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vendredi 15 avril 2016

'Dialogues Citoyens' de Hollande: réactions politiques sur Twitter

Hollande, "dans la nuée des critiques"

"Un bide": quelle est l'étendue de son flop d'audience ?

Seulement 3,4 millions de téléspectateurs ont assisté à l'intervention de François Hollande, jeudi soir sur France.
Une audience "mauvaise" pour le président de la République alors que l'horaire de l'émission, diffusée à partir de 20h05, devait avoir un effet positif. Le chef de l'État n'a pas bénéficié du pic d'audience du journal télévisé et a même perdu des téléspectateurs sur la session de 1h45, jusqu'à 21h45 et la coupure publicitaire.


"L'allocution de #Hollande ce soir visait la réconciliation avec les Français : c'est un bide !" @ericcoquerel #OVPL #OnVautMieuxQueCa

— Parti de Gauche (PG) (@LePG) 14 avril 2016


Car ses propos n'ont pas convaincu. A format comparable, François Hollande avait réalisé le 6 novembre 2014 un score plus de deux fois supérieur à celui de jeudi. Sur TF1,  le chef de l'État avait réussi à capter l'attention de 7,9 millions de personnes. Soit 29,8% de part d'audience, avec un pic à 9,8 millions, dans l'émission "En direct avec les Français".
Le 11 février 2016 encore, l'intervention en direct de François Hollande dans les journaux télévisés de TF1 et France 2 avait également fédéré près de 10 millions de Français (5,5 sur la Une, 4,5 sur la Deux).
Avec 14,3% du public devant sa télé, François Hollande a fait moins bien que la série policière "Falco", sur TF1 ( 4.405.000 téléspectateurs, 19,4%).

Hollande: "L'habileté n'est plus suffisante, le pays souffre trop"
Le fil conducteur de cette émission crépusculaire de Hollande voulait mettre en perspective la dernière année de son quinquennat. A défaut d'horizon, on a eu droit à un marathon d'explications qui ne parlent plus à personne, suite à la somme de ses renoncements et trahisons depuis 2012 sont une réalité qui, à un an de la prochaine présidentielle, a été le fil conducteur d'une émission crépusculaire. ce soir, on a bel et bien assisté à la fin du hollandisme.
Les membres du gouvernement volent en escadrille au secours de Hollande

La secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes n'a pas un mot pour... les Français:
Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports promet une année supplémentaire de chienlit, comme celle provoquée par la réforme Valls du droit du Travail, avec les 'Nuit Debout':
Une radio du service public a trouvé ce tweet introuvable sur la page de Jojo Pau-Langevin, ministre des Outre-mer...
Stéphane Le Foll assume tout...

Méthode Coué de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui ne se soigne toujours pas:
Le 'frondeur' Laurent Baumel, député socialiste d'Indre-et-Loire, souligne en revanche que le 'capitaine de pédalo' rame:
Pour le Parti de gauche, Eric Coquerel, annonce la fin:

Trouve-t-on un seul un internaute ravi ?
Un autre souligne qu'il n'y a pas eu de "couac majeur à signaler" et qu'il s'agit d'une "prestation réussie".

Pourtant, la star de 'Dialogues de citoyens' sur France 2 n’a pas été François Hollande mais Léa Salamé, dont l’interjection "C’est une plaisanterie ?" fera date.
La journaliste réagissait à l'une des contre-vérités présidentielles, lorsque Hollande a évoqué sa politique migratoire et affirmé qu’il n’y a pas de différence avec celle d' Angela Merkel en Allemagne.

C’était néanmoins davantage François Hollande qui interrompait Léa Salamé: déchéance de nationalité, Loi El Khomri, NuitDebout… la passe d’armes entre les deux n’a pas manqué de tensions.

