des plus âgés, mais dans la pratique et devant l’urgence, certains hypocrites - dont la CFDT - pourraient cependant l’accepter, à condition toutefois que cette désindexation soit ...temporaire !

La nouveauté serait de ne pas soupçonner que le temporaire puisse durer

Ces dernières années, les obstructeurs avait toujours bloqué cette voie. 
En effet, Nicolas Sarkozy avait toujours refusé de toucher au pouvoir d’achat des retraités
La gauche pourrait donc briser ce tabou. 
Jérôme Cahuzac laisse entendre qu'il pourrait s'y résigner. Dans un entretien aux Echos, mardi 15 janvier, le ministre du budget a estimé qu'une décision de désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un "élément d'appréciation très important" pour le gouvernement.

Selon Jérôme Cahuzac, elle pourrait inspirer le régime général. 
Sournois, le ministre du Budget prépare le terrain et a précisé que "rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier". Il n’empêche, le ministre socialiste a ouvert la brèche.

La presse militante fait valoir qu'une telle décision permettrait de réaliser une économie substantielle. 
Et de citer la Fondation IFRAP qui a chiffré qu’une sous-indexation (inflation moins un point) appliquée aux retraites de base (CNAV) permettrait de regagner entre 2 et 5 milliards d’euros (selon qu’on l’applique sur 2 ou 4 ans).


Les fonctionnaires se font stigmatiser par ceux qu'ils ont portés au pouvoir
Car la Fondation iFRAP, qui se veut indépendante, a été créée en 1985, dans les années Mitterrand, et la directrice de ce think tank, Agnès Verdier-Molinié, 
accuse le service public d'être le plus coûteux d'Europe, dénonce la façon des fonctionnaires, "descendants de Colbert et Vauban", de paralyser " tous les gouvernements depuis plusieurs décennies et conclut que "le lobby des fonctionnaires pousse notre pays vers un point de non-retour."


N'est-il pas étrange que le pouvoir socialo-écolo ressorte tout-à-coup l'IFRAP, en fonction des besoins quand on songe que la dame écrit : "C'est, paradoxalement, grâce à cette énarchie mais aussi grâce à un statut dont les principes ont été arrachés aux gaullistes par les communistes dans l'immédiat après-guerre que la fonction publique a en partie cessé d'être au service du public pour se mettre, parfois exclusivement, au service d'elle-même. Et ce, grâce au pouvoir que lui confère le fait d'être au centre de l'Etat, d'être devenue l'Etat, comme en témoignent les présidences et ministères de la Ve République." Et la CFDT d'applaudir ? Plus dans Le Figaro


La presse engagée alimente justement un débat sur l’égalité entre les générations et leur solidarité républicaine
En septembre dernier, la Cour des comptes estima d’ailleurs que "malgré la persistance de situations individuelles préoccupantes, il reste que contrairement à une idée reçue, les retraités sont [seraient ?] dans une situation globale en moyenne plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes" Voilà pourquoi, baisser les pensions pourrait s’avérer la moins mauvaise option pour les socialistes. CQFD ?

Des retraités nantis désignés à la vindicte populaire.
 
Avec des stigmates particuliers aux vieux fonctionnaires...
 Ils vont dérouiller !

lundi 23 juillet 2012

Hollande et sa pénalisation fiscale font fuir les premiers cadres Français

Taxe à 75 % : des sociétés délocalisent déjà leurs cadres 

Nos cadres cherchent l'asile économique à l'étranger 

Ils posent des jalons hors de nos frontières et préparent des baisses de rémunération pour ceux qui restent en France. La taxe aura un effet négatif sur les recettes fiscales. "J'avais recruté trois cadres américains à Paris. Ils sont partis, confie le PDG d'un groupe industriel du CAC 40. Ils exercent les mêmes fonctions, mais sont basés ailleurs." Leurs impôts rempliront désormais les caisses d'autres États, leurs dépenses personnelles feront fleurir les économies d'autres pays. Seule consolation, leur travail profitera toujours à l'expansion internationale d'un fleuron de l'industrie française. 

La taxation à 75% des revenus supérieurs à un million d'euros n'est pas encore votée, mais elle fait déjà des ravages. Elle fait fuir dirigeants et cadres supérieurs, même ceux qui sont encore loin de gagner une telle somme. " Après des semaines de négociations, un manager de retour d'expatriation a annulé au dernier moment la signature d'un contrat de location pour un grand appartement de prestige, raconte un agent immobilier parisien. Son employeur a choisi de l'installer à Londres.

