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dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : le préfet Lallement, bourrin ordinaire ou vrai "nazi"?

Les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement, accuse ce préfet de police de Paris 

Carriériste arrivé, l'arrogant fait scandale, mais ne se fait pas limoger

Une simple "boulette", selon Le Parisien, mais une "faute", pour Le Figaro.


Les personnes hospitalisées en réanimation - les plus gravement atteintes et dont la vie est menacée - sont celles qui n’ont pas respecté le confinement, a jugé le préfet de police de Paris, un préfet "à poigne", selon Le Monde. Un qualificatif qui ne vient pas immédiatement à l'esprit s'agissant de ce bourrin, mais que les supporteurs de Macron, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, doivent flatter.  
"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple". Cette petite phrase de Didier Lallementpréfet de police de Paris à la casquette trop grande pour lui et tombée sur les yeux, a sidéré tout ce que la France compte de gens que le cynisme et l'arrogance macroniennes n'ont pas encore contaminés.
Macron - qui l'a nommé en Conseil des ministres - reste impassible.

Tandis que le président jupitérien refuse de se déjuger face à cette méga-"boulette", véritable faute politique nauséabonde, nombre d'acteurs politiques condamnent le président qui ne l'a pas limogé séance tenante pour cette sentence, accréditant l'idée une juste colère des dieux et un châtiment céleste, lesquels cadrent décidément fort mal avec l'image de modernité et d'innovation que Macron annonce avec l'instauration de son "monde nouveau" à venir. 
Dans l'Antiquité, la déesse Némésis, qui personnifiait cette vengeance divine, veillait au maintien d’un équilibre dans le monde, notamment contre la venue d’étrangers mettant en danger l'économie et la stabilité des états. Le préfet Lallement, eût-il sévi à Romans-sur-Isère, aurait-il pareillement applaudi à l'assassinat de deux Drômoisen rupture de confinement - tués (outre cinq blessés) par un demandeur d'asile soudanais, bras armé d'un groupe de trois hébergés par le Secours catholique, à l'insu de la maire de la ville ?
Au XXe siècle, le régime bolchevique a déporté 300.000 à 500.000 Cosaques du Don durant la guerre civile russe de 1919 à 1920.
La période allant de 1937 à 1948 a également connu un
paroxysme d'utilisation du nettoyage ethnique, à l'initiative des dictatures soviétique de Staline et nazie de Hitler.Le préfet Lallement se situe-t-il dans cette lignée ? D'aucuns le soupçonnent au vu de la brutalité de sa répression du mouvement social incarné par les Gilets Jaunes et aujourd'hui de ses propos radicaux accablants les contaminés par le Covid19.


Quand Juppé parlait de Lallement comme d'un "nazi" 

Pourtant meilleur choix de Macron pour le Grand-Paris


“Un nazi”: quand Alain Juppé parlait de Didier Lallement, le préfet de police de Paris

Texte de 'Chez Pol", publié par Libération, le 24 février 2020


"Le grand public a appris à connaître Didier Lallement depuis sa nomination à la tête de la préfecture de Paris et sa gestion très musclée et critiquée des gilets jaunes. Mais ce préfet qui fait flipper les flics était déjà bien identifié avant cela. Fin 2017, Alain Juppé apprend ainsi que Lallement va être nommé en Gironde, raconte le Monde. Le maire de Bordeaux appelle illico Dominique Perben, ex-garde des Sceaux et sorte d'ange gardien de la carrière du fonctionnaire. Et l'ancien Premier ministre s'enquiert frontalement de la nomination de cet obsédé de la Légion étrangère et «fana mili» autoproclamé : «Dis donc, il paraît qu'on m'envoie un nazi ?» Pas de quoi choquer Perben, qui «éclate de rire et tresse l'éloge de son ami», ajoute le Monde. (Libération)
Le Monde réservait ce portrait aux abonnés, riches ou institutionnels (extrait) 

Enquête sur Didier Lallement, le préfet de police à poigne d’Emmanuel Macron

C’est Emmanuel Macron en personne qui, au cœur de la crise des « gilets jaunes », l’a choisi pour devenir préfet de police de Paris. Républicain autoritaire et fan de la Légion étrangère, Didier Lallement est aussi un habile politique.

