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dimanche 26 janvier 2020

Castaner fait l'annonce remarquable de l'interdiction de grenade... 

Quelqu'un doit lui dire qu'on ne la fabrique plus depuis 2013

Castaner annonce le retrait de la grenade lacrymogène GLI-F4

Or, cet outil utilisé dans le cadre du maintien de l'ordre n'est plus fabriqué depuis sept années. Il devrait être remplacé par une grenade vide d'explosif. Cette grenade, petite par la taille (17,8 cm de hauteur, 5,6 cm de diamètre, 190 g), a un triple effet lacrymogène, sonore (forte détonation) et de souffle. Sa dangerosité réside dans son caractère explosif (elle contient 26 g de TNT). 

Selon un rapport de la police cité par le Défenseur des droits, "la France est le seul pays d'Europe à continuer d'employer des munitions explosives" dans le maintien de l'ordre face à des manifestants.

Christophe Castaner a annoncé dimanche 26 janvier le retrait symbolique d'une grenade lacrymogène controversée, la
GLI-F4, régulièrement accusée de provoquer de graves blessures chez des manifestants.

Ces armes de répression "n'ont pas une couleur, elles n'ont pas un signalement spécifique et il est arrivé, il y a plusieurs mois, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d'une menace et que des manifestants les prenant volontairement en main se blessent gravement. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il nous faut retirer les GLI-F4", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur France 3.
 
L'exécutif français admet désormais certains «manquements déontologiques" parmi les forces de police 

Résultat de recherche d'images pour "GLI-F4"

Saisi en juillet 2019, notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la CGT,  le Conseil d'Etat avait rejeté des requêtes contre l'usage de la grenade GLI-F4, grenade lacrymogène instantanée.
Le retrait de cette grenade était toutefois prévu puisqu'elle n'est plus fabriquée depuis 2014. Elle est remplacée par une autre grenade - GM2L - à usage semblable mais sans explosif, ni effet de souffle.
"Cette décision n'a pas été prise du jour au lendemain. Elle s'inscrit dans le schéma national, un travail qui a duré plus de huit mois, avec des experts. Nous avons écouté aussi les associations", explique l'entourage du ministre. "Nous choisissons d'arrêter tout et maintenant. C'est une décision forte"...

Un syndicat policier déplore un "coup de com" après l'annonce de ce retrait. "C'est simplement un effet d'annonce à vocation politique à quelques semaines des municipales", rétorque Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité-SGP-FO.

Macron admet aujourd'hui certains "manquements déontologiques" dans la police 

L'exécutif français a changé de ton ces derniers jours sur la question du maintien de l'ordre. Alors que la liste de blessés lors de manifestations s'allonge,
Des événements récents ont changé la donne, comme le décès d'un père de famille de 42 ans, des suites d'une asphyxie avec fracture du larynx, à la suite d'un plaquage ventral par des policiers et une clef d'étranglement. Ou la diffusion d'une vidéo montrant une femme précipitée au sol par le croche-pied volontaire d'un policier. "Un geste imbécile", a dit le ministre, en connaisseur. 
"On ne fait pas de croche-pied à l'éthique", avait-il pourtant assuré après avoir appelé les policiers à l'"exemplarité" et à un "usage juste et proportionné de la force".

Le président Macron a, lui, fustigé "des comportements pas acceptables", pouvant "atteindre la crédibilité et la dignité" des forces de l'ordre, enjoignant Christophe Castaner de faire des "propositions pour améliorer la déontologie" dans leurs rangs, après des années de brutalités et de mutilations, notamment au moyen du LBD 40, un lance-grenade automatique tiré à l'épaule de calibre 40×46, destiné à des applications policières et militaires.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'interdiction immédiate des grenades GLI-F4, jugée trop dangereuse. Sauf qu'en réalité, son arrêt était prévu de longue date, d'ailleurs elles ne sont plus fabriquées depuis... 2013.