Ce qui est sûr, c'est que l'émission de Michel Field ne sort pas gagnante: avant qu'elle puisse faire ses premières armes, le nouveau patron de l'information sur France 2 l'avait pénalisée, en éliminant deux intervenants, un éleveur et une syndicaliste, à la demande de l'Elysée... Lien PaSiDupes



L'opposition montre peu d'intérêt pour ce fiasco

Le député Eric Ciotti, président du Département des Alpes Maritimes, secrétaire général adjoint Les Républicains, demande toutefois des comptes:



Humour vengeur aussi:

Hors Twitter (c'est possible!), Alain Juppé a réagi sur son blog:

François Hollande à la peine  

Publié le 14/04/2016 par Alain Juppé
J’ai regardé de bout en bout l’émission du Président de la République sur France 2 . C’était courageux de sa part de s’exposer ainsi, dans l’état de faiblesse politique où il se trouve.
A aucun moment il n’a su trouver, selon moi,  la réponse qui fait mouche. Je passe sur quelques affirmations approximatives, par exemple sur le chômage des jeunes. Pour l’essentiel, son argumentation consistait à donner des « informations » (c’est le terme qu’il a utilisé) sur son bilan et à constater que « la France allait mieux ». Or ses interlocuteurs étaient visiblement convaincus du contraire . Il est difficile d’être à ce point en décalage avec l’opinion de la grande majorité des Français.
F. Hollande n’a pas compris ce qu’attendait de lui la jeune femme chef d’entreprise : la volonté de faire sauter les freins à l’embauche qui dissuadent les entreprises, et surtout les PME, de recruter alors qu’elles auraient besoin de le faire. Et le principal de ces freins, c’est bien la rigidité des procédures de licenciement. Mais pour un Président qui se dit encore socialiste, c’est une révolution copernicienne.
Sur l’éducation, la seule mesure concrète dont il s’est prévalu, c’est la création de 60 000 postes d’enseignants supplémentaires. C’est de réformes structurelles que [dont, en français] notre système a besoin. Elles n’ont pas été faites (cf. Mes chemins pour l’école)
Sur la Syrie, je me suis senti en ligne avec son approche. Hélas! la France a perdu la main.
Le seul moment où « ça passait », c’était à l’extrême fin quand, le métier politique aidant, il a fait jouer la corde sensible.
Mais au total, ce qui se dégageait de ces deux heures d’émission pour le téléspectateur, c’était un profond sentiment de scepticisme.

jeudi 14 avril 2016

Censure de l'Elysée: France 2 décommande deux intervenants dérangeants pour Hollande

Quatre Français sélectionnés par l'Elysée et imposés à un Michel Field soumis 

Le président socialiste s'invite dans une émission manipulatrice


L'Elysée dit dialoguer en direct avec des Français, mais triés sur le volet.
Le président défend sa politique  saturant 71% de Français, dans l’espoir d'un sursaut avant la fin de son mandat, avec le concours du service public dans l’émission 'Dialogue citoyen', jeudi 14 avril, sur France 2.
Quatre "témoins" ont été sélectionnés pour échanger avec le chef de l’Etat, dans un dispositif qui prévoit aussi la présence de trois journalistes: le natif de Catalogne, comme Manuel Valls, David Pujadas, journaliste sur France 2 depuis 15 ans, le Franco-marocain Karim Rissouli, journaliste à France 2 et issu du CELSA (l'un de ses formateurs est Claude Posternak, un communiquant de l'association La Transition),  et la franco-libanaise Léa Salamé, journaliste sur France Inter, radio d'Etat...

"La volonté initiale de l’Elysée, c’était que le président soit face à des Français",
explique un journaliste anonyme de la chaîne. "C’est un classique", sourit un autre, tout aussi masqué, d'autant que l'émission est nouvelle, prenant la suite de 'Des Paroles et des Actes', déjà animée par David Pujadas (2011-2016), un cumulard qui a traversé deux quinquennats, de droite comme de gauche et qui
 est toujours présentateur du journal de 20 heures de cette chaîne.

Depuis l’émission fondatrice "Ça nous intéresse, monsieur le Président", conçue par Jacques Pilhan pour François Mitterrand en 1985, tous les présidents se sont prêtés à l’exercice depuis que Jacques Pilhan l'a conçue sur mesures pour François Mitterrand en 1985. Le changement n'est donc pas non plus intervenu sur ce sujet et l'AFP assure que cette intention présidentielle a justement "croisé celle de France Télévisions" (!) d’introduire davantage de "citoyens" dans ses émissions politiques. Le nouveau directeur exécutif chargé de l’information, Michel Field, se justifie en assurant -comme par hasard- que le dialogue citoyen est l'une de ses "marottes".

Les quatre témoins 'politiquement corrects' retenus incarnent les thèmes choisis...

