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vendredi 13 février 2015

Ingrat et libertaire, Charlie Hebdo conchie ses nouveaux abonnés !

"Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation", dénonce Luz

Charlie Hebdo dit "vomir" sur tous ses "nouveaux amis" opportunistes:
impertinent ou débectant ?

Le dessinateur Willem bave sur les "nouveaux amis" de l'hebdomadaire satirique 
"Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis", s'emporte un des dessinateurs de Charlie Hebdo, Willem, après l'attentat de djihadistes de France contre le torchon satirique. Dans un entretien au quotidien néerlandais Volkskrant, publié samedi 10 janvier, le dessinateur néerlandais ironise : "Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth ou Poutine : ça me fait bien rire." Et il ajoute :"Marine Le Pen est ravie lorsque les islamistes se mettent à tirer un peu partout."

Les soutiens venus du monde entier "n'ont jamais vu Charlie Hebdo", accuse Willem, de son vrai nom Bernard Holtrop. "Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre Charlie Hebdo. Ils ne savaient pas ce que c'était", assure-t-il pareillement. Et de conclure : "Maintenant, c'est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre la liberté d'expression, c'est naturellement une bonne chose." Savent-ils davantage pour quoi ils manifestent ?

Luz leur reproche de faire peser sur leurs dessins un poids symbolique.

Face à l’horreur, le slogan "Je suis Charlie" est devenu l’étendard de la liberté et de la résistance à l’obscurantisme. Le journal communiste L’Humanité a titré en Une: "C’est la liberté qu’on assassine."

Et comme ils ne savent rien mieux que critiquer, 
Luz, quant lui, s'interroge, quant lui,  dans un long entretien aux Inrocks: "Dans un an, que restera-t-il de ce grand élan plutôt progressiste sur la liberté d’expression ?

Mais surtout, il dénonce le "contre-sens" fait par tous ceux qui brandissent Charlie Hebdo et ses caricatures comme un symbole de la liberté d'expression.
"On fait porter sur nos épaules une charge symbolique qui n’existe pas dans nos dessins et qui nous dépasse un peu. Je fais partie des gens qui ont du mal avec ça", confie-t-il. "Au regard du monde on est un putain de fanzine, un petit fanzine de lycéen", proteste le dessinateur. "Ce sont des gens qui ont été assassinés, pas la liberté d’expression ! Des gens qui faisaient des petits dessins dans leur coin."

Luz est inquiet pour l'avenir du journal
"Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes, déplore-t-il. Le symbolisme au sens large, tout le monde peut en faire n’importe quoi. Même Poutine pourrait être d’accord avec une colombe de la paix." Quant à Staline, Mao, Castro ou Chavez ? 

A la première conférence de rédaction de Charlie Hebdo après la tuerie islamiste qui a décapité la feuille satirique, Luz s'est inquiété pour l'avenir de son journal, désormais privé de ses figures historiques dépositaires de l'esprit Charlie.

Luz s'inquiète des réactions des abonnés naïfs qui ont cru que les terroristes avaient exterminé des enfants de choeur. Ils vont découvrir qu'ils ont donné leur argent à des anarcho-révolutionnaires qui ne croient qu'en la violence, des dessinateurs qui ne respectent rien ni personne et des journalistes radicaux  extrémistes avec lesquels ils n'ont rien en commun.

Le 13 janvier 2015 à Ramallah, pour les caricaturistes palestiniens comme Ramzy Taweel, Charlie-Hebdo va trop loin. "On redevient alors de dangereux provocateurs qui font fermer des ambassades et terrorisent les Français de l’étranger," reconnaît Luz.


samedi 9 août 2014

Mata Hari, légende populaire et personnage symbolique de l'espionnage

Mata Hari, une courtisane piégée par la guerre 

Vraie-fausse espionne dans les années 1910,
la courtisane n’a jamais transmis une information de qualité. Légende populaire, Mata Hari est surtout un personnage symbolique.

Mais elle est un fantasme. Un fantasme au destin tragique, car elle aura été un bouc émissaire. Les autorités françaises ont fait d’elle une espionne de haut rang au moment de son procès. En 1917, son exécution a été accompagnée d’une formidable propagande militaire et civile. Elle est devenue le symbole de la première génération d’espionnes.

Qui est Mata Hari ?

Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Gertruida Zelle, est née en 1876 dans la petite ville hollandaise de LeuwardenElle développe bientôt une attirance pour les hommes en uniforme et se marie à 18 ans à un militaire de l’armée coloniale néerlandaise. Ils partent vivre à Java, où elle donnera naissance à deux enfants. 
Après son divorce, elle se réinvente une identité à Paris et commence à fréquenter les femmes libérées que l’on appelle les "Grandes Horizontales", ces femmes qui tentent de se positionner dans la hiérarchie économique et politique en fréquentant des hommes riches et célèbres. Margaretha va mettre au point des numéros de danses orientales à la sauce occidentale, inventant du même coup ce que l’on appellera plus tard le Strip Tease et devient la célèbre danseuse et courtisane de luxe, que l’on sait.
En 1914, quand la guerre éclate, Mata Hari se trouve à Berlin.
Elle décide de tenter un retour en France en passant par l’Angleterre en 1915. Malheureusement sa notoriété la rattrape et, sur le sol britannique, Scotland Yard veut l'entendre. Ses allées et venues entre pays belligérants éveillent en effet les soupçons de l’agence britannique, mais elle ne trouvera rien à lui reprocher.

