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samedi 11 mai 2019

Européennes le Gilet jaune Jérôme Rodrigues recommande un vote sanction de Macron

"Quitte à ce qu'il finisse deuxième"...

Cette figure emblématique des Gilets jaunes a appelé "à un vote anti-Macron, quitte à ce qu'il finisse deuxième" aux élections européennes.

"Qu'il redescende un petit peu d'un étage, qu'il redevienne un petit peu terre à terre et qu'il vienne nous servir nous plutôt que les plus riches", a déclaré J. Rodrigues, samedi, avant le départ du cortège place Bellecour à Lyon .

"J'appelle au vote, j'appelle surtout pas à l'abstention, l'abstention c'est voter Macron, ça rime, aussi bien pour le vote blanc, on évite, et surtout je m'inscris dans un vote anti-Macron", a-t-il insisté, sans être plus précis sur la liste qui a ses faveurs, le 26 mai.

Ce ne sera pas en tout cas celui de la liste "gilets jaunes" conduite par Francis Lalanne 

Rodrigues accuse en effet le chanteur - un ancien compagnon de route de l'écologiste Antoine Waechter -   de "récupération" à ses dépens.
"Je le respecte, je le juge pas, il fait ce qu'il a à faire; les gens sont à même de choisir s'il faut voter pour lui. Ce que je ne supporte pas aujourd'hui, c'est la récupération qu'il en fait:  il apparaît avec des tee-shirts à mon effigie, je ne m'inscris pas avec Lalanne", a souligné J. Rodrigues.

"Je n'ai rien à voir avec ce monsieur, il fait son bout de chemin tout seul et le mouvement fait le sien. Le mouvement s'était inscrit sur de la non-politique, du moins jusqu'aux élections européennes, il a voulu prendre son chemin, qu'il le prenne, je me désolidarise de ce monsieur-là", a-t-il ajouté.

Les récents sondages diffusés en vue du scrutin européen du 26 mai ont donné La République en Marche et le Rassemblement national au coude-à-coude, autour de 21-22% des intentions de vote à 15 jours des élections.

mercredi 8 décembre 2010

Pétaudière Europe Ecologie-Les Verts (EELV): les portes claquent

La guerre froide des chefs est entrée à ébulition

3 semaines et la marmite bout déjà à la direction d'Europe Ecologie-Les Verts

L'eurodéputé Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, a décidé de « renoncer à toute responsabilité » au sein du rassemblement écologiste alors qu'il devait prendre la tête de son parlement. Il dénonce un « climat délétère de guerre froide ». Or, pour une fois, ni le franc-parler de Daniel Cohn-Bendit, coutumier des prises de bec avec les Verts, ni les froides manipulations de la 'vieille ethique', Eva Joly, ne sont en cause.
Pourtant, le conflit est le mode habituel de fpnctionnement des Verts et des altermondialistes: lien PaSiDupes vers les attaques de J-Vincent Placé dirigées contre Daniel Cohn-Bendit, en avril dernier.

Une lettre rédigée par l'eurodéputé Jean-Paul Besset a mis le feu aux poudres.

Ce co-fondateur d'Europe Ecologie devait présider le conseil fédéral (parlement du parti) qui se réunit le week-end prochain, quand hier, il a disjoncté.
Comme si, à l'âge de la retraite (64 ans bien sonnés), il ne connaissait pas le milieu naturel des écolos, dans un courrier d'une grande virulence adressé aux dirigeants du parti, il affirme avoir décidé de « renoncer à toute responsabilité », décrivant un « climat délétère de guerre froide ». Il dénonce les « crispations », les « jeux claniques », la « comédie du pouvoir » et le « Monopoly des territoires ».

L'impossible cohabitation des chefs d'Europe Ecologie et des Verts

La montagne écolo a accouché d'EE-LV, une souris verte née d'une fécondation assistée, en novembre 2010
Lien PaSiDupes

Les cadres sont Cécile Duflot, secrétaire nationale provisoire (jusqu'au premier congrès, au printemps 2011), Jean-Paul Besset, le président, et Yannick Jadot, le porte-parole du parti, mais
- les figures historiques sont Daniel Cohn-Bendit et Jean-Paul Besset (députés européens), Dominique Voynet et Marie-Christine Blandin, sénatrices;
- les nouvelles arrivées: Alima Boumediene-Thiery (sénatrice), Karima Delli ou Eva Joly (députés européens), François de Rugy (député), et Anny Poursinoff;
- les bons clients des media, Noël Mamère, Yves Cochet (députés) et José Bové.