Les quatre témoins incarnent les thèmes retenus pour l’émission: le travail, autrement dit le chômage, le terrorisme, c'est-à-dire l'islamisme, et la crise démocratique, pour ne pas dire la fronde au cœur du PS, ou l'extrême gauche (altermondialiste, communiste et anarchiste) de 'Nuit Debout' dans la rue: tout pour tenter de reconquérir son électorat, avec les moyens du service public, donc des redevables et de la publicité des patrons d'entreprises.

Anne-Laure Constanza, une chef d’entreprise qui a fondé Envie de fraises, une PME de vente de vêtements pour femmes enceintes. Electrice supposée de Nicolas Sarkozy en 2012, elle estime que diriger une société donne "l’impression de courir un marathon avec dix kilos aux pieds". Autre invitée,
Véronique Roy est mère d’un djihadiste converti, parti en Syrie et mort en janvier.
Marwen Belkaid est blogueur de gauche revendiqué et soutien du mouvement 'Nuit Debout'.
Un électeur du FN complétera le panel.

L'Elysée a imposé ses "témoins" à la télévision d'Etat

Deux témoins initialement pressentis ont été écartés du casting initial, une semaine avant l’émission: un éleveur de porcs breton, Nicolas Le Borgne, et une déléguée syndicale Force ouvrière (FO) du volailler Doux, Nadine Hourmant, une bonne cliente des media militants.

Au Monde, journal officieux du PS, Michel Field a raconté que la réduction de six à quatre invités se justifierait finalement par le constat qu’"avoir moins de citoyens permettait d’avoir un vrai dialogue"  (sic) et que le thème de la crise agricole, auquel ces deux témoins étaient rattachés, n’avait pas été retenu. Subalterne ? Les Bretons qui votent socialiste, notamment Le Drian (ministre cumulard qu'ils ont porté à la présidence de région), se tourneront-ils vers le maire de Carhaix, Christian Trouadec, extrémiste de gauche et figure des 'Bonnets rouges' ?

Mais N.
 Hourmant a décrédibilisé cette version, en expliquant qu’elle devait en fait parler de la loi travail – ce que Le Monde a pu vérifier.
Des personnels de France Télévisions reprochent à Michel Field d’avoir cédé à des pressions de l’Elysée, ce qu’il dément. Sur Europe 1, une source élyséenne (innommable?) a nié : "A aucun moment, nous ne sommes intervenus dans la composition du panel pour interroger François Hollande."

Michel Field contesté

Reste que l’Elysée a pu prendre connaissance des "grands équilibres" de l’émission, de son "squelette", des noms des invités, ainsi que du public, pour "des raisons de sécurité", selon Field, comme si depuis quatre années, l'exécutif socialiste en était à un coup d'essai. 
Cet auteur du sulfureux "L'Impasse de la nuit" confirme que la place laissée aux témoins a été au cœur de ses échanges avec l’Elysée et revendique avoir défendu un équilibre entre eux et les journalistes."En accord avec nous, ils ont réduit le temps de dialogue avec les Français pour que le président passe plus de temps à aborder l’actualité avec les journalistes", a assuré au Canard enchaîné le conseiller communication de l’Elysée, Gaspard Gantzer, un fumeur de shit, remettant en question le "dialogue citoyen"...

Cette affaire survient alors que les méthodes managériales de Field sont très contestées dans la rédaction.

Les trois sociétés de journalistes, France 2, France 3 et Francetv Info ont appelé à une assemblée générale, jeudi, qui pourrait voter une motion de défiance contre le directeur.
Cet réquisition de France 2 fait redouter à certains des risques de perturbations de l’émission, à l'intérieur comme aux abords du Musée de l'Homme, au Trocadéro, où ce "dialogue entre soi" est enregistrée.

samedi 27 février 2016

Information en continu: France Télévisions, mère porteuse d'Etat pleine aux as

La nouvelle chaîne d'info en continu de France Télévisions aurait un budget de 50 millions d'euros 

La future chaîne d'information publique trouvera 50 millions d'euros dans son berceau. 

La chaîne d'information en continu peaufinée par Michel Field s'inspire d'Al Jazeera, chaîne de télévision satellitaire qatarie. Elle doit voir le jour à la rentrée prochaine, face à BFM-TV, i-télé et LCI, et la future chaîne de télévision d'infos en continu de la présidente de France Télévisions est déjà richement dotée. Le projet phare de Delphine Ernotte ne manquera donc pas de moyens, mais il engloutira  "un peu plus des deux tiers à la charge de France TV, et le solde pour ses partenaires (Radio France, France Médias Monde, Ina)", apprend-on. 

