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mercredi 7 février 2018

Egalité des genres et viol : Daval vs Darmanin, le parti-pris de Schiappa et Haas

La procureure Schiappa prend le parti des femmes en fonction des hommes accusés de violences sexuelles

La conception à géométrie variable de l'égalité femmes-hommes

L'activiste féministe à la tête du secrétariat d'Etat est une 'imposteuse' 
Marlène Schiappa est rattrapée par ses bavardges à tort et à travers, notamment sur les affaires Daval et Darmanin. La guerre des sexes qu'elle a ouverte, avec Caroline de Haas (Osez le féminisme), à la faveur du grand remue-ménage de l’affaire Weinstein parmi les starlettes en quête d'un rôle à tout prix, semble connaître une trêve. Pour comble d'infamie entachant la sincérité des furies, cette pause dans leur curée correspond aux mises en cause de l’islamologue Tariq Ramadan qui vient d’être mis en mis en examen et placé en détention provisoire à la suite de dénonciations de viols par deux plaignantes, et de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, pour des faits que la plaignante qualifie de viol par surprise. 

Le membre du gouvernement se voit renouveler "la confiance et la solidarité" du président de la République, du Premier ministre et de l’ensemble de ses collègues en tout genre du gouvernement. Depuis, le président Macron a par ailleurs engagé Nicolas Hulot, numéro trois du gouvernement, à tenir face aux deux accusations de viol(s) dont il se défend, lui aussi. Le mot d'ordre : pour assurer le renouvellement annoncé des pratiques publiques, faire le dos rond à deux têtes...

Marlène Schiappa s’indignait hier encore de "l’impunité des crimes sexuels en France". Mais la troll des réseaux sociaux est soudainement saisie d'un engourdissement général, passé du cerveau au reste du corps: voilà que la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, héraut de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui était accablée par une diarrhée verbale et écrite et aujourd'hui frappée de mutisme profond

Par respect pour les femmes violentées, de nombreux marcheurs de l’Assemblée nationale ont offert une "standing ovation" à Gérald Darmanin, mardi 30 janvier: puisqu'il n'est pas mis en examen, il est honoré par les acclamations de godillots. Ca doit lui faire chaud partout : pourvu qu'il ne se croit donc pas encouragé à saisir les prochaines occasions que procure sa lourde charge au Budget: les exilées fiscales et autres phobiques administratives. D'autant que - en même temps- il conserve la "totale confiance" du gouvernement, alors que s’ouvre l’enquête préliminaire pour les faits dénoncés par Sophie Spatz. 

Militante féministe qui conseille et oriente les victimes supposées de violences, vers des associations, des collectifs et des avocatEs, Caroline de Haas réagit à l'accusation de viol de l'ex-call-girl Sophie Spatz à l'encontre de Gérald Darmanin.

Haas dénonce aussi le parti-pris de la "patronne du Parquet", la garde des Sceaux de Macron, Nicole Belloubet, pour sa solidarité avec Darmanin et estime que si un homme désapprouve #balancetonporc, c'est que le quidam a peut-être quelque chose  à se reprocher : les hommes, tous coupables ?


Le féminisme radical menace-t-il l'égalité entre les genres et la démocratie ?
Dans le même temps, une pétition mise en ligne par des féministes de combat, et Haas est de ces activistes chassant en meute, intimidant et accusant d'extrémisme, estimant une mise en cause pour viol incompatible avec le maintien d’un ministre à son poste. Les enseignements tirés de cette pétition seront peu-être exploités sereinement dans un contexte tendu de guérilla inter-genres, mais elle ne semble pas, pour l'heure, rencontrer le succès escompté, ni auprès des hommes, ni parmi les femmes équilibrés. Les excès de ces excitées produisent l'effet inverse de celui espéré, mais une activiste sans cause à défendre durablement se condamnerait à l'aléatoire d'une reconversion. Il n'est donc pas assuré que ces sexistes déjà si mal dans leurs peaux recherchent des solutions apaisées. 
Un classement officiel sans suite ne serait une double peine que pour les victimes authentiques et certainement pas pour celles (et ceux) dont c'est le fonds de commerce politico-médiatique. 

