POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Khadafi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Khadafi. Afficher tous les articles

dimanche 29 avril 2012

Mediapart une nouvelle fois démenti par une de ses "sources"

L'officine trotskiste d'Edwy Plenel en flagrant délit de diffamation

Les méthodes diffamatoires de la gauche fébrile



2007 -
Mouammar Kadhafi a offert au socialiste Zapatero
la " possibilité de contrats " d'un montant total estimé à 11,8 milliards d'euros
pour les groupes espagnols en Libye



Après le coup mediatico-politique du journal de gauche The Guardian

L'ex-président du Fonds Libyen des investissements africains a démenti dimanche "avoir jamais été destinataire d'un tel document."
Bachir Saleh, ce destinataire supposé d'une note citée par Mediapart,  a contredit  le site trotskiste d'Edwy Plenel,  dans une déclaration transmise  par son avocat, Me Pierre Haïk.
Recherché par Interpol, Bachir Saleh,  témoin  de moralité de Mediapart, se trouve actuellement en France, après avoir obtenu un titre de séjour "au nom du regroupement familial".
Réagissant ce dimanche matin à l'agit-prop  révolutionnaire de Plenel, le premier ministre François Fillon a qualifié le site d'information en ligne "d'officine financée par de riches amis" de François Hollande.


Mediapart n'est en effet connu que par les rumeurs infondées dont il vit.
Mediapart lança la rumeur Laurent Tapie et s'acharna sur Eric Woerth. Dans L'Express, Raphaël Enthoven, également agressé, riposte à Plenel et évoque à propos de Mediapart " le journalisme illicite à l'abri de la loi."
En revanche, Mediapart et le Canard enchaîné ont auto-censuré l'affaire Cohn-Bendit de pédophilie: lien PaSiDupes

La presse de gauche est-elle capable de tout ?

The Guardian a publié vendredi une resucée de l'affaire DSK maquillée en complot 
C'était à une semaine du second tour de la pésidentielle
L'entourage de Dominique Strauss-Kahn fait savoir aujourd'hui dimanche que les propos publiés par le quotidien britannique "sont un montage fait à partir d'un livre à paraître" du journaliste américain Edward Epstein.

Les électeurs -toutes tendances confondues- vont-ils enfin sanctionner les procédés de la gauche-socialo-communiste ?


Cette nouvelle affaire Mediapart succède aux bassesses de Libération (PS) et L'Humanité (PCF)

Défense et illustration de la "république exemplaire" prônée par Hollande

Les socialistes de F. Hollande s'alignent
sur les staliniens du "pacte germano-soviétique"
pour insulter la droite (avril 2012)

Staline serre la main du dignitaire nazi Von Ribbentrop (1939)


Le quotidien pro-Hollande emploie les mêmes méhodes totalitaires que l'organe officiel communiste, mais accuse Sarkozy de droitisation avec deux Unes odieuses qui rappellent en effet les insultes de la Mélenchon et de la propagande stalinienne.

La cohérence socialiste


La vieille lune de la thèse du financement de la campagne 2007 de Sarkozy  par Khadafi

Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi,  "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".



L'information au pas de l'oie  à la graisse d'oie.
Les amis de Mélenchon sont les amis de Hollande:
ici, le dictateur libyen sanguinaire, Bachar el-Assad, est fréquentable


Le site Mediapart a publié samedi un document attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil et qui peut difficilement confirmer, affirmant que Tripoli aurait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, ferait état d'un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles,  Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de
cinquante millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Pour mémoire, la limite supérieure fixée par la réglementation sur les comptes de campagne est établie à un peu plus de 20 millions...

Selon ce document, traduit par Mediapart, Moussa Koussa préciserait que cet accord est consécutif à une "réunion tenue le 6/10/2006", à laquelle ont participé côté libyen "le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire actuellement détenu en Mauritanie) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français Brice Hortefeux et Ziad Takieddine".


Hugo Chavez, camarade de Mélenchon,
accueille cordialement Khadafi au Vénézuela




Passe d'arme entre F. Fillon et Plenel

Diffusion de propos diffamatoires entre les deux tours de la présidentielle
Elle a déclenché une passe d'armes entre l'équipe du candidat PS François Hollande et celle du président candidat UMP Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a estimé samedi que DSK "devrait avoir la pudeur de se taire".
Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ironisé sur François Hollande qui "vient de se trouver un nouveau témoin de moralité en la personne de Dominique Strauss-Kahn", "un témoin de moralité qui est mis en examen pour proxénétisme aggravé" dans l'affaire du Carlton de Lille, après celle des violences physiques de New York.

L'équipe Hollande riposte faiblement
Hollande, candidat suppléant de DSK,  n'a rien à gagner à la réactivation des turpitudes sexuelles du favori des sondages dont il a pris la relève au pied-levé et à son corps défendant. Il a simplement dénoncé "une exploitation outrancière" de la part du  camp adverse.

Plus tôt dans la matinée, François Fillon avait qualifié Mediapart d' "officine financée par de riches amis" de Hollande
Il a mis en doute le document produit hier par le site d'informations en ligne. "On peut faire preuve d'esprit critique à l'égard de Mediapart, une officine financée par de riches amis de François Hollande qui, depuis cinq ans, n'a de cesse de vouloir traîner dans la boue le président de la République et nous sort, à sept jours des élections, selon une méthode ancienne (...), un document faux, en tout cas impossible à authentifier", a ainsi déclaré le Premier ministre, invité du "Grand Rendez-vous Europe1/i>tele/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

dimanche 3 avril 2011

Lybie: les djihadistes se montrent au grand jour

La Libye va-t-elle tomber des mains de Khadafi dans celles des islamistes ?


Le mollah Hanni Terra rend visite aux rebelles qui combattent près de Brega. (Julien Fouchet/JDD)


Les combattants islamistes sont de plus en plus présents aux avant-postes de la rébellion

Parmi les rebelles épuisés face aux forces de Kadhafi, un homme contemple le champ des opérations et des ressources pétrolières. Visage envahi par une longue barbe noire et kalachnikov en bandoulière sur une longue djellaba, il communique des ordres par téléphone satellite. La scène se passe aux abords de la ville pétrolière.

Des rebelles en treillis font cercle autour de cet homme et font barrage à quiconque veut l’approcher: "Vous ne pouvez pas lui parler. Lui, il ne combat pas pour la Libye. S’il se bat aujourd’hui, c’est pour Allah.
"
Ce combattant est l’un de ceux qui font hésiter l’Amérique à fournir des armes aux rebelles. Ils ont appris de leur désastreuse expérience en Afghanistan: ils avaient livré des armes aux Taliban, alors bien considérés, mais qui tuent aujourd'hui des soldats américains.

Al-Qaida, selon la CIA, serait en train d’infiltrer les rangs de la révolution libyenne. Cette réalité embarrasse le gouvernement provisoire de la rébellion, : "Nous avons vingt-cinq combattants sur le front qui ont été liés à Al-Qaida", admet, du bout des lèvres, Iman Bugaighis, la porte-parole du Conseil national de transition. Cette ancienne dentiste, habillée à l’occidentale, s’empresse d’ajouter: "Mais ils ont fait leur peine de prison, et ils combattent aujourd’hui uniquement pour la libération de la Libye."

