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lundi 11 avril 2016

Mouvements citoyens, remèdes à la déchéance du pouvoir socialiste, d'ici la présidentielle 2017 ?

"Un projet politique doit partir du peuple," explique J.-M. Cavada, en faveur de la société civile

Six mouvements citoyens se sont fédérés ce lundi, pour aider à la désignation d'un candidat hors parti à la présidentielle.




Six mouvements citoyens se fédèrent pour organiser une "primaire des Français" et choisir un candidat hors parti pour la présidentielle de 2017. Ce mouvement s'appuie sur un site, laprimairedesfrancais.fr.


Les initiateurs sont Bleu Blanc Zèbre d'Alexandre Jardin -fils de Jean Jardin, dit le Nain Jaune, directeur de cabinet de Pierre Laval sous le régime de Vichy- qui ambitionne de tirer ses compatriotes vers le haut ("Notre pays a toujours été un État; il doit devenir une société adulte") et mouvement visant "à fédérer et unir la société civile dans l’action concrète au bénéfice de la population",

l'association La Transition de Claude Posternak, un communiquant (formateur au CELSA situé à Neuilly-sur-Seine, fondateur du site L'Important et président de la Matrice, agence de communication qui conseille des marques comme Citroën, EDF, ou Bjorg, et très officiel 'spin doctor' de l'ancienne patronne de Solférino, l'amère Aubry, lors de sa campagne primaire) qui reproche à François Hollande, ex-candidat "normal", de "se complaire dans un exercice monarchique du pouvoir" et qui s'écriait dès janvier 2016: "On n’est ni de droite, ni de gauche. On n’a rien à foutre",

Cap 21 de Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement (1995-1997) qui apporta son soutien à François Bayrou, candidat centriste,

Nous citoyens de Nicolas Doucerain, (fondé par Denis Payre), créateur de son propre mouvement, "entreprendre pour la France", pour proposer un programme de renouveau 
pour la France, "libéral pour l’entreprise, social pour l'homme", 

Le Pacte civique animé par Jean-Baptiste de Foucauld, haut fonctionnaire septuagénaire, ancien Commissaire au plan, fondateur et président d'associations, spécialiste notamment des questions d'emploi, de lutte contre le chômage et de solidarité,

et Génération citoyens de Jean-Marie Cavada, ci-dessous, ex-tête de liste UDF aux Européennes 2004 et membre de l'équipe de campagne rapprochée du candidat à l'élection présidentielle 2007, François Bayrou (proche d'Alain Juppé pour 2017), qui s'est entretenu avec l'hebdomadaire Le Point. Après 13 années d'engagement officiel en politique, le journaliste du service public jusque 1981 cherche à se dégager des partis. 

Le Point : Les mouvements citoyens se fédèrent. Quel est votre objectif ?
Jean-Marie Cavada : Le premier parti de France, ce sont les abstentionnistes. Le deuxième, les extrémistes (l'extrême droite, dont le fondateur, la présidente et ses amis proches ne quittent pas le cabinet des juges [la justice politique ne lui pose pas de problème], ou alors pour un détour par Panama, et dont le secrétaire général vient d'être sanctionné pour tricherie au Parlement européen). Le troisième parti, ce sont tous les autres. 
Il y a eu deux ruptures en France : 1945 pour traiter [sic] l'épuration et moderniser le pays et 1958 pour se sortir des scandales politiques [instabilité chronique de la IVe République] et du bourbier algérien. La troisième rupture est en marche [comme dirait Emmanuel Macron] l'état jacobin est devenu impuissant, impopulaire et désormais indécis [l'effet Hollande !]. Le mépris vis-à-vis des partis et des leaders politiques s'est transformé en colère. 
Six mouvements citoyens ont décidé de se mettre au service des Français, à condition que ceux-ci montrent leur volonté de transformer cette colère en espoir d'avenir.

Pourquoi pensez-vous que les Français sont prêts à soutenir une initiative citoyenne ?
Près de 80 % des Français ne veulent pas qu'on leur rejoue le match de 2012, suivi, comme on l'a vu, d'un si lamentable spectacle de lois hors sol, d'engagements méprisés, de vantardise couardisée. Mais ils ne veulent pas non plus pérenniser la colère exprimée dans le vote Front national (74 % sont contre). Et, selon le dernier sondage Cevipof, il n'y a plus que 9 % de Français qui acceptent de faire confiance aux leaders politiques, à l'exception des maires de leurs communes qu'ils respectent à 70 %. 

Dans ces ruines, la leçon est double:
un projet politique doit partir du peuple, assure l'ex-journaliste et les mouvements citoyens doivent savoir être à son service, professionnaliser ses aspirations et les transformer en une rupture d'espoir pour l'avenir. Impossible ? Naturellement, non : nous croyons en l'élan populaire et dès maintenant attendons les citoyens sur www.laprimairedesfrancais.fr, notre place de la République positive à nous, selon l'ex-président de Radio France.

Si vous deviez résumer les cinq blocages majeurs de la France depuis quarante ans...

1) La France est sur-administrée
, donc pas administrée, par un État ventripotent, donc pathétique, qui n'inspire plus le respect.

2)
La France jacobine a été très utile pour reconstruire la richesse d'après-guerre, mais elle aurait dû être puissamment régionalisée après les mouvements de 1968 [facile à dire, après bientôt cinquante ans]. Et, comme elle est dirigée par une caste, certes bien formée, mais insupportablement monopolistique [le service public où il a fait sa carrière en est un parfait exemple], notre peuple ne peut pas respirer et il vaut mieux actuellement aller chercher son avenir inventif à Londres, en Asie ou aux Amériques : quelle faillite!  