De retour à Paris, elle s'éprend en 1916 d’un soldat russe du nom de Maslov, qui se fait soigner à Vittel et elle éveille les soupçons de Georges Ladoux, un des hauts responsables du contre espionnage, qui la fait suivre. Pour lui, Mata Hari est certainement un exemple frappant de ce qui pourrait être un agent double
Il ne trouvera pourtant rien à lui reprocher non plus. Afin de ne pas perdre la face, il va lui proposer un marché. Il sait qu’elle aime les officiers et va lui offrir la coquette somme d’un million de francs pour tenter de séduire des hauts dignitaires allemands stationnés en Belgique, dans le but de leurs soutirer des informations. Contre rémunération (un million de francs que Ladoux ne versera jamais), Mata Hari, qui veut s’occuper de son Russe blessé, accepte d'aller espionner le Haut commandement allemand en Belgique. En tant que ressortissante des Pays-Bas, elle peut franchir librement les frontières.

Tous les dirigeants du quai d’Orsay et des services du Reich seraient passés par son lit. 
En février 1917, Mata Hari est arrêtée et incarcérée dans la prison St-Lazare (photo ci-contre, lors de sont arrestation). Le capitaine Bouchardon qui s’occupe de son interrogatoire, lui arrache qu'elle est l'auteure de messages codés en provenance de Madrid pour Berlin et signés d’un certain H21. En juillet 1917, Mata Hari comparaît devant un tribunal et, au bout de deux jours, les jurés déclarent Mata Hari coupable de trahison et elle sera condamnée à mort. Le 15 octobre 1917, Mata Hari est conduite à la forteresse de Vincennes où l’attendent ses bourreaux. Elle s’adresse aux fusiliers qui la mettent en joue pour leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu’ils font et leur envoie un baiser d’adieu. Le peloton d'exécution fait feu.

La Grande Guerre marque le début de l’espionnage moderne. Aujourd’hui, en pleines commémorations, personne ne parle de ces femmes de l’ombre qui ont eu un rôle capital. Contrairement à Mata Hari, ces vraies premières espionnes ont fourni des renseignements déterminants. Mais elles ont un point commun avec la courtisane : elles partagent le lit de leurs contacts.

Une espionne atypique

Mata Hari.Par la suite, ce lien entre espionnage et affaires sentimentales devient pérenne. Mais Mata Hari réalise cet exercice avec plaisir, contrairement à ses consœurs. Si la majorité des espionnes le sont devenues par nécessité - pour sauver leurs enfants, leur famille ou leur histoire d’amour - Mata Hari n’était pas dans une situation de survie.

En octobre 1917, la danseuse exotique Mata Hari est exécutée à la Forteresse de Vincennes. Inculpée d’espionnage à la solde des allemands par le tribunal militaire français, elle se livre à un dernier baroud d’honneur en refusant de porter un bandeau sur les yeux.  

Les deux Guerres Mondiales, la révolution russe, la chute du Mur de Berlin, la Perestroïka… Tous ces événements ont été déterminés par l’espionnage et souvent par des femmes, comme Mata Hari, piégées par les rouages de l’Histoire.

dimanche 10 février 2013

Les communistes font disparaître la faucille et le marteau

Le PCF retire la faucille et le marteau des cartes d'adhérents !

Les célèbres emblèmes communistes ont soudainement disparu des cartes d'adhérent du PCF 

De vieux militants conservateurs s'indignent !

Plus que des symboles, c'est une partie intégrante de l'identité communiste qui vient soudainement d'être retirée des cartes d'adhérent du PCF. 
Le marteau et la faucille ont été remplacés par la mention "gauche européenne" sur les nouveaux documents remis à tous les adhérents. Prise sans débat interne, ni avis du conseil national, cette initiative provoque la colère de membres du parti, au moment même où débute le congrès du PCF.

Le parti tente de dresser un mur de justifications

"Nous voulons nous tourner vers l'avenir. C'est un sigle qui ne résume pas ce que l'on est aujourd'hui", explique Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sur le plateau de LCI. Il parle aujourd'hui de "communisme de nouvelle génération". Selon lui, il s'agirait de poursuivre la "normalisation" du parti qui s'intégrerait dans l'euro-social-démocratie, contrôlée par le Parti de la gauche européenne.

L'indignation des adhérents
Le porte-parole du PCF, Patrice Bressac, refuse pour sa part de commenter le sujet. Il préfère s'indigner : "Je suis scandalisé. Le congrès du parti s'ouvre par des interventions de salariés d'entreprises en crise, comme Petroplus, par des dirigeants internationaux qui viennent nous parler des militantes kurdes tuées à Paris (...) On parle de sujets comme ça. Je ne commenterai pas des problèmes d'intendance", déclare-t-il sur Europe 1.

Les militants PCF, quant à eux, sont déstabilisés par la disparition du marteau et de la faucille. "Tout le parti est choqué par ça", explique le secrétaire de section à Paris, Emmanuel Dang Tran, sur France Info. Il déplore la disparition d'un "point historique, symbole de résistance". C'est justement ce que le PCF veut faire oublier, effacer et rayer du ...Sens de l'Histoire !
S'inquiétant d'un revirement politique qui pourrait menacer l'intégrité du parti, il soupçonne Pierre Laurent de vouloir "inféoder le PCF, avec le Front de gauche, des Verts, des trotskistes [sic !!! ], à la social-démocratie". L'avenir du parti est peut-être en jeu.