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vendredi 13 septembre 2019

Un diplomate français inculpé pour appartenance à une association terroriste

Ce diplomate est soupçonné d'un projet d'attaque(s) contre des musulmans et des juifs en France 

Ce diplomate se préparait à des attaques en France, depuis l'ambassade de France au Salvador

Résultat de recherche d'images pour "survivalisme"Le numéro 2 de l'ambassade de France a été interpellé à l'aéroport de Roissy par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 2 juin lors d'un voyage en France. Quatre jours plus tard, il a été inculpé pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris jeudi "de source proche du dossier". 

Ancien consul adjoint au Gabon, Marc-Antoine G. occupait les fonctions d'adjoint à l'ambassadeur de France au Salvador.   Ce haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, âgé de 51 ans, serait membre actif d'une cellule d'ultra-droite, l'AFO, ou Actions des forces criminelles - groupuscule antisémite et islamophobe implanté sur l'ensemble du territoire français et composé de retraités adeptes du survivalisme, convaincus que l'Etat est incapable de les protéger, et des radicalisés -, qui projetait des attaques contre des musulmans en France.  Ce n'est "pas juste un sympathisant" mais un membre "actif" du groupe d'ultra-droite Actions des forces opérationnelles (AFO), selon cette source. Le diplomate a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France et a été suspendu de ses fonctions. Le Quai d'Orsay n'a pas souhaité "commenter une procédure judiciaire en cours".
Ce groupuscule voulait lutter contre un "péril islamique" que Le Parisien estime "prétendu".

Treize membres présumés de l'AFO ont déjà été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" à l'été 2018. 

Ils affichaient leur ambition de lutter "contre le péril islamiste" évoquant déjà des projets d'attaques contre des musulmans. Lors de deux coups de filet et de perquisitions chez des suspects, des armes à feu avaient été retrouvées. Une haine des juifs et des musulmans unissait ce groupe hétéroclite, composé de femmes et d'hommes âgés de 33 à 70 ans. 
Ils projetaient d'attaquer des cibles musulmanes, pour lutter contre un supposé "péril islamiste". Parmi leurs projets : le meurtre d'imams, l'empoisonnement de nourriture halal dans des supermarchés, l'attaque de mosquées..

Les cinq premiers membres de cette mouvance visant des musulmans et des juifs ont été arrêtés et mis en examen entre septembre 2018 et mai 2019. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté d’attaquer des lieux de cultes musulmans et juifs, dont le traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L'enquête judiciaire a mis au jour un projet d'attaque "aux contours mal définis", "susceptible de viser un lieu" de culte, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Ce groupe "à l'idéologie proche de la mouvance néo-nazie" avait évoqué "des lieux de culte juifs ou musulmans". En janvier, la section antiterroriste du Parquet de Paris s'était saisie de l'information judiciaire initialement ouverte à Grenoble le 8 septembre pour des infractions à la législation sur les armes.

Un membre "actif" qui envoyait des directives par mail
A leur domicile, les forces de l'ordre avaient retrouvé des armes à feu et des milliers de munitions, notamment des éléments permettant de fabriquer des explosifs de type TATP, signe que leurs projets étaient déjà ébauchés, bien qu'aucune date d'opération ne semble alors fixée. Le probable chef de file du groupe, un policier à la retraite, "avait la volonté de durcir l'action d'AFO", avait indiqué une source proche de l'enquête à l'époque. 
Les suspects avaient nommé leur groupe "L'Oiseau Noir". Ils communiquaient par l'intermédiaire d'un forum, dans lequel ils "discutaient de l'opportunité de commettre un attentat". Parmi les suspects figurerait un gendarme volontaire. Les enquêteurs auraient retrouvé à son domicile des explosifs, des munitions de kalachnikov, un pistolet Glock et un fusil.

Le diplomate arrêté n'était "pas juste un sympathisant" d'AFO mais au contraire un membre "actif". Il donnait des instructions, se tenait au courant de l'avancée des projets d'attaques par mail et aurait même recruté des sympathisants. "Le projet initial de l'AFO consistait, lors d'une attaque terroriste en riposte aux attentats du 13 Novembre 2005 (série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts - aux abords du Stade de France, à des terrasses de cafés et de restaurants des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle de spectacle du Bataclan -, revendiqués par l'organisation terroriste Etat islamique), à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales", aurait reconnu l'homme, cité par Le Parisien. Pour lui, le groupuscule comptait avant tout préparer des "mesures de représailles" mais pour certains membres "l'attaque était une option".


vendredi 8 février 2019

Gilets jaunes :France info mène une enquête soupçonnant à priori la droite ultra d'infiltration

La radio de service publique mène-t-elle aussi l'enquête sur une possible infiltration de l'ultra-gauche ?