Faire avancer la justice (et le droit) et reculer les hommes
Comme Haas, sa protégée, Sophie Spatz, ne reconnaît "aucune intention de nuire". Elle n'aurait d'autre objectif que "les services enquêteurs puissent travailler sereinement […] afin que justice soit rendue"

Pour prendre la mesure de l'urgence d'une instrumentalisation du tribunal médiatique, il faut comprendre que les féministes veulent atteindre  le judiciaire qui, s'il s'en emparait, ouvrirait la voie menant au législateur par le biais de cette affaire. Il faut remonter le temps jusqu'en 2009. 
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Ancienne call-girl, condamnée en 2004 pour des faits de chantage, appels malveillants et menace de crime, la plaignante avait approché différents responsables politiques pour faire réviser cette condamnation, pourtant définitive puisque confirmée en appel. Gérald Darmanin, alors âgé de 26 ans (aujourd’hui plus jeune ministre du gouvernement), était l’un d’entre eux. 
Le jeune chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP va, selon les dires de la plaignante, lui offrir une oreille si attentive que l’exposé de son cas sera suivi d’une invitation à dîner, puis d’une virée en club libertin et enfin d’un rendez-vous dans une chambre d’hôtel : cet enchaînement ne plaide pas, on en conviendra, en faveur de la thèse d'un "effet de surprise". Ce d’autant que la promesse d’intervention, à l’issue du dîner, laissait clairement entrevoir une contrepartie sexuelle : "Je ne suis pas une gamine, j’ai compris tout de suite", confiera la plaignante au journaliste du Monde, la professionnelle du sexe consentant finalement à une relation sexuelle, tout en disant s’être sentie "prise en otage", en raison du besoin qu’elle avait de l’intervention promise. 

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Haas et sa protégée évacuent le fait que la sollicitation première est la responsabilité de la quémandeuse. Il n'est pourtant pas assuré que son consentement soit retenu contre elle, puisque lele procès s'engagera sur une base incertaine et discutable :  la plainte sera déposée pour viol et non pour harcèlement sexuel, infraction que l’on aurait pourtant pu invoquer, devant une relation sexuelle "extorquée" en échange de promesses ou de faveurs. L'homme piégé n'a pas de recours : il est entendu par la loi que l'homme est un potentiel prédateur... 
C’est prostrée, en proie au douloureux sentiment de "s’être fait avoir" que son mari dit l’avoir accueillie à son retour au domicile, au petit matin. Sophie Spatz dénonce une première fois les faits en novembre 2009 : elle écrit alors à l’assistante parlementaire de Jean-François Copé, pour ce qui, à l'origine, ne devait pas connaître d'autre ampleur que politique, en interne. 

Mais, dans sa réponse officielle du 10 décembre,
 le groupe UMP qui ne cherche pas étouffer l'affaire, lui conseille d’intenter une action en justice. Or, Sophie Spatz ne se rendra à aucune des convocations des policiers : le dossier sera logiquement refermé et la plainte classée sans suite. La plaignante n'avait pas été prise en mains par des féministes. 

Marlène Schiappa est dépassée par les accusations sur lesquelles elle s'est plu à polémiquer

Une aubaine pour les féministes.
En apprenant la nomination de Gérald Darmanin en mai 2017, la mémoire revient, la blessure se rouvre et la colère envahit Mme Spatz, à la faveur de la révélation par le New York Times et le New Yorker, en octobre 2017, qu'une douzaine de femmes accusent Harvey Weinstein, un producteur de cinéma américain renommé, de harcèlement sexuel, agression sexuelle ou viol. 
"Hystérique", selon ses propres termes, elle se promet d’obtenir la démission du jeune ministre, appelle l’Élysée, s’y rend, écrit à François Bayrou, éphémère garde des Sceaux… 