En août dernier, Kadhafi a libéré trente-sept islamistes libyens des geôles de Tripoli. Parmi eux, des anciens détenus de Guantanamo, dont l’ancien chauffeur d’Oussama Ben Laden, qui seraient tous aujourd’hui sur le front. La plupart viennent de Darna, une ville côtière dans l’est de la Libye. Cette bourgade de 80.000 habitants est celle, de tout le monde musulman, qui aurait fourni le plus de djihadistes en Irak. C’est ce que rapporte une liste de 600 combattants étrangers prise à Al-Qaida par les Américains en 2007: cinquante-deux sont originaires de cette ville libyenne, contre un de moins pour Riyad, la capitale saoudienne et ses 4 millions d’habitants.

Technique Al-Qaida d'approche: la séduction

A Darna, c’est jour de grande prière aujourd’hui. "Souvenez-vous bien que le Qatar a été le premier pays à venir nous aider", prêche le cheikh Choukri el-Hasy devant plusieurs centaines de fidèles rassemblés sous le drapeau de la révolution. Cet ancien prisonnier dirige la grande mosquée de la ville depuis deux ans. L’édifice abrite un mausolée où reposeraient 70 compagnons du prophète Mahomet. Juste à côté, sont enterrés 17 rebelles tués sur le front. "Ceux qui suivaient le prophète étaient les premiers djihadistes. C’est normal qu’on enterre nos martyrs juste à côté d’eux…"

Quant à la présence d’Al-Qaida sur le front, le cheikh élude la question: "Kadhafi a bien enrôlé des mercenaires tchadiens pour tuer son peuple, donc nous, on peut ramener qui on veut." Cela, Al-Qaida l’a bien compris: le premier jour de la révolution, une vidéo de l’organisation terroriste montrait quatre Jeep chargées d’armes en route pour la Libye. Après les premières frappes de la coalition, Al-Qaida saluait les rebelles tout en critiquant l’intervention étrangère qualifiée de "croisade moderne".

Les accusations d'islamophobie couvrent l'action des islamistes
"Avant, je n’aimais pas l’OTAN: ils ont envoyé des missiles en Afghanistan. Maintenant, ils nous aident en Libye, c’est différent. Mais s’il y a des problèmes avec eux, s’ils commencent à occuper le pays, alors, on peut se retourner contre eux en un claquement de doigt", prévient Hakim al-Sadi, en partance sur le front pour coordonner les opérations.
Ce Libyen, marié à trois femmes dont une Afghane, a acquis son expérience militaire, à Khost, en Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, au début des années 2000. " Je suis parti me réfugier chez les taliban parce que j’étais pourchassé par Kadhafi, qui n’aime pas les religieux comme moi. Je suis allé m’occuper d’une madrasa ", raconte-t-il. Les Américains l’ont arrêté au Pakistan en 2002, et l'ont remis à Kadhafi qui l’a emprisonné avec d’autres islamistes. Hakim al-Sadi, aujourd’hui libre, a revêtu son habit de djihadiste pour " égorger Kadhafi et construire un État islamique en Libye"
.
Les rebelles comptent sur l'OTAN

Sur le front, les rebelles attendent des armes et de nouveaux bombardements de l’Otan pour avancer sur Tripoli. Des imams passent dans leurs rangs au volant d’un pick-up équipé d’un haut-parleur pour diffuser des prêches. L’un d’eux s’enfonce dans le désert pour lire le Coran aux combattants terrés dans les dunes.
Son message est simple: "Si on remercie Allah, il nous aidera. La victoire viendra de lui uniquement ."

vendredi 25 février 2011

Khadafi: islamisme, oui ; terrorisme, non !

Le pouvoir se situerait-il dans les mosquées ?

Quand tourne le vent de l'Histoire

Septembre 2009 – Alors que le président américain Barack Hussein Obama prononçait son premier discours à la tribune des Nations unies depuis sa prise de fonction, le dirigeant libyen prenait également la parole pour la première fois en 40 ans de pouvoir, devant l’Assemblée générale de l’ONU. Deux heures durant, Mouammar Kadhafi se livra à un véritable réquisitoire contre les grandes puissances ainsi que les membres permanents du Conseil de sécurité.
Brandissant la charte des Nations unies, Kadhafi a fustigé le fonctionnement de l’ONU. Dans le collimateur du guide de la révolution libyenne, le Conseil de sécurité et en particulier, les membres permanents de ce Conseil qui disposent d’un droit de veto. « Qui les a désignés ? Pourquoi eux ? », a lancé le colonel Kadhafi. Pour lui, ce Conseil de sécurité n’est absolument pas représentatif. « Ce n’est pas un Conseil de sécurité, c’est un Conseil de terreur », s'est-il offusqué.
Sans surprise, le colonel Kadhafi a également critiqué la justice internationale et, en particulier la CPI, la Cour pénale internationale: « Il est facile d’envoyer Charles Taylor et Hissène Habré à La Haye. Et pourquoi pas ceux qui sont responsables de la guerre en Irak ? ».

25 février 2010 - Le colonel Khadafi appella tous les musulmans à la guerre sainte contre la Suisse, dénonçant l’interdiction de la construction des minarets.
« C’est contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah que le djihad doit être proclamé par tous les moyens ! » Muammar Kadhafi soutint également que « le djihad contre la Suisse, contre le sionisme, contre l’agression étrangère n’est pas du terrorisme ».
Ce discours était tenu à Benghazi, à l’occasion de la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, la fête musulmane du Maouloud.

Le rôle politique des imams

21 février 2011 – A l'issue d'un prêche au stade Modibo Keita de Bamako (Mali), des fidèles voulurent toucher le prédicateur pour obtenir bénédictions, grâces et guérisons, mais provoquèrent une tragique bousculade qui fit 36 morts et 74 blessés. Le prêcheur est un célèbre imam malien, Ousmane Madani Haïdara, communément appelé Bani, guide spirituel de l’Association Ançar Dine.
Ançar Dine est surtout fort d'une jeunesse en quête de repères depuis la fin de la révolution de mars 1991 et en conflit de génération avec les parents dont les pratiques religieuses ne sont pas à l'abri de toute critique.

Les Ançar Dine prient dans les mêmes mosquées que les autres musulmans, mais s'en distinguent par une ferme volonté de purifier l'Islam. Pour eux, il est indispensable aux croyants de faire le « Baya » pour se purifier de leurs souillures en décidant de pratiquer un Islam à l'image de celui pratiqué par le prophète et ses compagnons de Médine. « Je n'associerai rien à Dieu, je ne volerai jamais, je ne commettrai point d'adultère, je ne tuerai point mes enfants, je ne calomnierai point, je ne désobéirai point au prophète » (Coran -LX, 12). Le "Baya" est la condition d'adhésion au mouvement des "Ançar Dine", un serment d'allégeance au guide spirituel, mais une pratique condamnée par les "opposants" au prédicateur, car pour la Shahada suffit largement pour devenir musulman.
Lien PaSiDupes vers Yasmina Benguigui

Officiellement, les Ançar Dine ne militent pas pour la conquête du pouvoir ou l' islamisation de l'Etat, mais ils étendent leur influence en prenant position partout dans les débats de société et principalement au Mali.
A l'instar des nouveaux prédicateurs du Maghreb, Haïdara a su contourner l'espace traditionnel de la prédication, en investissant l'ensemble des supports médiatiques offerts par les nouvelles technologies de communication.
Lien PaSiDupes

La nuit du 8 au 9 mars 2010, le message politique d'un religieux
Le « cadeau annuel » d'Haïdara adressé aux hautes autorités du Mali était fait de critiques acerbes et démagogiques adressées au président ATT, Amadou Toumani Touré (un général né dans l'ex-Soudan en 1948, réélu en avril 2007 contre Ibrahim Boubacar Keïta, un des 36 vice-présidents de l'Internationale socialiste, comme Désirdavenir Royal). L'imam revendique une justice saine et des organes de lutte contre la délinquance financière, dont le peuple n’est pas suffisamment informé des actions, selon lui.