Radio France cherche à corroborer les accusations de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"

Comparer aux années 30 et à la montée du nazisme le rejet actuel de l'Europe par un nombre grandissant de ses peuples est une vieille habitude à laquelle a sacrifié Macron, bien que le trentenaire ait promis la construction d'un "monde nouveau".
Ainsi Hollande, au moment des européennes de 2014, n’évoqua-t-il les "heures sombres" de l’entre-deux-guerres à propos du Front national. Intellectuel paresseusement, imprégné de l'idéologie gauchiste dominante, Macron ressort les mêmes poncifs, sans fondement historique dans une Europe apaisée, mais avec le même réflexe reptilien de dramatisation des enjeux du XXIe siècle par le biais de ce parallèle archaïque et usé, dans un entretien avec Ouest France, avec, hier comme aujourd’hui, une logique de bouc émissaire. Dans ce contexte d'élections européennes en mai, Macron joue avec les peurs, et après lui, Darmanin qui, en écho sur le même sujet, évoqua la "peste brune" en novembre dernier, ou le journaliste Matthieu Gorisse-Mondoloni qui traque aujourd'hui les "Gaulois réfractaires" revêtus de jaune et susceptibles d'être des héritiers des "chemises brunes".

Mondoloni mène l'enquête sur Google. Cet ancien de Rue89 n'est pas mécontent que ce méchant GAFA tourne pour lui... 

Devant son écran, le journaliste d'investigation se rabat sur un chiffre publié par l’Ifop, dont il admet qu' ''il nécessite d’être nuancé : 41% des Français seraient tentés par un régime "autoritaire", "quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement". Par ses attaques visant les contre-pouvoirs et le peu de cas qu’il fait de ses oppositions et du Parlement en général, le pouvoir actuel [Macron, pour ne pas le nommer] ne nourrit-il pas lui aussi ce terreau ? Déjà, la notion de "terreau" révèle ce journaliste : génération après génération et hors des jardineries, le mot est récurrent pour évoquer les racines de la droite contemporaine, à ont vu, commencer par le "populisme" dont la gauche s'exclut. 

Plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni. 
Le mot "groupuscule" est également révélateur, car s'il évoque des petits nombres inorganisés et mouvants (comme, d'ailleurs, ceux de l'ultra-gauche antifa, notamment), parce qu'il trahit, pour le moins, du mépris, et plus certainement, une haine très répandue dans les milieux bobos, autoproclamés intellos et classés dans l'élite, dont les journalistes se revendiquent modestement.

Les "gilets jaunes" organisent une nouvelle manifestation samedi 9 février, ce sera la 13e semaine de mobilisation. Ce mouvement est convoité, infiltré même, par l’ultradroite française, c’est ce que révèle notre enquête franceinfo. 
On sent venir l'enquête à charge - vous savez, les "relents" attachés à l'antisémitisme, l'homophobie et l'ultra-droite - , car les observateurs les moins avertis ont gardé en mémoire les reportages et vidéos prouvant la même infiltration par la gauche, et ont vu, s'ils font du terrain, les contre-exemples locaux nombreux qui jettent la suspicion sur ce travail en chambre.

Une infiltration théorisée il y a maintenant trois semaines, le 19 janvier, lors d’une réunion à Rungis, sur le thème : "Gilets jaunes ou la révolution qui vient !". Dans une salle, devant 400 personnes, des figures bien connues de l’extrême droite et de l’ultradroite française se retrouvent. Sur scène, il y a notamment Alain Soral, d’Egalité et Réconciliation, Hervé Ryssen, auteur de plusieurs ouvrages antisémites et Yvan Benedetti (en gilet jaune dans la video), ancien du Front national et ancien président de l’Œuvre française, un mouvement dissous par les autorités en 2013.