Au mois de juin 2017, elle rencontre la féministe engagée qui sera son sauveur, mais aussi son coach, Caroline de Haas. Celle-ci prend l’affaire en main, convainc Sophie Spatz (et  son mari) que le consentement n’en était pas un et que la "surprise" pourrait permettre de qualifier le viol. 
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Haas n'est pas une débutante : militante aux Scouts unitaires, aussi bien qu'à Amnesty International, aux Petits frères des pauvres ou à l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), elle participa en 2009 à la fondation de l'association Osez le féminisme !
En mai 2011, elle s'exprime sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn, déclarant que "
la manière dont cette saga a été commentée en France par les média et les figures politiques met en lumière un sexisme débridé, dont nous connaissions l'existence".
En 2013, en réaction à la publication d'une pétition signée par "343 salauds", qui défendent la liberté d'utiliser les services de prostituées, elle crée le site 343 connards, qui permet d'envoyer des tweets à tous les signataires de cette pétition. Elle créera aussi un site internet destiné à encourager les internautes à dénoncer le machisme dans leur entourage.
Mais, lors des débats qui suivent les agressions sexuelles du Nouvel An 2016 par des migrants à Cologne, Caroline De Haas répondit à ceux qui lient les agressions à l'arrivée de migrants en Allemagne par un tweet ainsi libellé : "Allez déverser votre merde raciste ailleurs"...
Quand, en janvier 2018, le ministre Gérald Darmanin est accusé de viol, Caroline de Haas s'empara de l'affaire et incita la jeune femme à re-porter plainte pour viol "par surprise", et chargea des amies avocates féministes de défendre l'accusation, pendant qu'elle-même en assurait la promotion dans les media (cf. RTL, ci-dessus). Une pétition de militantes féministes exigea la démission du ministre visé par une enquête préliminaire du Parquet de Paris.
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Florence Rault, avocate au barreau de Paris, s'indigna sur le blog VuDuDroit de cette méthode considérée comme peu respectueuse du travail de la justice : "[...] la meute est lancée et réclame à grands cris la démission du ministre, c’est-à-dire sa mort politique et sociale" et désigna Caroline de Haas comme "une des grandes prêtresses du néo-féminisme agressif". Dans un billet publié sur ...Mediapart, Caroline De Haas affirme : "Je suis sidérée par la réaction du Premier ministre qui, sans attendre que la justice soit rendue, a décidé qui avait raison ou tort dans cette affaire." "Il a toute ma confiance," a-t-il dit de l’accusé. [...] Le Premier ministre a donc déjà tranché. Il ne présume pas Gérald Darmanin innocent. Il affirme qu’il l’est. Avant la justice."
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Le risque politique couru Gérald Darmanin est donc modéré
Le tapage laissera des traces, en revanche. Si le dossier ressemble à ce qu’en dévoilent les media, la qualification de viol, fût-elle "par surprise" a bien peu de chances d’être retenue. Si des faits de harcèlement étaient qualifiés, ils seraient prescrits et ce, en dépit de la loi du 27 février 2017 qui doublait la prescription de ce délit, la portant de 3 à 6 ans. Mais un tel procès importerait moins aux harpies que de préparer le lit du sexisme féministe. 

Marlène Schiappa, "pompière' incendiaire

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Paradoxalement, dans le cas de Gérald Darmanin, elle rappelle que la présomption d’innocence vaut pour tous, citoyens comme politiques, mais,  au micro de RTL, se prenant pour la procureure, la sous-ministre n’hésite pas à requalifier en "assassinat" le meurtre de son épouse Alexia par son conjoint Jonathann Daval, alors même que le procureur de la République, Edwige Roux-Morizot, avait affirmé que la préméditation n’avait pas été retenue. 

"Porter la voix de la raison au milieu de cette folie médiatique" (et gouvernementale)
Dans le même élan juvénile, la secrétaire d’Etat se crut justifiée et autorisée - en dépit du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs - à s'indigner du fait que des considérations sur la personnalité de la victime aient été avancées par la défense, ce qui reviendrait à "légitimer les féminicides", néologisme dû à son entourage d'intello-bobos. 
"Ce n’est pas une dispute, ce n’est pas un drame passionnel, c’est un assassinat !", s’emportait, hystérique, la membre du gouvernement au micro de RTL le jeudi 1er février. La prétérition ("je dis ça pour le cas général et pas pour cette affaire en particulier") n’y change rien : la qualification du crime venait d’être revue.