Au nom du mouvement des frères Cohn-Bendit (EE), Dany-le-rouge a estimé, hier, dans un entretien au journal 20 Minutes, que le rassemblement joue désormais à « quitte ou double ». « Je pense que les mots utilisés par Jean-Paul reflètent la réalité au sein du mouvement », a-t-il insisté.

Responsable des élections à EELV, Jean-Marc Brûlé (ex-Verts) regrette qu'une personne « aussi active, qui apporte beaucoup de contenu, prenne ses distances ». Et nuance : « Nous devons tenir compte du message de Jean-Paul Besset, même si le ton de sa lettre est parfois excessif. »

Les chichis crament dans l'huile de friture

Un communautarisme écolo

Tout sépare les troupes disparates d'Europe Ecologie, qui rassemble des écologistes issus de tous horizons, parfois réfractaires à toute forme d'organisation politique, et les Verts, organisés au contraire en parti depuis longtemps.

Echec de l'intégration verte

« La fusion-dépassement n'a pas eu lieu », regrette dans sa lettre Jean-Paul Besset, qui avait vaguement pour mission de travailler au rapprochement des différentes sensibilités.

La guerre entre 'ego' bio et altermondialistes

« Oui, il y a des problèmes humains, oui, la lutte est parfois vive entre ceux qui convoitent des sièges aux élections législatives, voire des postes de ministres ! reconnaît un membre de la direction. Mais ne pas comprendre cela, c'est rester dans l'idéalisme. C'est surtout ne pas être fait pour la politique. »
Un ex-Verts critique quelques récents eurodéputés issus d'Europe Ecologie « qui pensent qu'ils peuvent conduire la politique française depuis Strasbourg ou Bruxelles » !

Les Verts ne réussissent pas l'ouverture

La question qui prévaut aujourd'hui est de savoir si ces coopérateurs sont réellement solubles dans un parti politique. Après la bombe lancée par Jean-Paul Besset, chacun calme le jeu. « Les Verts se sont un peu ouverts, c'est certain, mais pas autant que nous le voudrions », estime Franck Laval, l'un des initiateurs d'Europe Ecologie.

Un des points en débat est la participation des coopérateurs à la désignation des candidats pour les élections. Les ex-Verts n'y sont pas favorables.
Peut-être sont-ils des totalitaires rentrés en manque d'une bonne analyse lourde et ...durable, comme le développement ?
En mai 2009, le chanteur F. Lalanne dénonçait déjà les Verts tendance rouge... Lien PaSiDupes
Et en août 2010,
Dany-le-rouge n'était plus assez rouge au goût des Verts qui tentèrent de le débarquer: lien PaSiDupes

Contre-offensive d'EE contre la glaciale Eva et l'hystérique Cécile
Dimanche soir dernier, plusieurs dizaines de responsables d'ONG et d'autres mouvements, comme Cap 21 (Corinne Lepage) ou Ni putes ni soumises, se sont encore réunis avec les frères Cohn-Bendit et leurs amis pour le premier dîner des « coopérateurs » d'EELV. En clair, ces coopérateurs sont des « adhérents light » qui refusent de se déterminer et de militer dans un parti...

Le mariage de raison électoraliste EE+LV ne tient pas

Les parents font chambre à part et les enfants se chamaillent. Bientôt, une nouvelle famille recomposée ?

vendredi 29 mai 2009

Européennes : Lalanne fustige les Verts tendance rouge

Avec Cohn-Bendit, "le Vert est devenu la couleur de la pollution"
Francis Lalanne déteste les pastèques
Les Verts sont comme les pastèques, Vert dehors, rouge dedans.

Au journal Le Dauphiné du 30, et sous le titre : « La politique est trop sérieuse pour ne la laisser qu'aux politiciens », Lalanne expliqua en quoi il se démarque de Daniel Cohn-Bendit.
« Nous essayons d'abord de faire valoir ce que nous sommes. Lui, depuis trois mois, on le voit partout. Et maintenant que les sondages l'assurent de son hold-up électoral, il va retourner dans son Allemagne chérie, où il sera payé par le contribuable français. Il a fait une alliance avec Berlusconi et Sarkozy : Cohn-Bendit, c'est l'opposition choisie. Comment peut-on défendre l'écologie, en prônant le libéralisme et le profit ? Comme ça, il va faire disparaître l'écologie. Donner cette image de l'écologie est un crime.»
Un chanteur en campagne
Le candidat Francis Lalanne, tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante (AEI) pour le Grand-Sud-Est est venu présenter ses propositions à Gap, jeudi.