La grenade de substitution pourrait être plus dangereuse encore

Quelque 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, ont été tirées ou lancées par les gendarmes depuis le début de leur intervention sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, selon les informations de L’Essor, journal indépendant de la Gendarmerie Nationale.
Le millier de grenades restantes sont des grenades lacrymogènes instantanées GLI F4, qui possèdent trois caractéristiques : effet de souffle, assourdissantes et lacrymogènes. Interrogé par L’Essor, le général Bertrand Cavallier (2S), ancien patron du CNEFGN de Saint-Astier, le centre national d’entraînement de la Gendarmerie au maintien de l’ordre, a qualifié ce chiffre de 11.000 grenades de “considérable” pour ces vingt dernières années.

Pour autant, ce spécialiste explique ce chiffre par la durée de l’engagement (onze jours ce jeudi 19 avril 2018) des 25 escadrons de gendarmes mobiles (75 par escadron), soit 1.900 gendarmes. Le général Cavallier ajoute la superficie “à tenir” (24 km2, près du quart de la superficie de Paris) et l’exigence de “ne pas aller au contact” en tenant à distance les manifestants.

Les gendarmes font face à des “adversaires très dangereux” qui lancent des billes d’acier avec des frondes, des cocktails molotov ou disposent des pièges contenant des IED (engins explosifs rudimentaires), assure le général Cavallier. 

Début août 2017, le Service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (Saelsi) a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de grenades et de leurs lanceurs pour les gendarmes et les policiers. Un marché, estimé à 22 millions d’euros, vise à remplacer les GLI F4 actuelles. Concrètement, les nouvelles grenades de calibre 56 mm ne contiendront plus d’explosif (ici de la tolite), mais un dispositif pyrotechnique sans explosif brisant permettant le déclenchement de la munition.

Un cadre juridique strict et réglementé.
L’emploi de la force au maintien de l’ordre obéit à un cadre juridique précis régi par le code pénal et le code de la sécurité intérieure.
Dans ce cadre, la Gendarmerie a une doctrine qui permet d’avoir une réponse adaptée à chaque situation. La règle est celle de la gradation de l’emploi de la force et l’usage de grenades se situe à un niveau de violence assez, voire très, important. L’emploi de la force doit respecter les principes d’absolue nécessité, de proportionnalité au trouble à faire cesser et de simultanéité (art R.211-14 du code de la sécurité intérieure/CSI). Il est caractérisé par une progressivité, une gradation des moyens et des matériels mis en œuvre, qui permet de passer de la dissuasion à, s’il en est besoin, l’emploi de la force avec usage des armes.

Les grenades employées pour le maintien de l’ordre en Gendarmerie
La liste des grenades utilisables pour le maintien de l’ordre est définie par le code de la sécurité intérieur (art R.211-16 à D.211-20). Il en existe 4 types en dotation au sein de la Gendarmerie : des grenades lacrymogènes (MP7 et CM6) ; des grenades à effet lacrymogène, sonore et de souffle (GLI F4) ; des grenades à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes (GM2L) et des grenades de désencerclement (DMP).

Depuis le retrait d’emploi de la grenade offensive suite au décès de Rémi Fraisse, la grenade GLI-F4 est la grenade la plus puissante que possède la Gendarmerie. Elle est actuellement en cours de remplacement par la GM2L. Toutes ces munitions disposent d’un dispositif retardateur de la mise à feu, d’une durée de quelques secondes. Cette durée est variable en fonction de selon l’usage qui en est fait : lancer de grenade à la main, tir avec le lance-grenades sur des distances de 50 à 200 mètres.

GRENADE GLI F4

La grenade à fusil et à main lacrymogène instantanée (GLI) modèle F4, est une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle. Son caractère explosif, en raison de la présence de tolite, en fait une arme de force intermédiaire. La grenade GLI F4 de calibre 56 mm peut être lancée soit à la main (avec bouchon allumeur à main) soit propulsée grâce à un lanceur de 56mm de type LGGM Cougar après adjonction d’un Dispositif de Propulsion à Retard (50, 100 ou 200m).