Ce budget serait un redéploiement de moyens existants. Le service public crie famine depuis plusieurs années, réclamant davantage de rentrées publicitaires, singulièrement en début de soirée. On comprend pourquoi Rémy Pflimlin, l'ancien président du groupe France Télévisions, s'était déclaré favorable au retour de la publicité après 20h.

Mais sur la TNT ? 
En l'état actuel, le projet devrait voir le jour en septembre prochain sur les box et sur Internet. Si le mode de diffusion n'est pas encore totalement défini, on glisse imperceptiblement vers la TNT, même si l'ambition d'une chaîne numérique reste prioritaire", prévient Les Echos.
Elle pourrait être regardée sur le canal 27, si le groupe réorganise ses fréquences, ou sur le 23, si le gouvernement préempte ce canal dans l'hypothèse d'une validation par le Conseil d'État de l'abrogation de diffusion de Numéro 23 par le CSA. Deux opérateurs de télécom  ont déjà été contactés afin de la proposer sur leur box.
LCI, la chaîne d'information du groupe TF1, fera son arrivée sur la TNT gratuite le mardi 5 avril sur le canal 26.

France Télévisions cherche à ré-allouer des fréquences existantes 

La nouvelle configuration - qui touche notamment France O et France 4 - lorgne sur la fréquence de Numéro 23 si la chaîne ferme. 

Le service public continue à mutualiser ses ressources 
Des partenariats avec France 24 et France Info sont toujours à l'étude, notamment pour les tranches de direct quotidiennes, à savoir le matin et le soir. "Pour donner un ordre de comparaison, BFMTV s'est lancé avec un budget d'une vingtaine de millions d'euros en 2005 et fonctionne à présent avec 53 millions d'euros", rappelle Les Echos, pôle média du groupe LVMH, qui vendit son quotidien économique et financier, La Tribune, à News Participations, une des holdings d'Alain Weill, propriétaire de BFMTV.

vendredi 5 février 2016

Chazal contre TF1 : elle réclame un million d'euros de dommages et intérêts aux prud'hommes

Claire Chazal se croyait propriétaire de son poste

Une séniore qui a retrouvé du boulot 

Cette journaliste sexagénaire est passée sur le service public. C'est France 5 qui l'a recueillie le 18 janvier, alors que Delphine Ernotte veut faire du jeune et vient de congédier Julien Lepers, 66 ans, et alors que Michel Drûcker attend le passage de la charrette.

A quel prix France Télévisions l'a-t-elle embauchée aux commandes de l'émission Entrée Libre, si elle demande un million d'euros à TF1, cinq mois après son départ forcé ? Selon certaines informations, elle devrait percevoir entre 30.000 et 50.000 euros mensuels et aurait demandé une maquilleuse attitrée. Et quelle retraite-chapeau exigera-t-elle de la chaîne publique ?

C'est Michel Field, fraî­che­ment nommé patron de France 5, qui a décidé de la placer aux commandes d’Entrée libre, le maga­zine cultu­rel de la chaîne, à la place de Laurent Goumarre, de sept ans son cadet (1963), qui a créé cette émis­sion de toutes pièces, et que Field a tout simple­ment limogé. "Il en a gros sur le cœur, selon son entou­rage. Il n’a pas désiré ce départ", révèle l’heb­do­ma­daire VSD. Or, Michel Field est lui-même un ancien de TF1 où il remplaça Anne Sinclair en tant que présentateur, producteur de Public, abandonnée après deux ans...

TF1 va encore se faire racketter  

La journaliste vient de saisir le conseil des prud'hommes de Paris à la suite du rajeunissement des cadres de TF1, façon Ernotte, en septembre 2015. Dans un premier temps, le bureau de conciliation se tiendra le 5 juillet prochain. Cette phase est incontournable dans le cas d'un jugement "au fond", même si le salarié et l'employeur semblent irréconciliables. A l'issue de l'audience, si les parties ne trouvent pas d'accord, l'affaire sera renvoyée au bureau de jugement qui se tiendra quelques mois plus tard. 