  • Pour une taxe de contenu énergétique
    Le candidat a plaidé pour une Europe fédérale capable "de mettre sous tutelle le pouvoir économique et de redistribuer les richesses de manière équitable". Au chapitre des propositions, le numéro 1 régional s'est déclaré contre la taxe carbone, mais pour une taxe de "contenu énergétique" englobant tous les autres produits polluants; contre la prolifération du nucléaire et pour une politique solidaire définie à l'échelle locale.

    Accompagné de Marcelle Schwendemann, dixième sur la liste, il s'est prononcé en faveur d'un renforcement de la Politique agricole commune (PAC).
  • "Du bon air, c'est du bonheur"
    Après avoir mis dans le même sac tous les grands partis institutionnels, Francis Lalanne a concentré ses attaques sur la liste Europe Écologie, défendue par Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Eva Joly: "L'écologie n'a rien à voir avec les luttes partisanes. Elle s'adresse à tout le monde. Le vert est désormais la couleur de la pollution. Le parti a tenté une OPA pour tuer l'écologie politique en globalisant les enjeux. La liste de Daniel Cohn-Bendit n'est que le sous-marin vert de Nicolas Sarkozy." On ne l’attendait pas celle-là !

    Une fois passé l'orage, le défenseur de la nature a relancé les slogans de sa campagne : "La révolte par le vote" ou "Du bon air, c'est du bonheur". Si le scrutin de dimanche prochain se transforme en échec électoral, Francis Lalanne pourra toujours les mettre en musique.

    Francis Lalanne préfère-t-il les Verts-melon ?

    « Certains écologistes ont quitté les Verts pour le Modem de François Bayrou. Effet d’aubaine, acte isolé ou vraie tendance ?»
    Parmi les 535 candidats UDF-Modem aux législatives, on compte des proches de Jean-Luc Bennahmias, candidats à Marseille, et une grosse dizaine d’anciens Verts, dont quatre à Paris (comme Danielle Auffray, adjointe de Bertrand Delanoë, et Violette Baranda, élue verte à la mairie de Paris). D’autres encore sont passés par un canal de recrutement différent, via Cap 21, le parti de Corinne Lepage, elle aussi ralliée à François Bayrou et cofondatrice du Modem. « On est en contact avec plusieurs membres des Verts qui pensent à nous rejoindre, explique Corinne Lepage. Deux l’ont déjà fait : Jacques Maret et Albert Peyranno. Nous avons décidé de les présenter sur le quota de candidats réservé à Cap 21 au sein du Modem. »
    Question : mais pourquoi ces « Verts pastèque » comme certains s’amusent à les appeler, tantôt élevés sous serre par Dominique Voynet, tantôt en plein champ par les plus radicaux, ont-ils décidé de devenir des « Verts melon », en ralliant le parti orange du candidat centriste ?
  • Car même Jean-Luc Benhamias et Corinne Lepage le reconnaissent : l’écologie n’a pas été le point fort de la campagne de François Bayrou. « Mais justement, nous faisons tout pour peser sur le programme », se justifie Corinne Lepage. Elle estime d’ailleurs qu’elle a déjà infléchi la plate-forme présidentielle du candidat centriste.
  • Pour Jean-Luc Bennahmias, ce sont les querelles internes au parti des Verts qui ont poussé ses amis à le rejoindre au sein du Modem : ils auraient été lassés de « la culture du groupuscule », des « guerres internes », qui « font plafonner le parti à 1,57% des voix ». Dans le parti de Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, on préfère traiter cette tendance par le mépris : « il faut relativiser, ce n’est qu’une poignée de gens. Ce n’est pas significatif. » Dominique Voynet soupçonne même ceux qui ont quitté son parti de s’être laissés griser par une investiture aux législatives : « ces personnes sont devenues des personnalités en se sauvant », lâche-t-elle.
    La question est de savoir si cette tendance hybride survivra.
    Pour le député européen Jean-Luc Bennahmias, « dès le 11 juin, des centaines de militants Verts pourraient rejoindre le Modem », déçus par le score de leur parti au premier tour des élections législatives.
    Mais surtout : que vont devenir ces courants verts au sein du parti de François Bayrou ? « Il serait tout à fait regrettable que les Verts apportent avec eux les problèmes de leur parti », note Corinne Lepage. « Il faudra que nous nous unissions, qu’il n’y ait pas de cacophonie. En tout cas, je ferai tout pour que ça n’arrive pas », promet la présidente de Cap 21.

    Si le PCF ne cultive plus que les tomates cerise,
    que reste-il de l’UDF au MoDem ? Des verts transgéniques !

    VOIR et ENTENDRE Francis Lalanne, le 29 mai 2009 à Alberville
    Selon lui, par essence (et comme Cali), l’artiste serait un intellectuel, voire un philosophe.




  • Le philosophe Jean-Claude Van Damme a trouvé son maître à penser?