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vendredi 20 décembre 2019

Macron devrait s'entourer de gens “qui mangent avec les doigts”...

Charmant spectacle de fin d'année chez les Darmanin 

Le ministre de l’Action et des Comptes publics ne se reconnaît pas en Macron et sa suite

Il a estimé qu’il manquait au président "des personnes qui parlent à la France populaire".


La "déconnexion" du monde réel de Macron et ses semblables au gouvernement met le petit Darmanin mal à l'aise. Elle est d’ailleurs souvent critiquée par les partis d’opposition, de La France insoumise au Rassemblement national, décidément très proches, en passant par le  Parti socialiste. En pleine crise des Gilets Jaunes, le président ex-LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand avait même dénoncé leur mépris envers les "ploucs de province". Cette fois, l’attaque sous forme de conseil est venue de son propre camp.

"L’entourage présidentiel est trop bourgeois".
Darmanin confie son mal-être  dans un long portrait que lui consacre Paris Match. Revendiquant souvent son origine populaire, rappelant régulièrement que sa mère - Annie Ouakid - est femme de ménage, "le diagnostic de l’élu du Nord est sans appel : l’entourage présidentiel est trop parisien, trop bourgeois, trop techno, trop strauss-kahnien", résume l’hebdomadaire. 

Mais "la France populaire" que connaît le ministre des Comptes publics semble être très brut de décoffrage.
La vision qu'il a de la France profonde n'est même pas "beauf", 
mais carrément crade. 
Le conseil Darmanin du jour à Macron pour remédier à ce "manque" d'authenticité serait qu'ils "mangent avec les doigts" et "boivent de la bière". 
Et Darmanin de citer en exemple "un Borloo", dont ceux qui ne peuvent le sentir assurent qu'il est sale. Un bien beau témoignage accréditant, s’il en était encore besoin, le ressenti d'un Macron appartenant bien à la "France d’en haut" "déconnectée" de la France qui travaille, mouille la chemise et sent la sueur.

Darmanin règle-t-il des comptes personnels?
Nous indique-t-il en sous-texte que ses origines le font se sentir aussi déplacé que Nathalie Loiseaula tête de liste LREM aux Européennes, lorsqu'elle a accepté la direction de l'Ecole nationale d'administration ? "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs en n'étant pas ancienne élève de l'ENA, femme de moins de 50 ans. J'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA". Les romanichels sont un peuple nomade qui n'a pas la réputation d'utiliser communément le savon. La connotation est donc tellement péjorative qu'elle a fait réagir les réseaux sociaux. Aujourd'hui, Darmanin nous indique qu'il n'appartient pas aux "beau linge" et que, peut-être, comme Loiseau, il n'en change pas régulièrement...

Darmanin n'en est pas à sa première polémique "de classe". 
Résultat de recherche d'images pour "dARMANIN ENFANT jeune"
Ainsi, en novembre 2018, il était déjà ministre de l’Action et des Comptes publics, quand il afficha son malaise d'être dans un "entre deux", celui des "gens qui ne sont rien", les "illettrées" de GAD, et celui des bénéficiaires de l'ascenseur social. Il trahissait alors une connaissance superficielle des uns et des autres, les classes populaires comme les "pleins de thune", les parvenus plutôt que les grands bourgeois, en déclarant que "nous devons entendre et comprendre ce que c’est de vivre avec 950 euros par mois quand les additions dans les restaurants parisiens tournent autour de 200 euros, lorsque vous invitez quelqu’un et que vous ne prenez pas de vin"La religion de Gérald Moussa Darmanin ne lui interdit pas l'alcool : son grand-père maternel, Moussa Ouakid, a bien été tirailleur algérien et harki, et son grand-père paternel est certes Juif maltais, mais il a lui-même suivi ses études secondaires au lycée des Francs-Bourgeois, un établissement privé catholique du 4e arrondissement de Paris. Au final, il ne sait plus où il habite, mais certainement pas en macronie.