Caractéristiques : hauteur totale : 178 mm. Diamètre : 56mm. Masse totale : 190 g. Masse active : 45 g. Durée d’émission du CS : 25 à 30 secondes.

Emploi : le tir tendu est strictement interdit. en tir courbe, la balistique de la munition (trajectoire, explosion, dispersion du produit lacrymogène en l’air) permet d’éviter que les personnes ne soient directement impactées et ne puissent ramasser les plots au sol afin de les renvoyer en direction des forces de l’ordre.
GRENADE GM2L

La grenade GM2L calibre 56 mm à effets instantanés assourdissants et lacrymogènes, est destinée aux opérations de rétablissement de l’ordre tant en milieu urbain que rural. Capacité assourdissante. La grenade GM2L peut être lancée à la main ou tirée depuis un lanceur de 56 mm de type LGGM cougar (50, 100 ou 200m). L’utilisation de cette grenade permet un double effet (lacrymogène et assourdissant) sans éclat vulnérant. La zone couverte est d’environ 10 à 20 mètres carrés.

Caractéristiques : diamètre : 56 mm. Longueur : 125 mm. Poids : 170 g. Effet sonore : 145 db à 10 mètres. Gaz : 10 g de poudre lacrymogène au CS pur (conforme à la norme MIL-R-51029C, réglementation REACH). Utilisation possible avec BA (1,5 ou 2,5s) et DPR (50,100,200m). Emploi Les jets et les tirs de GM2L dans des locaux de faible capacité, sauf circonstances exceptionnelles, sont proscrits.

GRENADE MP7

La grenade multipots MP7 est une munition de rétablissement de l’ordre destinée à émettre un nuage lacrymogène important, persistant et dense. La grenade lacrymogène est un dispositif pyrotechnique à effet lacrymogène. Lors de son utilisation, la grenade MP7 libère ses 7 palets ou sous-munitions qui émettent du gaz CS. (gaz lacrymogène)

La légèreté et la petite taille de ses 7 palets évitent en théorie, par la fusion des conteneurs, le risque de relance par les manifestants. Elle peut être lancée à main (avec bouchon allumeur retard 2,5s) ou à l’aide d’un lanceur de 56 mm (avec un dispositif de propulsion à retard de 50, 100 ou 200m), elle garantit une distance de sécurité à l’utilisateur et évite tout contact entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Caractéristiques : la durée d’émission du nuage lacrymogène et fumigène est d’environ 30s +/- 10s. La zone couverte est de 1000m 2 . Diamètre extérieur : 56 mm. Longueur sans ou avec dispositif d’allumage :165 mm. Masse totale : 360 g. Masse active : 154 g. Pourcentage de CS : 7 %.

GRENADE CM6

Spécialement étudiée pour le rétablissement de l’ordre en milieu urbain et pour la protection d’installations sensibles, la grenade CM6 émet rapidement un nuage fumigène et lacrymogène important, persistant et dense. Elle permet de créer une distance de sécurité pour les forces de l’ordre. La grenade CM6 contient 6 capsules actives de CS (gaz lacrymogène). Elles sont libérées avant même que la grenade arrive au sol empêchant tout renvoi sur le tireur.

Caractéristiques : diamètre extérieur : 56 mm. Longueur : 199 mm. Masse totale : 340 g. Masse active : 98 g. Pourcentage de CS : 15 %. Elle peut être utilisée à main (avec bouchon allumeur retard de 1,5 ou 2,5s) ou à l’aide du LGGM cougar (avec DPR 50,100, 200m). La zone de couverture des gaz est importante, jusqu’à 800 m2 sur 3 à 5 m de haut et durant environ 30s.