PaSiDupes a lu L'Humanité, comme le journaliste d'investigation Mondoloni

Le journal communiste publie son article le 6 février et France Info, le 8, à la mi-journée. L'illustration est commune (ci-dessus)...
L'enquête de France Info ressemble fort à du plagiat.
On y relève des similitudes, temporelles floues : "Dès la naissance des gilets jaunes, les mouvements d’extrême droite avaient tenté de les structurer," contre "plusieurs groupuscules sont présents quasiment depuis le début des manifestations, assure Mondoloni". Or, le 19 janvier, date de la fameuse réunion de l'ultra-gauche à Rungis, où s'étend le MIN, Marché d'Intérêt National de Rungis (Val-de-Marne), on n'est plus franchement "dès la naissance des gilets jaunes", ni au "début des manifestations", même "quasiment"...

Mondoloni poursuit imperturbablement son enquête d'investigation tendancieuse
"Yvan Benedetti est un des premiers à prendre la parole, avec sur le dos un gilet jaune : "Il faut, non pas tenter de récupérer les 'gilets jaunes'. Mais il convient d'aiguillonner le mouvement, d'orienter le mouvement, parce que les révoltes sont stériles. Seules les révolutions sont salvatrices. Nous sommes rentrés en période révolutionnaire." Une période révolutionnaire durant laquelle tous espèrent jouer un rôle prédominant. Certains intervenants ajoutent qu’ils sont "prêts à mourir pour les 'gilets jaunes' et pour renverser le système" et cela passe notamment par les manifestations." Une synthèse mondolonienne qui vaut ce qu'il vaut lui-même...
A vous de vérifier que les propos sur lesquels il ironise ont bien été tenus:

"Ces groupuscules sont présents quasiment depuis le début dans ces manifestations. Ils sont là, mais discrètement : ils ne s’affichent pas comme des membres de l’extrême droite ou de l’ultradroite. Ils se sont illustrés, comme Ryssen ou Benedetti, notamment en s’en prenant à des journalistes lors des manifestations." Crime de lèse-majesté, Etat dans l'Etat ? La république des juges n'est pas un fantasme; celle des journalistes en est-elle un ?

"Une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"

Image associéeAu total, selon une source policière et Mondoloni, ils seraient environ 200, régulièrement présents avec leurs gilets jaunes sur le dos. Pour certains (l'investigation ne dit pas qui...), ils ont même réussi à noyauter le service d’ordre du mouvement, qui s’est mis en place le 12 janvier - le début des manifestations date "quasiment" d'un mois - lors de la manifestation parisienne et dans lequel on retrouve un certain Victor Lenta, ancien parachutiste, béret rouge sur la tête et médailles accrochées à son gilet jaune [voir la photo qui alimente la thèse commune à L'Humanité et à Radio France]. 
Victor Lenta donne des interviews à certains médias en se faisant appeler "Anthony", poursuit Mondoloni, sauf qu'il est un militant bien connu de l’ultradroite, passé par le Bloc identitaire et les Jeunesses nationalistes. Le mardi 5 février, avant le journaliste de France Info, France Soir l'a résumé en un "paramilitaire d'extrême droite qui tente de manipuler les Gilets jaunes". Victor Lenta a aussi été mercenaire aux côtés des pro-russes dans la région ukrainienne du Donbass en 2014. C'est un homme connu des services de renseignement français. Une source policière [le secret des sources permet d'éviter de livrer son identité] le décrit comme quelqu’un avec "une très forte idéologie d’extrême droite, favorable à un coup d’Etat militaire"L'affirmation est grave mais rappelle l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, ce qui ne fait pas très sérieux et s'apparente à la rumeur. En termes d'investigation, c'est douteux et malsain.

Victor Lenta a justement fait parler de lui samedi dernier, lors de la dernière manifestation des "gilets jaunes", à Paris. 
Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"Il se présente alors toujours comme membre du service d’ordre. Quand des échauffourées entre manifestants éclatent en tête de cortège, il déclare dans une vidéo postée sur internet : "Nous sommes obligés d'évacuer monsieur Jérôme Rodrigues, apparemment les black blocs ont émis des menaces contre lui, ils ont apparemment chargé le service d'ordre mais la foule a complètement repoussé les black blocs et ils ne sont plus acceptés chez les 'gilets jaunes'". Jérôme Rodrigues, l’une des meneurs des "gilets Jaunes", est alors effectivement exfiltré, dans la précipitation. La menace venait des Black bloc, groupuscules qui ne retiennent pas l'attention de Mondoloni, France Soir et L'Humanité : ils glissent sur les violences de l'ultra-gauche.