La com' de l'Elysée agace jusqu'au gouvernement.
Le Château a autorisé la parution d'une photo inattendue dans un mode d'emploi de site universitaire. "J’en ai une bonne. Devinez qui a été choisi comme l’élève type pour expliquer le fonctionnement de la carte étudiante de Nanterre ? Un célèbre ancien étudiant de la fac Paris-Nanterre", s'étonne Guillaume Didier dans son post Twitter en date du 17 juillet 2019, que vous pouvez découvrir dans la vidéo jointe.
Darmanin ne parvient pas à s'identifier au jeune homme.
Dans un document diffusé sur Twitter par l'ancien porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, l'université utilise la photo de la carte d'étudiant d'un certain Emmanuel Macron aux traits juvéniles: quoi de plus naturel à 22 ans, même si on vit avec sa prof de quarante années son aînée, quand il a encore la tignasse fournie et qu'elle a des chairs au galbe perdu.
Joint par LCI, Didier Guillaume indique avoir reçu ces captures d'écran d'un ami étudiant.

mercredi 21 octobre 2015

Le Conseil d'État saisi de la question des dons de sperme anonymes

Née d'une insémination artificielle par don de sperme anonyme, une femme demande la levée du secret de ses origines

Une avocate 
porte mercredi sa demande de levée partielle du secret de ses origines devant le Conseil d'État.

Militant radical du PS, Gérard Filoche est
le père biologique de la fille d'amies homosexuelles
à qui Gérard Filoche a fait don de son sperme
 il y a 28 ans. 
Ne pas connaître l'identité de son géniteur, la couleur de ses yeux ou son âge, c'est un mystère avec lequel Audrey Kermalvezen (nom d'emprunt) doit vivre tous les jours. Conçue par insémination artificielle avec donneur, cette avocate de 35 ans,  Audrey Kermalvezen, ne veut plus de cette identité semi-clandestine, de ce supplice de l'incertitude.
Ce supplice peut aussi bien découler d'une appartenance politique. 
Si on prend par exemple, au hasard, Gérard Filoche (ci-dessus),

"le communisme n'a jamais existé", même qu' "il n'a jamais tué personne"... Révisionnisme ou négationnisme ? Sachant que, de l'URSS au Cambodge, en passant par la Chine et la Corée du Nord, la Terreur Rouge a fait environ 85 millions de morts, de tels propos, à la hauteur des "chambres à gaz, détails de l'Histoire" de J.-M. Le Pen, lui valent d'être poursuivi. Or, c'est un donneur de sperme, ancien dirigeant de la Ligue communiste et proche des 'frondeurs' du PS Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann ou Benoît Hamon: un lien de parenté peut être utile à savoir, si ce n'est traumatisant.  
Le sort s'acharne sur la chercheuse
L'homme qu'elle aime et qu'elle a épousé est lui aussi né d'un don de gamètes, est-il issu du même donneur ? Si le risque de consanguinité est faible, il n'est pas impossible. Son frère a-t-il hérité des mêmes gênes paternels? A-t-elle d'autres demi-frères ou demi-sœurs?

Face au mutisme de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui se refuse à lui donner un début de réponse sur celui qui a fourni le sperme à l'origine de sa conception, elle a donc décidé de porter son combat en justice. Après avoir été déboutée par le tribunal administratif, puis par la Cour administrative d'appel, là voilà devant le Conseil d'État. L'audience se tiendra mercredi et la décision sera mise en délibéré. La plus haute juridiction administrative dira-t-elle que la loi française - qui garantit l'anonymat des donneurs - viole l'article 8 de la Convention européenne des Droits de l'Homme sur le "droit au respect de la vie privée et familiale"? 
Rien n'est moins sûr. Pourtant, Audrey Kermalvezen ne réclame pas de connaître le nom de son père biologique. Elle voudrait simplement avoir accès à des données non identifiantes sur son profil et que l'on demande à cet homme qui ignore tout d'elle s'il souhaite se faire connaître.

Enquête génétique ou quête affective ?

C'est ce qu'assure volontiers Audrey Kermalvezen. "J'ai déjà un père que j'aime et qui m'a élevée. Je ne cherche ni un héritage ni un nouveau père légal. Je ne vais pas me précipiter pour aller lui dire "bonjour papa" et passer Noël avec lui. Je veux juste qu'on lui demande s'il veut donner son identité, envoyer une photo de lui, connaître ses antécédents médicaux. Si le donneur ne veut pas me voir, je respecterai sa décision. Je veux seulement arrêter de m'interroger. Aujourd'hui, je ne sais même pas s'il est décédé. C'est comme un deuil impossible".

A la naissance de son fils, aujourd'hui âgé de 9 mois et demi, Audrey n'a pas cessé de se poser des questions sur ses origines. Au contraire. "Quand on me demande pourquoi mon enfant est blond, je ne peux pas répondre. Cela ne vient pas de ma mère, ni de mon mari. Moi aussi j'étais aussi blonde quand j'étais petite. Cela vient sans doute de mon géniteur, mais je ne peux pas l'affirmer. Et quand je l'emmène chez le pédiatre, je ne peux pas répondre à la question sur l'anomalie congénitale de la hanche", raconte-t-elle.