GRENADE MP7 COMMANDO

Cette grenade est utilisée par les forces de l’ordre comme moyen de dispersion face aux manifestations de masse en milieu urbain rapproché. Utilisable par les unités légères, isolées ou en patrouille, elle peut être tirée à partir d’un véhicule. Les grenades MP7 commando (multi-pots) présente un double effet lacrymogène et fumigène et contiennent 7 coupelles actives au CS (gaz lacrymogène de la classe des irritants oculaires). La grenade peut être lancée à la main avec un bouchon allumeur, par le LGGM avec un dispositif de propulsion à retard ou à partir de son tube. La distance de projection avec le moteur propergol est de l’ordre de 100 m. La zone couverte par le gaz est importante : entre 300 m 2 et 500 m2 sur 3 à 5 m de haut. 1.2

Caractéristiques : poids total : 640 grammes. Nombre de plots fumigènes : 7. Gaz : 7% d’agent lacrymogène CS. Délai du retard d’allumage : 2,25 s. Portée maximale : 100 m. Durée d’émission du gaz : 25 s. Poussée initiale: 60 Newton.

GRENADE A MAIN DE DESENCERCLEMENT

La grenade à main de désencerclement (GMD), aussi connue sous le nom de DMP (dispositif manuel de protection), est une grenade qui permet la projection de 18 galets en caoutchouc lors de son explosion.

L’affectation individuelle d’une GMD s’effectue impérativement selon les conditions cumulatives suivantes : elle concerne tous les militaires de gendarmerie titulaires d’une habilitation ; elle est temporaire et doit répondre aux besoins d’une mission ; elle est effectuée, pour la Gendarmerie nationale, sous la responsabilité du commandant d’unité ; elle est conditionnée à l’autorisation écrite ou verbale du commandant d’unité ou du chef de patrouille.

Caractéristiques : projection circulaire de 18 projectiles en caoutchouc. Effet sonore et de choc intense (plus de 155 db). Diamètre : 56 mm. Poids des projectiles : 10 g. Force cinétique unitaire : 80 joules. Rayon d’efficacité : 10 m. Poids total : 250 g.

mardi 19 novembre 2019

Gilets Jaunes violents ? L'IGPN va enquêter sur une nouvelle violence présumée de la police

L'Inspection Générale de la Police Nationale va se prononcer sur la violence policière qui a peut-être coûté un œil à un manifestant, samedi

Macron fait des risettes à certains Gilets Jaunes, tout en en discréditant d'autres...


A l'approche des municipales, le président "fédérateur" tente de les diviser, tout en distribuant des décorations à des élus. Ce double-jeu machiavélique du président diviseur (lien PaSiDupes) est confirmé par un journaliste indépendant qui dénombre 24 victimes éborgnées depuis le début du mouvement.

Les 
réseaux sociaux ont diffusé les images occultées par les organes nationaux
et des milliers d'entre eux ont vu un manifestant qui reçoit en plein visage un projectile qui semble être une grenade lacrymogène, samedi, lors des manifestations de GJ à Paris. Le préfet de police va saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a-t-on appris mardi 18 novembre auprès de la préfecture.
La vidéo authentifiée par l'AFP montre un GJ, Manuel T., atteint à l'oeil par ce qui semble être une grenade lacrymogène alors qu'il discute calmement avec d'autres manifestants, samedi 16 novembre place d'Italie, à proximité du centre commercial Italie 2 à Paris.Samedi, en début d'après-midi, alors que la situation est tendue place d'Italie à Paris avec des jets de pavés sur les forces de l'ordre et des tirs nourris de gaz lacrymogène, échange, à l'écart du chaos, avec d'autres manifestants.Sur cette vidéo, diffusée lundi 18 novembre sur Twitter, on peut voir un projectile lui frapper  l'oeil gauche. Sur place, des manifestants et des "street medic" le mettent à l'abri alors qu'il se tient le visage.


Le préfet de police va saisir l'IGPN... "à la demande du ministre de l'Intérieur". De son côté, le Parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire pour "violence par personne dépositaire de l'autorité publique avec armes ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de huit jours" et confié les investigations à l'IGPN.
Lundi, à l'hôpital Huriez de Lille où il se préparait à une intervention chirurgicale, Manuel T. a fait part de son intention de porter plainte "dans les prochains jours". Ce Valenciennois de 41 ans, intérimaire dans l'industrie automobile, avait du mal à s'exprimer "à cause de sa blessure". Présente à ses côtés à l'hôpital, une GJ de 55 ans avec qu'il s'était rendu à Paris en bus samedi a expliqué qu'il "n'a  rien vu venir" avant l'impact qui a eu lieu "entre 14h et 14h30", affirme ce témoin oculaire.

