POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Chirac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chirac. Afficher tous les articles

lundi 22 mars 2010

Après coup, Raffarin prône « un pacte majoritaire »

Il n'est jamais trop tard pour faire équipe

Le sénateur UMP de la Vienne n'a pas souhaité se jeter dans la mêlée des régionales. Aucun des ministres candidats n'y a fait merveilles: Jean-Pierre Raffarin a donc su prendre le vent.

Dès le lendemain, l'ancien premier ministre a préconisé « un pacte majoritaire » sur les réformes
pour "un peu plus de changements concrets dans la vie quotidienne des gens", pacte que ses amis n'avaient pas consenti pour les régionales.
L'opposition se garde bien de rendre grâce à l'action des chiraquiens et villepinistes, eux aussi « rassemblés et solidaires » à leur façon . Lire PaSiDupes

La leçon sera-t-elle comprise ?

"Il y a des leçons à tirer. Pour le gouvernement d'abord, je pense qu'il faut faire en sorte maintenant qu'on écoute les Français. Et pour moi, c'est un peu moins d'annonces de réformes et un peu plus de changements concrets dans la vie quotidienne des gens", a-t-il estimé sur Canal+, jugeant que "le discours de la réforme globale est insuffisant" et que le vote des Français n'était pas "innocent". L'abstention de la droite ne l'était pas davantage.
"L'essentiel pour moi, c'est de faire en sorte qu'il y ait un pacte majoritaire entre le gouvernement et le Parlement (...), que l'on décide ensemble les quatre ou cinq grandes réformes que nous voulons mener dans les 18 mois utiles qu'il reste avant la prochaine élection présidentielle", a proposé l'ancien Premier ministre. "Il nous faut nous engager sur quelque chose de précis, quelque chose de très clair, pas 40 réformes", en suggérant que l'abandon de la taxe carbone pouvait "être une réponse concrète".
Jean-Pierre Raffarin a également eu la malice de préciser que, malgré des sondages démobilisateurs et une avalanche d'analyses défavorables et d'accusations injustes, ajoutées à des polémiques sur tous les sujets en provenance de l'opposition, de sa presse dévouée et des acteurs associatifs, les résultats des élections régionales néanmoins étaient pour lui une "surprise". "On ne s'attendait pas à ce que les régionales de 2010 apportent un résultat inférieur aux régionales de 2004", a-t-il insisté.

L'ancien président de l'UMP a enfin préconisé certains changements que son parti. "Sans doute que notre organisation n'est pas suffisamment proche du terrain, sans doute pas assez démocratique, trop de nominations et pas assez d'élections."

Le remaniement ministériel qui se profile devrait lui donner une première satisfaction.

vendredi 5 mars 2010

Régionales: l'abstention fait peur aux manipulateurs

Les démocrates n'attendent rien de bon de l'abstentionLa gauche a misé sur les abstentionnistes et s'en mord les doigts


Un Français sur deux ne se rendrait pas aux urnes le 14 mars prochain.
Un record d'abstention qui inquiète la majorité présidentielle, comme ceux qui ont jusqu'ici démobilisé l'électorat. Avec l'aide des instituts de sondage, le PS a convaincu les électeurs des Régionales que leur vote n'est pas nécessaire et que les présidents socialistes de région peuvent continuer sans eux !

"Je vous demande de vous mobiliser."


Telle est la requête de François Fillon, Premier ministre, qui s'inquiète de la démobilisation des Français, las des polémiques en tous sens. A dix jours des élections régionales, l'abstention devrait s'élever à 50 %. C'est ce que prévoit l'enquête du CSA des 24 et 25 févier publiée lundi dernier par Le Parisien.

Un taux d'abstention record qui pourrait plutôt rogner les voix de la majorité présidentielle (UMP/Nouveau centre/MPF). Selon l'enquête, la droite montre un recul au premier tour avec 29% des intentions de vote contre 30% au seul PS.
Or, le nombre des électeurs récalcitrants commence à préoccuper la gauche évincée par un PS hégémonique. Les aigreurs du premier tour risquent de remonter à l'entre-deux tours et de complique les alliances à gauche... Outre que les divergences politiques ne manquent pas, les désirs de vengeance ont commencé à poindre au Front de gauche et Europe Ecologie est prêt aux sanctions.