Mais ce n’est en rien une attaque des black blocs, c’est en fait une tentative de manipulation de Victor Lenta, assure Mondoloni
Pour preuve, "ce militant antifasciste parisien, présent lors de plusieurs manifestations depuis le 17 novembre. Mondoloni ne prend même pas la peine d'affubler ce quidam d'un nom d'emprunt...: "En aucune façon, Jérôme Rodrigues était ciblé par les black blocs ou les antifas, ce n'est pas dans les pratiques. [Qui peut croire ça ?] Les gens qui étaient visés, c'était les militants d'extrême droite, qui justement agressent les gens qui appartiennent aux mouvements sociaux et mouvements de gauche et qui cherchent aussi à manipuler les 'gilets jaunes', à infiltrer les mouvements." Non seulement la présence de Black bloc est admise, mais elle est justifiée !

"Lenta, politiquement je ne sais pas s'il a un projet derrière, mais pour lui c'est une façon d'apparaître et de se recréer une image et une position au sein de l'extrême droite française", explique un militant antifasciste digne de foi pour franceinfo...

Il souhaite apparaître comme un leader dans son propre camp, comme chez les "gilets jaunes", car la famille ultradroite est parfois divisée. Alors les idéologues comme Ryssen, Benedetti ou Lenta dans une moindre mesure, espèrent fédérer autour d’eux les plus jeunes, qui sont aussi les plus violents. C’est le cas d’un groupuscule d’extrême droite qui se fait appeler les Zouaves, présents dans toutes les manifestations depuis le 17 novembre. Ce sont une soixantaine de membres ultra-violents qui se sont notamment illustrés lors de la manifestation du 1er décembre près de l’Arc de Triomphe. Six avaient été interpellés à cette occasion, condamnés à des peines de prison avec sursis pour cinq d’entre eux. Cela ne les a pas empêchés d’agresser des militants du NPA il y a quinze jours dans la manifestation parisienne des "gilets jaunes".

Une menace "minimisée" par les autorités, selon France Info 

Parfois, Radio France n'est pas aussi laxiste que l'assure la rumeur...
Résultat de recherche d'images pour "black bloc Gilets jaunes"
La "peste brune" d'ultra droite est-elle noire ?
Face à ce phénomène, les autorités se disent officiellement [Mondoloni en douterait-il ?] très préoccupées.  le secrétaire d’Etat auprès du demi-ministre de l’Intérieur, était d’ailleurs auditionné, jeudi 7 février à l’Assemblée nationale. Devant les députés de la commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite, il [Laurent Nuñez] a parlé d’un "fléau", qui utilise aujourd’hui les manifestations des "gilets jaunes" pour se répandre. "Il renvoie d’ailleurs dos à dos ultradroite et ultragauche, qui s’affrontent depuis quelques semaines dans les cortèges," concède incidemment Mondoloni. L'infiltration des Gilets jaunes par l'ultra-gauche fera-t-elle l'objet d'un prochain volet de la fresque mondolonienne ?

Image associée
C'était lors des mobilisations de l'extrême gauche
 contre la Loi Travail...
Mais selon une source policière qui souhaite rester anonyme [si ça peut servir la thèse développée par ce journaliste "libre et indépendant"], la menace n’est pas assez prise au sérieux : "Cela fait un moment qu’on alerte nos autorités, mais c’est minimisé. Au ministère de l’Intérieur, on nous dit que c’est la guerre des boutons, alors que c’est de plus en plus violent. Nous, ce qu’on craint, c’est une nouvelle affaire Méric, - un petit jeune homme malade mais, anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), ce qu'on fait de mieux en matière de valeurs républicaines - qu’un membre de l’ultragauche ou de l’ultradroite meure sous les coups lors d’une manifestation des 'gilets jaunes'." Un policier porte-parole de l'ultra-gauche n'apparaît pas suspect à cette belle âme de Mondoloni...