3) Le modèle social ressemble à la France
: centralisateur, donc obsolète. 7 à 8 % des salariés seulement sont syndiqués, mais leurs états-majors parfois apparatchiks [très souvent, si on veut sincèrement faire tomber les tabous]  mettent le pays à genoux dès qu'on demande la transformation de tel ou tel statut. Au Danemark, 73 % du capital travail est syndiqué, mais ça marche. L'État doit se retirer des négociations sociales [mais les syndicats réclament constamment l'intervention de l'Etat] et se contenter de vérifier qu'on n'exploite pas les travailleurs. D'ailleurs, il est le dernier à appliquer dans ce domaine les lois qu'il nous édicte. Et à quel prix !

4) La France est le seul pays des 28 membres de l'UE dont le pouvoir exécutif véritable (le président) n'est pas responsable devant le Parlement
: quel spectacle archaïque et périlleux ! [C'est l'effet Hollande: supprimez la cause et vous assainissez la situation du même coup.]

5) On dit l'éducation "nationale", elle n'est même pas dans les banlieues alors qu'autrefois les hussards noirs l'ont fait pénétrer chez les montagnards les plus reculés. En parallèle, la justice est paupérisée [à vrai dire, Taubira l'a mise en faillite], sa lenteur défie la mémoire démocratique [les enquêtes de la justice politique ne manquent ni de moyens, ni d'effectifs...], les gouvernants l'ont souvent méprisée, donc il faut achever de la rendre indépendante et de la financer.

Que pensez-vous de En marche, le mouvement lancé par Emmanuel Macron ?
Ni mes amis, ni moi ne sommes des partisans : la réalité est notre doctrine, pontifie Cavada. Dès lors, comment ne pas voir la paralysie gouvernementale dans cette démarche du ministre des Finances, prince intelligent et libre mais assiégé dans le fortin socialiste qui a relevé sous son nez le pont-levis ? Il lui reste maintenant à faire couler l'huile bouillante sur tous les éléphants qui l'entourent et par tous les mâchicoulis qu'il trouvera. [Que de violence !]

A quoi aura servi le quinquennat de François Hollande ?
Un quinquennat qui commence par un mensonge ("Mon ennemi, c'est la finance") et qui en ajoute aussitôt un deuxième ("Moi, président…") ne peut que se solder par une majorité en miettes, et donc un gouvernement en capilotade. Regardez cette lamentable idée de déchéance de nationalité, écoutez ce triste débat sur la loi travail qui indiquai[en]t pourtant une bonne direction, mais qui se terminera en baudruche de 14 juillet : la République est à plat, le gouvernement est un cloud, le pays recule, pendant que nos concurrents avancent. Mitterrand a condamné le socialisme français parce qu'il n'a pas eu la volonté de faire le congrès de Bad-Godesberg. Hollande n'aura pas osé conduire la gauche vers une doctrine sociale-démocrate, bien qu'il soit un enfant de Jacques Delors. 
N'attendons plus des appareils politiques qu'ils remontent avec hauteur sur les besoins de la France: désuets ils étaient, claniques ils sont devenus, insignifiants ils risquent d'être. Le constater n'est plus suffisant. 
C'est pourquoi l'avenir doit être projeté par la conscience des citoyens. Nous ne vivons pas un épisode : c'est un battement profond de l'histoire qui nous attend.

mardi 4 octobre 2011

Présidentielle 2012: Borloo se désiste; Corinne Lepage se lance

On n'a jamais assez d'outsiders !

Le Parti ouvrier indépendant (POI), anciennement le Parti des travailleurs (PT), renonce à envoyer son candidat au casse-pipe de la présidentielle
en 2012.

Gérard Schivardi
, qui était le candidat soutenu par le PT en 2007, avait récolté 0,34 % des voix. Aujourd'hui secrétaire national du POI, il polémique: "Ne pas présenter un candidat [à la présidentielle] est un acte fort contre les institutions anti-démocratiques de la Ve République".

Corinne Lepage
(ci-dessus), ancienne ministre de l’Environnement, était sur le point de se déclarer ?

Déjà candidate à la présidentielle en 2002, elle déclarait en avril dernier ne "rien exclure pour 2012". La présidente de Cap21 semble avoir fait un pas de plus vers une candidature en déposant au Journal officiel (JO) une association pour le financement de sa campagne. La candidate vétérante vient de créer officiellement une association pour financer sa campagne.

Lepage avait lancé un ballon d'essai
L’objet de cette déclaration, qui remonte au 24 septembre dernier, est le suivant : " recueillir des fonds destinés au financement de la campagne électorale de Corinne Lepage, en vue de l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012".
Mais officiellement, l’eurodéputée n’était pas encore candidate.Son entourage indiquant que cette déclaration est une démarche naturelle, préparant la voie en prévision d’une éventuelle candidature. "Il faut deux mois pour que tout se mette en place et pour ouvrir un financement de campagne (…). Si on fait les choses bien, il faut en passer par là", justifie François Damerval, l’assistant parlementaire de Corinne Lepage.

Pourtant, sous couvert d’anonymat, une source proche de Cap21 ne laissait aucun doute: " Corinne Lepage va faire sa déclaration de candidature ". Et de préciser une date : le mardi 4 octobre. Si tel était le cas, pourquoi un tel calendrier ? "Les fenêtres médiatiques ouvertes avec la primaire PS sont peu nombreuses (…) et après la primaire, le jeu est déjà lancé", explique à Europe1.fr cette même source.

Bayrou l'y encourage-t-il ?
Simple élucubration
, rétorque l’entourage de la députée européenne. "Si elle devait se déclarer, elle le ferait à un moment où elle ne se tirerait pas une balle dans le pied", explique-t-on.
Or, le radical Jean-Louis Borloo vient de se retirer de la compétition pour ne pas être facteur de confusion au centre: ce qui est visiblement le cadet des souci de Corinne Lepage, co-fondatrice et ancienne vice-présidente du MoDem jusqu'en mars 2010 !
Lien PaSiDupes: Europe Ecologie exfiltra des écolos du MoDeM lors des Régionales

Toutefois, preuve que les choses bougent du côté de Corinne Lepage, son dernier livre, A vos citoyens ! , était envoyé à la presse ce mardi matin. "Un projet de Constitution de la VIe République", décrit son attachée. Enfin, simple hasard ou signe tangible d’une candidature imminente, le 4 octobre sera J-200 avant le premier tour de la présidentielle.