Saisie de la CEDH


Si la jeune femme sait que ses chances devant le Conseil d'État sont faibles, elle ne désespère pas. Dans un avis du 13 juin 2013, le Conseil d'État a estimé que la règle française de l'anonymat des donneurs de gamètes n'est pas incompatible avec la Convention européenne des Droits de l'Homme, "et notamment son article 8 qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale". Mais Audrey Kermalvezen préfère se rappeler que le rapporteur public de la cour administrative d'Appel de Versailles lui avait donné raison contre l'AP-HP. Elle voit aussi un possible frémissement dans un arrêt de novembre 2014 de la cour de Cassation qui avait alors reconnu un droit à connaître ses origines à un homme de 60 ans qui demandait l'exhumation du corps de celui que l'on disait être son père afin de vérifier leur lien biologique.

"Nos chances sont faibles mais ma cliente est prête à aller devant la CEDH (Cour européenne des Droits de l'Homme), indique son avocat, Me Julien Occhipinti. La loi française est rigide, c'est une porte complètement fermée. Le législateur n'a pas tenu compte de l'intérêt de l'enfant. Or, cette absence de toute possibilité d'obtenir des informations, même non identifiantes, sur le donneur est contraire à la Convention européenne des Droits de l'Homme". "Pour la CEDH, il faut concilier deux droits, celui de l'enfant à connaître ses origines et celui du donneur à garder l'anonymat, résume Nicolas Hervieu, juriste spécialiste de la juridiction européenne. Dans l'arrêt Godelli du 25 septembre 2012, la Cour a condamné l'Italie pour avoir privé un enfant de toute possibilité d'obtenir des informations sur sa génitrice dans le cadre d'une affaire d'accouchement dans l'anonymat. Reste à savoir si cette jurisprudence, qui concerne une affaire d'accouchement sous X, pourrait être transposée sur le don de gamètes. De plus, c'est une question très sensible sur le plan politique".

50.000 à 70.000 enfants depuis 1973

Filoche, sors de ce corps !
Alors que 50.000 à 70.000 enfants ont vu le jour en France grâce à un don du sperme en France depuis la mise en place des premières banques de sperme en 1973, Audrey Kermalvezen, espère également que son affaire contribuera à une prise de conscience dans l'opinion publique. Et peut-être inciter un législateur frileux - Marisol Touraine ?- à se saisir de cette question. "L'anonymat du don de gamète ne doit pas être traité comme une question médicale. C'est une histoire humaine. La PMA a été une formidable avancée technique dans les années 70 mais la législation n'a été pensée que pour le couple receveur et le donneur. Il ne faut pas oublier qu'il y a des enfants à la clé et que certains vivent aujourd'hui très mal le principe d'anonymat total et ad vitam". 
Quant aux inquiétudes sur une possible baisse du don de gamètes, elle les balaie d'un trait. "En Suède, en Suisse et au Royaume-Uni, l'anonymat a été levé et il y a toujours autant de donneurs. Seul leur profil a changé".

samedi 19 juillet 2014

Martine Aubry part en guerre contre la réforme territoriale de Hollande

Aubry refuse l'association de régions pauvres

La maire PS de Lille critique les choix de François Hollande sur la réforme territoriale

Tandis que Hollande n'aime pas les riches, Aubry n'aime pas les pauvres...

La fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie est une "aberration économique et sociale", a déclaré vendredi Martine Aubry.
On était soulagé de ne plus entendre l'ex-patronne du PS mais, connue pour son agressivité, la rivale de François Hollande à la primaire socialiste en 2011 a ouvert les hostilités contre le chef de l'Etat sur le sujet de la réforme territoriale.

La maire PS de Lille et d'autres élus d'Alsace ou encore de Normandie désapprouvent le redécoupage en 13 régions métropolitaines
, contre 22 aujourd'hui, prévu dans l'article clé de la réforme territoriale voté par les députés vendredi matin.

La carte ainsi remodelée ajoute le Limousin et le Poitou-Charentes à la dynamique Aquitaine et la Champagne-Ardenne à la riche région Alsace-Lorraine, mais associe la terne Picardie à la région défavorisée du Nord-Pas-de-Calais.

