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mercredi 15 mars 2017

L'élue PS Laura Slimani, proche de Hamon, traite un maire de "vieux mâle blanc libéral"

Le "vieux mâle blanc libéral" porte contre la conseillère municipale socialiste de Rouen

L'ancienne présidente du MJS s'est dévoilée en raciste

Leonarda ?
Mercredi 15 mars 2017, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, a annoncé le dépôt d'une plainte contre Laura Slimani, porte-parole de Benoît Hamon, ci-contre, pour "injure raciale". Dans un tweet sexiste et raciste la jeune protégée du candidat Hamon a insulté Philippe Saurel, maire de Montpellier et soutien déclaré d’Emmanuel Macron. Ces quelques mots en disent long sur l'émergence du racisme anti-Blanc larvé jusqu'au premier jours d'une campagne présidentielle rude et peu respectueuse, puisque ni la presse, ni les juges et ni les élus, donc, ne contrôlent plus leurs appétits de pouvoir et leurs volontés d'empêcher l'alternance annoncée.  

Née de père algérien, Laura Slimani, petite conseillère municipale PS de Rouen, Seine-Maritime, est porte parole de Benoît Hamon et chargée - ça tombe fort mal -  de ...l’égalité femmes-hommes, ce qui aggrave la portée du tweet publié sur le compte d’élue de l'insolente, dans la soirée du 9 mars 2017. Tolérerait-elle que sa mère française soit étiquetée "vieille femelle blanche radicale" ?

Les réseaux sociaux n'ont pas laissé passer ce que la presse institutionnelle a occulté

Membre de l'équipe débridée de Benoît Hamon, elle se réjouissait ainsi du rapprochement de Philippe Saurel d’Emmanuel Macron, autre candidat à la présidentielle et ancien ministre de l’Économie de François Hollande . "Un autre vieux mâle blanc libéral en moins", a-t-elle alors rédigé sur le réseau social Twitter, se félicitant que la "race blanche"   l'espèce soit en voie de disparition en politique .
Je sais pas vous mais moi je m’en passe bien du soutien de Saurel : 1 autre vieux mal blanc libéral en moins. #LEmissionPolitique #Hamon2017 — Laura Slimani (@LauraSlimani) 9 mars 2017
Cet état d'esprit de la "diversité" est dénoncé depuis des années, mais les citoyens vigilants sont stigmatisés en retour et intimidés par les accusations de racisme et d'islamophobie.

Dimanche 12 mars 2017, alors que son tweet provoquait de nombreuses réactions indignées sur les réseaux, Laura Slimani s’était défendue de tout racisme anti-Blanc, tout en reprochant à Macron la pâleur du teint de son entourage :
"Philippe Saurel est un homme blanc et libéral, c’est un fait. Je voulais simplement souligner l’homogénéité de la composition des soutiens à Emmanuel Macron. Malheureusement, dès que l’on parle de discrimination, cela déclenche des réactions nauséabondes."
Connaissant l'atmosphère fétide régnant dans l'équipe Hamon, il faut bien déplorer là l'incapacité de l'équipe Hamon - et singulièrement de la demoiselle - à se renifler. Jeune apparatchik, comme son mentor, Slimani a étudié à l'IEP de Bordeaux, où elle a suivi un double cursus 'France-Royaume-Uni' et passé deux années heureuses (tous frais payés par les vieux contribuables blancs ?) à l'université de Cardiff (Pays-de-Galles), mais ne se targue clairement d'aucun diplôme précis. 
Il ne serait pourtant pas compliqué de tester le niveau d'anglais de la petite grossière :  un Aphatie ou un Bourdin pourrait donc renouveler avec elle le petit jeu du prix du croissant ou du ticket de métro. On verrait d'ailleurs bien Fabienne Sintès administrer la preuve par neuf : n'a-t-elle pas longuement séjourné aux Etats-Unis ?...
L'insulté déplore le silence de Benoît Hamon et de son équipe

La discrimination par l'âge n'est pas poursuivie par la loi, alors le maire de Montpellier, frontalement attaqué par le tweet en question, a annoncé avoir déposé plainte pour "injure raciale, en raison du sexe et provocation à la discrimination". Un "jeune enfant" ou un "jeune adolescent" aurait pu tirer parti de sa jeunesse, mais un maire de 59 ans ne peut exiger devant le tribunal le respect d'une péronnelle de 27 ans. 
Suite aux propos de @LauraSlimani, j’ai décidé de porter plainte pour injure raciale, en raison du sexe et provocation à la discrimination.pic.twitter.com/cc2CZvZDmz — saurel philippe (@saurel2014) 15 mars 2017
Les termes exacts et complets de la plainte sont les suivants : "injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination à raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe"

