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lundi 22 mai 2017

Législatives 2017 : énorme sac de noeuds autour de l'investiture de Malek Boutih par le PS

Malek Boutih est-il, oui ou non, investi par le Parti socialiste aux législatives de juin 2017 ? 

Ce 22 mai, rien ne semble encore scellé
Au lendemain d’une nouvelle confirmation de son investiture socialiste par l’intéressé, la Rue de Solférino assure que Malek Boutih n’a toujours pas reçu l'onction de Jean-Christophe Cambadélislequel avance une étrange explication pour dire 'niet'. Un bon gros imbroglio de 5 noeuds.

Noeud 1 : Valls et Boutih, non investis

Dans un premier temps,  le PS avait tranché, affirmant le 15 mai que ni Manuel Valls ni Malek Boutih n’était investi par le parti, sans toutefois produire de candidat socialiste face à eux. Seul
Et puis, on apprenait que seul l’ancien premier ministre faisait l'objet d'un veto et que Malek Boutih était officiellement investi.
En fait, l'un et l'autre postulant bénéficiait d'un "ni-ni" : ils ne pourraient pas être candidats sous l’étiquette PS, mais ne se verraient imposer aucun socialiste.

Le PS a tranché, c'est le NI/NI pr @manuelvalls et Malek Boutih : ni investiture PS, ni candidat PS face à eux pr les Législatives @BFMTV

Noeud 2 : Boutih confirme son investiture

Interrogé  le 16 mai, le député socialiste sortant assurait qu’il était bien investi "à contre-cœur pour eux" [par le Parti socialiste]. 
Et de confirmer un candidat estampillé 'En marche!' contre lui : Est-ce un plus ou un moins ?

Noeud 3 : affichage du nom de Boutih sur le site du PS

Depuis le dépôt officiel des candidatures, Malek Boutih figure bel et bien dans la liste des candidats investis par la rue de Solférino dans la 10e circonscription de l’Essonne.
Capture d’écran site du PS ce 22 mai :

Un cadre socialiste -Rachid Tema - avait d’ailleurs demandé à Malek Boutih de "rendre l’investiture." Il était reproché à Boutih d'avoir soutenu Emmanuel Macron, dès avant le premier tour de l’élection présidentielle, ainsi que Manuel Valls qu’il avait non seulement soutenu, mais encouragé à se présenter à la primaire organisée par… le Parti socialiste : la "Belle Alliance Populaire".

Noeud 4 : Boutih re-confirme son investiture

Invité de BFM TV le 21 mai, Malek Boutih re-confirme avoir l’investiture du PS.
Et quand on lui demande si elle lui sera retirée, il répond "non…" avant d’ajouter, critique envers la direction du parti :
"Ils ont passé leur temps, au lieu de faire de la politique, à faire des sanctions. Ce n’est plus un parti politique, c’est un tribunal politique.

Noeud 5 : Cambadélis retire l’investiture à Boutih

Le cas Malek Boutih rebondit ce lundi 22 mai. Invité à réagir sur les candidatures socialistes se revendiquant de la "majorité présidentielle" sur leurs documents de campagne, voire l’image d’Emmanuel Macron (comme Myriam El Khomri), Jean-Christophe Cambadélis a mouillé les noeuds sur France Inter  :
"Il y a une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste et, dedans, deux personnalités qui n’ont pas l’investiture du PS, Manuel Valls et Malek Boutih.
Ce n’est pas ce qu’affiche le site du PS, ci-dessus. 
Le PS aurait-il subi une cyber-attaque de Poutine ? L'entourage de Jean-Christophe Cambadélis assure que "Boutih n’a pas l’investiture" et avance une raison à sa présence sur la liste des candidats socialistes : c'est la faute au web. "C’est une erreur transmise au web…"

samedi 15 novembre 2014

Impôts supplémentaires en 2015, oui ou non? Les Français ont-ils droit à la vérité?

Pourquoi ce mic-mac du gouvernement autour des impôts ?

On se lasse de ce énième rétropédalage
Ils piquent d'"avancées" sociales en tout genre, d'innovation et de redressement, le bouquet (de roses à épines !), mais se prennent dans le tapis sans cesse. Ca ne fait plus désordre, ça fait indécent. Les déclarations de François Hollande sur la non-augmentation des impôts sont floues parce qu'intenables et donc consciemment trompeuses et irrespectueuses du travail des salariés qui se lèvent tôt. Le bon calendrier est celui évoqué par Christian Eckert, mais dont il s'est fait arracher les bonnes feuilles par l'Elysée.

C'est l'image du mariage de la carpe et du lapin

"A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit", avait affirmé la "gauche molle", François Hollande, avec force, le 5 novembre, lors de l'opération spéciale de communication sur RTL et TF1, où il devait "fendre l'armure".

Pourtant, ce jeudi matin sur RTL, à nouveau, le secrétaire d'État chargé du Budget, Christian Eckert, a expliqué que la non augmentation des impôts ne peut pas être garantie. "On ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d'un contexte international que nous ne maîtrisons pas", a-t-il avoué.

La politique contre la technique ou la ruse contre la vérité 

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a rappelé le grand argentier Christian Eckert à l'ordre pour son grand écart : "Pour moi, la promesse de François Hollande est gravée dans le marbre. La porte est fermée". Si ce n'est pas le retour au stalinisme !
Entre François Hollande et Christian Eckert, c'est la politique qui affronte la technique. Et la technique a raison. On ne parle plus de cohérence et celui qui dit la vérité sera pendu....