Du côté des "gilets jaunes" eux-mêmes, a-t-on conscience de ce jeu de pouvoir au sein des manifestations ?, s'inquiète Mondoloni ! 
Il a justement trouvé l'un de ces inquiets sans nom... "Le mouvement appartient au mouvement, appartient au peuple, appartient aux 'gilets jaunes', il n'appartient à personne et personne ne le récupérera, répond Jérôme Rodrigues, l’une des figures du mouvement, celui qui a justement été évacué samedi dernier lors de ces affrontements. Ce n'est pas une bande de bras cassés qui croient en des idées que je ne cautionne pas du tout, moi j'ai quand même un passif où j'ai deux arrière-grands-pères qui ont atterri dans des camps de concentration avec le pyjama rayé. Donc comprenez bien que ces gens-là, moi je ne peux pas les supporter." Jérôme Rodrigues  a reçu ce qui semble être une balle de "flash ball" dans l'oeil. Or, les lanceurs (LBD40) sont confiés aux forces de l'ordre. Mondoloni suggère-t-il que cet oeil probablement perdu à la cause du pouvoir d'achat sera due à l'ultra-droite ?

L’ultradroite qui veut prendre le pouvoir, l’ultragauche qui s’y refuse et au milieu, un mouvement dont la position apolitique est "intenable", assure une source policière (tout aussi anonyme que le plus grand nombre des témoins de Mondoloni), qui ajoute : "A un moment, les 'gilets jaunes' seront obligés de choisir". Et Macron, dans l'affaire ?

Philippe Martinez, CGT : "avec les 'gilets jaunes', on a fait connaissance"... 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi 5 février, partout en France
, à l'appel principalement de la CGT et avec la participation de Gilets jaunes. Infiltrés ?
300.000 personnes ont manifesté mardi partout en France, à l'appel principalement de la CGT, syndicat d'extrême gauche, proche du PCF, et avec la participation de Gilets jaunes marchant côte à côte.

Il existe "des contacts" entre son syndicat et le mouvement des "gilets jaunes," a confirmé sur Europe 1 le patron de la CGT, Philippe Martinez.

La CGT a-t-elle fini par infiltrer la contestation sociale qui se poursuit depuis près de trois mois pour la défense du pouvoir d'achat et des libertés publiques? Bien qu'il ait des témoins sous le coude, nous ne demanderons pas à Mondoloni. Longtemps laissée ou restée en marge du mouvement des "gilets jaunes", la centrale espère désormais y conserver un pied. "Il y a des contacts depuis un certain temps", a expliqué le leader du syndicat, Philippe Martinez, sur Europe 1 mardi matin. "On a fait connaissance." Trois jours plus tard, le grand reporter Mondoloni n'en a toujours pas eu vent... 
"Aujourd’hui, c’est un succès qui en appelle d’autres", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. Et, comme chacun sait, la CGT n'est pas de ceux qui militent pour la prise du pouvoir par le peuple et "favorable à un coup d’Etat"...

Résultat de recherche d'images pour "CGT Gilets jaunes"
"Dès le début des manifestations", le mercredi matin 21 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a légitimé le mouvement des Gilets jaunes, à la papeterie UPM Chapelle d'Arblay
Récupération et infiltration par l'extrême gauche

Le syndicaliste radical a obtenu "des défilés communs, côte à côte, l'un derrière l'autre", lors de la grève et de la manifestation du 5 février à l'appel de la CGT, et ce, dans de nombreux départements. 
Alors que Mélenchon se déclare "fasciné" par certaines figures du mouvement, Martinez le dit : "je suis intéressé par le mouvement des 'gilets jaunes' quand il porte des revendications sociales", soulignant que cela n'avait pas toujours été le cas. "Les 'gilets jaunes' ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef. Quelques jours après, on a vu des revendications sociales. Je suis moins fasciné par une minorité qui porte autre chose qui ne sont pas les valeurs de la CGT." Mondoloni a donc sombré dans la désinformation en faisant, au côté de L'Humanité, le procès d'une minorité qu'il a présentée comme la totalité du mouvement, infiltré et mené par l'extrême droite.

En estimant par ailleurs qu'il est nécessaire de diversifier les modes d'action pour faire entendre les revendications sociales, en visant aussi les patrons, Martinez confirme sa volonté de main mise sur le mouvement. 