=>
La préoccupation de l'imam était la justice malienne, car « c’est cela qui peut tuer une personne lorsqu’on transforme sa vérité en mensonge et qu’on donne raison à celui qui a tort parce qu’on a les moyens de le faire. Mais le président nous a fait comprendre que ce n’était pas les juges qui étaient en cause, mais la qualité de l’homme malien», polémique l'homme de dieu.
=> En matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière, le chérif est accusateur. « Nous attendons chaque fois qu’il y a des poursuites pour détournement de plusieurs millions, souvent des milliards, ou des arrestations, mais après nous ne sommes plus informés, le peuple reste dans le flou. Ont-ils été libérés, ont-ils payé, nous ne savons plus et ne comprenons pas ce qui se passe ».

Le prêcheur fustige. "Des juges ont été bien payés par l‘Etat, pour qu’ils soient à l’abri de la corruption, alors pourquoi il n’y a pas de résultats palpables", interroge-t-il. "Tout ceux qui ont volé notre pays doivent être montré aux Maliens, parce qu’ils ne sont pas plus Maliens que d’autres qui travaillent honnêtement, sinon l’Etat encourage l’impunité", affirme-t-il. Les pouvoirs publics doivent travailler dans la transparence, mais lorsqu’ils piétinent les pauvres, ils verront les limites de leur pouvoir, assène Ousmane Haïdara.
« Dans un pays où un individu s’arroge de la part qui revient à cent personnes, on renonce au développement et à la lutte contre la pauvreté. Tout le monde doit accepter le sacrifice, le travail, récolter ce qu’on a semé et vivre du fruit de ses labeurs. Aide toi, le ciel t’aidera », fait il remarquer.

Le 21 février 2011, il exigea de l'Etat qu'il lutte avec fermeté contre la criminalité : " Au Mali, on ne connaissait pas ça ! Des gens qui viennent dans une maison, armés de couteaux et fusils, pour tuer les gens et s'en aller, sans inquiétude, cela n'est pas malien. Je demande au président ATT de trouver une solution à ce mal parce que le Mali ne connaissait pas une criminalité de ce genre ".
Pour Bani, la solution est aussi simple : l'application de la Loi du talion. " Celui qui tue, qu'on le tue si on l'arrête ! Ça va dissuader beaucoup de vagabonds. Mais dans l'impunité, rien ne sera résolu ". Il a aussi insisté sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la transparence : " Je vous demande la transparence. On ne vous demande que de bien gérer ce qu'on vous confie. Pas plus ! " a-t-il martelé.

Tout est dit pour préparer un prochain mouvement social aussi populaire que spontané.
Les prêches populistes de ces imams radicaux sont déstabilisateurs et la Tunisie, puis l'Egypte et la Lybie l'apprennent à leurs dépens. En attendant que le peuple du Mali se soulève bientôt, ils participent de la montée de l'islamisme.

Khadafi dans le sens de l'Histoire

Deux jours après un long discours télévisé dans lequel il promettait de mater la révolte en cours par la force, Mouammar Kadhafi s'est cette fois exprimé par téléphone à la télévision libyenne, sans apparaître à l'écran, pour lancer un appel au calme.
Dans ce troisième discours en trois jours, ce jeudi 24, le dirigeant libyen a dénoncé l'instrumentalisation des manifestants depuis une semaine par Oussama Ben Laden et Al Qaïda, pour l'évincer du pouvoir.

Retour à l'ordre moral islamiste

Il a mis en garde les jeunes "drogués" qui se révoltent contre lui et en a appelé à l'autorité parentale et celle des gens « raisonnables », mariés et pères de famille, pour rétablir l'ordre.
Mouammar Kadhafi a assuré que le soulèvement est nullement provoqué par le courant salafiste ou par les Frères musulmans, dont il a dit qu'ils avaient renoncé à la violence, mais a blâmé Ben Laden et Al Qaïda . « Ils se moquent de vous, ils se moquent de notre agriculture ou de la santé. Tout ce qu'ils veulent c'est la mort de vos enfants. C'est tout ce que veut Ben Laden, il doit être content aujourd'hui. »
En août 2010, Mouammar Kadhafi effectuait à Rome une visite officielle haute en couleurs et marquée par des polémiques en particulier un appel pour que l’Islam devienne «la religion de toute l’Europe».
Les appels à la guerre sainte en islam par un chef d'Etat sont "inadmissibles", a en outre estimé vendredi 26 février 2010le directeur général des Nations Unies à Genève, Serguei Ordzhonikidze, après que le numéro un libyen Mouammar Kadhafi eut déclaré le "djihad" contre la Suisse.

Khadafi: islamisme, oui ; terrorisme, non !

Le régime lybien est démocratique


Kadhafi a également souligné que désormais il n'a pas plus de pouvoirs « que la reine d'Angleterre ». « Je suis un leader symbolique, il y a des institutions qui gouvernent », a-t-il affirmé. « Je vous ai remis l'autorité en 1977, c'est à vous de décider », a ajouté Kadhafi en faisant allusion aux structures de la Jamahiriya et aux comités populaires qui sont censés incarner le pouvoir.

"D'un point de vue national, moral, éthique (...) ils devraient arrêter. Je n'ai aucune autorité découlant de la loi ou d'autres décisions de quelque sorte, je n'ai qu'une autorité morale", a dit celui qui se présente désormais comme le guide de la révolution (islamiste ?), plutôt que comme chef d'Etat. " Aucune personne saine" ne devrait rejoindre les rangs de la révolte, a-t-il estimé, en invitant la population à désarmer les contestataires.

A propos du soulèvement qui gagne du terrain et des affrontements de Zaouiyah, Mouammar Kadhafi exhorte la population. "Ce qui se passe à Zaouiyah est une farce (...) Les gens sains ne participent pas à une telle farce". "Vous, habitants de Zaouiyah, arrêtez vos enfants, prenez leurs armes, détournez les de Ben Laden, les pilules les tueront", a-t-il ajouté. "Laissez le pays en paix."

Un habitant anonyme de Tripoli a déclaré sur RTL :
« Maintenant on se prépare, on se prépare pour demain vendredi [25 février] après la prière, on va sortir direction au pied de sa caserne et on va bouleverser ce régime. »

Les derniers discours du colonel Khadafi indignent l'Occident par leur violence.