Lepage, avatar de Bayrou ?
Et on l’a déjà vu en 2007, l’ancienne ministre cultive un certain goût pour l'embrouille. Lors de la dernière présidentielle, Corinne Lepage s’était cachée derrière la "candidate masquée" qui avait entretenu le suspense en publiant sous le pseudonyme "Catherine Médicis" deux livres-programmes, avant de finalement se ranger derrière la candidature de François Bayrou.
Alors la "Médicis" de 2007 se cacherait-elle derrière le nouveau "candidat mystère" de 2012 ? Plusieurs clips très intrigants ont en effet été postés sur Internet afin de promouvoir une candidature à la présidentielle. Une campagne orchestrée par l’agence de communication Euro RSCG, avec des slogans aux accents très écolos. Mais du côté de Corinne Lepage, on le jure : "ce n’est pas nous. On ne travaille pas avec Euro RSCG".

Le magazine Elle se réjouit de la pléthore de femmes-candidates

" J'ai beaucoup réfléchi
, je me suis beaucoup préparée et je souhaite être candidate à cette élection ", a déclaré la présidente du mouvement Cap21 et députée européenne. " Je suis tout à fait déterminée à aller jusqu'au bout ", a-t-elle déclaré, se disant " décidée à faire le maximum " pour récolter les 500 signatures d'élus.

" Je ne peux pas m'inscrire dans la politique qui a été suivie depuis cinq ans ", a-t-elle répondu, lorsqu'il lui fut demandé si elle pourrait soutenir Nicolas Sarkozy au second tour.

Corinne Lepage explique avoir fait son annonce le 4 octobre, " pas parce que Jean-Louis Borloo a déclaré forfait ", mais parce que c'est " le jour de la Constitution de 1958, et nous avons d'abord besoin de recommencer par la base, c'est-à-dire un nouveau contrat de confiance avec nos concitoyens ".
L'ancienne ministre de l'Environnement âgée de 60 ans est partisane d'une VIe République et d'une sortie du nucléaire. Il ne manque plus que le gaz de schiste. Elle doit publier un nouvel ouvrage jeudi, " A vos droits citoyens "? Histoire de ramasser quelques euros, rien de plus.

mardi 15 février 2011

Primaires: Europe Ecologie voudrait faire barrage à Nicolas Hulot

Les Verts modifieraient le règlement pour favoriser Joly Eva ou ...Duflot

Les altermondialistes veulent changer les règles


Le vote de désignation de leur candidat pour 2012 pourrait être étendu au monde associatif.

Lundi, dans un courriel aux adhérents de la Fondation portant son nom, Nicolas Hulot indiquait qu'il se donne «jusqu'au mois d'avril» pour évaluer comment il pourrait être «le plus utile» en 2012.

Or, à l'issue d'un micmac écolo de plus à la Cigale pour la Convention nationale de juin 2010, VOIR et ENTENDRE -lien
la commission de conciliation du rassemblement Europe Écologie-Les Verts (EELV) a justement décidé vendredi de revoter le 2 avril sur son calendrier et les modalités de la primaire pour la présidentielle.
Lire PaSiDupes sur le souk Verts de la dernière convention nationale (fin janvier 2011)
La pétaudière de Cécile Duflot, déjà en décembre 2010: lien PaSiDupes

Cécile Duflot est dépassée: tous chefs, faute de leader

N'est pas chef qui veut et la patronne peut bien vendre ses produits écolos sur tous les marchés plateaux de télévision, le maquignon Cécile Duflot n'est pas maîtresse de son propre troupeau. Les uns prônent une désignation de leur candidat avant l'été, les autres à l'automne.

Mais la vraie question que les cadres d'EELV n'ont toujours pas tranchée porte sur l'organisation même de cette primaire et donc le mode de désignation du candidat. Faut-il l'ouvrir aux ONG environnementales, comme le voudrait Daniel ­Cohn-Bendit ? Voire aux partis «amis» commeCap 21 (Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle) l'association de Corinne Lepage, transformée en mouvement politique en 2000 et proche du MoDem ? Ou, au contraire, la limiter aux seuls adhérents ?

Nicolas Hulot sur la défensive
Pascal Durand, l'un des proches de N. Hulot, juge l'idée d'élargir la primaire aux associatifs «intéressante, mais impossible à réaliser». «Statutairement, les ONG n'ont pas la possibilité d'entrer dans le champ du politique», observe cet avocat de profession. «Maintenant, à titre individuel, chacun est le bienvenu», se résigne-t-il.
A l'inverse, Christophe Rossignol, élu régional Verts (Indre-et-Loire) du Centre (PS), reste néanmoins persuadé qu'«une ouverture au monde associatif élargirait notre base pour 2012». Il s'en prend à Gaby Cohn-Bendit: " il faut un(e) candidat(e)écologiste à la présidentielle! ! Ton appel au renoncement, publié dans le Figaro, assigne l’écologie à se complaire dans un rôle de supplétif de l’un des deux grands partis qui se partagent le pouvoir et l’immobilisme depuis de trop nombreuses années."

José Bové s'oppose à des primaires

Les primaires, arme à double tranchant
Le meneur altermondialiste anti-OGM pense qu'une primaire cliverait davantage les Verts, si elle ne les fait imploser: « La pire des choses, ce serait de créer deux factions : l'une derrière Eva, l'autre derrière Nicolas», analyse le casseur de MacDo et le faucheur de maïs. José Bové estime d'une part que «les écolos ont autre chose à faire que d'entretenir des écuries de courses» et, d'autre part que «ce serait même le contraire de la philosophie du rassemblement né des européennes de 2009 !» L'eurodéputé prône donc un «gentlemen's agreement» entre les deux principaux candidats, pour ne pas dire un pacte à la manière socialiste, comme entre Aubry et DSK...