Les raisons de ce manque d'intérêt sont multiples


La première: la méconnaissance de l'institution Région, qui paraît secondaire à l'opinion. "L'identité régionale reste faible, sauf dans quelques régions comme l'Alsace ou la Corse", explique Bruno Jeanbart de l'institut OpinionWay, soulignant que le Conseil Régional est souvent vu comme un échelon administratif plus que politique.

Pour le politologue de Sciences-Po Paris, Philippe Braud, la politique du président de l'Etat explique également ce fort taux d'abstention. "Il y a un manque de 'sarkophilie'" à droite pour faire contrepoids, alors que dans le passé les présidents de la République ont su garder des électeurs inconditionnels".

Les chiraquiens et autres villepinistes doivent se resaisir et appeler à voter sans états d'âme ou devront rendre des comptes.

En revanche, toujours selon Phillippe Braud, à gauche, une "'sarkophobie' ambiante", cultivée par les media amers et des opposants haineux et impatients d'arriver au pouvoir, pousserait les électeurs "à aller émettre un vote sanction".


La Ch'tite Aubry s'inquiète pourtant des effets pervers de l'abstention

"L'abstention, ça sert la politique actuelle de Nicolas Sarkozy", a affirmé mercredi la patronne du PS.

De plus, à force de prétendre qu'ils manquent de moyens en région, les socialistes ont fait accroire que, pour ce motif, ils sont impuisants. A vouloir se disculper, les lycées, depuis les violences de Villiers-le-Bel et l'incurie de Huchon-Ronron (PS), ne seraient même plus sous tutelle des Régions. A force de se payer la tête des électeurs, le Front de gauche (PCF et groupuscule de Mélenchon) et le NPA à sa suite, qui promettent de rendre le TER gratuit, font grossir le nombre des abstentionnistes dubitatifs.


Il reste dix jours aux partis pour mobiliser leurs troupes.

jeudi 2 octobre 2008

Crise mondiale : la droite au pouvoir, la chance des Français

Chance ou pressentiment ?

Les électeurs sont-ils pour la France les oies du Capitole ?

Les électeurs Français voient-ils venir les crises, qu’à son approche, ils se choisissent la droite : savent-ils en effet amener la gauche en période d’abondance et de détente, mais appeler à temps la droite, lorsque le ciel se couvre, pour faire face, réformer et s’adapter aux turbulences venues d’ailleurs ?
PaSiDupes propose à ceux qui l’auraient manqué cet article du Figaro Magazine du 27 septembre. C’est la chronique d’Alexis Brézet (26/09/2008) :
La réforme ou la fatalité