Retour du boomerang lancé par KHadafi à la tribune de l'ONU (sept. 2009, ci-dessus)

Le Président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a, vigoureusement, condamné, le mercredi 23 février, à Prague, les violences "horribles", perpétrées, par les forces libyennes, contre les manifestants, soulignant que ces crimes ne peuvent "pas rester sans conséquences".
Critiqué pour son silence sur la Libye, Barack Obama s'est finalement exprimé mercredi soir, appelant le monde à s'unir contre une violence "scandaleuse". Le président américain n'a pas écarté d'éventuelles "sanctions".

Paris et Londres ont proposé au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution sur la Libye prévoyant "un embargo total sur les armes", "des sanctions", et une "saisine de la CPI pour crime contre l'humanité", a annoncé, ce vendredi matin, Michèle Alliot-Marie sur France Info.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir aujourd'hui vendredi à 15 heures (21 heures à Paris), a indiqué la ministre des Affaires étrangères.

Mais les Etats démocratiques ne réalisent-ils donc pas que le dirigeant lybien aux abois se livre actuellement à de la surenchère islamiste pour se maintenir au pouvoir ? Que dit-il que les islamistes puissent renier ?

mercredi 23 février 2011

François Mitterrand a rencontré Khadafi en Crète, le15 novembre 1984

Tchad : histoire secrète d’une négociation

Pas de photo de la rencontre
François Mitterrand/Khadafi:
diplomatie parallèle...

Par Roland Dumas (*), le 14 juin 2005 —
Entretien: lien

Lorsque l’on évoque, aujourd’hui, la politique africaine de François Mitterrand, il n’est pas rare que l’on néglige l’une des premières grandes affaires du septennat, c’est-à-dire l’interposition - l’engagement ? - de l’armée française entre les troupes libyennes et tchadiennes. Pourtant, la question du Tchad a longtemps mobilisé notre diplomatie et notre armée. Vous-même avez joué un certain rôle dans cette affaire.

Roland Dumas. - C’est tout à fait exact. J’ai même eu à m’occuper du Tchad avant d’être nommé ministre. Mais avant de répondre à votre question, j’aimerais rappeler quelques éléments de contexte.

Pour bien comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette affaire, il faut se rappeler ce qu’était la situation au Tchad lorsque la gauche arrive au pouvoir. Le pays, vingt ans auparavant, avait obtenu son indépendance. Pourtant, l’instabilité y régnait. Elle se trouvait alimentée par les luttes de clans à l’intérieur et, à l’extérieur, par la convoitise des pays voisins. Ces deux termes de l’équation se complétaient d’ailleurs puisque les puissances extérieures offraient tour à tour leur soutien à l’une ou l’autre des factions, en fonction de leurs intérêts et des aléas politi-comilitaires sur le terrain.

Précisément, depuis quelques années, la Libye intervenait sans ménagement au Tchad. Officiellement, cette intervention reposait sur un différent frontalier entre les deux États : Tripoli réclamait une bande de terre de près d’une centaine de kilomètres de large - dite bande d’Aouzou - se situant à la frontière des deux pays. En réalité, cette revendication territoriale n’était qu’un prétexte. Au-delà de la bande d’Aouzou, la Libye visait un autre objectif, plus ambitieux. En s’imposant militairement dans le nord du pays, son objectif était de faire pression sur le pouvoir en place à N’Djamena. Ainsi, le Tchad aurait-il été intégré dans sa sphère d’influence - voire intégré tout court puisque en 1978, à la suite d’un coup d’État militaire à N’Djamena, un projet de fédération tchado-libyenne avait même été envisagé - permettant au « fougueux » colonel de poursuivre son avancée vers le sud de l’Afrique.

Tout cela inquiétait les pays de la région : ceux du Maghreb voyaient d’un mauvais oeil le renforcement de la puissance libyenne ; ceux d’Afrique redoutaient cette expansion vers le sud. J’insiste d’ailleurs sur ce dernier point : lors d’un sommet franco-africain, Houphouët-Boigny avait, au nom des autres chefs d’États de la région, lancé un appel pressant pour une action française contre la Libye. Bref, toutes les chancelleries nous demandaient d’intervenir.

En juin 1982, après des péripéties qu’il est sans doute inutile de détailler, mais où la France joua un certain rôle - nous étions parvenus à une sorte d’accord avec le colonel Kadhafi pour qu’il évacue ses troupes du pays et qu’une force africaine s’y déploie -, Hissen Habré reprend le pouvoir à N’Djamena, avec le soutien du Soudan. C’est-à-dire avec le soutien, probable, des États-Unis. Ces derniers sont en effet obnubilés par les liens qu’entretenaient alors Goukouni Oueddeï et la Libye ; ceci s’expliquant par le soutien diplomatique de la Libye à l’Union soviétique. N’oubliez-pas l’importance, à l’époque, des mécanismes de la guerre froide. Le colonel Kadhafi décelait dans cette situation une manoeuvre d’encerclement de la part des Américains.

Bref, Goukouni Oueddeï se trouvait chassé du pouvoir. Il recommençait la guérilla au nord, avec le soutien du colonel Kadhafi qui, du même coup, pouvait reprendre - mais l’avait-il vraiment arrêtée ? - sa politique d’expansion africaine. « Après tout, me disaitil, la Libye est une puissance africaine... »

Et la France se trouvait sur son chemin...

Roland Dumas. - ... Bien entendu. Notre pays joue un rôle important dans les équilibres géopolitiques du continent. Nous sommes les garants de la sécurité de bon nombre de pays. On nous critique beaucoup pour cela, mais cela nous crée des obligations.

Le Tchad est un pays très pauvre ; l’un des plus pauvres de la planète. Sa géographie lui est défavorable. Pays enclavé, il ne dispose d’aucun débouché naturel. Il est du reste divisé en deux. Au nord, une population plutôt musulmane, clairsemée, sans réelle force économique, vivant du désert. Au sud, en revanche, se trouve ce que l’on appelle le « Tchad utile ». Là, la population est plus dense, animiste ou chrétienne, et vit - survit - de son économie agricole. L’offensive du colonel Kadhafi ne pouvait qu’être un facteur de division et d’affrontement pour un peuple qui méritait de connaître la paix.

Tout en cherchant à poursuivre ses objectifs, il ne pouvait ignorer nos positions au risque d’entrer en conflit ouvert avec nous. Parallèlement, si de notre côté nous pouvions - et devions - jouer un rôle dans la pacification du Tchad, il paraissait difficile de nous engager dans une opération militaire de grande envergure contre les troupes libyennes. Une telle opération aurait été très coûteuse sur tous les plans et très difficile à mener en plein désert. François Mitterrand était très réticent à l’idée d’un engagement de grande ampleur.

Il fallait donc qu’une solution politique soit trouvée si l’on voulait éviter l’affrontement. Une telle volonté existait à Tripoli, aussi étrange que cela puisse paraître : le chef de la Jamaa Islamiya avait, dès mai 1981, multiplié les signaux pour entrer en contact directement avec le président de la République. À partir de l’été 1982, ces signaux se firent plus pressants mais, officiellement, François Mitterrand ne voulait pas donner suite.

La situation était bloquée ?