David Cameron, le premier ministre anglais, n'a pas besoin de " dérouler le tapis rouge aux entreprises françaises ", comme il l'a proposé en juin. Londres leur sert déjà de refuge. C'est dans la capitale britannique qu'un groupe tricolore vient d'installer un manager français, débauché aux États-Unis dans une société d'ascenseurs, mais qui refusait de rentrer dans l'Hexagone. Du coup, une partie de son équipe, jusqu'ici basée en France, va devoir traverser la Manche pour le rejoindre. La liste d'attente au lycée Charles de Gaulle à Londres " a augmenté de plus de 700 demandes après le 6 mai ", confie un diplomate. Même les groupes les plus prestigieux doivent se plier aux conditions de leurs recrues. " Vous ne trouverez plus aucun cadre étranger qui accepte de venir à Paris, assure le patron d'un groupe de luxe. Cette mesure va freiner l'attractivité de la place de Paris." Une analyse partagée par un homologue de l'industrie: " Faire venir un cadre de haut niveau et le baser en France, c'est devenu mission impossible." 

Certains dirigeants allemands, espagnols, italiens ou suisses, qui occupent de hauts postes au sein de groupes français, pourraient être tentés d'exercer leurs fonctions hors de France. Après tout, dans les affaires, un " président normal " passe son temps à voyager.
 


Y.Noah a été condamné à 600000€ par le fisc, mais chante Redemption Song de Bob Marley... Le sportif millionnaire qui donne des leçons de morale aux pauvres est en fait un exilé fiscal que le candidat "exemplaire" François Hollande a choisi pour lancer son meeting de campagne du Bourget


Décalage des bonus

Pour les managers de groupes français en poste dans l'Hexagone, la taxe à 75% est en effet vécue comme une injustice et déstabilise l'ensemble du management. La foudre fiscale ne s'abattra que sur les dirigeants domiciliés en France, et pas sur leurs collègues à l'étranger, qu'ils côtoient au comité de direction. Plus grave, la taxe à 75 % déstabilise même ceux qui ne sont pas concernés. «J'observe des inquiétudes dans mon entourage, ce sont avant tout mes collaborateurs qui m'interrogent sur leur déménagement à l'étranger, confie le patron d'un fleuron de l'industrie française aux résultats florissants, qui n'a nullement l'intention de partir. Je ne sais pas comment je vais faire.» Dans certaines entreprises habituées à promouvoir les meilleurs au plus haut niveau, les ambitieux poussent à la délocalisation. " J'ai une pression de certains cadres dirigeants pour partir à l'étranger ", confie le patron d'un groupe réalisant plus des trois quarts de son chiffre d'affaires hors de France. 

Chez BNP Paribas, plusieurs responsables de la salle de marché ont demandé leur mutation à Londres à leur employeur, qui l'a refusée sans être certain de les retenir. 

Rétroactivité 
Avant de prendre des décisions radicales, les dirigeants attendent de connaître les modalités de la taxe, et s'accrochent à des déclarations de ministres et de conseillers de l'Élysée, qui promettent une mesure temporaire. 
Autre espoir, partagé par une partie de l'exécutif: la taxe pourrait être retoquée par le Conseil constitutionnel, qui devrait prendre une décision sur le sujet fin décembre. Mais si les sages valident la taxe, elle s'appliquera sur les revenus perçus en 2012. Pour en limiter l'impact immédiat pour les salariés concernés, les directions des ressources humaines pourraient décaler le versement des bonus, qui seraient bloqués, le temps de laisser passer l'orage fiscal. À condition que la mesure ne soit pas éternelle…
 

Marqué à gauche, le cinéma français délocalise:   Gondry tourne en Belgique "L'Ecume des jours" d'après Vian;  Jeunet au Canada son "Extravagant Voyage du jeune et prodigieux TS Spivet"; et Nicloux envoie I. Huppert et L. Bourgoin en Allemagne pour "La Religieuse". Et la télévision n'est pas de reste:  la série "Odysseus" d'Arte tournée au Portugal, la 2e saison des Borgia (Canal+) au Canada ou "Manipulations" (France 2) en République Tchèque.



Limiter les rémunérations à un million d'euros 

Les grands groupes sont par ailleurs prêts à adapter pour 2013 les rémunérations de leurs principaux dirigeants qui resteraient basés en France. " Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fera pas de cadeau à l'État, confie un membre de comité exécutif d'un des principaux groupes français, qui a calculé que, s'il coûte 3,5 millions d'euros par an à son employeur, il ne lui reste plus, après le paiement des charges patronales et sociales, puis le règlement de ses impôts, que 750 000 euros. Si la loi passe, on sera payé un million d'euros, et pas plus." 

Un avis partagé par certains gestionnaires d'actifs anglo-saxons présents au capital de grands groupes français. Leurs représentants ont ainsi prévenu des mandataires sociaux qu'ils refuseraient d'accepter toute rémunération supérieure à un million d'euros lors des prochaines assemblées générales.Une véritable incitation à la délocalisation. 

L'épouvantail fiscale français est une exception européenne.