Autant de Verts, autant d'avis différents
Porte-parole d'Eva Joly, Yannick Jadot ne partage pas l'avis de son camarade au Parlement européen. «Je ne vois pas comment on pourrait échapper au vote des militants», dit-il. Selon lui, «la primaire doit permettre aux militants de trancher entre deux candidats dont la nature des débats aura démontré, aux yeux de l'opinion, la richesse de nos propositions». Jadot est amateur de chaos et souhaite surtout un calendrier avant l'été «pour ne pas pâtir médiatiquement de celui du PS» prévu, lui, en octobre…

mercredi 8 décembre 2010

Pétaudière Europe Ecologie-Les Verts (EELV): les portes claquent

La guerre froide des chefs est entrée à ébulition

3 semaines et la marmite bout déjà à la direction d'Europe Ecologie-Les Verts

L'eurodéputé Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, a décidé de « renoncer à toute responsabilité » au sein du rassemblement écologiste alors qu'il devait prendre la tête de son parlement. Il dénonce un « climat délétère de guerre froide ». Or, pour une fois, ni le franc-parler de Daniel Cohn-Bendit, coutumier des prises de bec avec les Verts, ni les froides manipulations de la 'vieille ethique', Eva Joly, ne sont en cause.
Pourtant, le conflit est le mode habituel de fpnctionnement des Verts et des altermondialistes: lien PaSiDupes vers les attaques de J-Vincent Placé dirigées contre Daniel Cohn-Bendit, en avril dernier.

Une lettre rédigée par l'eurodéputé Jean-Paul Besset a mis le feu aux poudres.

Ce co-fondateur d'Europe Ecologie devait présider le conseil fédéral (parlement du parti) qui se réunit le week-end prochain, quand hier, il a disjoncté.
Comme si, à l'âge de la retraite (64 ans bien sonnés), il ne connaissait pas le milieu naturel des écolos, dans un courrier d'une grande virulence adressé aux dirigeants du parti, il affirme avoir décidé de « renoncer à toute responsabilité », décrivant un « climat délétère de guerre froide ». Il dénonce les « crispations », les « jeux claniques », la « comédie du pouvoir » et le « Monopoly des territoires ».

L'impossible cohabitation des chefs d'Europe Ecologie et des Verts

La montagne écolo a accouché d'EE-LV, une souris verte née d'une fécondation assistée, en novembre 2010
Lien PaSiDupes

Les cadres sont Cécile Duflot, secrétaire nationale provisoire (jusqu'au premier congrès, au printemps 2011), Jean-Paul Besset, le président, et Yannick Jadot, le porte-parole du parti, mais
- les figures historiques sont Daniel Cohn-Bendit et Jean-Paul Besset (députés européens), Dominique Voynet et Marie-Christine Blandin, sénatrices;
- les nouvelles arrivées: Alima Boumediene-Thiery (sénatrice), Karima Delli ou Eva Joly (députés européens), François de Rugy (député), et Anny Poursinoff;
- les bons clients des media, Noël Mamère, Yves Cochet (députés) et José Bové.

Au nom du mouvement des frères Cohn-Bendit (EE), Dany-le-rouge a estimé, hier, dans un entretien au journal 20 Minutes, que le rassemblement joue désormais à « quitte ou double ». « Je pense que les mots utilisés par Jean-Paul reflètent la réalité au sein du mouvement », a-t-il insisté.

Responsable des élections à EELV, Jean-Marc Brûlé (ex-Verts) regrette qu'une personne « aussi active, qui apporte beaucoup de contenu, prenne ses distances ». Et nuance : « Nous devons tenir compte du message de Jean-Paul Besset, même si le ton de sa lettre est parfois excessif. »

Les chichis crament dans l'huile de friture

Un communautarisme écolo

Tout sépare les troupes disparates d'Europe Ecologie, qui rassemble des écologistes issus de tous horizons, parfois réfractaires à toute forme d'organisation politique, et les Verts, organisés au contraire en parti depuis longtemps.

Echec de l'intégration verte

« La fusion-dépassement n'a pas eu lieu », regrette dans sa lettre Jean-Paul Besset, qui avait vaguement pour mission de travailler au rapprochement des différentes sensibilités.

La guerre entre 'ego' bio et altermondialistes

« Oui, il y a des problèmes humains, oui, la lutte est parfois vive entre ceux qui convoitent des sièges aux élections législatives, voire des postes de ministres ! reconnaît un membre de la direction. Mais ne pas comprendre cela, c'est rester dans l'idéalisme. C'est surtout ne pas être fait pour la politique. »
Un ex-Verts critique quelques récents eurodéputés issus d'Europe Ecologie « qui pensent qu'ils peuvent conduire la politique française depuis Strasbourg ou Bruxelles » !

Les Verts ne réussissent pas l'ouverture

La question qui prévaut aujourd'hui est de savoir si ces coopérateurs sont réellement solubles dans un parti politique. Après la bombe lancée par Jean-Paul Besset, chacun calme le jeu. « Les Verts se sont un peu ouverts, c'est certain, mais pas autant que nous le voudrions », estime Franck Laval, l'un des initiateurs d'Europe Ecologie.

Un des points en débat est la participation des coopérateurs à la désignation des candidats pour les élections. Les ex-Verts n'y sont pas favorables.
Peut-être sont-ils des totalitaires rentrés en manque d'une bonne analyse lourde et ...durable, comme le développement ?
En mai 2009, le chanteur F. Lalanne dénonçait déjà les Verts tendance rouge... Lien PaSiDupes
Et en août 2010,
Dany-le-rouge n'était plus assez rouge au goût des Verts qui tentèrent de le débarquer: lien PaSiDupes

Contre-offensive d'EE contre la glaciale Eva et l'hystérique Cécile
Dimanche soir dernier, plusieurs dizaines de responsables d'ONG et d'autres mouvements, comme Cap 21 (Corinne Lepage) ou Ni putes ni soumises, se sont encore réunis avec les frères Cohn-Bendit et leurs amis pour le premier dîner des « coopérateurs » d'EELV. En clair, ces coopérateurs sont des « adhérents light » qui refusent de se déterminer et de militer dans un parti...