Roland Dumas. - Oui et non. François Mitterrand avait parfaitement conscience de la nécessité d’un contact pour trouver une solution politique. Mais il ne pouvait s’agir d’une rencontre de haut niveau qui aurait offert sans contrepartie une forme de légitimité au colonel Kadhafi. Il y avait donc une place pour ce que l’on peut appeler une « diplomatie parallèle »...

Il se trouve que j’avais été l’avocat de la famille de Françoise Claustre, enlevée au Tchad en 1974 et retenue pendant près de trois ans. J’étais donc connu pour m’intéresser au dossier. Par ailleurs, personne n’ignorait mes contacts avec François Mitterrand. Malgré tout, je fus étonné de recevoir, par l’intermédiaire d’un ami algérien, un étrange message : le colonel Kadhafi voulait que je serve d’intermédiaire pour entrer en contact avec le président de la République française. Je restai[s] prudent. Quelque temps plus tard, un nouvel émissaire frappa à ma porte. Il s’agissait du colonel Hassan Ichkal, membre du Conseil de la Révolution libyenne et par ailleurs cousin de Kadhafi. Une forte personnalité. La discussion fut avec lui beaucoup plus directe : Kadhafi voulait me voir personnellement pour me proposer un arrangement et le faire savoir à François Mitterrand.

Vous êtes donc parti pour Tripoli.

Roland Dumas. - Pas immédiatement. Je ne pouvais agir sans l’accord du Président. Celui-ci me reçut assez vite et me donna son accord pour que cette rencontre ait lieu, sans évidemment m’engager sur quoi que ce soit. « Soyez prudent. Écoutez-le », m’avait-il dit en me raccompagnant.

J’embarquai[s] donc, sans visa, pour Tripoli. Ichkal m’y attendait avec une voiture. Il me conduisit auprès de Kadhafi. Je garde en mémoire cette première rencontre. Il faut reconnaître que le personnage avait - a toujours - quelque chose de fascinant. Il est entouré d’une tribu de femmes en armes, plus belles les unes que les autres, assurant sa protection. Il est aussi très mystérieux et ne ménage pas les effets. Introduit dans une grande pièce vide et richement décorée, j’attendais depuis quelques minutes, seul, lorsque Kadhafi est... apparu. J’eus l’impression qu’il m’attendait derrière un pilier pour m’observer. Un interprète nous rejoignit et la discussion commença. Son analyse de la situation était, finalement, assez simple : la Libye et la France ont des intérêts communs au Tchad. Il suffisait donc de nous entendre pour décider d’une personnalité qui dirigerait le pays. Seulement, croyait-il, nous n’étions pas prêts à entrer dans une telle solution car nous demeurions beaucoup trop liés aux États-Unis. En tout état de cause, lui continuerait de soutenir Goukouni Oueddeï contre Hissen Habré, qu’il voyait comme la marionnette des Américains. Au fond, la proposition de Kadhafi était simple : il voulait notre aide pour installer l’un de ses hommes à la tête du Tchad ! Il me demandait de faire cette proposition à François Mitterrand. Il mit d’ailleurs à ma disposition son avion personnel pour rentrer à Paris ; celui-ci attendrait quarante-huit heures, me dit-il, une réponse du Président. Elle ne vint pas. François Mitterrand me convoquait en effet dès mon retour. Il m’entraîna dans une longue marche le long de la Seine, au pied de la rue de Bièvre. Je lui fis part de la proposition de Kadhafi. L’avion attendrait ! Le président de la République ne voulait évidemment pas entrer dans ce genre d’arrangement sur le dos d’un gouvernement étranger. Quoi que l’on pense de lui - et François Mitterrand ne l’appréciait pas particulièrement -, Hissen Habré était désormais aux commandes à N’Djamena. Pas question de soutenir contre lui une rébellion largement extérieure ! Toutefois, François Mitterrand ne voulait pas fermer la porte et me dit de conserver le lien avec Kadhafi. Entre 1982 et l’été 1983, je fis donc deux nouveaux voyages à Tripoli. La discussion se prolongeait.

Entre-temps, la situation s’était dégradée au Tchad.

Roland Dumas. - Bien entendu ! Kadhafi continuait de jouer avec le feu. Dès la fin de l’année 1982, il commença à amasser des troupes dans la bande d’Aouzou. Puis, en juin 1983, il appuya - en fait il donna l’ordre à ses troupes d’y participer - l’attaque de Goukouni Oueddeï sur Faya-Largeau, qui tomba en quelques heures. Désormais, le temps de la petite guérilla était terminé : les Libyens intervenaient directement dans le conflit avec des avions de chasse et du matériel lourd au sol. Or, Faya-Largeau était un point-clé dans le dispositif défensif tchadien. La route était ouverte vers N’Djamena. La Libye était sur le point de réaliser son objectif : placer un homme lige à la tête du Tchad, en conclusion d’une opération militaire.

Au terme de l’accord militaire qui existait entre ce pays et la France, signé en 1976, le gouvernement tchadien - en l’occurrence Hissen Habré - pouvait nous demander du matériel et des instructeurs. Nous pouvions donc le soutenir en armant et en formant ses troupes ainsi qu’en stationnant « habilement » quelques détachements dans des villes se trouvant sur la route de la capitale. L’espoir étant qu’un affrontement direct avec des troupes françaises ferait réfléchir les Libyens. Cette opération - l’opération Manta - était en place à partir du 10 août 1983, nous avons renforcé les moyens militaires français se trouvant sur place. Mais Hissen Habré voulait plus ! Et cela représentait un vrai risque pour nous.

Pourquoi ?

Roland Dumas. - Parce que ses troupes, bien que supérieures en nombre, étaient incapables de tenir tête aux forces de Goukouni Oueddeï encadrées et soutenues par les Libyens. De N’Djamena nous arrivaient donc des demandes très pressantes : l’intervention de nos avions sur des colonnes libyennes ; des hommes pour des interventions offensives au sol ; etc. Bref, une offensive militaire directe contre la Libye. Les va-t-en guerre étaient d’ailleurs nombreux : à l’Assemblée nationale, toute la droite parlementaire nous pressait d’intervenir plus durement ; Jacques Chirac le premier. Les États-Unis nous envoyaient constamment des émissaires qui nous demandaient, dans un énervement incessant, de bombarder Tripoli... L’ambiance sur cette question était tendue. N’oublions pas qu’au même moment nous étions engagés au Liban.

Nos militaires étudiaient ce scénario. Charles Hernu me l’avait clairement indiqué. Or, quand un militaire annonce qu’il se « prépare », cela signifie, en termes militaires, qu’il déploie déjà des forces sur le terrain (en l’occurrence qu’au milieu de nos « instructeurs » devaient être glissés des éléments plus offensifs).

Sans très bien savoir lequel des deux est à l’origine de l’initiative, je reçus alors un double message du président de la République et de son ministre des Affaires étrangères. François Mitterrand et Claude Cheysson m’annonçaient qu’ils étaient convenus de m’envoyer auprès de Kadhafi. Cela ne m’étonnait pas puisque, de mon côté, j’avais reçu un appel affolé de mon contact algérien auprès des Libyens. Ces derniers avaient constaté le renforcement du dispositif français et voulaient connaître nos intentions. Kadhafi voulait me revoir d’urgence.