Par Ariane Chemin et Nicolas Chapuis Publié le 23 février 2020 à 18h44 - Mis à jour le 24 février 2020 à 08h51

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Une casquette. Elle devance l’homme, comme le prolongement de l’être. Large visière arrimée à une coiffe bleu nuit brodée de feuilles de chêne et de laurier en cannetille dorée : depuis un an, elle mange le visage allongé et osseux de Didier Lallement – tour de tête 56 cm : un petit coiffant, comme on dit. Lorsqu’il descend dans la rue, impossible de le rater : le couvre-chef le dévore, comme une galette trop grande pour lui. « La taille réglementaire », assure le préfet de police de Paris.

Il faut le prendre au pied de la lettre : en matière d’uniformes, il s’y connaît. « La circulaire Castaner qui nous fait changer d’habit, c’est quand même à cause de lui ! », s’amuse un préfet de la région parisienne en citant l’arrêté de novembre 2019 qui propose une « tenue opérationnelle » aux hauts fonctionnaires allant sur le terrain.

Il fallait quand même une alternative au « veston croisé de cérémonie », cette tenue officielle, vieille de Vichy, « période amiral Darlan » ! Didier Lallement préfère la veste droite, façon Jean Moulin. En 2012, l’ex-secrétaire général du ministère de l’intérieur [Manuel Valls, puisqu'il faut tout dire] avait déjà tenté de faire valoir ses talents de créateur de la préfectorale devant le cabinet de Manuel Valls, mais le locataire de Beauvau avait d’autres priorités.

Sur les réseaux sociaux des « gilets jaunes », la casquette du préfet Lallement est devenue un mème, détournée, agrandie, moquée. Comme une métonymie du nouvel ordre policier [macronien] incarné par cet homme jusque-là inconnu du grand public. A 63 ans, ce père de deux enfants a réalisé son fantasme : « PP » pour préfet de police, comme on dit « PR » pour le président de la République : le Graal de la préfectorale. En 2015, au cœur des attentats, le visage de François Molins, procureur de la République de Paris, avait incarné aux yeux des Français le bouclier de la justice face au terrorisme. Celui, raide et austère, de Didier Lallement symbolise désormais le maintien de l’ordre à Paris.

"Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles"

Le temps est à l’orage social et le président de la République raffole des grandes gueules [est-ce le trait de caractère qui le résume le mieux?]. Didier Lallement n’a pas besoin de forcer son caractère pour jouer le « bad cop », le méchant. Sur la route de ses affectations, il laisse des souvenirs de colères froides et de mots cinglants. Parmi les scènes épiques, cette réunion à la préfecture de Bordeaux, début 2018. Lallement est alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est mécontent du travail d’un des services de police. « Vous allez finir sur un croc de boucher », lance-t-il à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure. Silence pétrifié. « Le lendemain, on a tous regretté de ne pas s’être levés », raconte l’un des fonctionnaires présents.
La suite est réservée aux abonnés. Dommage pour les étudiants impécunieux...

Le préfet Lallement ne laissait rien ignorer de son idéologie, nazie, pour les uns ou bolchévique, pour les autres

Macron l'a choisi en toute connaissance de cause.
Fait membre du Conseil constitutionnel par la volonté du prince il a plus d'un an, où il côtoie Nicole Maestracci (magistrate du Syndicat de la Magistrature, SM, classé à l'extrême gauche), Juppé savait. A-t-il failli à son devoir en se taisant? 

VOIR et ENTENDRE
dans quel mépris il tient certains Français, quand il se pavane dans Paris et croise une "Gilet Jaune"


Macron l'a-t-il préféré à d'autres pour qu'il réprime et casse des gueules ?
En refusant de le limoger, il confirme cette hypothèse.
La déesse Nemesis marche main dans la main avec Hybris, déesse de la démesure chez les mégalomaniaques.

mercredi 18 juillet 2018

Feu à l'Assemblée sur la réforme du nombre de parlementaires et de l'introduction de la proportionnelle

L'antiparlementarisme des députés de la société civile menace l'Assemblée nationale

Les députés d'opposition ont vivement réagi mardi soir

sur la réduction prévue du nombre de parlementaires et l'introduction d'une dose de proportionnelle, mesures emblématiques de la réforme des institutions qui doivent être examinées à la rentrée.
Le sixième jour d'examen de la réforme constitutionnelle a été marqué par des cris, rappels au règlement et suspensions de séance... à propos des mesures prévues dans les deux autres volets de la réforme (lois ordinaire et organique).