Philippe Martinez : La CGT souhaite notamment changer les jours de mobilisation. "Le samedi, c'est bien; la semaine c'est mieux", a-t-il martelé. Parce que c'est le meilleur moyen de pénaliser les entreprises. "Les 'gilets jaunes' attaquent beaucoup le gouvernement, et Emmanuel Macron a sa part de responsabilité. Mais qui augmente les salaires dans l'entreprise ? Ce sont les patrons. On dit aux 'gilets jaunes' qu'eux aussi [les patrons] sont responsables de leur situation." 

lundi 26 novembre 2018

Mobilisation populaire du 24 novembre : polémique sur le cynisme du ministère de l'Intérieur

Gilets jaunes : un exécutif en pleine parano complotiste

Christophe Castaner accuse Marine Le Pen d'avoir encouragé les violences

Cynisme de la dramatisation :
Castaner en vareuse à épaulettes et cravate noires !
Alors que des heurts ont éclaté sur les Champs-Elysées, samedi 24 novembre, jour de mobilisation des gilets jaunes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé ces violences en accusant la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, d'être l'instigatrice : "fake news" ET manipulation politicienne de l'opinion à l'approche des Européennes ?

Christophe Castaner a dénoncé "les séditieux" parmi les Gilets jaunes

VOIR et ENTENDRE
le ministre insensé débiter des propos injurieux facteurs de colère ajoutée, à l'origine de violences en marge d'un mouvement qualifié de "bon-enfant" avant son intervention provocatrice :
Le bouffon affirme que "nos forces de sécurité avaient parfaitement anticipé" !

Darmanin, ministre, désigne l'ultra-gauche et le "peste brune"

EN IMAGES. Mobilisation des gilets jaunes, violences à Paris
Dimanche, le ministère de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a repassé une couche de diabolisation du mouvement citoyen, assimilant les manifestants des Champs-Élysées à la "peste brune"...

La comparaison ne passe pas. Après Macron qui avait évoqué la "lèpre nationaliste" pour stigmatiser les électeurs qui ont démocratiquement porté des anti-européens  au pouvoir en Autriche ou Italie, mais aussi en Pologne ou en Slovénie, son ministre a développé la thèse  d'une montée du nazisme tendant à décrédibiliser les 'Gilets jaunes' et à démobiliser la population.

Mais le ministre des surtaxes n'a réussi qu'à se placer sous le feu de la critique ce lundi, après avoir affirmé que "la peste brune" avait manifesté samedi sur les Champs-Élysées, à Paris.

Hollande (PS) n'en croit pas ses oreilles
Cette référence au fascisme a suscité des critiques acerbes de l'opposition. "Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Cela déconsidère celui qui le dit", a condamné François Hollande, ce lundi sur RTL.  

Même l'extrême gauche dénonce ces propos.
 
"Il ne faut pas faire croire que des milices fascistes ont déferlé sur Paris. C'est bien plus compliqué que cela. Et cela évite de parler du fond. Les "gilets jaunes" n'égalent pas quelques abrutis d'extrême-droite très minoritaires", a de son côté affirmé ce lundi sur France Info le député LFI Alexis Corbière, abruti qui a dû abandonner le logement social de la Ville de Paris qu'il squattait. 

Marine Le Pen a enfin démonté ce lundi l'analyse de Gérald Darmanin et de Christophe Castaner, qui avait attribué dès samedi les violences à des "séditieux" de l'ultradroite". Des Français qui brandissent le drapeau français et chantent la Marseillaise, ce seraient des "séditieux ?" Pour Gérald Darmanin, les gilets jaunes sont la "peste brune", donc des nazis..." 

Aucun des interpellés n'appartient à l'ultra-droite. Peut-on en dire autant de l'ultra-gauche ? 
Alors, maintenant, le préfet de police, Michel Delpuech, et le demi-ministre de l'Intérieur assurent que des "gilets jaunes" ont pu être ...manipulés par cette ultra-droite !

Casseurs en marge du rassemblement de "gilets jaunes" à Paris : comment se sont-ils infiltrés sur les Champs-Elysées ? 

Le pouvoir a laissé l’acte 2 de la mobilisation des gilets jaunes tourner au chaos à Paris ce samedi. Des milliers de manifestants se sont rendus sur les Champs-Elysées malgré l’interdiction et de nombreux affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre car des casseurs se sont infiltrés par les gilets jaunes, alors que l'exécutif se flattait de maîtriser habituellement les mouvements de foule sur les Champs. Les explications de Sibylle Delaitre.

Les forces de police ont reçu l'ordre de laisser entrer les manifestants sur les Champs-Elysées

Cette video l'atteste,
en même temps que le désordre dans les rangs policiers :


Une témoin assure en outre avoir assisté à l'arrivée d'un groupe de 'Black bloc", c'est-à-dire des internationalistes anarcho-révolutionnaires. Les journalistes avaient en effet indiqué que des cars venus d'Allemagne avaient été signalés, ce qui accrédite la thèse du cynisme de l'exécutif.