Pourtant licenciée avec des indemnités de départ substantielles à sept chiffres, la journaliste réclame aussi des dommages et intérêts à son ex-employeur. 

La soudaineté de la séparation - pourtant évoquée par la rumeur depuis plusieurs années -  revêtirait-elle un caractère vexatoire pour la diva du 20h00 ? Pour l'heure, ses récriminations ne sont pas publiques. L'e-cone (réforme de l'ortografe autorise) de TF1 se croit maltraitée malgré une inamovibilité de 25 ans à ce poste, depuis 1991. 
Claire Chazal connaît bien la juridiction prudhommale, laquelle s'expose à un conflit d'intérêts puisque la plaignante y a elle-même siégé. Elle avait été élue en 2008 avant de démissionner.

Indécence de journaliste 

Chazal ne se prend pas non plus pour une queue de cerise.
Alors qu’elle réclamait 3,5 millions d’euros et que TF1 ne semblait pas disposé à débourser plus d’un million d’euros, un accord aurait finalement été trouvé à mi-chemin. La presse spécialisée affirme en effet que TF1 aurait accepté de verser 2,2 millions d’euros à son ancienne présentatrice vedette, bien qu'elle ait profité toutes ces années d'infrastructures télévisuelles et d'une équipe exceptionnels.
Elle devrait toucher 2.500 euros par quotidienne de 20 minutes, soit 12.500 euros par semaine. Un cachet qui pour­rait atteindre 45.000 à 50.000 euros par mois, selon les jours ouvrés, soit cinq fois plus que Laurent Goumarre qui était payé moins de 500 euros par numéro. Michel Field n'est pas seulement un libertin, c'est aussi un joueur de poker avec l'argent de la redevance télévisuelle et alors que France Télévisions crie famine.
Hazal gagne­rait désormais plus que Rémy Pflim­lin, l’an­cien patron de France Télé­vi­sions, dont les émolu­ments s’éle­vaient à 400.000 euros par an – et c’est d'autant plus indécent que les Français vivent sous la menace du chômage – et plus que David Puja­das, à la tête du 20h00 de France 2, dont le salaire avoi­sine les 12.000 euros."

Son régime fiscal privilégié de journaliste ne l'accable en outre pas et Chazal n'était pas payée avec des queues de cerises. 
Depuis qu'est connu le salaire mirobolant que lui verse France Télévisions, on fait désormais circuler le chiffre exorbitant du salaire mensuel de l'animatrice sur TF1 : 120.000€ par mois... Un montant trop élevé pour être vrai?
"Claire Chazal perçoit un salaire supérieur à 120.000 euros mensuels, l'un des plus importants de la chaîne, supérieur à celui du PDG, Nonce Paolini (76.600 euros mensuels, hors bonus et stock-options)," nous apprend Challenges (groupe de presse Perdriel, fondateur du groupe Le Nouvel Obs) qui n'y voit rien d'incongru. 
De quoi faire rêver les midinettes et rager les footballeurs. Et donner de l'appétit aux syndicalistes de la CGT ?

Claire Chazal n’est pas une femme d’argent. Elle l’at­tire malgré elle !

jeudi 4 février 2016

France 2 s'indigne que Michel Drücker fasse de la résistance

Les totalitaires de France 2 rappellent Drucker à l'ordre : "Nous ne sommes pas dupe de sa petite musique"

"Tout va bien avec France 2", assurait ce week-end Michel Drücker
dans
les colonnes du journal Le Parisien. 

Sa loyauté de 55 ans au service public est pourtant mise à rude épreuve... Animateur de Vivement Dimanche jugé indéboulonnable à 73 ans, la direction de France 2 fait chanceler Drücker sur son piédestal pour avoir osé dénoncer dans la presse un certain "jeunisme" et "racisme de l'âge" à la tête de  France Télévisions après l'éviction de Julien Lepers de Questions pour un champion,