En début de soirée, soutenus par l'extrême gauche, des élus de droite (LR) comme de gauche (PS) ont notamment souhaité inscrire le mode de scrutin actuel dans la Constitution et maintenir un minimum de représentation démographique des députés.


Cerné, le rapporteur général du parti présidentiel a menacé d'un coup de force

Résultat de recherche d'images pour "richard ferrand"Richard Ferrand, LREM, a commencé par prétendre que les amendements de l'opposition auraient pour conséquence "la quasi impossibilité" d'effectuer la coupe sombre de 30% du nombre de parlementaires ou l'introduction de 15% de proportionnelle aux législatives.

Puis, il a prévenu que personne ne l'arrêterait. 
"Comme nous avons bel et bien l'intention de faire en sorte que les deux autres projets de loi puissent être examinés et adoptés", ce sera "tout simplement un avis défavorable", a-t-il lancé, suscitant la colère de l'opposition.
Sur la baisse du nombre de parlementaires, un engagement de campagne d'Emmanuel Macronla garde des Sceaux Nicole Belloubet à l'unisson d'élus de la majorité a ensuite fait l'amalgame dans la soirée avec les propositions de candidats de l'opposition, assurant notamment que était "également une proposition du candidat Fillon, également de François Hollande".
Dans une atmosphère sous tension croissante, des élus de divers bords ont demandé à plusieurs reprises "où est l'avantage de réduire le nombre de parlementaires?" disant "attendre autre chose que de simplement dire que c'est un engagement de campagne".
Alors que les députés LR rejettent en bloc les trois textes, Marc Le Fur a dénoncé une "affaire extrêmement machiavélique" car "l'essentiel de la réforme" n'est "pas inséré dans le texte principal" constitutionnel. 

"Ce qu'on entend aujourd'hui, c'est le grand vide", a affirmé l'Insoumis François Ruffin, pour qui la réduction est un "caprice du président" et la majorité de ses "valets".

"On est au coeur de votre mauvais projet" a aussi affirmé le communiste Sébastien Jumel, dénonçant la "sale besogne" confiée à Nicole Belloubet.

Le LR Aurélien Pradié a évoqué une "volonté de purification du Parlement" et le socialiste Boris Vallaud un futur Parlement "docile", comme si ce n'était déjà le cas.

L'ensemble des oppositions a fait front

Des amendements, notamment Insoumis, communistes ou socialistes ont ensuite plaidé en vain pour un socle ou un nombre minimal de députés.

Ferrand s'est dit surpris de l'"emphase" de l'opposition alors que "les uns et les autres vous défendiez des candidats qui voulaient réduire le nombre de parlementaires", y voyant de la "tartuferie", suscitant là encore de vives protestations.

N. Belloubet a dû nier tout antiparlementarisme, sur le fond, alors que la provocation de Ferrand continuait à produire ses effets dans l'hémicycle où étaient présents quelque 200 députés. 
L'ancienne patronne des maternelles (et plus) à la tête de l'Académie de ...Limoges a ensuite appelé les élus à participer à "un nouveau jeu [sic]: on s'écouterait d'abord, et on vociférerait après", a proposé Pimprenelle : Bonne nuit les Petits ?

"Nous ne sommes pas en train de jouer", lui a répondu l'ancien second vice-président de l'Assemblée nationale David Habib, PS, tandis que Sébastien Chenu (RN, ex-FN) a dénoncé du "mépris" pour la représentation nationale, malgré la présence du président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) au "perchoir".