C'était le 7 février 2007, quelques semaines avant l'élection présidentielle. A Toulon déjà , le candidat Sarkozy s'était emporté contre les « patrons voyous qui restent impunis ». Il avait fustigé les « parachutes en or pour celui qui échoue », dénoncé « les stock-options réservées à quelques-uns ». Et il avait martelé : « Ça ne peut plus durer ! »
Diversement appréciée du côté de ses soutiens traditionnels, la sortie, il faut bien le dire, n'avait guère été prise au sérieux. Dans cette tirade « anticapitaliste », les observateurs avaient surtout voulu voir une habileté rhétorique, le moyen (efficace) de raccrocher des classes populaires peu réceptives au libéralisme présumé du candidat de l'UMP. Nul, à l'époque, n'imaginait que, vingt mois plus tard, le discours de Toulon prendrait une portée prémonitoire, ni que Nicolas Sarkozy retrouverait le même lieu et presque les mêmes mots pour tenter d'apporter une réponse à la « plus grave » crise financière que le monde et la France ? aient connue depuis les années 30.
Il faut avouer que, chez nous, la droite a bien du mérite de chanter comme elle le fait les louanges de l'économie de marché. Sous l'effet d'un étrange sortilège, il semblerait qu'elle ne puisse accéder au pouvoir sans être aussitôt heurtée de plein fouet par la crise économique ! Jacques Chirac, Premier ministre de cohabitation en 1986, est rattrapé par le krach boursier de 1987. Edouard Balladur, qui reprend le rôle en 1993, est bousculé par la récession. En 1995, Alain Juppé, Premier ministre de Jacques Chirac, découvre une économie en dépression. En 2002, c'est Jean-Pierre Raffarin qui voit la croissance se dérober sous ses pas. Une malédiction.
La droite serait-elle si maladroite que, systématiquement, elle détraque l'économie ? Allons donc ! Difficile, même avec beaucoup de mauvaise foi, de soutenir que Nicolas Sarkozy est pour quoi que ce soit dans la crise des subprimes... Faut-il croire, à l'inverse, à un sixième sens de l'électeur qui, sentant venir la tempête, choisirait préventivement de confier la barre à l'équipe la mieux armée pour l'affronter ? Ce serait, pour le coup, tout aussi déraisonnable. Reste le hasard, avec quoi il faut compter en politique, et la statistique : la droite étant plus souvent aux commandes que la gauche, il n'est pas anormal qu'elle rencontre davantage de difficultés.
Quoi qu'il en soit des causes, les effets de cette fatalité sont là et bien là, dont le jeu, depuis vingt ans, produit l'immobilisme français. Heureuse en économie, la gauche redistribue à tout-va les fruits de la croissance sans entreprendre les réformes nécessaires à l'aune des marges de maneuvre qui étaient les leurs, Michel Rocard (1988-1991) et Lionel Jospin (1997-2002) resteront associés à deux formidables occasions manquées. Quant à la droite, ses belles intentions réformatrices se brisent aussitôt sur les récifs de la conjoncture : très vite, on la voit changer de cap, puis abdiquer peu ou prou ses ambitions.
Le film est étrangement répétitif. En 1987, Jacques Chirac met les réformes en panne : ce que l'affaire Malik Oussekine a produit dans l'ordre politique, le krach boursier l'accomplit dans l'ordre économique. En 1994, Edouard Balladur, pour soutenir la machine, jette par-dessus les moulins les bons vieux principes de vertu budgétaire : heureux temps où les critères de Maastricht n'existaient pas ! En 1995, Jacques Chirac, pour boucler son budget, dissout ses promesses de campagne et, deux ans plus tard, sa majorité. Double erreur : la gauche revient, la croissance avec. En 2003, après les retraites, il demande à Jean-Pierre Raffarin de ne pas ajouter la crise à la crise et de ne pas brusquer les Français : il sera entendu, et même au-delà...
La conclusion ? Elle est toujours la même : Jacques Chirac battu en 1988, Edouard Balladur battu en 1995, la droite battue en 1997, le chiraquisme symboliquement défait en 2007 par la victoire du candidat de la « rupture »... Le recul d'abord, la défaite ensuite : c'est cette malédiction que Nicolas Sarkozy, au-delà des beaux discours et des saintes colères, doit maintenant conjurer dans les faits.
Comment ? En réformant. En réformant. En réformant. En ne retranchant rien des engagements qu'il a pris devant les Français, et surtout pas celui de baisser les prélèvements. En restant sourd à la petite musique du principe de précaution politique comme à la tentation d'économiser sa popularité. En décidant de voir dans la crise économique, qui ne nous épargnera pas, non pas un frein mais un aiguillon pour aller plus vite, plus loin.
Tenir le cap afin que la France soit en situation de profiter de la croissance quand celle-ci reviendra ? Plus facile à dire qu'à faire, sans aucun doute. Mais les leçons du passé doivent être méditées :
les Français peuvent comprendre les difficultés économiques, ils ne pardonneraient pas à Nicolas Sarkozy d'avoir, comme les autres, abdiqué devant la fatalité.
(présentation de PaSiDupes)
Défi d'envergure
qui ne sera pas relevé
en chansons au Zénith

lundi 21 avril 2008

Obsèques nationales d’Aimé Césaire, une ‘opération récupération’

Ils sont venus, ils sont tous là !
Les obsèques nationales d'Aimé Césaire, le père de la "négritude", né en 1913, ont eu lieu Dimanche à Fort-de-France (Martinique) en présence du Président de la République, Nicolas Sarkozy, de milliers de Martiniquais et d’un fort contingent de la Rue de Solférino.