Le patron de France 2 enrage
Les timides détestent les plus populaires qu'eux 
"Les animateurs (...) ne sont pas propriétaires de leur case ou de la politique éditoriale de la chaîne. Chacun doit avoir sa juste place", lance Vincent Meslet, 50 ans, un habitant du XIXe arrondissement qui dirige la chaîne, dans un entretien accordé ce mardi au Figaro.
Il confesse qu’il n’a aucune disposition pour faire de la télé : "Je n’y vois que d’un œil - le gauche - depuis ma naissance et je n’ai commencé à parler qu’après l’entrée en maternelle," raconta-t-il à Libération. En plus, cet être pataud admet qu'il n'est pas doué pour la communication: "Je revendique d’avoir un mode de renseignement circulaire, je tourne autour du pot longtemps." Alors que peut bien faire à ce poste cet "accident de la nature", né d'une mère de 46 ans et d'un père de 50, lui-même atteint d'un cancer du rein à 24 ans ? Pourquoi Delphine Ernotte s'est-elle fait escorter d'un tel handicapé de la vie, trop timide pour devenir journaliste, mais titulaire d’un DESS télévision et télécommunications qui se donna "un an pour entrer dans une chaîne de télé" ? Cet islamiste du petit écran compte-il détruire tous les monuments pour exister ? 

"Il faut faire bouger les choses pour se renouveler. Dans ce contexte, la ligne éditoriale prime sur les intérêts particuliers des uns et des autres", ajoute-t-il, précisant que "faire fuiter des informations dans la presse n'y changera rien". 
"Il n'y a pas de chasse gardée, ni à France 2 ni à France Télévisions", insiste-t-il encore, alors qu'il se murmure que Michel Drücker pourrait ne pas renouveler son contrat avec la chaîne la saison prochaine. En dix-neuf ans à France Télévisions et quatre à Arte, en tant que directeur éditorial, le patron de France 2 reste associé à Plus belle la vie sur France 3, imaginé à l’origine en réaction à l’ovni Loft Story ("On s’est dit : 'Nous, service public, qu’est-ce qu’on fait face à ça.' "). Et il reste fier de Plus belle le vie: tout est dit, mais ça fait peur !

Le patron de France 2 confirme d'ailleurs être "en discussions éditoriales et économiques" avec Michel Drücker, tout comme d'ailleurs avec Patrick Sébastien, qui, selon certains, serait lui aussi sur la sellette. Et Vincent Meslet de rappeler à l'ordre l'animateur de Vivement Dimanche, sans le citer : "Je ne suis pas dupe de la petite musique orchestrée par certains (...) autour du 'racisme anti-vieux' pour tenter de nous forcer la main dans des négociations".
Pourtant, en décembre dernier, on apprenait l'éviction surprise de Julien Lepers, 66 ans, de France 3. Quelques jours plus tard, on nous révélait que le coucou de son jeu phare Questions pour un champion, serait Samuel Etienne. "Globalement, on ne peut pas s'adresser qu'aux retraités. On chercher à viser les actifs et les urbains, tout en conservant notre public âgé, c'est à dire les plus de 70 ans," lâchait Dana Hastier, la patronne de France 3, en décembre 2014. Depuis, l'idée a fait son chemin, mais France 2 tente parallèlement de séduire Thierry Ardisson, 67 ans (lire PaSiDupes : "France 3: embauches et limogeages au faciès "), ce qui donne à penser que, pour faire jeune, France Télévisions joue la carte du 'trash': c'est leur idée de la jeunesse !
Tout un programme en effet, voire un objectif froidement inquiétant, voire glaçant de celui qui, selon Libération, "se dit que, pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu’être élu."

Racisme anti-vieux : juste une coïncidence...

Alors que France Télévisions se défend de vouloir mettre à la porte ses animateurs les plus emblématiques depuis l'arrivée de Delphine Ernotte à la tête du groupe l'été dernier, Vincent Meslet jure pourtant ses grands dieux qu'il ne s'adonne pas "au tir aux pigeons". "Je n'ai personne dans le viseur, je ne suis pas venu avec l'idée d'organiser une chasse aux sorcières", assure-t-il
"Ni le jeunisme ni la nostalgie ne dessine la ligne éditoriale de France 2". "Il n'est pas question de faire table rase du passé. Mais à l'inverse, il ne faut pas penser non plus que c'était mieux avant et que l'on ne peut plus rien créer", tranche-t-il. 