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Christophe Castaner dut monter au front pour se désolidariser de la meute des femmes soutiens-gorges au poing et rappela qu’ "un ministre n’a pas à commenter une affaire judiciaire". A fortiori lorsque le commentaire dénie aux avocats de la défense le droit de parler des déclarations de leur client et, dans une vision en noir et blanc de la relation auteur-victime, requalifie le crime. 

Le soir-même, la procureure Edwige Roux-Morizot dénonçait "l’indécence" de certaines déclarations médiatiques, la violation du secret de l’instruction et l’oubli de la présomption d’innocence. Mêlant fermeté du ton et sobriété, elle appela à "porter la voix de la raison au milieu de cette folie médiatique". L’utilisation du terme de "meurtrier" (et non d’assassin) présumé, comme en écho aux propos de Marlène Schiappa, prenait valeur de condamnation de  l'égarement de la ministre, sans que Haas ne sente pour autant le souffle du boulet. 

Résultat de recherche d'images pour "caroline de Haas et Vallaud Belkacem"Les experts psychiatres devraient s’inquiéter et partager cette indignation... Alors que la caractérisation du passage à l’acte est l’un des principaux enjeux d’un procès d’assises, les experts seront-ils désormais fautifs d'expliquer le crime par une interaction fatale entre auteur et victime, en l'espèce, la domination de l'époux par l'épouse ? L'emprise de l'une sur l'autre restera-t-elle tabou, du fait de la véhémence des réseaux féministes, avec le soutien d'individus du genre masculin de l'espèce molle, tels que Patrick Cohen, qui déterminent leurs convictions au doigt mouillé ? Sera-t-il "politiquement incorrect" de disculper l’auteur(e) et de blâmer la victime, en toute circonstance ? 

Le risque majeur actuel pour les 
hommes est l'inégalité face aux femmes en matière de justice.
Comme Hélène Roux-Morizot, souhaitons que la justice reprenne sa place et que la vérité triomphe des media et de l'activisme associatif ou en réseau.

samedi 25 novembre 2017

L'égalité femmes-hommes, déclarée "grande cause" du quinquennat Macron

Et pour pas cher...

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"Emmanuel Macron va proclamer l'égalité entre les femmes et les hommes sera proclamée samedi "grande cause du quinquennat"

Le beau parleur annoncera une série de mesures pour lutter contre violences et harcèlement sexuels.
Le président s'exprimera devant 200 personnes représentant les associations, les institutions et la classe politique rassemblée à la mi-journée à l'Elysée, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Diapo DSK Sofitel - 15 05 11
Parallèlement, des manifestations se tiendront dans toute la France, fortement secouée depuis plusieurs semaines par l'onde de choc du scandale Weinstein, alors que Dominique Strauss-Kahn, agresseur d'une employée de couleur, Nafissatou Diallo, au Sofitel de New-York avait obtenu des soutiens, dont ceux de D'jack Lang -pour qui "Y'a pas mort d'homme"!-




Michèle Sabban, Serge Moati, Stéphane Fouks, Moscovici, Valls et Gérard Collomb.
VOIR et ENTENDRE un specimen de la presse vertueuse, l'odieux Jean-François Kahn par ailleurs hostile aux Gaulois...
L'ex-patron du magazine Marianne afficha fièrement son mépris de la femme de ménage du Sofitel qui a subi un "troussage domestique" ordinaire, par un porc socialiste :
E. Macron "a pleinement conscience de la gravité de la situation et de l'urgence à agir", selon l'Elysée, bien que le président soit particulièrement embarrassé par les questions de moeurs. "Certes, nous avons assisté à une libération de la parole, mais c'est pour lui une préoccupation plus ancienne", insistent ses favoris. La décision de faire de l'égalité entre les sexes "la seule grande cause du quinquennat" avait été annoncée au cours de la campagne présidentielle.
"Il y a un an, quand j'ai lancé mon mouvement, nous avons fait des sondages et le problème du harcèlement sexuel des femmes figurait parmi les premiers sujets de préoccupation des gens, raconte-t-il après coup (...) C'est pour cela que j'ai décidé de faire de l'égalité hommes-femmes [pour plus de crédibilité, il aurait dû dire "femmes-hommes"...] une priorité de mon mandat", est-il allé déclarer la semaine dernière à ...Göteborg (Suède).