L'ultra-droite était-elle à la manoeuvre sur les Champs-Elysées ?

L'Heure des Pros (1ere partie) du 26/11/2018 :



Marine Le Pen conclut que Castaner traite les "Gilets jaunes" de nazis :


samedi 10 novembre 2018

Projet d'attaque au couteau contre Macron : info ou intox ?

Les suspects voulaient-ils vraiment agresser le président à l'arme blanche ?

Les quatre suspects seraient passés aux aveux devant la DGSI

Ils planifiaient de poignarder Emmanuel Macron lors des commémorations du 11-Novembre. 

L'attaque contre le président était imminente. Le groupuscule d'extrême droite qui avait planifié un attentat contre Emmanuel Macron est finalement passé aux aveux lors de sa garde à vue dans les locaux de la DGSI, a appris France 2. Les quatre hommes ont détaillé aux enquêteurs le plan mis en place. "On est vraiment intervenus juste avant une action imminente, précise une source proche de l'enquête. Il [le meneur présumé] a l'air de monsieur Tout-le-Monde, il aurait pu y arriver. "

Un suspect sous surveillance
Le cerveau de l'opération présumée s'appelle Jean-Pierre B. L'homme de 62 ans, négociant en bois et originaire de Saint-Georges-de-Commiers (Isère), avait imaginé poignarder le chef de l'État à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, mercredi 7 novembre, lors des commémorations du centenaire du 11 Novembre. Dans le détail, le suspect comptait franchir les portiques de sécurité munis d'un couteau en céramique, qui, contrairement au métal, n'est pas censé déclencher l'alarme, et poignarder le président en plein bain de foule.

Jean-Pierre B. était sous surveillance de la DGSI depuis le 31 octobre. En cause, ses échanges sur une messagerie cryptée où il se montrait particulièrement virulent envers Emmanuel Macron. Tout s'est accéléré lundi dernier, lorsqu'il a pris la route en direction de Bouzonville, en Moselle, avec un autre homme pour retrouver ses deux autres complices. Les forces de l'ordre ont décidé d'interpeller les quatre suspects le lendemain dans la matinée.

Les complotistes ne prennent pas de repos

Si, à 50 ans, tu n'as pas eu ta menace d'attentat, c'est que t'as raté ton quinquennat...

On a déjà eu l'attentat du Petit-Clamart. 
Désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday (assassin de Marat), cet attentat fut le fait d'un groupe (OAS-Métropole / OAS-CNR) dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le général de Gaulle, président de la République, le 22 août 1962 à Clamart.
Lors du procès contre les auteurs de l'attentat, le général Alain de Boissieu, gendre de de Gaulle, " après avoir énuméré les 'raisons' du supplice de Jean Bastien-Thiry (dernier condamné à mort à être fusillé en France), affirma que l'attentat fut "téléguidé" par des "milieux politiques" sans aucun rapport avec l'OAS et le CNR."

Et puis celui de l'Observatoire.
C'est un attentat que François Mitterrand a simulé dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris près du jardin de l'Observatoire. Vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, est criblée de sept balles. Les soupçons des enquêteurs s'orientent d'abord vers les partisans de l'Algérie française. Mais l'ancien ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France fut accusé d'avoir lui-même commandité l'attentat dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique. Le 8 décembre, le juge André Braunschweig inculpe François Mitterrand et ses complices pour "outrage à magistrat. Et on dira que l'Histoire ne se répète pas...

Juin 2018: projet d'attentat de l'ultra-droite contre des musulmans radicalisés
Les dix membres d'un groupuscule clandestin d'ultra-droite, baptisé Action des forces opérationnelles (AFO), suspectés de préparer un attentat contre des musulmans, ont été mis en examen, selon une source judiciaire. Elles avaient été interpellées lors d'un vaste coup de filet antiterroriste mené par différents services du renseignement intérieur dans plusieurs régions de France, en Corse, en région parisienne, mais aussi à Vienne et en Charente-Maritime. Les autorités redoutaient "un passage à l'acte violent".