Le mariage de raison électoraliste EE+LV ne tient pas

Les parents font chambre à part et les enfants se chamaillent. Bientôt, une nouvelle famille recomposée ?

mardi 17 août 2010

La radicalisation d'Europe Ecologie effarouche Corinne Lepage

La présidente du parti écologiste craint un "virage trop à gauche"

Y a toujours pire
Corinne Lepage réalise dans la douleur qui se cache à Europe Ecologie

Corinne Lepage a confié son infortune au site internet du quotidien 20 minutes. L'eurodéputée, qui a claqué claqué la porte du MoDem après les régionales de mars, se dit "un peu inquiète", notamment quand "Jean-Vincent Placé (numéro deux des Verts) veut bien d'Eva Joly (la "vieille ethique") en candidate (à la présidentielle) à condition qu'elle affirme ses positions anti-libérales".
Et pourtant lire PaSiDupes sur le respect de Placé pour Joly Eva

EE, attrape-mouches du NPA

"Il y a le Nouveau parti anticapitaliste pour ça !", lance Mme Lepage, invitée des Journées d'été vendredi pour un débat intitulé "quels partenaires pour quel projet" en 2012, au côté de Cécile Duflot (Verts), Daniel Cohn-Bendit (EE) et Pierre Moscovici (PS).
"Je crains un virage trop à gauche, avec par exemple la position des Verts sur les retraites et cela me paraît très loin des positions de Daniel Cohn-Bendit", argue-t-elle.

Cohn-Bendit dépouillé de son gadget attrape tout
"D'ailleurs, le recul de Daniel Cohn-Bendit au sein du mouvement est pour moi un aveu d'échec. Même ma présence a fait débat, alors que je viens simplement discuter, sans exclusive", déplore-t-elle.

pour Europe Ecologie ?


Mme Lepage dit avoir l'impression que les membres d'Europe Ecologie "se referment sur eux. Qu'il y a un pacte passé entre Europe Ecologie et les Verts: à EE, la candidature à la présidentielle, aux Verts le projet et le mouvement".
"Cela, plus la crainte de ce virage trop à gauche, rend difficile un vaste rassemblement des écologistes". Mais "j'espère bien que nous parviendrons à un très vaste rassemblement autour du programme de transition", conclut-elle, soulignant qu'"il ne faut pas de sectarisme face au sarkozysme".


Si les Verts prennent Europe Ecologie pour un con, Lepage refuse d'être un Cohn pour Bendit.

vendredi 2 avril 2010

Le fondateur de Marianne: Bayrou est un incompris

J.-F. Kahn estime que les Français n'ont pas su voter aux régionales

Le journaliste Jean-François Kahn, qui fut tête de liste MoDem aux Européennes, estime que le problème du patron du Mouvement démocrate François Bayrou, "c'est qu'on ne sait pas vraiment qui il est, mais simplement ce qu'il refuse d'être".

C'est là où le bât blesse quand on prétend être le 1er opposant de France.
"Naguère, on interrogeait systématiquement : 'Mais d'où parlez-vous ?' Avec Bayrou, c'est impossible : il ne se définit que par d'où il ne parle pas", écrit l'éditorialiste sur son bloc-notes de l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi. De Kahn, on se demande simplement ce qu'il raconte.

Dans l'indifférence générale, François Bayrou a réaffirmé samedi lors d'un conseil national la ligne d'indépendance de son parti vis-à-vis de la droite et de la gauche. Un gougnafier anonyme (!), en l'absence de Jean-Luc Mélenchon (lien PaSiDupes) , a bien dû penser tout haut: "Qu'il parte par la droite ou par la gauche, mais qu'il aille au diable ! "

Bayrou, à lui tout seul, fait masse

"Nous sommes depuis le début, convaincus qu'il n'y aura pas de réponse juste à la crise de la France portée par la logique du bloc contre bloc", a-t-il notamment expliqué. "Belle et courageuse constance", commente le journaliste.

Fondateur de L'Evénement du jeudi (aujourd'hui disparu) et de Marianne, Jean-François Kahn a été élu en juin 2009 aux Européennes sur une liste MoDem dans l'Est. Mais, face à l'échec du MoDem (8,4%, en région) et au petit nombre de ses élus (6), l'homme de presse a laissé sa place à sa seconde de liste, la sortante Nathalie Griesbeck dont il ne voulait pas prendre le siège à Strasbourg.
Présent en septembre aux universités d'été du MoDem, ce compagnon de route du parti centriste a expliqué sur son blog après le nouvel échec des régionales (4,2%) en mars que François Bayrou n'est "plus présidentiable, vaincu par un¨'moi' qui a étouffé les 'nous' ". Soyons rassurés, le 'moi' de Kahn remue encore. De profundis !

Corinne Lepage ne connaît pas son président

Si l'ex-vice-présidente du Mouvement démocratique et présidente de Cap21 n'est pas tendre avec François Bayrou, le président du MoDem, c'est que Corinne Lepage ne sait pas vraiment qui est Bayrou, à en croire Kahn.

"Le résultat est catastrophique pour le MoDem", a-t-elle pourtant déclaré. "Cela remet complètement en cause le président et sa stratégie. Cela me paraît une évidence", a-t-elle ajouté au soir du dimanche du 1er tour des régionales sur France-2.
"Ce n'est pas la responsabilité des militants. Cela ne remet pas forcément en cause les valeurs du MoDem", a-t-elle insisté, avant de mettre le cap sur Europe Ecologie et de se donner à Dany-le-rouge.