Résultat de recherche d'images pour "charlie hebdo harcelement sexuel"
Pour marquer le coup, Macron s'exprimera devant le Premier ministre Edouard Philippe et cinq autres membres du gouvernement, après avoir écouté six "grands témoins", dont Sabine Salmon, présidente de l'association 'Femmes solidaires', Patrick Pelloux, urgentiste - et proche des libertaires de Charlie hebdo, bien connu pour sa délicatesse en matière sexuelle - , Florence Foresti, humoriste et marraine de l'association Women Safe.


Il s'agit de tenir compte de la mobilisation de la société civile, à l'image de l'appel ayant recueilli 129.000 soutiens en ligne pour réclamer au président un plan d'urgence.


Les associations réclament de réels de moyens financiers

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"S'il n'y a pas d'argent en plus samedi, ce sera du blabla", a lancé la militante féministe Caroline De Haas, qui trouve dans ce regain d'intérêt médiatique pour l'égalité anciennement appelée "hommes-femmes" l'occasion de refaire surface dans les media, précisant que l'Espagne a débloqué un milliard d'euros sur cinq ans et affirmant que la France ne peut rester en deça.

La pornographie ciblée, mais le cinéma épargné.
La "grande cause nationale" va être "déclinée en plusieurs thématiques" annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes: il faut battre le fer américain de l'affaire Weinstein pendant qu'il est chaud. 
Mais l'improvisation sous la pression des circonstances explique qu'aucun budget dédié n'a été précisé...
Un spot télévisé est diffusé dès vendredi, mais c'est actuellement le service minimum, car les mesures d'un "plan de prévention et de lutte", engagé pour cinq ans, ne sont toujours pas dévoilées.  

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. 
Près de 225.000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de leur conjoint, dont moins d'une sur cinq a déposé plainte.
Ces statistiques ne fournissent aucune indication sur les lieux et les quartiers majoritairement frappés par ce fléau. On nous assure même que toutes les couches socio-professionnelles seraient impliquées. Egalement ? Précisant même que, pas plus que la montée de l'alphabétisation ou le retour de certaines maladies, les poussées récentes de violences faites aux femmes ne coïncideraient pas avec les vagues migratoires.  

Pour favoriser les plaintes, un signalement en ligne sera créé pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination, qui pourront, de chez elles, joindre des interlocuteurs dans les commissariats ou les gendarmeries et connaître les démarches à entreprendre.
La préservation des preuves dans les Unités médico-judiciaires des hôpitaux sera par ailleurs rendue possible, même si la personne ne souhaite pas déposer plainte.

Parmi les autres mesures, une application numérique pour les victimes de cyber-harcèlement et des arrêts de bus "à la demande" en soirée, après 22h30, initiative déjà testée dans plusieurs communes. 
A Nantes (PS), l'aménagement du système date de fin 2015, à l'initiative de Pascale Boistard, secrétaire d’Etat socialiste aux Droits des femmes, avec pour objectif de rassurer les passagères et leur éviter d’effectuer à pied de longs trajets à risques. Le Chronobus C3, une ligne de bus cadencés qui relie Malakoff aux Dervallières, deux quartiers sensibles de Nantes. 
Bordeaux (LR) teste ainsi deux lignes de son réseau métropolitain avec une "descente inter-arrêts à partir de 22 heures: la 7 (Bordeaux-Lac – Ambarès) et la 10 (Gradignan – Bouliac), desservant des zones d’activités et commerciales, les campus et la périphérie bordelaise, notamment certains "quartiers denses", pour ne pas dire difficiles. Leur liste est instructive.
A Avignon, vous devez acheter un ticket unité au conducteur et pour vous permettre de faire correspondance pendant une heure avec une ligne du réseau de bus, il vous en coûte 1,40€.