Résultat de recherche d'images pour "Sacha Houlié"
La crevure Sacha Houlié (LRE), un ex-socialiste fabriqué par le MJS, s'est alors dit "fier" d'être dans la majorité, le trentenaire affirmant de surcroît que "moins nombreux, nous serons aussi plus puissants", puis insultant l'opposition soupçonnée "d'obstruction pour des petites prébendes", ravivant les protestations.

Résultat de recherche d'images pour "Marc Fesneau"
Marc Fesneau (MoDem, premier bénéficiaire supposé de la réforme) n'a fait que de jeter de l'huile sur le feu, tout modéré qu'il se prétende,  en affirmant que la crise démocratique est à mettre au compte des gouvernements précédents, avant de lancer ses roquettes sur le PS et LR: "la montée des populismes, c'est pas à nous que vous le devez!".

Après une suspension de séance et plusieurs rappels au règlement, les débats ont repris un peu plus calmement. 

Les élus LR ont poursuivi avec notamment des amendements anti-proportionnelle, Pierre-Henri Dumont, 31 ans, "icône du renouvellement à l'Assemblée nationale chez les Républicains" (Les Echos), expliquant qu'il s'agit de "refuser l'impôt Bayrou" après un "deal" de campagne entre le président du MoDem et Emmanuel Macron.

Le président du groupe Christian Jacob disant le refus d'être "les notaires" de cet accord.

"Dans l'hémicycle, c'est la guerre des tranchées?" a glissé un élu de la majorité, sous couvert d'anonymat. Alors, craintif ?

mercredi 1 juin 2011

Alain Richard nie être resté les 'bras ballants' face à Ratko Mladic


Le ministre de Jospin met en cause le soutien populaire serbe

Une arrestation, après 16 années

Cinq jours après son arrestation, et après le rejet de son appel, l'ex-général serbe Ratko Mladic a été extradé mardi soir à bord d'un avion gouvernemental serbe qui s'est discrètement posé à Rotterdam aux Pays-Bas en début de soirée.
L'ancien chef militaire des séparatistes serbes de Bosnie a passé sa première nuit au centre de détention de Scheveningen avant de comparaître devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
Il a ensuite été transféré par hélicoptère jusqu'au quartier pénitentiaire de Scheveningen, où l'ont précédé Slobodan Milosevic, mort dans sa cellule en mars 2006, et Radovan Karadzic, chef politique des Serbes de Bosnie en cours de procès.
Aujourd'hui âgé de 69 ans, Ratko Mladic est inculpé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide pour le massacre de 8.000 Musulmans à Srebrenica, en juillet 1995, et les 43 mois de siège de Sarajevo (1992-1995).
Le 12 mai 1992, une "assemblée serbe de Bosnie" vote la création d'une Armée de la République serbe de Bosnie-Herzégovine (VRS). Général de corps d’armée , Mladić prend le commandement de l'Armée populaire yougoslave (JNA, juin 1994) jusqu'au 22 décembre 1996.
A la mi-juillet 1995, le général Mladic -appelé par la presse francophone "le boucher des Balkans"- était à Potocari, un village d'environ 28 000 musulmans réfugiés de Srebrenica auprès des Casques bleus néerlandais. Entre 6 000 et 8 000 hommes musulmans capturés furent massacrés en quelques jours, "parce qu'ils avaient essayé de s'enfuir de Srebrenica", selon les termes de Mladic, rapportés par le commandant néerlandais de l'ONU. Le bilan des morts est estimé à 8 100 victimes.

Les conséquences de cette arrestation

Si l'arrestation de Mlavic, seize ans après la fin de la guerre de Bosnie, est considérée comme un développement-clé pour le dossier d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, la capture du dernier grand criminel de guerre présumé dans les Balkans, considéré par les nationalistes serbes comme un héros, a relancé les tensions ethniques en ex-Yougoslavie.

Un sondage réalisé avant son arrestation indique que 51% des Serbes se déclaraient hostiles à son extradition, contre 34% s'y disant favorables. D'après la même étude, près de huit Serbes sur dix affirmaient que s'ils avaient disposé d'informations sur sa cache, ils ne les auraient pas communiquées aux autorités, malgré les 10 millions d'euros de récompense promis par Belgrade.