"Dans ses souvenirs, il n'y a aucune charge, aucune violence. Il était persuadé de ne courir aucun danger", a-t-elle fait valoir. A ce stade, la perte définitive de son œil gauche n'est pas encore confirmée médicalement, selon elle.

Les manifestations de samedi, marquant le premier anniversaire du mouvement de contestation sociale dit des GJ, ont été émaillées de débordements ponctuels dans certains quartiers de la capitale
En un an, quelque 2.500 blessés ont été recensés parmi les manifestants et environ 1.800 dans les rangs des forces de l'ordre. Selon le décompte du journaliste indépendant David Dufresne, 24 personnes ont été éborgnées depuis le début de ce mouvement inédit.

Pour l'heure, il ne semble pas exister d'autres images de la scène. 
Lundi 18 novembre, l'auteur de la vidéo, un "street medic" du nom de "Fred",  a affirmé que la scène s'est déroulée en début d'après-midi samedi 16 novembre. 
"(La vidéo est filmée) depuis mon casque de Street Medic. J'ai pris en charge (le blessé) pour les soins", a-t-il expliqué par message privé sur Twitter.
"Ce qui l'a touché est une grenade lacrymo" tirée grâce à un "lanceur", a-t-il également assuré . "Vu la vitesse, ça ne peux pas être un lancer à la main".
VOIR et ENTENDRE la version longue (et traumatisante: attention!) de l'agression à l'aveugle du manifestant pacifique:
Après la blessure, Manuel T. a été évacué par les pompiers à l'hôpital Cochin puis déplacé à La Pitié Salpêtrière. "Sur les certificats médicaux - dont l'AFP a demandé copie, mais qui n'ont pas été fournis à ce stade -, il est écrit qu'il a été reçu pour une blessure grave à l'oeil. Il est noté 'hémorragie de l'ensemble du globe oculaire gauche avec fracture du plancher de l'orbite gauche'", raconte Corinne M.
"Selon les médecins, il doit y avoir une opération, car les os en dessous de l'oeil sont cassés et les muscles ne tiennent plus le globe oculaire", rapporte-t-elle.  

Père de quatre enfants, Manuel T. a rejoint les GJ dès le début du mouvement. C'était la deuxième fois qu'il allait à Paris pour manifester, affirme celle qui se décrit comme "membre de sa famille de coeur".

jeudi 2 mai 2019

1er Mai : Castaner nie tout ciblage de la CGT, Martinez y était et maintient

Ministre contre syndicat: qui est le menteur ?  

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez n'a "en aucun cas été délibérément ciblé" par les forces de l'ordre

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Le secrétaire général de la CGT a été contraint de quitter temporairement la tête du cortège, mercredi 1er mai, au cours des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. Dans un communiqué le syndicat dénonce un scénario "scandaleux et jamais vu", Philippe Martinez affirmant que "la police a chargé la CGT".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a nié que 
le syndicat a pu faire l'objet de la "répression inouïe" dont l'accuse Philippe Martinez
, patron de la CGT. Selon des journalistes de Reuters, des dizaines d'individus violents se sont mêlés aux manifestants en tête de la manifestation parisienne du 1er mai et les forces de l'ordre sont intervenues, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.

Philippe Martinez a quant à lui maintenu ses accusations ce jeudi matin sur France 2. 
Image associée"On a été isolés et les policiers sont venus comme on dit proche de nos moustaches (...) et ils ont tiré des gaz lacrymogènes en direction d'une camionnette (...). Il y a une grenade qui est tombée juste à côté de moi", a -t-il certifié, précisant qu'il va "envoyer au ministre des photos qui ont été prises". "Je ne comprends toujours pas (...) qu'on ne puisse pas isoler [le black bloc] du reste de la manifestation", a-t-il ajouté.