"Pour lutter contre les violences, il faut aussi s'attaquer aux sources du problème, le sexisme et les rapports de domination, et mener en place une politique de déconstruction des stéréotypes", répète l'Elysée, après les associations.

La pornographie va ainsi être ciblée avec une campagne de sensibilisation lancée par l'Education nationale et des actions menées auprès des parents des collégiens. Ni les clip musicaux, ni la pub n'est  mise en cause...

VOIR et ENTENDRE "les Sucettes", 1966, délicieuse chanson explicite de l'intouchable Gainsbourg, interprétée avec France Gall, juvénile mais majeure de 21 ans:


Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes
en trois points : verbalisation du harcèlement de rue, allongement du délai de prescription pour viols sur mineurs, et fixation d'un âge en dessous duquel un enfant ne pourra être présumé consentant à un acte sexuel.

Le débat sur ces questions doit être "citoyen" et "parlementaire" et le président ne les tranchera pas samedi, a précisé l'Elysée. Ce débat  a  commencé sans lui dans les media, pesamment et obsessionnellement, avant  la prise de parole du président, et va devoir continuer (en se banalisant) le temps qu'il développe sa rééducation des esprits et ses mesures coercitives, mais au vu de la moralisation des moeurs politiques qu'il a entreprise, le "nouveau monde" des relations hommes-femmes  femmes-hommes est encore loin.

VOIR et ENTENDRE une vidéo mettant en évidence l'absurdité de la culpabilisation pour mieux dénoncer le harcèlement sexuel :



Harcèlement sexuel : "Nique ton porc" ?

Le porc n'est pas nécessairement -ni majoritairement- un homme blanc

Les féministes respectent-elles l'égalité femmes-hommes?


weinstein godreche decaunes seydoux
Harvey Weinstein, un ours mal léché, sous la contrainte ?
Tout en saluant la campagne #balancetonporc, la féministe 'historique' et présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Anne Zelensky,  refuse de voir dans le mâle blanc la source de tous les maux.

Tandis que ça balance tous azimuts autour de la planète, la "parole se libère" enfin, comme on dit, à propos du harcèlement sexuel, comme du reste, mais les passions se déchaînent et les délires aussi. Est-il devenu urgent et nécessaire de faire resurgir de sa mémoire un mot malheureux lâché il y a dix ans en cour de récré, un geste déplacé dans l'atmosphère torride d'une boîte de nuit à quatre du mat' ou un frottement anonyme et incontrôlé dans une poussée à l'heure de pointe du métro ? Ce n'est pas un "privilège" de femmes, mais aussi bien d'hommes qui, eux, auraient plutôt tendance à s'en flatter, sans que pourtant l'acte soit anodin ou admissible, tous genres confondus, car la femme peut être à la manoeuvre, à égalité de "droits" mal compris et d'idéologie égalitaire  à sens unique.

Mais c'est la femme la plaignante. Or, la présidente de la Ligue du Droit des Femmes fait appel à l’esprit de nuances: une louable ambition en ces temps de chasse aux sorcières burnées que certaines radicales voudraient émasculer. Sollicités de tous côtés, par le cinéma ou la pub, par la femme libérée ou par l'image du mâle - dont la pub ambiguë de Jean-Paul Gautier a perdu jusqu'à la prononciation correcte et assimile au "mal" pour faire vendre, sachant que les femmes sont les acheteuses - leurs alter-égaux ne savent plus comment se comporter pour être ce qu'elles attendent d'eux, discrets ici mais dominateurs là, protecteurs et forts en journée mais attentifs et câlins en soirée, donc parfaits en toute circonstance, tandis que les femmes auraient un droit de revanche sur tant d'années de soumission et pourraient se montrer tour à tour autoritaires et capricieuses ou exigeantes et blessantes. 