Quelque 10.000 Serbes ont manifesté leur soutien à Ratko Mladic dans un rassemblement mardi à Banja Luka, la capitale de la République serbe de Bosnie. Une partie des manifestants est arrivée par car de Serbie.

Dimanche soir, une manifestation de soutien dans la capitale serbe avait dégénéré en affrontements entre plusieurs centaines de jeunes partisans et forces de police. Le rassemblement était organisé par le Parti radical serbe (SRS), pilier du mouvement nationaliste serbe dont le chef de file, Vojislav Seselj, est actuellement jugé à La Haye.

VOIR et ENTENDRE

Le rôle du gouvernement Jospin

Mladic était suspecté de se cacher soit en Serbie, soit en République serbe de Bosnie avec la complicité de l'armée et de la police locale.

Invité sur Europe 1 jeudi 26 mai, Radomir Diklic, ambassadeur de la Serbie en Belgique, a affirmé que le criminel de guerre Ratko Mladic bénéficiait d'une "protection silencieuse de certains politiciens", même après la chute de Slobodan Milosevic en 2000. Selon le diplomate, ce n'est que depuis l'arrivée au pouvoir du président serbe actuel, Boris Tadic, qu'un "effort énorme" a été fait pour rechercher Ratko Mladic. Avant, les responsables le recherchaient "sans vouloir vraiment le trouver", a-t-il poursuivi. "Boris Tadic a purgé les services de renseignement, et les services secrets" à son arrivée à la tête de l'Etat, a-t-il ajouté.

Cette déclaration contredit clairement l'agence Reuters parlant d' "une arrestation qui met fin à une longue traque de la communauté internationale".

VOIR et ENTENDRE Alain Richard (1945), ancien ministre de la Défense (1997-2002), donner sa version sur les protections dont a bénéficié Mladic et l'arrestation de Ratko Mladic.


En 1999, Ivan Rioufol, journaliste du Figaro, dénonça une “réelle épuration” ainsi que l’indifférence des bonnes consciences de la communauté internationale.
Nul n'a oublié l’indignation à géométrie variable du “philosophe” bobo des plateaux télé Bernard Henry Lévy.
Rioufol, qui n’a pas la mémoire courte, cite une édifiante déclaration d’Alain Richard alors ministre de la Défense de Lionel Jospin. Au cours des interventions de l’OTAN sur la Serbie au printemps 1999, le socialiste Alain Richard affirmait: "Nous avons vocation partout en Europe à avoir des états multiethniques qui tolèrent les minorités".
Rioufol, rappelant au passage que la Serbie a héroïquement combattu le nazisme durant la seconde guerre mondiale, dénonçait aussi l’imposture politique du concept de sociétés multiethniques et culturelles, qui s'imposerait à tous , sauf aux pays musulmans.


En revanche, un précédent « Boucher des Balkans », Andrija Artuković (1899 - 1988), également surnommé le « Himmler yougoslave », collabora avec les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ministre de l'Intérieur croate, peuple d'origine du Moyen Orient (Iran, "pays des Aryens"), il est donc non slave. Il autorisa une législation anti-serbe et antisémite en Croatie, encourageant des déportations, et la création de camps de concentrations.

Devoir de mémoire


Ex-Yougoslavie

Alors qu'Alain Richard était ministre de la Défense de Jospin, le Kosovo (Albanie), qui à la différence de Tito resta proche de Staline, s'engagea en 1997 dans une campagne de guérilla : il revendiqua plusieurs attentats contre l’armée et la police serbes.

En réponse, en février et mars 1998 Milošević massacra les familles de guérilleros présumés.

Les pogroms anti-Serbes furent en retour d'une violence extrême.
Pour la première fois depuis 1999, des fonctionnaires internationaux évoquèrent publiquement un “nettoyage ethnique”. Objectif des extrémistes albanais : liquider 100 000 derniers Serbes de la province. L’ONU, qui l'administrait, se montra incapable d’empêcher ces crimes perpétrés par des albanais dans les enclaves serbes.

lundi 11 janvier 2010

Identité nationale: le couteau entre dans nos moeurs

L'égorgement, nouvel élément de notre identité nationale ?