"Nous voulons avoir le temps de porter une grande réforme qui ait un sens". 

"
Nous sommes pour une grande, voire une très grande région, mais nous voulons avoir le temps de regarder les choses", a atermoyé l'"amère Aubry lors d'une conférence de presse à Paris.

Un tel projet se construit "avec cohérence et vision, pas par petits bouts"
, a-t-elle asséné, sous-entendant l'incohérence et la pusillanimité du gouvernement socialiste.

"Nous sommes en colère sur la forme, a-t-elle clamé, les joues en feu. Sur le fond, nous voulons aller plus loin", a insisté l'ancienne première secrétaire du PS, entourée de huit autres élus de la région Nord-Pas-de-Calais.

Sortant de sa bouderie depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, elle a argumenté sur la fusion prévue entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie. "Deux régions pauvres n'ont jamais fait une région riche", a-t-elle admis. "Ce n'est pas parce qu'on est plus grands qu'on est plus forts".

La Ch'tite Aubry a aussi regretté la méthode employée
Elle dénonce l'absence de concertation, la politique du fait accompli de la présentation aux députés, mardi dernier, d'une carte de 13 régions différente de celle présentée début juin par l'Elysée, qui en comptait 14.
"Personne ne nous a dit qu'on allait regrouper immédiatement alors qu'on travaillait sur d'autres hypothèses", a déploré l'élue, qui a évoqué la possibilité de créer à terme une "très grande région" comprenant le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. 

Aubry défend le droit de chacun à ses origines...

L'Assemblée doit se prononcer le 23 juillet par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi.
Martine Aubry compte d'ailleurs sur le Sénat pour  amender le texte, estimant que les régions ont besoin de deux ans de réflexion, jusqu'en 2016, pour établir une carte définitive.

"On n'est pas en train de faire du Monopoly ou du Sim's City. On touche aux origines de chacun", a-t-elle plaidé.

Le maire UMP de Tourcoing, a désapprouvé la démarche de Martine Aubry, qui se sert selon lui de l'avenir des régions "pour régler ses comptes au PS". Gérald Darmanin juge en effet "évident" une fusion entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

La carte des nouvelles régions irrite d'autres élus 

Après la droite alsacienne mardi, les socialistes Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, et Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, ont écrit à Manuel Valls, le Premier ministre, pour dénoncer le projet de fusion surprise de leurs régions avec Champagne-Ardenne.

Jean-Pierre Masseret juge "inacceptable que l'Alsace et la Lorraine soient la variable d'ajustement d'une carte, certes difficile à construire".

Le maire de Strasbourg rappelle de son côté le "large consensus" qui s’était exprimé dans les deux régions en faveur d’une fusion de l'Alsace et de la Lorraine, "qui correspond à une réalité historique, géographique et économique". Il n'en est pas de même de la pièce rapportée de Champagne-Ardennes.

"Le revirement gouvernemental, sans la moindre concertation avec les intéressés, nous a complètement interloqués", dit Roland Ries.

Dans une lettre au Premier ministre, sept parlementaires bas-normands de droite estiment pour leur part que Caen serait "grandement en danger" si elle perdait sa fonction de capitale au profit de Rouen lors de la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie.

samedi 26 octobre 2013

Marseille: le PS a-t-il désigné un raciste qui n'aime pas les arabes ?

Patrick Mennucci insulte Samia Ghali au Conseil communautaire

"Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une arabe "
Un "clash"? 
C'est bien peu dire !


Le soir de sa désignation, l'élu socialiste avait fait acclamer Samia Ghali en faisant scander son nom... Mais c'est ainsi qu'en tête-à-tête Patrick Mennucci s'est ironiquement adressé à un élu UMP ce matin 25 octobre à la réunion du conseil communautaire de MPM à Marseille. 

L'insulte  à caractère raciste de Patrick Mennucci ce matin. 
Patrick Mennucci a tout de suite regretté ses propos mais c'est peut-être trop tard
Les deux camarades socialistes du PS vertueux

La grossièreté de Ayrault à l'Assemblée contamine Mennucci  à l'ouverture de la séance pleinière (lien PaSiDupes). Comme le chef du gouvernement, le candidat officiel du PS était arrivé en retard, mais serra des mains pendant qu'une élue UMP s'exprimait à la tribune. Bruno Gilles lui fit remarquer qu'il ferait mieux d'écouter. Le thon qui compte boucher le port de Marseille de s'exclamer: " Vous feriez mieux de m'applaudir ". Répartie de l'élu UMP : " Non, on va faire comme à l'Assemblée, on va scander Samia ,Samia...