L'Européen n'a pas même le choix d'être ce qu'il est. La pression est forte et permanente : de la maison au boulot, dans les transports en commun et les vestiaires, ses comportements sont scrutés, ses propos analysés et les jugements pleuvent. Son père pouvait être catalogué "beauf", raciste, sexiste, homophobe et macho ou intello et gonzesse, mais l'homme d'aujourd'hui, sans nuance ni indulgence s'expose, de surcroît, au qualificatif de tarlouze ou de porc, le premier des deux étant protégé, à la différence du second, qui est vilipendé et injurié, dans un monde qui, par ailleurs, combat les discriminations et toute forme de violence.

Et dans les quartiers, l'image du porc n'est ni innocente, ni inoffensive.

Les binaires exigent des autres qu'on pense comme eux, car si on n’est pas pour, c’est qu’on est contre. Sans atermoiements. Pas d'autre choix que d'être avec la meute : ou bien on est pour les féministes, et à fond, ou bien on en dénonce le sectarisme et les excès revanchards, et la guerre des sexes est déclarée.

La logique de camp s'impose plus que jamais 

Libéralisme et anti-libéralisme, pro-sionisme et pro-palestine colonialiste et anti-, faites votre marché; le choix s'élargit : vous pouvez être pour la paix des ménages et la cohabitation sereine entre les sexes, mais vous devez être du côté des femmes, au nom de l'égalité !... 

Quels sont les camps qui s’opposent ? Le premier ratisse plutôt parmi les progressistes professionnels, ceux qui ne sont attachés à rien et pour qui tout se vaut. Leur critère est le nouveau et le différent de ce à quoi leurs anciens accordaient du prix. Ils testent l'avenir et compte les adeptes de la pensée correcte, essentiellement scientifique et clivante. Leur supériorité et leur arrogance s'épanouit dans l'entre-soi des initiés, des informés (comme ils disent sur France Info), avec le sentiment d'être l'élite : media endettés avec pignon sur rue et aide de l'Etat, antiracistes patentés, aventuriers du sociétal, et désormais néo-féministes… 
Le second regroupe les "réacs", selon les premiers, la dite "fachosphère", les media de droite - il paraît qu'ils existent - , et certains intellectuels, qu'on ne nommera pas, puisque ce sont des "fachos"… 


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"Or, beaucoup d’entre nous [la majorité silencieuse], et surtout pas moi, explique Anne Zelensky, ne se reconnaissent dans ces clôtures. 
"Où est-ce qu’on se Mai ?" affichait déjà lors d’un joli mois de Mai, une banderole d’une de nos joyeuses manifs féministes des années 1970.

Au fait, d’où je parle ? J’ai organisé en 1985, le premier colloque sur le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, où Simone de Beauvoir venue nous soutenir, fit sa dernière apparition publique. Gros succès médiatique. Plus de 300 articles de presse, et émissions, publication d’un livre : Harcèlement sexuel : scandale et réalités avec Mireille Gaussot (éditions du Rocher 1986). Je savais bien que ce n’était qu’un début, mais j’ai quand même savouré le plaisir de constater plus de 30 ans après, la salutaire explosion contre le harcèlement sexuel.

Je ne m’y attendais cependant pas car je sais que « la vie est lente et l’espérance violente », et qu’en matière de libération, les choses vont à leur train de sénateur. A ce propos, les roucoulades sur "en France, il n’y a plus de problèmes homme-femme", ou bien "vous voulez en finir avec la galanterie et le désir ? Annuler la différence des sexes ?", me font grincer des dents. Je ne vais pas avoir l’indécence de rappeler les écarts de salaires, les violences en tous genres contre les femmes, etc. Ici encore, l’esprit de nuances s’impose.