Les cas de crime par arme blanche semblent connaître actuellement un pic inquiétant, voire en recrudescence sur la durée. Jusqu'ici inconnu dans notre civilisation, nous découvrons même l'égorgement, un rafinement suprême dans le maniement du couteau.

Le couteau éloigne les puissances maléfiques

«Visiblement, il focalisait sur l'appartement [son ancien logement]. Il ne savait pas qu'il avait changé de propriétaire depuis six ans», commente le syndic.
Le 3 janvier dernier, un malade psychiatrique en liberté a profité de sa permission pour aller égorger un sexagénaire dans un immeuble de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), où il avait habité autrefois. Pour son malheur, la victime -un "usurpateur" du logement- est le nouvel occupant des lieux.
Entendant les cris de la victime, un voisin s'est porté à son secours et s'est fait à son tour poignarder à la gorge par l’agresseur. Les jours de cet octogénaire ne seraient pas en danger.
Le justicier s'en est également pris à l’épouse de ce dernier et l'a blessée à l’épaule.

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître
Bien que le "jeune" manieur de couteau ait déjà fait l'objet de plusieurs hospitalisations d'office, il bénéficiait néanmoins d'un régime de faveur dit "régime de sortie d'essai", pour bonne conduite?, a indiqué la préfecture, d'après Europe1.fr. Il a donc reçu un traitement, mais, bien qu'il ne soit pas guéri, a été relâché dans la nature, pour son bien-être et aux risques et périls de la population.
Grâce aux descriptions données par les témoins terrorisés de la scène, les policiers de Menton ont interpellé l’agresseur quelques instants après les faits.

Or, David Guebre-Johannes, le jeune égorgeur, évidemment « présumé », âgé tout de même de 27 ans, est un récidiviste.
  • Il avait eu une querelle de voisinage avec un couple, qui lui reprochait de mettre la musique trop fort. Il avait alors menacé ses voisins d'un couteau -déjà- avant d'être interpellé.
  • Il avait aussi frappé de dix-huit coups de couteau le gardien de le ce même immeuble quelques jours plus tard. Le mouton sacificiel avait survécu après une semaine entière dans le coma, en mai 2004.
    L'égorgeur avait été jugé irresponsable et avait été « interné », rapporte Nice Matin. Selon ce quotidien, le tueur vivait dans un «appartement médicalisé» à Nice, d'où il pouvait sortir librement, à condition de prévenir. Interné et externé !

    Hormis les médecins psychiatres, «tout le monde savait qu'il était dangereux et pourtant il se baladait dans la nature», s'insurge le syndic de l'immeuble, Joël Trepier, qui a désormais tout à crandre de la prochaine « sortie d'essai » de l'égorgeur. L'homme avait vécu plusieurs années dans la résidence, où il avait tenté à deux reprises de mettre le feu, d'abord au palier du quatrième étage puis en arrosant de combustible la haie qui entoure l'immeuble.


    Le couteau purificateur du justicier
  • Autre cas de crime à l'arme blanche
    Depuis vendredi 8 janvier au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), le jeune Islam, 18 ans, est « soupçonné » d'homicide volontaire pour avoir mortellement poignardé -devant témoins- Hakim, un camarade scolarisé dans le même lycée.
    Déféré dimanche soir après 48 heures de garde à vue, il a été mis en examen le lundi 11. Le parquet de Créteil a requis son placement en détention provisoire. Islam, le criminel présumé, est accusé d'avoir tué Hakim de trois coups de couteau vendredi vers 10h40, dans un couloir du lycée professionnel Darius-Milhaud. Ce serait un comportement extrême de grand frère en charge de ses soeurs. Hakim aurait été puni pour son empressement amoureux.

    Comme à chaque fois, une marche en la mémoire de la victime est prévue, mais celle-ci a été repoussée à vendredi après-midi, à la demande de sa famille.
    Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a par ailleurs proposé «à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim», mardi.