Le magazine Marianne n'est pas ridicule

Mai 2007 - « Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d’aubaine, acte isolé ou vraie tendance ? », s'interrogeaient ses « décrypteurs » émérites, sous le titre «Des Verts pastèque aux Verts melon. » Lien Marianne2

Parce qu'ils ne le connaissaient déjà pas, « certains Verts ont décidé de se convertir à l’orange et de rejoindre le Modem. La fuite des écolos a commencé avec le ralliement de Jean-Luc Benhamias, ex-secrétaire national des Verts, à François Bayrou. » « Cela 'n’affole pas' Dominique Voynet, mais les faits sont là. » Pas de quoi s'affoler, en effet...

Le 30 mai 2007, Corinne Lepage était vigilante: « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti ». « Il faudra que nous nous unissions, qu’il n’y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n’arrive pas », promet la présidente de Cap 21. »

Mai 2009 - Francis Lalanne fustigeait les pastèques: « Les Verts sont comme les pastèques, Vert dehors, rouge dedans. » Lien PaSiDupes
Avril 2010: qui aime encore les oranges ? 4% des Français et
Jean-François Kahn, spécialiste des causes perdues désespérées
: Bayrou sait parler à l'oreille des journalistes de Marianne.

samedi 27 mars 2010

Le MoDem n'est pas mort, il parle encore

Bayrou, vert de rage

De la solution Bayrou à la dilution du MoDem

Le parti de François Bayrou a tenté samedi de tirer les leçons de l'échec des élections régionales lors d'un conseil national morose (lire PaSiDupes). A la différence des électeurs, il peut dire qu'il arrive à se distinguer de la droite et de la gauche, mais envisage toutefois d'élargir sa direction.
Quelque 40% de ses conseillers nationaux (140 sur 320) ont participé durant près de cinq heures aux débats à huis clos dans des locaux de l'Assemblée nationale, tandis qu'une dizaine de militants ont manifesté dans la rue leur mécontentement, après l'effondrement de leur parti aux régionales (4,2%).
Lire PaSiDupes sur la gueule de bois de Bayrou

Dolium, son arbre Obama, n'a pas masqué le buisson

"L'esprit du MoDem n'est pas mort"
, proclamait une militante, Carole Brevière (Bobigny), une pancarte autour du cou.
"J'adhère toujours aux idées de Bayrou mais si on n'est pas capable de faire notre autocritique, on va à la catastrophe", a expliqué Claire O'Petit, conseillère municipale de Saint-Denis.
"On a un projet novateur porté par des apparatchiks", a regretté une autre militante, Isabelle Verschueren.

On veut y croire encore
A l'issue du Conseil, François Bayrou a salué devant la presse "une réunion approfondie, sérieuse et unanime", expliquant qu'une seule personne s'était exprimée dans des "conditions un peu choquantes".

On n'a rien à cacher
Rémy Daillet, conseiller de Haute-Garonne, qui enregistrait en douce les débats, a été exclu du Conseil et accompagné vers la sortie par un groupe de cadres expliquant à la presse qu'il ne représentait que lui-même.
"Voilà comme M. Bayrou traite les gens qui le menacent", a dénoncé l'intéressé , qualifiant l'élégance de son geste de "prétexte pour le faire taire".
"Le parti va bien. Il s'est débarrassé d'infiltrés qui étaient traîtres aux valeurs que nous représentons", a lancé de son côté un conseiller devant la presse.
Mais personne n'a le coeur de soulever la question des finances du parti.

Unanimité à la soviétique
"Le conseil national a souligné l'unité du mouvement et sa volonté de reconstruction civique", a insisté F. Bayrou, affirmant que les conseillers avaient voté à l'unanimité pour "le choix stratégique de l'indépendance". "Notre position n'a pas été comprise. Nous avons eu des difficultés de juste expression de nos choix de positionnement", a-t-il toutefois accordé.

Son antisarkozisme n'effleure pas Bayrou

Il a notamment expliqué qu'
il ne faisait pas de "l'antisarkozisme personnel"
mais combattait "des choix politiques conduisant à un grave délabrement du pays" et qu'il n'y avait jamais eu "d'alignement" du MoDem "sur la gauche", comme cela a été perçu par certains. "Nous sommes depuis le début, convaincus qu'il n'y aura pas de réponse juste à la crise de la France portée par la logique du bloc contre bloc", a-t-il dit.
Il a également attribué l'échec du MoDem à "l'abstention de son électorat" (51%), "aux choix risqués", mais qu'il "ne regrette pas", d'avoir présenté des candidats neufs, et aux "divisions internes" qu'il dit vouloir désormais combattre.


L'organigramme bouche-trous

Ici, est passé Xynthia : on colmate
Répondant aux critiques sur sa gouvernance, l'autocrate a annoncé des changements dans l'organigramme du parti avec les nominations de
Jean Lassalle, seul chef de file MoDem à avoir passé la barre des 10% aux régionales en chantant,
et de l'eurodéputé Robert Rochefort, comme vice-présidents du parti.


Marc Fesneau, 38 ans, qui fut tête de liste aux régionales en région Centre, a par ailleurs été nommé secrétaire général du MoDem, un poste nouvellement créé.

"Mic mac" en cours pour s'accaparer les électeurs centristes

Concernant l'avenir, F. Bayrou a assuré ne pas vouloir se prêter aux grandes manoeuvres, mais il donne des noms, ceux de Dominique de Villepin, Jean Arthuis (Alliance centriste) et Hervé Morin (Nouveau Centre).

A gauche, Daniel Cohn-Bendit (EE) tient la corde. Corinne Lepage et Cap 21 ont déjà transporté leurs valises à Europe Ecologie. L' "atelage qui est en train de se constituer ne peut pas aller dans la bonne direction parce que ses chevaux ne tirent pas dans le même sens", a-t-il dit.
Pour notre part, "on ne va rien céder, pas un centimètre, pas un pouce, à notre vision de la société", a-t-il assuré.