Peut-on en revanche faire du jeune avec du vieux, à la direction ?
Michel Field vient d'être nommé directeur exécutif de France 5 à 61 ans.
Mais tous dissimulent désormais leur âge, pour preuve que la chasse aux seniors est pur fantasme dans le service public. Ainsi, bien qu'il ait intégré l'ORTF en 1970, Michel Kops, directeur exécutif en charge de l’outre-mer (et aussi de France Ô), n'a plus d'âge...
A la direction de la communication de France Télévisions, Niloufar Soyeux du Castel, ancienne directrice-fondatrice de Parnasse (Orange, remplacée à la communication par Xavier Couture), ici à droite au temps de sa jeunesse, quel âge ?

Et la Société des Journalistes de France 2 s'est dit "stupéfaite" par l'éviction de son patron de l'info, Pascal Golomer, nommé directeur exécutif en charge de l'information de la chaîne, tandis qu'au final,
France 3 n'est pas mécontente de la dissolution de "l'équipe Thuillier".

lundi 1 février 2016

France 3: embauches et limogeages au faciès

France 3 rejette Julien Lepers, tolère Bertrand Renard, mais tente de séduire Thierry Ardisson... 

Ernotte prend langue avec Thierry Ardisson, 67 ans 

France 3 travaille au transfert sur cette chaine à la rentrée prochaine. 
L'animateur de Salut les Terriens, qui fête cette année ses dix ans aux commandes de cette émission, se verrait confier une émission culturelle, originale et décalée: à la sauce Ardisson... 
A l'origine d'une kyrielle d'émissions, - Lunettes noires pour nuits blanches, Télé Zèbre, Rive droite, Rive gauche, Tout monde en parle...-, qui toutes ont connues des records de longévité et d'audience, Thierry Ardisson pourrait donc tourner la page Canal+ et se projeter sur un autre projet. France 3, qui repense entièrement sa ligne éditoriale, tient absolument le prendre dans ses filets. 

Marc-Olivier Fogiel est un autre journaliste et animateur à qui la chaîne dirigée par Dana Astier propose une émission de plateau. L'homme du Divan depuis février 2015 sur France 3, 47 ans en juillet, qui réfléchit à la place qu'il entend occuper sur cette chaîne à la rentrée, se voit proposer un talk-show. A l'image de ce qu'il fit par le passé sur cette même chaîne, avec On ne peut pas plaire à tout le monde (ONPP)? Non! Mais un rendez-vous moins débridé et plus journalistique.

L'âge et longévité à la télévision se mesurent à la tête du client 

Royaliste légitimiste, le mercenaire Ardisson (67 ans) détient des records de présence à la télévision, alternativement sur TF1, France 2 et Canal+, à la différence  de Julien Lepers (66 ans) , fidèle à France 3, ou à Michel Dücker, en sursis à 73 ans, attaché à France 2, mais un handicap qui leur est fatal, au prétexte de leur âge et de ne pas être assez "trash". Bertrand Renard n'est pas mentionné pour la charrette de Delphine Ernotte. Il a bientôt 60 ans et anime le jeu télévisé Des chiffres et des lettres sur France 3 depuis 40 ans (mars 1975), une tare pour les autres...

L'épouse Ardisson, Audrey Crespo-Mara, ci-contre à droite, a fait l'essentiel de sa carrière de journaliste à TF1 et LCI, chaîne où elle est joker de Claire Chazal, puis d'Anne-Claire Coudray et sur laquelle, en 2014, cette maman de Lamine et Sékou a animé les Soirées électorales avec Michel Field, auteur du très sulfureux Impasse de la nuit, mais que Delphine Ernotte a nommé directeur exécutif de l'information de France Télévisions, le 7 décembre dernier.

Thierry Ardis­son, viré de France Télé­vi­sions "comme une merde" (sic), ne serait pas rancunier.
Interrogé par le jour­nal Le Monde sur son départ violent de France Télé­vi­sions, l'anima­teur a confié que Canal Plus ne l'avait pas sauvé: "Canal m'a ramassé au fond du ruis­seau". En 2006, France Télé­vi­sions annonça l'arrêt de 'Tout le monde en parle', émis­sion qu'il avait présen­tée pendant plus de huit ans. Une fin brutale et un rejet qui lui ont "fait peur" (Tout le monde en parle faisait à l'époque 32% de part de marché), et qui auraient pu le tenir à jamais loin des plateaux.
Une ingratitude de France Télé­vi­sions qui à elle seule justifiera peut-être que l'homme en noir résiste aux sollicitations d'Ernotte.