Vous êtes donc reparti pour la Libye en pleine période de crise ?

Roland Dumas. - Exactement. Le 15 août, je me trouvais auprès de Kadhafi. Chez lui, et plus exactement sous sa tente au milieu du désert. C’est là qu’il aimait recevoir certains de ses invités. Notre entretien fut assez long. Je me rendais compte, peut-être plus que les fois précédentes, de son obsession de l’encerclement. Il voyait la main de l’Amérique partout ; persuadé que ses voisins, aux ordres de Washington, fomentaient des complots contre lui. Dit autrement, il expliquait ses décisions par sa volonté de défendre son pays.

Devant une telle attitude, il fallait évidemment le rassurer ou alors nous risquions l’escalade. Je lui fis comprendre que son attitude dans l’affaire tchadienne - mais pas uniquement - inquiétait de nombreux pays et qu’au-delà du Tchad, c’était l’équilibre de toute une région qui était en jeu. Une région à laquelle nous étions très liés. Il en découlait une conséquence simple pour notre diplomatie : que les Libyens occupent le nord du pays - comme ils le faisaient d’ailleurs depuis de nombreuses années, notamment en raison du différend sur la bande d’Aouzou - était une chose. Qu’ils arment des factions et interviennent militairement pour faire main basse sur tout un pays en était une autre. Cela créerait une situation très grave dans la région, et la France ne l’accepterait pas. C’était exactement ce que François Mitterrand m’avait demandé de dire à Kadhafi. Ce dernier respira alors longuement, considérant ce que je venais de dire. Puis, il se tourna brusquement vers notre interprète et lui demanda de sortir. Sans un mot, il se saisit d’une carte placée sous la table basse autour de laquelle nous discutions. Puis, dans un anglais parfait, il désigna sur la carte le quinzième parallèle et m’indiqua qu’au sud de cette ligne il n’y aurait pas d’intervention libyenne. Au nord, en revanche, il continuerait à soutenir le gouvernement « légal » - celui de Goukouni Oueddeï. Cette frontière virtuelle du quinzième parallèle n’était pas inintéressante. Grosso modo, on peut dire qu’elle sépare le Tchad en deux : au nord la partie peu peuplée ; au sud ce que François Mitterrand considérait comme le « Tchad utile ». Il y avait donc là le début d’un accord. Je le quittai sur ces considérations, en lui indiquant que tout cela devait être validé par François Mitterrand.

Vous n’étiez donc que son émissaire, sans aucun pouvoir de négociation.

Roland Dumas. - Pas tout à fait. Certes, dans ce genre d’affaire, seul le président de la République décide en dernier ressort. Un émissaire n’a aucun pouvoir. Il délivre un message ; il recueille une réponse ; éventuellement, il peut demander des éclaircissements pour préciser les éléments d’un accord - et là il faut être habile. Ainsi, s’il ne peut engager la parole de la France, il peut tester des solutions, tout en réservant la décision.

Vous êtes donc reparti au plus vite en France pour retrouver François Mitterrand.

Roland Dumas. - Dès la fin de notre conversation. Il était bien entendu impossible de discuter de tout cela par téléphone avec le Président. De la même façon, je ne pouvais passer par les services de notre ambassade pour communiquer mon message puisque mon déplacement était tenu secret. Même l’ambassadeur ignorait ma présence. François Mitterrand était à ce moment-là à Latche. L’avion me déposa en pleine nuit à Biarritz. J’arrivai dans la bergerie du Président vers deux ou trois heures. Tout était silencieux. François Mitterrand me fit entrer dans sa chambre et je lui fis le compte rendu de mon voyage sur le bord de son lit. Entre-temps, Danièle Mitterrand était gentiment descendue à la cuisine pour me préparer une omelette. J’étais affamé. Affamé, mais content. Le Président venait de confirmer les termes de l’accord. La perspective d’un affrontement direct, et sans doute meurtrier, avec la Libye, s’éloignait.

Le colonel Kadhafi a-t-il respecté les termes de l’accord ?

Roland Dumas. - Il y eut quelques incursions de troupes libyennes ici et là et un accrochage sérieux en janvier 1984 où un avion français fut abattu. À cette occasion, nous avons d’ailleurs durcis unilatéralement notre accord. Mais le plus important pour nous n’était pas là : nous avions obtenu l’arrêt de la progression de Goukouni Oueddeï ; nous en restions à un conflit très limité avec les Libyens. Ce répit fut mis à profit par Hissen Habré qui se renforça et put reconquérir une partie du territoire.

Certes. Mais les Libyens se maintenaient toujours au Tchad.

Roland Dumas. - C’est juste. Et cela continuait de nous poser d’importants problèmes. Mais, entre-temps, j’étais devenu ministre d’État aux Affaires européennes. Je ne pouvais plus me rendre en Libye comme auparavant car on l’aurait interprété comme une démarche officielle. Il fallait donc trouver d’autres canaux de communication. Nous savions que cela ne serait pas trop difficile : Kadhafi continuait de rechercher tous les moyens possibles d’entrer en contact direct avec l’Élysée. Omar Bongo, le roi du Maroc, le ministre des Affaires étrangères grec, d’autres encore. Mais le lien le plus intéressant fut noué avec Kadhafi par l’intermédiaire du chancelier d’Autriche, Bruno Kreisky. Ce dernier rencontrait régulièrement le leader libyen et me faisait passer de nombreux documents. En avril 1984, Kadhafi nous fit parvenir par ce biais une proposition intéressante : le retrait conjoint des troupes libyennes et françaises du Tchad au travers d’un processus contrôlé par des observateurs neutres (Maroc, Autriche, Suède). La proposition était évidemment très intéressante et pouvait permettre de nous dégager militairement du Tchad. À la suite de ce message, Claude Cheysson chercha les termes d’un accord. Or, très vite, Kadhafi fit connaître une clause supplémentaire : il voulait rencontrer personnellement et officiellement François Mitterrand pour conclure l’accord. Cette perspective représentait naturellement pour son régime une forme de reconnaissance évidente ce qui était un risque, surtout si, le lendemain de la rencontre, les Libyens décidaient de revenir au Tchad. C’était un risque à prendre, compte tenu de l’enjeu.

Finalement, la rencontre eut lieu en Crète, en terrain neutre, le 15 novembre 1984.

Roland Dumas. - C’est cela. Andhréas Papandhréou, Premier ministre grec, servit de « bons offices » dans cette affaire. Il était estimé par Kadhafi.

Pour ma part, je n’assistais pas à cette rencontre - pas plus que Claude Cheysson d’ailleurs - car François Mitterrand ne voulait pas lui donner trop d’importance. De son côté, Kadhafi avait amené une large délégation : plus d’une centaine de personnes. Au fond, le Président se méfiait. Mais je crois qu’il voulait voir de ses propres yeux l’étrange colonel, ce chef d’État qui intriguait la terre entière.