C'est pas moi, c'est les autres, selon le joueur de poker. 
"Ce sont les casseurs qui ont voulu voler ce traditionnel rassemblement syndical." Selon Castaner, le bilan de la journée du 1er mai "montre l'efficacité du dispositif mis en place à Paris mais aussi en province," à moins que ce ne soit dû au sens des responsabilités des manifestants. 
Alors que les autorités s'attendaient à voir affluer jusqu'à 2.000 activistes dans la capitale à l'occasion du 1er-Mai, ce sont finalement "au moins 800 personnes [qui ont] tent[é] de se constituer en black bloc", chiffres de la préfecture, assure le ministre de l'Intérieur. 
Les plus de 17.000 contrôles préventifs mis en oeuvre dans la capitale (et 3.777 hors Paris), ont été, selon lui, dissuasifs, n'en déplaise aux démocrates attachés à la liberté de manifester. D'après un bilan fourni par le Parquet de Paris, 315 personnes se trouvaient en garde à vue mercredi à 21h45, dont 303 majeurs et 12 mineurs.

Beaucoup de phrases creuses et d'auto-surestimation du reporteur...

Avant même le départ de la manifestation,
le cortège principal de la manifestation du 1er mai rassemblant syndicats, gilets jaunes et black block à Montparnasse a été durement réprimé par l'immense dispositif policier présent dès le début de la journée aux alentours du lieu de rassemblement.

Aux alentours de 12h30, les forces de police ont attaqué les cortèges présents boulevard Montparnasse, notamment le cortège syndical de la CGT, deux heures avant le départ prévu de la manifestation.  Après l'exfiltration temporaire de Philippe Martinez, agressé par les lacrymos que subissent les Gilets jaunes depuis maintenant 5 mois, le leader syndical a déclaré : "la police a chargé la CGT, une CGT bien identifiée". De même, avant même le début du cortège, des "coups de matraque sur la tête" ont visés des cheminots, comme l’explique une syndiquée à Sud-Rail, membre de l'Union syndicale Solidaires, révolutionnaire trotskiste. Le camion de Solidaires a été gazé, précise-t-elle.





Vidéo intégrée

"Coup de matraque sur la tête, gazage du camion Solidaires" témoignage d'une cheminote Sud Rail depuis la manifestation du
Les forces de police étaient à l'offensive, le président Macron ayant promis la plus grande fermeté". La réponse du gouvernement fut donc la répression d’un 1er mai hautement politique qui rassemble dans ces cortèges syndicats, gilets jaunes et black block en convergence à Paris.
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Les violences policières sont montées encore d’un cran aujourd’hui, puisque les cortèges syndicaux se sont fait directement matraquer et gazer par la police, ce sort étant traditionnellement réservé au cortège de tête et ses derniers temps plutôt aux Gilets jaunes.
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La courbe des dépenses publiques a encore bondi:
les contribuables recevront la note des gaz lacrymogènes
distribués sans compter !
 
Le dispositif de répression a lui-même été aménagé, la manifestation étant quasiment rythmée par les forces de police. Devenue habituel, les voltigeurs de la BRAV-M (Brigade de Répression des Action Violente Motorisé) étaient présents en masse. Un nombre effarant de contrôles préventifs avait d’ailleurs été réalisé depuis la veille dans la capitale et le nombre d’interpellations a atteint un nombre inédit. Après les Gilets jaunes, les manifestants du 1er-mai  traditionnel ont été ostensiblement réprimé.

Une autre victime syndicale de la répression gouvernementale


Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"Outre le secrétaire général de la CGT qui a dû quitter le cortège du 1er mai sous l'effet des gaz lacrymogènes, la FSU a décidé de quitter la manifestation. Bernadette Groison, sa secrétaire générale, raconte au Parisien :
"J’ai essayé de rejoindre la tête de manifestation, vers le quartier Vavin, près de Montparnasse. Lorsque je suis arrivée, vers 13 heures, des projectiles volaient déjà et des lacrymogènes étaient tirées. Donc, évidemment, nous ne sommes pas allés plus loin. Nous avons tout de suite reculé. Nous nous sommes mis dans un café, en attendant que cela passe. Mais la situation empirait. Nous avons alors vu des images montrant le camion de la FSU - qui se trouvait à proximité de la place Montparnasse - bousculé, abîmé. Nous avons alors appris qu’il y avait eu une charge de CRS et que l’un de nos militants avait été légèrement blessé. Nous avons donc pris la décision de sortir le camion du cortège et de partir.