Signalons un raccourci journalistique de la presse inculte qui a soudainement découvert le père de la "négritude". Ces obsèques n’étaient donc manifestement pas un hommage à Léopold Sédar Senghor ! Officier de l'armée française et premier président de la République du Sénégal (1960), Senghor peut pourtant légitimement revendiquer la paternité de la notion, sans recherche ADN… Alors qu'il était étudiant boursier en France, il créa -en compagnie du martiniquais Aimé Césaire et du guyanais Léon Gontran Damas- la revue contestataire L'Étudiant noir en 1934. C'est dans ces pages qu'il exprimera pour la première fois sa conception de la négritude, tandis qu’Aimé Césaire introduisait cette notion dans un texte intitulé « Négrerie ». Césaire la définit ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Senghor explique en ces termes le concept de Négritude « la Négritude, c’est l’ensemble des valeurs culturelles du monde noir, telles qu’elles s’expriment dans la vie, les institutions et les œuvres des Noirs. Je dis que c’est là une réalité : un nœud de réalités » (Liberté 11, Négritude et Humanisme, p. 9). Que justice soit donc rendue à l’homme de lettres sénégalais, quelque peu oublié dans la naissance Césairienne d’un mythe et d’une hystérie politicienne! La 'sénégalaise' Royal ne l'aurait pas fait...


Pendant plus d'une heure dans le stade de Dillon, les Martiniquais se sont assemblés pour cet hommage national voulu par la France. Bien que France-Info non seulement désinforme l'opinion, mais fasse l’impasse sur la déclaration de Nicolas Sarkozy, le Président de la République a rendu hommage au poète de langue française à son arrivée à l'aéroport Aimé-Césaire de la ville. "Tous les Français se sentent aujourd'hui Martiniquais dans leur coeur", saluant "le défenseur infatigable de la dignité humaine et du respect des droits de l'homme".

Le chef de l'Etat, avait pourtant eu des relations difficiles avec l'ancien député-maire de Fort-de-France. Celui-ci avait refusé de le recevoir en 2005 en raison de la loi sur "le rôle positif de la présence française outre-mer", mais l’avait accueilli l'année suivante. Malgré cette normalisation des rapports entre les deux hommes, le président Sarkozy ne s'est pas exprimé au cours de cet "hommage culturel".
Ce sont les "mots de sang frais" de l'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" qui ont résonné par les bouches de comédiens antillais et africains, auquel des voix blanches n’ont pas été mêlées.
Un grand portrait proclamait ni plus ni moins Césaire "prototype de la dignité humaine" (selon le mot d'André Breton), et des extraits de son oeuvre étaient déployés dans le stade. Une plaque de céramique portant le nom d'Aimé Césaire et "Liberté, identité, responsabilité, fraternité", avait été posée sur un fauteuil de la part du président de la République.


A l’initiative ‘originale’ de Sa Cynique Majesté Royal qui n’est jamais en retard dans l’emballement ‘serein et juste’ et la surenchère, l'idée d'un transfert du poète au Panthéon a été peu débattue, car le poète souhaitait reposer dans sa terre, ce que Désirdavenir n’avait pas pressenti… Dans son effort de récupération du poète et des voix antillaises, le PS était lourdement représenté. Outre de nombreuses personnalités et plusieurs ministres, François Bayrou (MoDem) et des responsables PS, notamment François Hollande, Désirdavenir Royal, Laurent Fabius et Lionel Jospin, avaient fait le déplacement en grandes pompes et souliers vernis...
center
On peut observer ci-dessus Désirdavenir Royal, qui, reléguée au deuxième rang, cherche l'objectif et cadre la lucarne laissée par les deux anciens premiers ministres qui lui font écran... Elle est au bras au côté du craintif Bayrou, l'éjaculateur précoce, aux dires de Sa Cynique Majesté Royal !
George Pau-Langevin faisait-elle partie du convoi ? Le footballeur Lilian Thuram et des délégations d'Afrique et des Caraïbes avaient fait le voyage.
"C'était le meilleur des fils de la Martinique", a lancé un des plus proches compagnons de Césaire, Pierre Aliker, 101 ans. Très ému, il a raconté le combat de la décolonisation et contre le racisme mené par le député (1945-1993) et maire de Fort-de-France (1945-2001).