Dès le début de 1985 - alors que j’étais devenu ministre des Affaires étrangères en remplacement de Claude Cheysson -, des rapports nous parvenaient qui indiquaient que, si les Libyens avaient dans une certaine mesure quitté le Tchad par le nord, ils y revenaient par l’est ! Bref, alors que notre retrait était effectif, celui des Libyens l’était... moins. Puis, en avril 1985, nous avons constaté qu’un nouveau pas était franchi. Les Libyens allongeaient la piste d’aviation de Ouadi-Doum, située dans le nord du Tchad. Les aménagements effectués permettaient d’y faire atterrir et décoller des avions militaires ce qui constituait un appui indéniable aux forces sur place et une terrible menace pour la capitale. Il fallait réagir. Je suis donc retourné à Tripoli pour une nouvelle rencontre sous la tente du colonel Kadhafi, cette fois en qualité de membre du gouvernement. Ma parole était plus libre. J’avais sur moi des photos aériennes prouvant la présence de troupes libyennes au Tchad. Je lui montrai. Il ne nia pas l’évidence. Je l’avertissais [!] : nous ne tolérerons pas cette piste. Au fond, il fut surpris de notre attitude et me dit : « Mais qui se préoccupe du Tchad dans votre pays ? » Je lui rappelai qu’il s’agissait d’un sujet délicat pour nous. Je le quittai[s] sur un avertissement : si cette base accueille des avions militaires, nous la détruirons. Il n’en tint pas compte, si bien qu’en février 1986, le président de la République ordonna le bombardement de la piste par nos avions.

Et il fallut encore deux ans de présence française au Tchad avant qu’un accord politique soit conclu entre Goukouni et Hissen Habré et que le pays retrouve un semblant de paix. La tentative de déstabilisation du Tchad avait échoué. La paix était revenue dans la région.

(*) Ancien ministre des Affaires étrangères. Propos recueillis par Georges Saunier.

lundi 30 août 2010

Kadhafi veut une Europe islamique: l'islamisation de la France est donc bien au programme

Pas de quoi déranger les laïcs français, de Lille à Montpellier, en passant par Nantes

Mouammar Kadhafi a plaidé pour l'Islam "religion de toute l'Europe"

A 67 ans, dirigeant de Conseil de la Révolution de la République arabe libyenne populaire et socialiste depuis 40 ans (!), à la suite d'un coup d'État (septembre 1969), al-Khadafi est néanmoins jugé digne de respect par la Ch'tite Aubry et le PS, le PCF et le Mrap, les Cohn-Bendit et Europe Ecologie et les Verts, tous autant qu'ils sont. La LDH proteste faiblement.

C'est en Italie, devant un parterre de 500 jeunes mannequins rassemblées à Rome où il est en visite officielle, à deux pas du Vatican, que le dictateur a choisi de lâcher sa provocation, ont rapporté lundi 30 août les media italiens.

Kadhafi leur a expliqué que "l'Islam devrait devenir la religion de toute l'Europe et que Mohammed était le dernier prophète", a indiqué l'une des participantes, citée par la Stampa.
Un lapsus linguae !
Le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Carlo Giovanardi, catholique très pratiquant, n'en a pas cru ses oreilles et a cherché à éteindre l'incendie en parlant de "formule prononcée dans un cercle privé". Les lapsus, mieux que le serum de vérité, ne sont-ils pas révélateurs ?

Un auditoire payé

A l'issue de la conférence du leader libyen, pour laquelle elles avaient été payées autour de 80 euros, les jeunes femmes ont reçu chacune un exemplaire du Coran.

Anonymes, vénales et hypocrites
"Pour nous c'était vraiment ennuyeux. Kadhafi ne savait pas que nous étions payées, sinon il n'aurait pas accepté de nous rencontrer", a ajouté à la Repubblica, une femme libre de 25 ans .
L'agence, qui a recruté ces hôtesses et ne leur a refusé la liberté de s'habiller autrement qu'avec sobriété (comme en atteste la video ci-dessous !), a menacé les jeunes femmes qui lâcheraient le morceau hallal à la presse de ne pas être rémunérées.


Mouammar Kadhafi est arrivé dimanche à Rome pour une visite marquant le 2e anniversaire de la signature du traité d'amitié italo-libyen, le 30 août 2008 à Benghazi (Libye), qui a mis fin au contentieux sur la période coloniale.
VOIR et ENTENDRE le reportage Euronews et les gazelles du désert lybien:

Kadhafi converti des mannequins à Rome
par trossy2

Le traité permet notamment le refoulement en Libye des candidats à l'immigration en Europe.
ENTENDRE le compte-rendu de RTL

Le député européen Mario Borghezio, membre de la Ligue du Nord (allié du parti de Berlusconi), s'est inquiété
"des propos de Kadhafi qui montrent son projet dangereux d'islamisation de l'Europe".
Les liens entre l'Italie et son ancienne colonie se sont resserrés depuis la signature du traité d'amitié, faisant de l'Italie le 3e investisseur européen en Libye.

Pas de René Dosière (PS) en Lybie ?

On sait que le socialiste René Dosière veille à ce que le train de vie de la France ne fasse pas d'ombre aux pays émergeants riches de leur pétrole, au cas où Sarkozy n'aurait rien d'autre en tête que de stigmatiser des arabes.

Cette visite haute en couleurs a coûté un bras à chaque citoyen lybien
Le colonel Khadafi a en effet fait venir 30 pur-sang et leurs cavaliers pour une parade à laquelle il doit assister lundi soir au côté de Silvio Berlusconi, ce qui suscite la polémique en Italie, y compris dans les rangs de la majorité. Par chance, le colonel ne fume pas le cigare...

Des Verts parmi les chevaux de Troie français

Noël Mamère, Martine Billard, Yves Cochet ou François de Rugy ne voient aucun inconvénient à une transition laïque vers une république française islamique.

Lors de la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école, quelques-uns d’entre eux se surpassèrent. Noël Mamère fut le seul élu de la République à accueillir les jeunes filles voilées devant le Parlement lors des manifestations de février 2004 contre la loi laïque qui se préparait.

Il ira d'ailleurs dans la foulée, soutenir l’UOIF au Bourget, et siègera fièrement à la tribune, au côté de Saïda Kada, proche de Tariq Ramadan, présidente de l’association FFME (Femmes française et musulmanes engagées), qui a poursuivi unemilitante pour les Droits des Femmes et présidente de Fondatrice de Regards de Femmes, Michèle Vianès devant les tribunaux (et fut déboutée).

Dans le même temps, les frères Cohn-Bendit étaient fort peu laïcs

L’ineffable Dany et son frère Gaby (à... Nantes) utilisaient Le Monde pour défendre le voile à l’école. Peu après, Dany-le-rouge assurait que Tariq Ramadan n'est pas "minable", comme bien d'autres, mais tout à fait fréquentable...