L'esprit des quartiers gagne du terrain jusqu'au sein d'équipes politiques
On peut penser à l'inverse que c'est en même temps la récompense aux dirigeants populistes. "Une campagne politique ne peut pas se faire dans l’outrance et l’outrage. Le respect de la pluralité des opinions est le socle de la démocratie", écrit-il, visiblement ébranlés, socle moral et élu de proximité,  dans un communiqué, diffusé mercredi 15 mars 2017, sur Twitter. 

Il y déplore également le silence de Benoît Hamon, 
C'est ainsi que bat 
le coeur de la gauche
candidat à la présidentielle, auprès de qui Laura Slimani s’est rattachée, et des membres de son équipe.
C’est un tweet sexiste et raciste. On ne peut pas traiter quelqu’un de blanc, de noir ou de jaune. Et de mâle non plus. Je vous rappelle que le féminin de mâle, c’est femelle. Imaginez que l’on ait dit "vieille femelle noire…", observe-il également auprès de l’hebdomadaire Le Point.
Contactée mercredi 15 mars, Laura Slimani n’a pas encore réagi à la décision de Philippe Saurel. Jeudi, nous trouverons l'information en rubrique "Faits divers" du Monde mais aucune trace dans Libération. D'autant qu'aucune association anti-raciste n'a encore sourcillé et la sous-ministre féministe des Droits des Femmes n'a pas davantage émis le début de la moindre trille courroucée. Il sera toujours temps pour elle de 'piauter' ...

Taubira serait bien avisée de prendre le parti de l'homme blanc, elle qui sursauta face à un dessin désobligeant et souffrit si cruellement dans sa chair. Mais elle appartient à l'entourage "nauséabond" : l'ex-garde des Sceaux sera-t-elle de parti-pris ?

samedi 29 août 2015

Les Jeunes socialistes entrent "en résistance" contre Valls à La Rochelle

Le malaise d'EELV gagne le PS ? 

Outre que le mouvement des MJS garde rancune à Valls depuis l'éviction d'Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon,
les jeunes socialistes condamne les propos sur les 35 heures de son ministre de l'Economie.


Sur la forme, "il y a un problème démocratique"
C'est la brutalité du remaniement qui a d'abord choqué les Jeunes socialistes, historiquement proches des 'frondeurs' et notamment d'Henri Emmanuelli et donc de son bras droit, Benoît Hamon, l'un des ministres congédiés. "C'est la première fois dans un gouvernement de gauche qu'on muselle le débat comme ça", s'agace Manon Comte, 23 ans, cadre de la fédération du Val d'Oise.
"On ne peut pas soutenir un gouvernement qui refuse le débat", lance Brian Mooroogen, 20 ans, "pour qui la Ve République arrive à bout de souffle". Sa compagne de voyage dans le train qui les conduit à La Rochelle (Charente-Maritime) pour l'université d'été du PS, une militante des Jeunes socialistes (MJS) tente vendredi 29 août de calmer ses camarades. "Vous n'avez pas pris vos brassards 'Front de libération de l'intérieur' ? Même Pierre Laurent - le patron du Parti communiste -, il est moins trash que vous avec le nouveau gouvernement", polémique la jeune femme.

La veille,  l'animateur de la fédération des Hauts-de-Seine du MJS a annoncé que le MJS 92 entre "en résistance" dans un communiqué,
Lénine gardé par Trotski sur la place Sverdlovà Moscou, 
devant le théâtre du Bolchoï, face à des unités 
de l’Armée rouge rassemblées le 5 mai 1920
 face au nouveau gouvernement. 
 