Les suspects - neuf hommes et une femme âgés de 32 à 69 ans - ont été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Quatre d'entre elles ont été placées en détention provisoire, et quatre autres  sous contrôle judiciaire.
Plusieurs d'entre eux ont également été mis en examen pour des infractions à la législation sur les armes et des faits présumés de fabrication ou détention d'engin explosif ou d'éléments destinés à entrer dans la composition de produit explosif, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées lors de perquisitions chez des suspect.
Fait peu banal, la presse fourni le nom du chef présumé du groupuscule, Guy S.
Il s'agit d'un retraité de la Police nationale, né en 1953 et vivant à Tonnay-Charente. précise-t-on. Le groupe comprend également un ancien militaire. 

Le Parquet a ouvert une information judiciaire le 14 juin, "les éléments recueillis" sur ce "passage à l'acte violent" "demeurant toutefois imprécis à ce stade". Selon une source proche de l'enquête, des suspects ont parlé de s'en prendre notamment à des musulmans radicalisés sortant de prison et à des mosquées radicales. Selon Matthieu Suc, journaliste à Mediapart, site révolutionnaire trotskiste, "les projets n'étaient pas très clairs. Comme dans plein de groupes terroristes, on fait des réunions secrètes et on parle d'éventuelles personnes condamnées pour association de malfaiteurs terroristes qui allaient sortir de détention et qu'il fallait tuer; on parle d'imam classés comme radicaux..." Mais on parle pourtant alors de "passage à l'acte imminent".

Depuis cinq mois, l'enquête se poursuit et on apprend que les dix suspects sont treize. Le Monde soulève même un coin du voile sur leurs identités. Ainsi Guy S. s'appelle Sibra et le groupuscule terroriste comporte "une infirmière de 55 ans, un restaurateur indépendant de 45 ans ou encore un mathématicien de 69 ans", mais aussi un retraité de France Télécom de 65 ans, un téléopérateur de nuit pour les taxis G7 et un ex-cadre de la grande distribution. Ces membres se faisaient appeler par des pseudo parlants, comme Richelieu, Ferragus, Attila ou Ninon de Lenclos.
Plusieurs, parmi eux, sont des traumatisés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. "J'ai mal au cœur (…); nous avons une jeune fille de 20 ans qui est enterrée, ce sont des terroristes, moi non !", a déclaré l'un d'eux lors des interrogatoires.

Des sites internet s'interrogent :"Un attentat contre Macron ? Inutile, il se flingue lui-même"
"Sondages désastreux. Il serre des mains (sélectionnées) en demandant "Vous allez bien ?", fait du vélo, renouvelle le gouvernement, parle et parle encore dans les médias, se sépare de Benalla, enlace le torse nu d’un éphèbe (et délinquant) musclé en sueur, marche dans la boue des villages inondés, ratisse à droite en chantant « Maréchal nous voilà », rien n’y fait : le lien avec le peuple est rompu.
Que faire ? Bidonner un attentat contre lui dans les jardins de l’Observatoire, comme Mitterrand ? Ça n’avait pas bien marché. Se faire mitrailler pour de bon au Petit Clamart, comme De Gaulle ? Trop risqué.
Et si on arrêtait six fachos qui auraient éventuellement projeté (paraît-il) d’accomplir un jour peut-être, d’une façon à définir, une agression hypothétique contre lui ? D’après « une source proche du dossier » on sait qu’il« s’agirait d’un projet imprécis, inabouti d’action violente » et même que « Les investigations en cours doivent permettre d’établir la réalité et la nature exacte de cette menace »
Donc, on n’est même pas sûr qu’il y ait eu un projet.
Cependant, le ministre de l’intérieur s’est dit « attentif aux menaces venues notamment des mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire ». En vérité, les six interpellés sont d’extrême-droite, mais pourquoi se priver d’un petit coup en vache contre l’autre, là, l’extrémiste de gauche, oui, vous m’avez compris, le perquisitionné insoumis.
La vérité est ici : le seul endroit où Macron est en sécurité sans être entouré d’une nuée de fourgons de police, de voitures noires, de motards, de cordons de CRS, de dizaines de policiers en civil, est le palais de l’Elysée (à vérifier pour les appartements privés).
Théophraste R. (Auteur du Manuel : « Comment faire don de votre personne à la France des Gaulois irréformables, buveurs, illettrés, fainéants et fouteurs de bordel  »).
PS. Lu quelque part après la « bourde » de Macron sur Pétain : « Il aurait dû épouser sa professeur d’Histoire  ». Ha ! Ha !
Lu dans "Le Grand soir", "journal militant d'information alternative.