Et c'est à ce moment-là que le candidat à la mairie de la deuxième ville de France disjoncte, provoquant l'indignation générale. 
Présente à cette séance, Samia Ghali  a rapidement quitté les lieux, outragée.
VOIR et ENTENDRE les premières réactions, dont celle de Mennucci, un proche de Marie-sEGOlène Royal, lequel "s'excuse" plutôt que de demander des excusés:

Le socialiste s'en prend à l'UMP !

L'odieux candidat officiel de l'Elysée se trouve des excuses...
  
L'UMP porte plainte pour diffamation publique et la réunion est reportée au 31 octobre.

Les associations anti-racistes telles que SOS Racisme tardent à laisser éclater leur indignation juste ! Harlem Désir est-il déjà en congé du parti? Même le MRAP a des états d'âmes: une grande première! 
Dommage pour leur crédibilité, tant éthique que politique...

La communauté musulmane qui a voté Hollande à 86% - voire à 93%, selon OpinionWay  - s'en mord les merguez. 
Songe-t-elle, grâce à Mennucci, à voter FN ?...




dimanche 10 février 2013

"Mariage" pour tous : le Conseil d’État émet des réserves méprisées de Hollande

Stalinien, l'Etat PS méprise l'avis de la plus haute juridiction administrative de France


Nouveaux problèmes de robinets
pour les enfants de France
En novembre dernier, le Conseil d'Etat a rendu son avis au gouvernement concernant son projet de loi controversé ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. 

Ce n'est qu'en février que sont organisées les fuites de larges extraits de l’avis rendu par le Conseil d’État sur le projet de loi



SUR LE PROJET LUI-MÊME

Le Conseil d’État voit deux risques fondamentaux soulevés par le choix du gouvernement d’ouvrir le mariage aux couples de personnes de même sexe.
La première touche à la présomption de paternité, inhérente au mariage. Or, celle-ci " ne trouvera pas à s’appliquer à ces couples, car celle-ci est inhérente à la procréation au sein d’un couple composé de personnes de sexe différent ". Les magistrats notent donc que ce texte introduit " une différenciation irréductible entre les mariages de personnes de sexe différent et les mariages de personnes de même sexe "
La seconde question soulevée touche à la filiation. " Elle soulèvera des questions d’autant plus délicates, dans le cas de ces couples, qu’elle rendra non seulement inévitable, mais encore manifeste, l’intervention d’un tiers, identifié ou non. " Il s’agit donc pour le Conseil d’État " d’une novation majeure dont les conséquences doivent être mesurées ".

SUR L’ADOPTION

Le Conseil d’État s’interroge sur l’adoption plénière " qui a pour effet de supprimer juridiquement la filiation par le sang pour lui substituer un nouveau lien de filiation découlant du jugement ". Rappelant que l’acte de naissance d’origine de l’enfant est remplacé par un nouvel acte sans référence à sa filiation réelle, il note : " Alors que la filiation est un élément essentiel d’identification pour chaque individu sur le plan tant biologique que social et juridique, l’état civil ainsi reconstitué mettra en évidence, par la référence à des parents de même sexe, la fiction juridique sur laquelle repose cette filiation. " En conséquence il appelle l’attention du gouvernement sur " la question, délicate et toujours en débat, de l’accès aux origines et, d’autre part, sur les précautions qu’il conviendra de prendre dans la rédaction des actes de naissance en cause ".

SUR LA PMA

Le Conseil d’État insiste sur " l’importance " de maintenir le texte dans son périmètre d’origine, c’est-à-dire sans y inclure la PMA, en raison " de la portée majeure d’un texte qui remet en cause un élément fondateur de l’institution du mariage, l’altérité des sexes entre époux, et compte tenu des conséquences insuffisamment appréhendées par l’étude d’impact qu’un tel changement apportera à un grand nombre de législations, dans l’ordre pratique comme dans l’ordre symbolique ". Il souligne en effet que " les développements que pourrait susciter un tel projet dans des domaines connexes peuvent être porteurs d’enjeux fondamentaux, en particulier bioéthiques ". Il en serait ainsi selon lui de l’assistance à la procréation " en dehors des hypothèses médicales aujourd’hui admises "" De tels développements appelleraient un débat public préalable, dans l’esprit de la législation relative à la bioéthique ", souligne-t-il.