Alain Dolium, Obama du MoDem le temps des Régionales, n'est déjà plus aussi prisé. Tête de liste en Ile de France, il a fait 3,98% au premier tour.

lundi 30 novembre 2009

Régionales: Europe Ecologie exfiltre des écolos du MoDem

Corinne Lepage, passeuse de ses adhérents de Cap 21

Après la région PACA et le Languedoc-Roussillon, les adhérents de Cap 21, le mouvement de Corinne Lepage intégré au MoDem, ont décidé de faire liste commune avec Europe Ecologie en Haute-Normandie.
Si le ménage Bayrou-Royal va mieux (lire PaSiDupes), est-ce parce que le couple Bayrou-Lepage est en instance de divorce ?

Le MoDem se désintègre

  • La Haute-Normandie est en effet la troisième région où les adhérents de Cap 21, mouvement politique présidé par Corinne Lepage et vice-présidente du MoDem, ont annoncé, mercredi 26 novembre, leur ralliement à la liste Europe Ecologie pour les régionales de mars.
    Ce choix d'alliance s'est fait naturellement par "la cohérence sur un projet plutôt que sur une étiquette politique", a expliqué Mathieu Amelot, délégué régional Cap 21 en Haute Normandie. Un projet pour "mettre l'écologie au coeur de l'action publique régionale pour la prochaine mandature". Il ne fait pas allusion à l'autocrate Bayrou qui concentre les pouvoirs mais focalise les aigreurs sur sa personne.

  • En Languedoc-Roussillon aussi, pour expliquer cette désertion, on parle de convergence de points de vue sur un "projet différent du reste de l'offre politique régionale".
    La ligne du MoDem est désavouée

  • Au niveau national, ces alliances s'écartent de la ligne fixée par le MoDem de faire cavalier seul au premier tour des régionales. Le 25 octobre dernier, le conseil national du MoDem s'était prononcé pour des listes autonomes.
  • Corinne Lepage positive, en revanche.
    Ces ralliements régionaux sont de bon augure. La présidente de Cap 21 rappelle son soutien au rassemblement entre démocrates et écologistes, au lendemain des Européennes.
    L'ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé dit "comprendre que les militants aient envie de concrétiser ce que d'autres prônent sans le faire".
    Elle fustige aussi la politique spectacle et les "rapprochements d'estrade et rencontres médiatiques" de Marielle de Sarnez, François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit.
    "On ne peut pas raisonnablement s'afficher sur des tribunes avec des écologistes et s'opposer au rassemblement", pointe-t-elle au sujet des retrouvailles médiatisées entre le président du MoDem et Cohn-Bendit au "Forum Copenhague" le 22 novembre.

    Corinne Lepage confirme les tensions avec le MoDem

    L'eurodéputée donne blanc-seing aux rapprochements de Cap 21 avec Europe écologie et encourage ainsi les alliances dès le premier tour.<br>
    D'autres régions pourraient-elles suivre ? "Cap 21 n'a pas lancé de consigne nationale, assure-t-elle. C'est à chaque région de voir, étant entendu que dans certaines d'entre elles, les relations de Cap21 avec le MoDem sont plus ou moins bonnes."
    Les relations "exécrables" dans le Languedoc entre Cap 21 et le MoDem ont ainsi poussé à l'alliance avec les Verts. En Haute-Normandie, Corinne Lepage cite le divorce consommé entre Laure Leforestier, aujourd'hui membre de Cap 21, et François Bayrou.
    Ce contexte d'unions et de crispations n'est "pas simple à gérer", reconnaît la vice-présidente du MoDem. Mais elle se rassure.
    Le rapprochement des écologistes et démocrates se fera, elle en est convaincue. Au détriment de François Bayrou qui, de plus en plus nettement, circonscrit son destin aux limites du Béarn. Il ne devrait pas tarder à en réclamer l'autonomie !...
  • lundi 6 juillet 2009

    Cohn-Bendit attire à lui les "écolos" de tous les partis

    Dany-le-Rouge bat l'écolo pendant qu’il est chaud

    Un feu de paille

    Daniel Cohn-Bendit est fébrile : il cherche à thésauriser sur sa réussite aux Européennes, comme s’il était conscient que le charme pourrait bien se rompre d’un coup. Le bénéficiaire de la diffusion du film-documentaire de Yann Arthus-Bertrand s’est lancé dans une opération de débauchage destinée à tout ce qui est écolo à gauche. L’épouvantail José Bové, son compère, adopte en revanche un profil bas.

    Daniel Cohn-Bendit rameute l’écolo

    Dany-le-Rouge a appelé samedi les écologistes du PS et du MoDem à rejoindre son rassemblement, qui a recueilli 16,28% des voix aux européennes du 7 juin. C’est lors de la fête "Ecology-Day" d'Europe-Ecologie qu’il a tenté de plumer un peu plus les dindons de la farce Européenne à gauche. "Que ce soit à Cap 21 (le mouvement de Corinne Lepage, MoDem), le pôle écologiste des socialistes, des personnalités qui n'ont pas cru en notre aventure, nous devons dire que l'avenir de l'écologie politique passe par notre rassemblement et leur avenir politique passe par leur intégration dans notre rassemblement", a-t-il déclaré devant environ 600 personnes à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). La volaille du MoDem, comme celle du PS, serait assimilable, alors que celle de la diversité ne serait qu’intégrable.

    L’auberge Europe-Ecologie : on n’y trouve que ce qu’on y apporte
    .
    Ce rassemblement politique de circonstance né en 2008 pour les Européennes vise désormais les Régionales 2010.
    Déjà fort disparate, puisqu’y fraient Eva Joly et Jojo Bové, Martine Billard et l'amère Mamère des Verts, Yannick Jadot de Greenpeace et la communiste Cécile Duflot ou Corinne Lepage de Cap 21/MoDem et Dominique Voynet. « Il doit être un réseau en marche où la double appartenance est possible », a-t-il poursuivi. "On peut être Verts et Europe-Ecologie, on peut être Cap 21 et Europe-Ecologie, on peut être pour l'écologie socialiste et Europe-Ecologie, on peut être une personnalité sans être de nulle part et être Europe-Ecologie, tout cela c'est l'avenir de l'écologie politique", a-t-il ajouté. Peut-on être à voile et à vapeur ?