"Stupéfaction", "coup de poignard", "décision anti- démocratique"... Les mots sont durs, mais assumés: ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rassemblés à La Rochelle. Le texte a d'ailleurs disparu du site des Jeunes socialistes Hauts-de-Seine, comme lorsque Trotski disparaît des clichés officiels, par la volonté de Staline... Ce communiqué illustre le malaise d'une grande partie des militants MJS rencontrés à La Rochelle.
Photo truquée de G.P Goldstein: en 1927, Staline 
a dû  effacer le souvenir du rôle politique joué par Trotski
Hostiles à la constitution, les jeunes du MJS voient dans cette crise une nouvelle illustration de ses déboires. "Il y a un problème démocratique, avec trop de place pour l'exécutif et pas assez pour le Parlement", regrette Leila Frat, de la fédération du Nord. 

Sur le fond, "ce n'est pas la couleur annoncée en 2012". 
Les militants MJS reprochent à François Hollande de ne pas mener la politique pour laquelle il a été élu. "Ce n'est pas la couleur annoncée en 2012. Quand Marine Le Pen parle d'UMPS, elle est crédibilisée par la politique économique de François Hollande", déplore Brian Mooroogen. 

Le faible score de Manuel Valls (6%) et le discours du Bourget, où le candidat Hollande avait fait du "monde de la finance" son adversaire, reviennent régulièrement dans la bouche de ces jeunes militants. "Le Bourget, c'est le discours qui a donné le ton, rappelle Manon Comte. Ensuite, il y avait des marqueurs forts, comme la taxe à 75%. On voudrait retrouver ces marqueurs une fois au pouvoir".
Présidente du MJS, Laura Slimani tempère, se disant tout de même convaincue "que l'équilibre sur lequel se base le gouvernement n'est pas celui de la gauche". Elle déplore le "signal contradictoire", lancé en pleine université d'été, avec l'abandon de l'encadrement des loyers en dehors de Paris."On en arrive à reculer sur une de nos victoires", regrette-t-elle.

Emmanuel Macron a passé "la ligne rouge"

La presse dévôte le classe parmi les ministres les moins impopulaires, mais Emmanuel Macron, fait l'unanimité contre lui dans les rangs des jeunes socialistes. Son parcours de banquier d'affaires ne passe pas chez ces militants qui organisent à cette université d'été un atelier "l'adversaire, c'est toujours le monde de la finance". "Macron, c'est un affront, balance Manon Comte. Il a nommé l'un des plus grands financiers de la terre à l'économie".

Son entretien, accordé au magazine Le Point avant sa nomination, où il suggère d'assouplir les 35 heures n'a pas arrangé les choses. "Si Arnaud Montebourg a franchi la ligne jaune à Frangy, Emmanuel Macron a franchi la ligne rouge", grond Thomas Boudier-Pothier, 23 ans, de la fédération du Nord.
Attitudes de militants des Jeunes socialistes lors de 
l'intervention de l'ex-trotskiste et actuel premier secrétaire du PS, 
J.-Ch. Cambadélis, le 29 août 2014 à La Rochelle

L'impression d'être "retombés dans l'opposition"

Conscients du malaise de leurs jeunes radicaux, les caciques du PS tentent de calmer le jeu à La Rochelle. Alors qu'il aurait mieux à faire en se consacrant à temps plein à la détresse des éleveurs, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a fait une apparition dans la salle où le MJS organise des ateliers, pour briefer Laura Slimani, mère normande, père d'origine algérienne, soutenue par un ancien président du MJS, Razzye Hammadi, dont elle a été attachée parlementaire pendant quelques mois.
"Je comprends qu'il y ait des questionnements, a publiquement expliqué Le Foll. "On est en responsabilité devant les Français, on a une obligation de réussir, a-t-il admis, certifiant toutefois que "la ligne n'a pas changé depuis 2012". Emmanuel Macron ? "Il faut arrêter les procès d'intention", a-t-il insisté. Sous prétexte qu'il a réussi ses études et bossé dans une banque, il ne pourrait pas être de gauche ?", feint-il de s'interroger, avec la mauvaise foi qui le caractérise. "L'appel à la résistance ? "Il faut rester solidaire", réplique-t-il.

Gag du slogan 2015
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est lui prêté au jeu des questions-réponses avec la salle. Un drôle de jeu où les questions - sur l'encadrement des loyers - ont été beaucoup plus applaudies que les réponses - "c'est une idée généreuse mais difficile techniquement à mettre en oeuvre". "Il a botté en touche", regrette un militant, dépité.

En off, un membre du MJS croisé quelques heures plus tard à la réunion du courant de Benoît Hamon prend encore moins de gants avec le gouvernement et le parti :"nos militants ont l'impression d'être retombés dans l'opposition".