Oui, en 40 ans, en Occident, la condition des femmes a avancé plus vite qu’en 1000 ans. 
Mais quand on revient de si loin, il faut du temps pour la remise à niveau… Alors comme beaucoup d’entre nous, j’ai un pied dans chaque camp. Je laisse mon esprit se balancer librement de l’un à l’autre. Je suis féministe "historique" et, à ce titre, j’observe avec bienveillance, la juste révolte de mes consœurs. Et même moi, je suis époustouflée par son ampleur. Pour la première fois dans l’histoire, il y a comme une prise de conscience collective des femmes qui brise avec leurs rivalités ancestrales [C'est toutefois faire peu de cas du combat des suffragettes ou de la lutte des femmes pour le droit à l'avortement, mais passons, puisque chacune a ses oeillères et un ego].  Un "nous" des femmes semble vraiment s’affirmer [de Gouges, chère à S. Royal, doit faire la toupie dans son caveau]. Cela vaut bien quelques excès. Quand on ouvre la bouche d’un égout trop longtemps fermé, ça jaillit sans retenue. Inévitable. Pas de quoi s’offusquer et ricaner. Les persifleurs auraient moins ricané s’ils s’étaient fait éjecter de leur boulot par refus de passer à la casserole" [Car la promotion canapé consentie, ça n'existe pas].

Le harcèlement n'est pas l'apanage du mâle blanc  

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"Dans le même ordre d’idée, je suis de tout cœur, avec les signataires de la pétition des 314 qui ne veulent plus que le masculin l’emporte sur le féminin. Tant pis si on bouscule la grammaire, laquelle n’est pas innocente. [La solution pour les nuls, c'est l'accord de proximité, lequel existe déjà et qui ne fera nullement avancer la cause des femmes. Seulement celle des ignares progressistes qui ont applaudi aux réformes dévastatrices des "maths modernes à partir de 1969), puis du "collège unique" (de la fin des années 1950 à la fin des années 1980), de la "méthode globale" d'apprentissage de la lecture (soutenue par Henri Wallon, SFIO, puis PCF) et celle des rythmes scolaires (initiée à la rentrée 2013 par Vincent Peillon, PS, - disparu de la circulation une fois son forfait accompli - et en cours d'abandon accéléré, avec satisfaction, depuis cette rentrée)... Les débats idéologiques et politiques entre tradition et modernité ont somme toute fait plus de victimes que le harcèlement sexuel.]

Là où je disside des néo-féministes et autres, c’est sur la question du mâle blanc qui concentrerait toutes les tares du machisme universel. 
Ce n’est pas le mâle blanc qui a agressé sexuellement des milliers de femmes à Cologne et ailleurs, fin 2015. 
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Deux fléaux socialistes
[Plus près de nous, notre féministe "modérée" pourrait citer les rues d'Ile-de-France, par exemple :  depuis plus d’un an, le quartier Chapelle-Pajol, à Paris (Xe-XVIIIe), a totalement changé de physionomie : des groupes de dizaines d’hommes jeunes et seuls, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants et passeurs, occupent les rues, harcelant les femmes. Ce sont plusieurs centaines de mètres carrés de bitume abandonnés aux seuls hommes et où les femmes n’ont plus droit de cité. Cafés, bars et restaurants leur sont également interdits, mais cette limitation des libertés est niée par les gauches progressiste et radicale qui s'épanouissent dans les media. Les trottoirs, la station de métro et les squares sont devenus difficilement praticables et une actrice politique intelligente a proposé d'élargir les trottoirs... Il s'agit de Caroline de Haas, fondatrice d' "Osez le féminisme" et candidate éliminée aux législatives à Paris, mais qui a pourtant resurgi dans les media, malgré sa disgrâce].
Ce n’est pas le mâle blanc qui nous harcèle dans certains quartiers de Paris et d’ailleurs. Il y a des nuances dans le machisme aussi. Là où le mâle blanc existe, il y a indéniablement du mieux pour la condition des femmes. 

Je ne me laisserais [laisserai ?] pas aveugler par un antiracisme obsessionnel qui m’interdit de voir ce que je vois. Et je vois que les droits des femmes et leur liberté sont gravement menacées par certains mâles venus d’ailleurs qui veulent imposer ici leur machisme constitutif. 
Il y a des moments où il faut choisir son camp. Il y en a d’autres où la réalité nous impose sa complexité. L’esprit de nuances est alors un mentor indispensable. Baudelaire demandait que soit inscrit dans la Constitution le droit à la contradiction. Laissons-nous aller au gré de son mouvement qui balance."


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