La cérémonie s'est achevée dans l'émotion partagée de plusieurs milliers de personnes. Le public a longuement applaudi le départ du cercueil, aux cris de "Béïa pour Césaire" (vive Césaire). Accompagné par une foule fervente jusqu'au cimetière de la Joyaux, le "nègre fondamental" a été inhumé à la tombée de la nuit.
Sur sa tombe, des mots choisis par "Aimé" lui-même, tirés de son "Calendrier lagunaire":
"La pression atmosphérique ou plutôt l'historique
"Agrandit démesurément mes maux
"Même si elle rend somptueux certains de mes mots".
Impressionnant, non?…

Trois écrivains seulement, Victor Hugo, Paul Valéry et Colette, ont reçu un hommage national. Pourquoi Césaire, donc , plutôt que Senghor, le premier africain à avoir été élu à l'Académie française, en 1983?
En 2001, les absences de Jacques Chirac, président de l'époque, comme du chef du gouvernement, Lionel Jospin, aux obsèques de Senghor à Dakar, avaient alors été mal vécue par la population sénégalaise. Les poètes français Jules Supervielle, élu Prince des poètes par ses pairs ou Francis Ponge (1899-1988), résistant, n’a pas eu cet honneur… Etaient-ils trop blancs ou pas assez noirs ? Pour nous en tenir aux poètes, prenons aussi l'exemple du diplomate français, Saint-John Perse (de son vrai nom, Alexis Léger, 1887- 1960 1975 -merci à un aimable lecteur qui a signalé l'erreur) né à la Guadeloupe, déchu de la nationalité française par le régime de Vichy , qui déclarera en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, avoir reçu « les félicitations de quatorze gouvernements étrangers mais pas de celui de sa patrie ».


Liberté, (Egalité), Fraternité… et repentance coloniale!

jeudi 17 avril 2008

La gauche se frotte les mains : le pétrole dépasse pour la 1ère fois les 114 dollars

Le gouvernement Fillon ne doit pas seulement résister aux attaques de la gauche
Le dollar travaille pour l'opposition:
la gauche gagne des électeurs en dormant...

Bonne nouvelle pour les partis qui veulent empoisonner le gouvernement avec des revendications pour le maintien du pouvoir d’achat ! Le prix du baril de pétrole a dépassé pour la première fois le seuil des 114 dollars mardi à New York, en raison de
- la fermeture de terminaux au Mexique,
- de perturbations sur des infrastructures pétrolières au Nigeria
- et une anticipation de baisse de la production russe.
Cette flambée va se poursuivre, avancent les analystes, qui estiment que les 115 dollars le baril sont prévisibles sous peu.
Depuis quelques jours, les cours du baril de brut battent quotidiennement leurs records, sous l'effet soit de fondamentaux haussiers, soit de facteurs conjoncturels tel l'effritement du dollar, qui rend moins chères les matières premières et pousse les investisseurs à se protéger de l'inflation.
Cette inflation ne peut être contrôlée par les états nationaux qui ne disposent d’aucun moyen d’action sans concertation internationale. L’Union Européenne elle-même ne se montre guère réactive et Monsieur Trichet campe d’ailleurs sur ses positions.
En 1995, et à la différence de Jospin qui a pu surfer sur une économie internationale porteuse, le Président Chirac avait déjà dû faire face à des agressions extérieures identiques sur lesquelles, à l’époque comme aujourd’hui, les gouvernements ne disposent pas de moyens d’actions, sauf à essayer d’atténuer les effets de la montée des prix sur les plus défavorisés, en remontant le niveau du SMIC.

mardi 15 mai 2007

Chirac dit au revoir aux Français
Jacques Chirac a fait ses adieux aux Français mardi soir dans une dernière allocution télévisée chargée d'émotion, en affirmant qu'il transmettra le pouvoir à Nicolas Sarkozy "avec la fierté du devoir accompli" et avec "confiance dans l'avenir" de la France.

mercredi 21 mars 2007

Chirac-Sarkozy: mano en la mano

Chirac vote Sarkozy.
Les chroniqueurs engagés qui fabriquent l'opinion se tenaient prêts. Soit qu'ils attendaient un silence du Président sur ses intentions de vote, soit qu'ils escomptaient une prise de parti claire et nette, les 'spécialistes' en ont été pour leurs frais! Le Chef de l'Etat s'en est tenu aux faits comme sa charge le lui imposait car l'homme respecte la fonction. Si bien que les médias n'ont pu ni faire l'exégèse d'une impasse sur son vote personnel, ni pousser des cris d'orfraie dans l'hypothèse d'une prise de position en forme d'appel à voter Sarkozy. La compétence des spécialistes est encore prises en défaut... Jacques Chirac a effectué ses deux annonces dans le respect de la fonction et la gauche gémit de n'avoir pas de reproches à opposer.