D'autant que France Télé­vi­sions fait mal son travail, selon Thierry Ardis­son.

"Le travail du service public, c’est d’être l’école du peuple, et pour ça, il faut spec­ta­cu­la­ri­ser la culture, la rendre digeste, estime l'homme de télévision. En tant que publi­ci­taire, je pense savoir le faire. Si elle ne l’est pas, les gens ne la consomment pas." 
Pas sûr que la très contestée Delphine Ernotte (à gauche) lui épargne de nouveaux 'clashes' et qu'il oublie où le service public l'a jeté, ni d'où Canal+ l'a tiré. Aura-t-il la mémoire courte ?

lundi 24 août 2015

Hécatombe à France Télévisions

Bruno Patino quitte France Télévisions 

Le Monsieur numérique et directeur des programmes de France Télévisions, Bruno Patino, a annoncé ce matin son départ du groupe
 
Ce cadre dirigeant, membre historique de l'équipe Pflimlin, ne figurait plus sur les tablettes de la nouvelle pédégère, Delphine Ernotte, laquelle prendra officiellement  ce week-end ses fonctions d'ores et déjà flétries par l'arbitraire. 
 
Ancien directeur de la station de radio France Culture et de l'École de journalisme de Sciences-Po, Bruno Patino est remercié, malgré un bon bilan dans l'entreprise, puisqu'il est à l'origine du redressement de France 2 et des bonnes audiences de France Télévisions enregistrées ces derniers mois. Le site FranceTVInfo, lancé par Bruno Patino, peut en effet se targuer d’être le premier site d’information audiovisuelle. Toute une série d’offres spécifiques ont aussi vu le jour, notamment Culture Box. Et le groupe public a même pris l’habitude de travailler avec des start-ups.

Pas suffisant pour celle qui veut faire table rase en prenant les rênes: trop de compétence chez ses collaborateurs pourrait lui porter ombrage...
B. Patino, à gauche et R. Pfimlin, à droite
Patino est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l’ESSEC, titulaire d’un Master of Arts (Université Johns-Hopkins à Baltimore) et d’un doctorat de science politique, ainsi qu'ancien élève de l’INSEAD. Son diplôme de l'École centrale Paris et sa direction générale d'Orange France la prédisposent assez peu à la présidence de France Télévisions.
 
Seule la directrice des programmes de France 3 et future directrice de cette chaîne, Dana Hastier, aura donc échappé au grand coup de balai de la féministe parvenue au poste suprême par la volonté de Hollande, par l'entremise de son âme damnée, Olivier Schrameck (CSA).

Significative est aussi la décision d'Ernotte de s'adjoindre la présence de Stéphane Sitbon-Gomez 
(ci-contre au milieu, au côté de Sergio Coronado qui a fait son coming-out en juin 2012), petit-fils du journaliste Guy Sitbon (Marianne et Le Nouvel Observateur), ancien conseiller et directeur de cabinet de Cécile Duflot et ancien directeur de campagne d’Eva Joly à la peu glorieuse présidentielle de la candidate EELV, 2,30% des voix au premier tour (lien PaSiDupes). Ernotte part décidément sur d'excellentes bases...

Bruno Patino était aussi le patron de France 5 où Michel Field le remplace

A 61 ans, Michel Field a touché à tout, avec un succès mitigé, en radio sur France Culture ou Europe 1 et en télévision sur Canal+, en passant par France 2 ou TF1. Chroniqueur littéraire, animateur ou journaliste, il fut notamment présentateur de l'émission Politiquement Show sur LCI, de 2005 à 2007, avec Patrick Buisson.

Et Michel Field, c'est l'auteur de 'Impasse de la nuit' (1986, Ed.Barrault)  est 
présenté comme un livre-culte dans les milieux libertins, mais jugé scabreux par les autres. Ainsi les scènes de plein air aux Tuileries (?) où des couples exhibitionnistes apportent un stimulant aux libidos en berne de voyeurs aux braguettes ouvertes. Oh, les beaux programmes télé à venir ! Rémy Pfimlin pourrait ne plus reconnaître le service public et les mamies sursauter à l'énoncé des questions très techniques des petites têtes blondes qu'elles planteront par inadvertance devant les futurs programmes de la 5...
Quelle mouche a donc piqué Delphine Ernotte-Cunci, la nouvelle présidente de France Télévisions