Pourquoi avoir pris cette décision ?

Lorsque la situation dégénère, quand les forces de l’ordre ne sont pas en capacité d’assurer la sécurité d’une manifestation, j’applique un principe simple : on ne prend pas de risque.

Lorsque votre camion et vos militants se sont retirés du cortège, des manifestants ont salué votre départ. Comment l’avez-vous pris ?

Nous sommes en colère. C’est le 1er mai, la fête du travail et nos militants ne peuvent pas manifester ! Des gens méfiants, voire hostiles aux organisations syndicales, sont venus profiter du parcours que nous avions déclaré et que nous nous étions engagés à respecter. C’est un peu le principe du coucou, certains viennent nicher dans la manifestation pour manifester d’une façon que nous ne partageons pas.

Ils vous ont « piqué » votre manif ?

Oui, on s’est fait voler notre manifestation. A Paris, tout du moins. Ailleurs en France, cela ne s’est pas passé ainsi. En province, les manifestations se sont bien déroulées, il y avait du monde. Mais ce qui s’est passé à Paris est grave.
Est-ce inédit ?
Pour la deuxième année consécutive, il y a un problème grave lors du 1er mai. On ne peut pas s’habituer à cela, à ce que les organisations syndicales ne puissent pas manifester le jour de la fête du Travail. Je veux comprendre : comment, après avoir mis autant de forces de l’ordre sur le terrain, est-il possible que nous n’ayons pas pu manifester ? Comment un camion, censé être sécurisé par les forces de l’ordre, a pu être chargé ? Je ne dis pas qu’il y a une recette miracle. Mais le gouvernement a tout intérêt à répondre à ces questions, sauf à s’habituer à ce que cela soit le bazar en permanence et que l’on ne puisse plus manifester.
Groison assurait pourtant encore ce matin sur France Info qu'il "n'était pas question de ne pas faire ce 1er-Mai". "Je crois que pour éviter de se faire voler ce 1er-Mai, c'est que nous parlions du 1er-Mai et que nous parlions des sujets dont nous, organisations syndicales, nous voulons parler", espérait-elle.
Conclusion de BFMTV : "Le cortège du 1er mai se fissure"...

samedi 2 mars 2019

A Marseillle, contrairement à l'affirmation de Macron, la police aurait fait un mort

Zineb Redouane, quantité négligeable pour le président péroreur

Macron ne calcule pas la mort de cette Algérienne à Marseille

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Le président Macron s'est fait l'auteur d'une fake-news depuis l'Egypte, se flattant au Caire que "si onze personnes ont perdu la vie lors des manifestations des Gilets jaunes en France, aucune n’a été victime des forces de l’ordre".

Et il a poursuivi sa péroraison sur les mêmes bases fausses au cours d’une conférence de presse avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi : "Je note qu’ils ont bien souvent perdu la vie en raison de la bêtise humaine, mais qu’aucun d’entre eux n’a été la victime des forces de l’ordre." Le zèle des policiers aux ordres de Castaner a coûté la vie à Zineb Redouane, qui n'est une Algérienne de 80 ans, et non pas une factieuse. Elle est une victime collatérale de la force de frappe policière, au cours de manifestations à Marseille, début décembre.

L'octogénaire fermait les volets de son appartement au quatrième étage, lorsqu'un projectile l'a atteinte en pleine face.
Le décès de cette octogénaire à l'hôpital en décembre 2018 est une mort pour rien dans les statistiques de Macron. Touchée la veille à son domicile par un tir de grenade lacrymogène en marge de manifestations, elle est un détail de la répression, mais fait automatiquement, réglementairement, l'objet d'une information judiciaire à Marseille, "ouverte pour recherche des causes de la mort" et est "toujours en cours", a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux. Le Parquet avait saisi l'IGPN, la police des polices, dans le cadre d'une enquête préliminaire.