    La CGT-Educ'action instrumentalise le drame
    A peine l'innocente victime était-elle portée en terre, que la CGT-Educ'action, syndicat de 13 500 adhérents, a politisé le crime. «Nous ne voulons pas d'une minute de silence, mais des moyens pour éduquer», a revendiqué ce syndicat, fort de ses 3,9% aux Élections professionnelles de 2005.
    Affilié à la FERC, il est d'ailleurs plaisant de noter que cette fédération est principalement issue de syndicats de personnels cégétistes non-enseignants de l'Éducation nationale.
    Ils n'ont pas assez de moyens pour faire de la prévention, mais de cela on se serait douté. «Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance, ni "portiques de sécurité", mais des personnels d'enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés», a tonné l'organisation. La quantité fait la qualité.

    Le symbolisme de la lame et du couteau

    Le couteau est souvent associé aux notions d'exécution judiciaire, de vengeance et de sacrifice, depuis qu'Abraham leva son bras armé sur Isaac.

  • Le sacrifice du sexagénaire de Roquebrune-Cap-Martin était devenu nécessaire du fait de sa violation du domicile.
  • Pareillement, la faute d'Hakim sur la jeune fille devait être lavée par la lame du couteau, symbole phallique.

    Freud n'est pas seul en cause: une interprétation archaïque de textes religieux anciens pèse encore sur certaines éducations, les esprits et les comportements.

    Devoir de mémoire

    Les sept moines trappistes de Tibehirine, Algérie, ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par un groupe d’hommes armés. Le 26 avril, un premier communiqué du GIA aurait revendiqué l’assassinat, mais leur chef aurait été manipulé par le gouvernement algérien. Le 21 mai, le “GIA” annonçait l’exécution des moines.<
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    Dix jours plus tard, les autorités algériennes révéleront la découverte de leurs têtes.
  • lundi 30 mars 2009

    Le génocide cambodgien par les maoïstes Khmers

    Bref rappel historique d’une épuration idéologique communiste

    Le Cambodge et la France sont des pays frères

    Ancien protectorat français intégré à l'Indochine française (1863-1953), que le roi Sihanouk dénonça en mars 1945 , le Cambodge obtint son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine.

    Avant même la reprise de ce que l'on a appelé la 2e guerre d'Indochine, la politique de neutralité devenait porteuse de contradictions de plus en plus nombreuses.

    D'un coté, Norodom Sihanouk qui a rompu les relations diplomatiques avec la Thaïlande, le Sud-Viêt Nam et les États-Unis, reconnaît le F.N.L. (Vietcong) comme « Représentant authentique du peuple sud-vietnamien » et établit des relations diplomatiques avec Hanoi, d'un autre coté, la lutte armée du parti communiste khmer (P.C.K.) prenant de l'ampleur, il déclare que le communisme est l’ennemi principal du Cambodge. En 1967, un premier ministre de droite, Lon Nol réprime durement un soulèvement paysan dans la région de Battambang. Trois personnalités de la « Gauche légale », dont Khieu Samphan, rejoignent alors, dans les forêts, une organisation communiste clandestine.

    A partir de 1969, les Américains interviennent directement dans les zones du Cambodge contrôlées par les communistes vietnamiens et Sihanouk ne proteste pas. Le 18 mars 1970, il fut déchu par l’Assemblée de ses fonctions de chef de l’État. Arrive alors au pouvoir une équipe de droite emmenée par le général Lon Nol et le prince Sirik Matak.

    En octobre 1970, la nouvelle équipe au pouvoir proclame l'abolition de la monarchie et le pays est rebaptisé "République Khmère"(1970-1975). Sihanouk avait pu maintenir tant bien que mal son pays à l'écart du conflit Vietnamien. Engagé maintenant dans l'un des deux camps, le Cambodge bascule très brutalement dans la guerre. L'armée de Lon Nol doit faire face à la fois aux Vietnamiens et à la guérilla khmère qui a reçu l'appui de 4000 combattants communistes repliés sur Hanoï depuis 1954. Grâce à l'aide américaine, les effectifs de l'armée passent de 30 000 à 200 000 hommes, mais la corruption généralisée affaiblit aussi bien l'armée que l'administration.