    "Nous devons continuer cette culture [sans OGM] du rassemblement, de l'ouverture (...) ». Le champ de pastèque a donc vocation à s’étendre : on avait les vertes à l’extérieur qui sont rouges à l’intérieur mais qui peuvent être oranges. On aura désormais la pastèque rose à cœur. Le transgénique politique est accepté…

    L’ouverture sarkozyste fait des émules

    "Welcome in the club vous avez raison de nous rejoindre!", a-t-il lancé, souhaitant "ne pas recommencer avec l'idéologie de la suspicion". "Des partis peuvent se rejoindre s'il y a une conscience très claire des urgences auxquelles nous sommes confrontés", selon le co-président du groupe Verts au Parlement européen. Pour lui, il faut "être en permanence ouvert au débat politique" et ne "pas en permanence regarder dans le rétroviseur de ce qui s'est passé aux élections européennes". Il n'a ainsi exprimé "aucune animosité contre le MoDem et François Bayrou": "demain peut-être, nous nous retrouverons ensemble". Pour mieux te croquer, Fanfan Bayrou.
    Déjà attendu aux ateliers d'été du courant PS "L'Espoir à gauche" de Vincent Peillon fin août à Marseille où Dany ira le titiller à la braguette, D. Cohn-Bendit a déclaré:
    "si demain le Modem m'invite à son université d'été, j'irai !", annonçant qu'il ferait de même pour le NPA d'Olivier Besancenot ou le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et l'UMP.
    Le soixante-huitard n’a pas perdu son goût de la partouze.

    vendredi 29 mai 2009

    Européennes : Lalanne fustige les Verts tendance rouge

    Avec Cohn-Bendit, "le Vert est devenu la couleur de la pollution"
    Francis Lalanne déteste les pastèques
    Les Verts sont comme les pastèques, Vert dehors, rouge dedans.

    Au journal Le Dauphiné du 30, et sous le titre : « La politique est trop sérieuse pour ne la laisser qu'aux politiciens », Lalanne expliqua en quoi il se démarque de Daniel Cohn-Bendit.
    « Nous essayons d'abord de faire valoir ce que nous sommes. Lui, depuis trois mois, on le voit partout. Et maintenant que les sondages l'assurent de son hold-up électoral, il va retourner dans son Allemagne chérie, où il sera payé par le contribuable français. Il a fait une alliance avec Berlusconi et Sarkozy : Cohn-Bendit, c'est l'opposition choisie. Comment peut-on défendre l'écologie, en prônant le libéralisme et le profit ? Comme ça, il va faire disparaître l'écologie. Donner cette image de l'écologie est un crime.»
    Un chanteur en campagne
    Le candidat Francis Lalanne, tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante (AEI) pour le Grand-Sud-Est est venu présenter ses propositions à Gap, jeudi.

  • Pour une taxe de contenu énergétique
    Le candidat a plaidé pour une Europe fédérale capable "de mettre sous tutelle le pouvoir économique et de redistribuer les richesses de manière équitable". Au chapitre des propositions, le numéro 1 régional s'est déclaré contre la taxe carbone, mais pour une taxe de "contenu énergétique" englobant tous les autres produits polluants; contre la prolifération du nucléaire et pour une politique solidaire définie à l'échelle locale.

    Accompagné de Marcelle Schwendemann, dixième sur la liste, il s'est prononcé en faveur d'un renforcement de la Politique agricole commune (PAC).
  • "Du bon air, c'est du bonheur"
    Après avoir mis dans le même sac tous les grands partis institutionnels, Francis Lalanne a concentré ses attaques sur la liste Europe Écologie, défendue par Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Eva Joly: "L'écologie n'a rien à voir avec les luttes partisanes. Elle s'adresse à tout le monde. Le vert est désormais la couleur de la pollution. Le parti a tenté une OPA pour tuer l'écologie politique en globalisant les enjeux. La liste de Daniel Cohn-Bendit n'est que le sous-marin vert de Nicolas Sarkozy." On ne l’attendait pas celle-là !

    Une fois passé l'orage, le défenseur de la nature a relancé les slogans de sa campagne : "La révolte par le vote" ou "Du bon air, c'est du bonheur". Si le scrutin de dimanche prochain se transforme en échec électoral, Francis Lalanne pourra toujours les mettre en musique.

    Francis Lalanne préfère-t-il les Verts-melon ?

    « Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d’aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?»
    Parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte des proches de Jean-Luc Bennahmias, candidats à Marseille, et une grosse dizaine d’anciens Verts, dont quatre à Paris (comme Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris). D’autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l’ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »
    Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s’amusent à les appeler, tantôt élevés sous serre par Dominique Voynet, tantôt en plein champ par les plus radicaux, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?
  • Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l’écologie n’a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d’ailleurs qu’elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.
  • Pour Jean-Luc Bennahmias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ». Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n’est qu’une poignée de gens. Ce n’est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s’être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
    La question est de savoir si cette tendance hybride survivra.
    Pour le député européen Jean-Luc Bennahmias, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives.
    Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu’il n’y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n’arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

    Si le PCF ne cultive plus que les tomates cerise,
    que reste-il de l’UDF au MoDem ? Des verts transgéniques !

    VOIR et ENTENDRE Francis Lalanne, le 29 mai 2009 à Alberville
    Selon lui, par essence (et comme Cali), l’artiste serait un intellectuel, voire un philosophe.




  • Le philosophe Jean-Claude Van Damme a trouvé son maître à penser?