La victime n'aurait pas supporté le "choc opératoire"
Après le décès de cette Algérienne à l'hôpital, Mme Zineb Redouane, hospitalisée après avoir été blessée "par des éléments d'une grenade lacrymogène", était morte "d'un choc opératoire", avait expliqué le Parquet après son autopsie. "Le choc facial (n'est) pas la cause du décès"avait-il insisté, mais assurément d' "un arrêt cardiaque sur la table d'opération".

Des proches de la victime, dont sa fille qui avait fait le voyage depuis Alger, ont déposé des fleurs ce samedi 2 mars devant l'immeuble où elle vivait, au coin de la Canebière. "On n'oublie pas et on cherche toujours la vérité jusqu'à ce que justice soit faite", a déclaré Milfet Redouane, 42 ans, sa fille.

"Un agent de police m'a visée"

Des plots de grenade avaient été retrouvés chez elle, 
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bien que son appartement soit situé au quatrième étage. Malgré la distance, un projectile avait néanmoins atteint la vieille dame  en pleine face, ce qui donne une idée de la puissance du tir.

"Elle m'a dit qu'elle avait reçu la grenade alors qu'elle fermait sa fenêtre à cause des lacrymogènes"
, a témoigné lors du rassemblement de samedi sa voisine d'en-dessous, Nadia Takouche, qui lui avait alors apporté assistance. La victime lui aurait dit "'un agent de police m'a visée'", affirme ce témoin.
"Je l'ai entendue frapper le sol avec ses pieds et crier 'au secours'", a-t-elle poursuivi, ajoutant s'être alors précipitée chez sa voisine et l'avoir trouvée "en sang, défigurée, dans un appartement rempli de poussière".

L'immeuble de Mme Redouane donne sur une rue étroite, au coin de la Cannebière. Des incidents violents y avaient éclaté après une journée où s'étaient mêlées plusieurs manifestations, "gilets jaunes", CGT, et militants contre l'habitat insalubre dans la cité phocéenne.

Mais Macron incarne l'exemplarité.
Image associée
L'un des deux est assis au bord de son fauteuil,
sur la pointe des fesses, pour se grandir...

Transcendé par son sentiment de supériorité, il a laissé libre cours à son esprit d’ouverture démocratique face au président égyptien et le donneur de leçons ajouta, selon les propos rapportés par l’AFP : "En France, il est permis de s’exprimer librement (…). En France, on peut dire tout. [Mais la liste est longue des exceptions: femmes, homosexuels, obèses? Juifs, Noirs ou Arabes et macroniens]. Parfois, on dit beaucoup contre le pays lui-même, je le regrette, c’est la force de la démocratie. Il y a, dans notre pays, une liberté qui est constitutionnellement garantie, qui est la liberté de manifester. Et nous entendons bien la protéger."

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Misrachi sur un scène de guerre
dans un paysage breton!
Résultat de recherche d'images pour "thomas Misrachi"Il faut encore citer une autre exception : le plateau de Thomas Misrachi sur BFMTV, où il faut subir les interruptions malveillantes du présentateur, un  homoncule arrogant qui dicte sa loi à ses invités (tout est là, à droite), avec d'autant plus d'arrogance qu'il le méprise, en sa qualité d''élite (noté 1,69/5 par topjournaliste.com : allez donc lui rectifier sa sur-cotation... ) ! 

C'est l'expérience vécue par un Gilet jaune qu'il avait invité pour le faire taire... Le "gueux", un citoyen de classe jugée inférieure, a été invité à prendre la porte, s'il n'était pas content du mauvais traitement qui lui était réservé. Ce que le paria a choisi de faire, jusqu'à la fin du Grand débat national et en attendant l'heure des comptes.