    Avec l'aide des Nords-Vietnamiens, la guérilla des Khmers rouges, selon le nom que Sihanouk leur avait donné lorsqu'il était au pouvoir, prend de l'ampleur. Pol Pot et Ieng Sary prennent en main les nouvelles recrues venues de Hanoï et les intègrent dans les forces du Parti Communiste du Khmer (PCK). Ce dernier, qui, en plus de l'aide des Nord-Vietnamiens, reçoit également de l'aide chinoise, réussit à rester indépendant. En 1970, le mouvement ne comptait que 4000 guerilleros. En 1973, il contrôle 60% de la superficie du pays et 25% de la population.

    Les Khmers rouges au pouvoir (1975-1979)

    Immédiatement après la victoire, le PCK ordonne l'évacuation de toutes les villes, les habitants de ces villes étant poussés à travailler parmi les paysans, à la campagne. Cet exode forcé fait des centaines de milliers de nouvelles victimes. Tout ce qui pouvait évoquer la civilisation urbaine, industrie, hôpitaux, écoles, administrations, est anéanti.

    L’Angkar
    A la campagne, le régime et son organisation suprême, l'
    Angkar (organisation) des Khmers Rouges, sous le nom duquel se cache le PCK, oppose l’ancien peuple, c'est-à-dire les paysans dont certains ont participé aux combats aux côtés des communistes depuis 1970, et le nouveau peuple, c'est-à-dire, la population urbaine, sur lesquels les cadres ont droit de vie ou de mort. Ce sera la mort pour beaucoup d'entre eux. Les survivants doivent participer à l'élaboration d'un homme nouveau, sous a férule de l'Angkar. La monnaie est abolie, ainsi que toute propriété privée. Les familles sont disloquées. D'immenses travaux sont entrepris. L'épuisement au travail, la malnutrition et les maladies qui s'ajoutent aux exécutions sommaires, souvent à coups de gourdins vont provoquer la mort de un à deux millions d’individus en l'espace de trois ans.

    Purification et rééducation maoïstes

    L'« Angkar » applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de
    Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies, aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique.

    Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations Unies comme un génocide, mais elle ne correspond pas à la définition d'un
    génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale).

    Pol Pot

    Le nom officiel du nouvel état est le Kampuchea démocratique.
    Khieu Samphan est officiellement chef de l'état, mais l'Angkar est dirigée, au moins depuis avril 1977, par Saloth Sar, secrétaire général du P.C.K. et plus connu sous le nom de Pol Pot. En fait, il y a de multiples factions, tous les cadres n'approuvent pas la politique anti-vietnamienne qui prend la forme d'une véritable guerre à partir de septembre 1977.

    Le 25 décembre 1978, l’armée vietnamienne passe à l’offensive et met en déroute en quelques jours l’armée des Khmers rouges. Au cours du mois de janvier 1979, les vietnamiens prennent le contrôle d'une grande partie du pays. Le 11 janvier, à Phnom Penh, un Comité populaire révolutionnaire, contrôlé par la fraction provietnamienne du P.C.K communiste et présidé par
    Heng Samrin, prend le pouvoir et proclame la république populaire du Cambodge.

    Pol Pot et ses fidèles s'enfuient alors dans la jungle, d'où ils organisent une guérilla contre le nouveau régime pro-vietnamien. Le chef des Khmers rouges est condamné à mort par contumace par les autorités pour les crimes commis pendant son règne, il disparaît dans la jungle jusqu’à la fin des années 1990

    Ses anciens camarades le retrouvent, en juillet 1997, affaibli par la malaria et d'importants problèmes de santé. Sur ordre de son rival Ta Mok, il est arrêté par ses propres troupes pour l'assassinat de Son Sen, l'ancien chef de la sûreté du Kampuchéa Démocratique, et condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

    Alors que ses derniers fidèles désertent et que les États-Unis travaillent à la mise en place d'un plan visant à le capturer et à le traduire devant la justice internationale, Pol Pot meurt en 1998 à l’âge de soixante-treize ans, officiellement d'une crise cardiaque. Certains journalistes ont prétendu qu’il s’était suicidé, d’autres qu’il avait été empoisonné par son médecin.

    Retour du Cambodge à une certaine autonomie

    Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005.
    Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.