A l'issue du conseil des ministres, aujourd'hui mercredi, le président français Jacques Chirac a donc annoncé qu'il apporterait son vote et son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à l'élection présidentielle

et que son ministre de l'intérieur quittera le gouvernement lundi 26 mars.
Le ministre de l'Intérieur quittera le gouvernement le lundi 26 mars pour "se consacrer pleinement à la campagne électorale", a précisé le chef de l'Etat dans une courte déclaration enregistrée à l'Elysée.
"S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée", a expliqué Jacques Chirac. "Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités", a-t-il poursuivi. "C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a précisé avoir reçu le ministre de l'Intérieur avec le Premier ministre, Dominique de Villepin, mercredi avant le conseil des ministres. "M. Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement lundi prochain, et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale. Je l'ai accepté", a-t-il déclaré. "Cet entretien a été pour le Premier ministre et pour moi l'occasion de saluer son travail, son engagement, ses résultats au ministère de l'Intérieur", a souligné Jacques Chirac.
Nicolas Sarkozy devrait être remplacé Place Beauvau par l'actuel ministre de l'Outre-Mer, François Baroin. Jacques Chirac n'a pas évoqué le cas du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, porte-parole du candidat de l'UMP. Xavier Bertrand quittera lui aussi le gouvernement lundi: le ministre de la Santé est aussi porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy.

VIDEO du journal Le Monde

lundi 12 mars 2007

Au revoir Monsieur le Président

Portrait du Président Jacques Chirac

Dans une intervention télévisée d'une dizaine de minutes hier dimanche soir, Jacques Chirac a annoncé officiellement qu'il ne briguait pas de troisième mandat présidentiel.
M. Chirac a exhorté les Français à ne "jamais composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre".
Dans son intervention, le chef de l'Etat a annoncé qu'il dirait plus tard ses choix personnels pour les échéances électorales, s'abstenant donc de lui apporter son soutien.
Portrait: VOIR et ECOUTER

Réactions en France:
La classe politique a retenu dimanche soir l'aspect historique du retrait de Jacques Chirac,
- François Bayrou lui lançant un "coup de chapeau": "J'ai trouvé que la manière dont il s'est exprimé était émue et qu'il rappelait des valeurs de fond, que notre pays ne ressemble pas en effet à beaucoup d'autres, que nous avons un projet de société", a jugé le candidat UDF et
- Sa Cynique Majesté Royal soulignant la "dignité d'intervention du chef de l'Etat qui fait référence à des valeurs constitutionnelles qui nous appartiennent à tous"."C'est un moment historique puisqu'une page de l'histoire va se tourner, une nouvelle page va s'ouvrir et ce sont les Français qui vont l'écrire eux-mêmes", a également affirmé Dame Royal, qui espère tourner la page de son doigt mouillé, comme on compte une liasse de billets.
Son porte-parole Arnaud Montebourg a retenu pour sa part l'exhortation du chef de l'Etat à refuser l'extrémisme. A ses yeux, ce passage de l'allocution du président constitue une condamnation de "l'alliance que tente de construire Nicolas Sarkozy avec le parti de la famille Le Pen".
- Jean-Marie Le Pen est le seul à critiquer "le plus mauvais président de la République de l'Histoire de France" et "le symbole de la corruption politique". "Je pense que Jacques Chirac aura été le plus mauvais président de la République de l'Histoire de France. Je perds en sa personne, et je m'en félicite, mon meilleur ennemi", a déclaré le candidat FN, fustigeant un "bilan de faillite".
- Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche: "Je salue le départ de Jacques Chirac qui a marqué plus de 30 ans de la vie politique française. C'est une page de la République qui se tourne. Je lui rends hommage pour son action, même si je n'ai pas reconnu la France dans la litanie de succès qu'il a décrite, notamment en ce qui concerne la baisse du chômage".
- Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à la présidentielle: "Jacques Chirac a dessiné avec dignité et émotion les contours d'une France républicaine, fière de son histoire et de ses valeurs, capable de les porter à travers le monde. En ne prenant parti pour aucun candidat, Chirac a voulu laisser le peuple seul juge de choisir son successeur. Tout l'enjeu de 2007 est de faire en sorte que ces belles paroles deviennent une réalité pour tous les Français".