Les Verts ont toujours sympathisé avec les militants islamistes
Quant au favoritisme et au clientélisme de la socialiste Martine Aubry, maire de Lille, ils sont désormais connus de tous et désapprouvés.
=> Sinon, lire PaSiDupes sur Martine Aubry, née Delors, épouse Brochen
=> A Lille, la maire PS avait réservé un créneau horaire de la piscine municipale aux femmes musulmanes: lire PaSiDupes sur l'identité musulmane

Mais sait-on que, grâce aux Verts qui ont su utiliser les rapports de forces locaux, Roubaix, par exemple, est d'ores et déjà un laboratoire du projet de société islamique qu’ils rêvent d’imposer aux Français.

jeudi 20 décembre 2007

Khadafi s'en est allé de France en Espagne socialiste

Les socialistes français sont retournés à leur train-train
Le chef de l’Etat libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, est arrivé samedi 15 après-midi à Séville, dans le sud de l’Espagne, pour une visite privée de deux jours, suivie d’une visite officielle qui s'est poursuivie jusqu’à mardi 19 décembre. Or, la relative indifférence de l'accueil espagnol tranche singulièrement avec l'emportement des partis français de gauche et de sa presse fidèle, ainsi qu'avec la crise de Bayrou. Pourtant, ne le savent-ils pas, que PaSiDupes doive leur apprendre, il y a été davantage question de pétrole et de contrats que de Droits de l'homme!

Au milieu d’une forte couverture médiatique, le Guide libyen et sa suite se sont installés dans La Hacienda de la Boticaria, un hôtel luxueux de la localité de Alcala de Guadaira, dans un cadre rural de style arabe typiquement andalou, située à une vingtaine de kilomètre de Séville, capitale de l’Andalousie.
Le programme de la visite privée de 'Mamours' Kadhafi en Andalousie, qui a fait l’objet de plusieurs rumeurs et spéculations médiatiques, comportait un dîner avec l’ancien
président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, le premier chef d’Etat occidental à avoir visité la Libye au lendemain de la levée des sanctions de l’ONU contre ce pays terroriste africain en 1999. 'Mamours' a également participé à une partie de chasse privée à laquelle ont pris part uniquement des membres de sa suite, composée de plus de 300 personnes, dont les fameuses amazones "vierges" en treillis (à gauche) qui forment sa garde rapprochée.
L'abominable homme lybien a tenu dimanche une réunion avec les représentants de la communauté musulmane, axée essentiellement sur un projet de construction d’une grande mosquée dans la capitale de l’Andalousie. Le président de la communauté islamique de Séville, Malik Ruiz, a confirmé sa rencontre avec le dirigeant libyen, mais n'était pas autorisé à préciser le lieu de la réunion ou son ordre du jour.
Après son week-end andalou, le Guide libyen arriva lundi en fin de matinée à Madrid où il fut reçu à l’aéroport de Barajas par le ministre espagnol de la défense, le socialiste José Antonio Alonso. Il se rendit ensuite au Palais royal d’El Prado, où le président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, l’attendait pour une réception officielle en son honneur. Le protocole autorisa l'installation de la grande Khaima (tente bédouine) où campe Mamours et sa suite, dans les jardins du Palais Royal d’El Prado.
Au programme de la visite officielle de Mamours Kadhafi à Madrid notamment, une première rencontre avec le président du gouvernement socialiste espagnol lundi après-midi, parallèlement à la tenue d’une séance de travail entre les délégations des deux pays. Plusieurs accords de coopération économique et en matière de défense et de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine furent signés par les deux pays. Et pas un seul petit milliard de contrats avec la socialiste Espagne, donc? Les socialistes ne commercent pas, Madame, ils font de la morale....
Tout comme le ravi du MoDem. Ecoutez-le plutôt dans son numéro:
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem)
le p'tit Bayrou de Marie-Sego "demand(a) à tous les députés qui ont une idée de ce que la France doit être dans le monde de ne pas se prêter à la mascarade d'Etat qu'on est en train de préparer" avec la visite officielle en France, à partir de ce lundi et pendant cinq jours, du colonel Kadhafi. Le député des Pyrénées-Atlantiques avait dit lundi sur RMC souhaiter que ses collègues soient les plus nombreux possibles à boycotter notamment la venue du chef de l'Etat libyen à l'Assemblée Nationale. Qualifiant Moammar Kadhafi de "dictateur sanguinaire", auteur d'"actes terroristes parmi les plus horribles des dernières décennies" et de "prises d'otages", Fanfan Bayrou s'est dit "extrêmement troublé" par les propos de Nicolas Sarkozy selon lequel 'Mamours' Kadhafi serait "en route vers la respectabilité". "Si c'est ça la respectabilité, où est la France des Droits de l'Homme?", s'est-il étranglé dans sa saine colère médiatisée. P'tit Bayrou a pensé (si!) qu'en lui accordant cette visite officielle, la France apporte à M. Kadhafi "la reconnaissance, le tapis rouge, le respect" et que c'est "inacceptable pour l'idée que nous nous faisons de notre pays". Lyrique, le p'tit homme foireux de Marie-sEGO? "Le président de la République place la France dans une situation extrêmement troublante, profondément choquante", a-t-il déclaré. Il a vigoureusement dénoncé "cet abaissement que la France est en train de vivre", "au nom du sacro-saint carnet de chèques". L'ancien candidat à l'élection présidentielle est en délicatesse avec l'argent des Français. "Je ne crois pas que ce soit par l'accord avec les dictateurs que la politique économique de la France va se reconstruire", a-t-il lancé, terrible. "Il suffit qu'il y ait du pétrole ou du gaz dans une de ces dictatures-là pour qu'aussitôt on s'abaisse (...), ça n'est pas parce que des régimes honteux ont comme ça des coffres-forts qu'on devrait plier le genou devant eux", a tonné Fanfan le Terrible, qui ne craint pas de faire un gros chagrin à ses amis espagnols.. Heureusement qu'il n'a pas levé une armée pour bouter l'infidèle hors d'Espagne et relever la fière Espagne qui s'abaisse. Imaginez-vous Marielle la Pucelle sur un si fougueux destrier? C'est qu'ils feraient peur! Marie-sEGO n'en a pas voulu. Mais passons sur le cas de cet histrion qui a simplement eu son petit quart d'heure Charles Martel.

Rigolo tout de même, ce Fanfan le Terrible, qui lorsqu'il fut ministre de l'Education n'avait pas eu la force -morale- de chasser Monique Vuaillat, l'horrible 'dictateuse' syndicaliste (FSU), la Raspoutine en jupons, qui squattait son bureau!
Cette visite en Espagne était qualifiée de 'médiatisée' par la presse française, qui l'a voulue 'controversée' lorsqu'il s'agissait du même dictateur en France. 'Controversée' au deçà des Pyrénées mais 'médiatisée' au-delà!…
Notre presse est merveilleuse! Le personnage controversé a dû faire un saut par Lourdes, opérer une conversion rapide et réapparaître blanchi sur le sol hidalgo. Par l'action de la presse socialiste et laïque française.
L'Espagne lave plus blanc…
L'Espagne veut consolider les positions stratégiques de son groupe pétrolier Repsol en Libye et prendre sa part aux impressionnants contrats d'infrastructures d'un pays en plein bouillonnement depuis la levée des sanctions de l'ONU en 2003. Kadhafi devait être reçu à dîner, hier soir, par le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero:
Rappel - Le Soir dès le 27 avril 2004
Le dirigeant libyen doit rencontrer le président de l’exécutif européen, Romano Prodi et le Haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, Javier Solana. Il sera reçu dans la soirée avec tous les honneurs, nous dit “Le Soir”, par le Premier ministre Guy Verhofstadt.
Voir l’article
Kadhafi, avec les honneurs”.