M. Chirac a reçu les éloges de sa famille politique.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a salué en lui "un militant actif et déterminé de la République, dont elle peut être fière",
tandis que le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, l'a qualifié de "président qui aura incontestablement marqué le pays".
- Eric Raoult, vice-président UMP de l'Assemblée: "Jacques Chirac a écrit une grande page humaine dont la France peut être fière. Une page se tourne, un nouveau chapitre va s'écrire: un relais est donc prêt, pour la Vème République avec Nicolas Sarkozy".
- André Rossinot, maire de Nancy, co-président du Parti radical: "C'est un moment fort de l'histoire politique (...). Sa vision politique, forgée aux doubles sources du gaullisme à Paris et du radicalisme en Corrèze, aura marqué son époque. Sa réaffirmation des valeurs républicaines essentielles, son message humaniste, laïc, social et européen, soucieux du droit international et de la paix définissent les lignes de force qui doivent guider le vote des Français".
- Jean-François Lamour (UMP), ministre de la Jeunesse et des Sports, a salué une "intervention très émouvante" et "un homme d'Etat soucieux de l'avenir de son pays et au-delà de l'équilibre et du développement du monde". "Avec noblesse, le Président de la République a transmis un message pour l'avenir dont chacun doit s'imprégner. (...) Je peux témoigner de l'attention que Jacques Chirac a toujours eue pour le développement du sport et du handisport ainsi que de son affection pour les grands sportifs français".
- Christian Jacob (UMP, chiraquien), ministre de la Fonction publique: "ce n'est donc pas un discours sur le passé que nous a adressé le président, mais un puissant message d'espoir tourné résolument vers l'avenir".
- Henri Cuq (UMP, chiraquien), ministre des Relations avec le Parlement a ressenti "émotion", "reconnaissance" et "optimisme". "Il a réconcilié la France avec elle-même et su la préparer aux grands défis de demain en faisant résolument le choix de la recherche, de l'innovation, des nouvelles technologies".
- Jacques Godfrain (UMP), député de l'Aveyron: "Il s'est adressé à chaque Français avec dignité et émotion, affirmant sa passion pour la France et son service. Comme lorsqu'on encourage un proche qui a la vie devant lui, il a délivré des messages essentiels pour notre avenir. (...) Le combat de sa vie est le nôtre pour le respect de la laïcité, la lutte contre les discriminations et le combat pour l'égalité des chances".
- Marie-Jo Zimmermann (UMP), députée de la Moselle: "J'espère que Jacques Chirac continuera à servir la France et les Français, et à faire vivre les convictions qu'il a rappelées ce soir avec solennité. (...) Il a livré avec lucidité des combats courageux pour la paix, pour le dialogue des cultures et pour le co-développement. C'est une page de l'histoire de la France qui se tourne".
Nicolas Sarkozy, qui n'a pas réagi dimanche soir à l'intervention présidentielle, qualifie un tel soutien attendu d'"événement politique important", dans Le Journal du Dimanche.

Réactions à l'étranger:
George W. Bush a été le premier dirigeant à réagir à l'annonce du départ de M. Chirac, lui souhaitant "all the best", c'est-à-dire 'bonne chance' (et non pas 'ce qu'il y a de meilleur', traduction des agences sans aucun sens en français), depuis la Colombie où il est en déplacement. Le président Bush souhaite ce qu'il y a de meilleur au président Chirac au moment d'entrer dans la vie après la politique", a déclaré la Maison Blanche, assurant que les Etats-Unis et la France resteraient "des partenaires et des alliés loyaux".
La chancelière allemande Angela Merkel a salué en Jacques Chirac un "partenaire de confiance" et souligné sa "forte conviction personnelle" en faveur de la coopération franco-allemande.
Le gouvernement japonais espère que Jacques Chirac, féru du Japon, continuera à servir les bonnes relations bilatérales après son départ de l'Elysée.
Comme au Japon, une presse chinoise bienveillante soulignait lundi la passion de Jacques Chirac pour l'Asie et la Chine en particulier. "Le monde ému exprime des regrets à l'annonce de la retraite de Chirac", titre en une le Global Times, une publication consacrée à la politique étrangère affiliée au Quotidien du Peuple. "Il aime passionnément la culture orientale, a visité 40 fois le Japon, au moins sept fois l'Inde et six fois la Chine (dont quatre comme président)", écrit le journal.
Sur une pleine page, Pékin Soir annonce "la fin prochaine de l'ère Chirac", un président "grand spécialiste de la Chine qui aime la cuisine du Sichuan et les bronzes" du géant asiatique. Une photo en noir et blanc le montre en compagnie de Deng Xiaoping en Chine en 1975, alors qu'une analyse juge qu'"un 'dinosaure politique' européen se retire".
Sur le continent africain, seul le président du Sénégal Abdoulaye Wade a rapidement réagi. "Chirac était l'ancre de l'Afrique au G8, le seul avec qui, nous Africains, nous avions un contact direct", a déclaré M. Wade sur la radio Radio France International, disant "regretter beaucoup" son retrait.
Dans le monde arabe, à Beyrouth, l'éditorialiste du journal as-Safir Talal Salman rend hommage à un "ami" des Arabes. "En dépit des critiques que nous pouvons adresser à certaines positions de Jacques Chirac, la vérité est que les Arabes vont perdre un dernier ami en Occident, que ce soit en Europe et en Amérique", écrit-il.
"Il est notoire de dire que la France, sous Jacques Chirac, a été l'amie des causes arabes en général et de la cause palestinienne en particulier. Sa position à l'égard de la guerre de l'occupant américain contre l'Irak, a été particulièrement courageuse", déclare l'éditorialiste.
Au Brésil, les principaux journaux du pays ont souligné que l'on se souviendrait de Chirac pour son "opposition en 2003 à l'invasion américaine de l'Irak". "Son plus grand atout international a été de s'opposer à la guerre américaine en Irak", écrit ainsi Globo.

jeudi 8 mars 2007

Chirac et l'égalité hommes-femmes.

La gauche n’a rien fait pour elles,
mais ferra mieux, c’est promis…
A la veille de la journée internationale des femmes le président de la République, Jacques Chirac, avait rappelé le 7 mars que la France "dispose d'un arsenal législatif complet" pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes. Bien sûr, que là où la gauche au pouvoir encore en 2002 n’a rien laissé, des dispositions aient été prises, laisse cette même gauche insatisfaite ! N’aurait-elle pas été bien avisée d’en faire autant pour faire avancer la situation autrement qu’en paroles ?
Qu’est-ce que la gauche juge donc insuffisant ?"Lois
- contre les violences conjugales et les mariages forcés,
- sur l'égalité salariale et
- sur la parité en politique.
"Il appartient aux jeunes filles et aux femmes de s'emparer de ces nouveaux droits", a ajouté Jacques Chirac en les assurant de la "totale mobilisation des pouvoirs publics". Dans ce domaine, "rien n'est acquis et des facteurs de régression sont à l'oeuvre". "C'est pourquoi il faut faire preuve d'une grande vigilance et d'une combativité de tous les instants", a souligné le chef de l'Etat.
Il a notamment appelé les syndicats et les organisations patronales à "prendre toute la mesure des exigences posées par la loi du 23 mars 2006 sur l'égalité salariale". "Il faut mettre un terme aux écarts de traitement inacceptables dont souffrent les femmes sur le marché du travail et dans l'emploi", a dit le président.
Jacques Chirac s'exprimait à l'issue d'une communication sur le sujet de la ministre déléguée à la Parité Catherine Vautrin. La ministre a annoncé le lancement le 14 mars d'une "campagne de communication de grande ampleur" sur la loi du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences conjugales. La campagne présentera le nouveau numéro unique au coût d'un appel local destiné à orienter chaque personne concernée vers les services et solutions adaptées.
Joey Starr se joindra-t-il à cette action en faveur des femmes, au nom de son devoir de mémoire, personnel cette fois ?
Plusieurs candidats à l'élection présidentielle, dont Sa Féministe Majesté Royal, proposent une loi-cadre contre les violences conjugales. Non seulement on ne connaît rien du contenu de cette loi cadre –une probable priorité parmi les autres priorités–, mais "Cette proposition ignore tout le travail fait depuis 18 mois", a estimé le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.