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jeudi 6 novembre 2014

"Zizi Sexuel": l'exposition ludique, bête et inutile

L'exposition inspirée de la BD de "Titeuf" fait polémique: bravo !

Choquer le "bourgeois" sans rendre service à quiconque, hormis les marchands
L’exposition "Zizi sexuel" fait son grand retour à la Cité des Sciences dans les bagages de la gauche égrillarde. Elle fait une "tuerie" à l'emplacement des anciens abattoirs de la Villette. 
Cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) spécialisé dans la vulgarisation de la culture scientifique et technique ambitionne d'apporter des réponses aux interrogations "des 9-14 ans et leurs parents" (sic) soulevées par la puberté et le début de l'adolescence. Ainsi, du 14 octobre 2014 au 2 août 2015, sa bibliothèque propose-t-elle une série d'animations pour les jeunes à partir de ...6 ans et leur thématique est vaste et présomptueuse: la sexualité, la santé et même l'amour. Le temps de l'"information" sexuelle de papa est révolu: on entre dans le dur !

Si fins spécialistes de la psychologie des jeunes qu'ils soient, les pédopsychiatres  réquisitionnés ont toutefois failli dans leur décryptage du contexte sociétal consécutif à la loi sur le mariage homosexuel et au débat sur la théorie du genre et le projet pédagogique du "Guide du Zizi sexuel" (pléonasme?) de Zep et Hélène Bruller est malvenu. Vendredi 24 octobre, il a fait se dresser près de 42.000 citoyens vigilants signataires d'une pétition en ligne. 

La commissaire de l'exposition dit s'étonner de son succès de scandale

Les organisateurs se défendent de leur bonne foi angélique (asexuée)
"Nous avons programmé l'exposition il y a un an et demi, bien avant toutes les polémiques" provoquées successivement par la loi Taubira, dite du "mariage pour tous", puis de l'importation des Etats-Unis par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la théorie du genre et de L'ABCD de l'égalité par la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la même, décidément obsédée par le sujet

La faculté d'étonnement de 
Maud Gouy (jeune, ci-contre) est pourtant restée intacte. "Nous nous retrouvons aujourd'hui dans un débat malgré nous", minaude la candide, cheveux courts taillés à la garçonne. 
Dans la lignée de ses précédentes expositions -impertinentes et culottées - visant le public des collèges, comme en 2004-2005 Crad'expo ou La science impolie du corps humain (ci-contre), autant dire nauséabonde
Les thématiques alors à l'honneur ? Pourquoi et comment se fabriquent les crottes de nez ? D’où viennent les odeurs de pied, de dessous-de-bras ou d’ailleurs. Pourquoi le corps gargouille, rote et pète ?


Mais pour passer maintenant à la "déculottée", elle se retranche aussi sec derrière des spécialistes anonymes de l'enfance qui ont collaboré au projet de la ministre. "Nous avons travaillé avec un comité scientifique composé de spécialistes de l'enfance et de l'adolescence pour savoir exactement ce que l'on disait et connaître les limites du langage pour les 9-14 ans.Je suis même allée dans les classes de CM2 pour voir quelles étaient les préoccupations, puis j'ai assisté à un cours d'éducation à la sexualité dans une classe de 4e," se défend cette irresponsable qui, depuis dix, a besoin d'apprendre encore. 
"Si nous n'avons pas changé une virgule, c'est parce que cela n'était pas nécessaire. Les adolescents d'hier ont les mêmes interrogations que ceux d'aujourd'hui, même si le ton se veut décalé avec Titeuf, a-t-elle découvert, à la différence des pères et mères de famille

SOS éducation se fait tacler pour avoir osé résister 

On peut ouvrir les braguettes des autres et pourtant rester fermé à la critique 
Une avancée depuis le trou de serrure...
La porte du milieu ouvre-t-elle
sur le trans-genre?
"Je tiens à rappeler que personne n'est obligé de venir et qu'il est facile de sortir de son contexte certains éléments d'une exposition", riposte la bénéficiaire de l'argent public. "Comme toutes les autres, l'exposition "Zizi sexuel" a un sens, assure-t-elle, "c'est un objet complexe qu'on a longuement pensé", comme le zizi, pour découvrir qu'il est un objet sexuel, avant d'être un "organe sexuel", ce qui fait tache chez les crads de la Cité des sciences. Le visiteur commence par le sentiment amoureux, et non par la découverte de son corps, à six ans, le public visé. "Puis il évolue jusque la puberté et après seulement il est question de l'acte sexuel, puis de la reproduction et enfin de prévention." 

Ils doivent manipuler la langue de deux marionnettes 
grandeur nature pour apprendre "à se rouler une pelle"
"Notre volonté n'est absolument pas celle de choquer", affirme l'organisatrice du scandale, mais ça ne la dérange pas. "L'exposition se veut drôle et décalée, mais pas provocante", assume-t-elle toutefois. 
"Notre vocation (!) est de les informer et parfois même de les alerter. Ils ont besoin d'outils pour agir en toute conscience. Laisser les jeunes dans l'ignorance face à des sujets aussi fondamentaux n'est pas leur rendre service", décide-t-elle, visiblement perturbée par un vécu personnel douloureux.


"Les enfants sont invités à appuyer sur une pédale pour provoquer l'érection, puis l'éjaculation d'un mannequin", selon les pisse-froid. Vrai ou faux?

"On ne voit pas de sexe en érection ou en train d'éjaculer dans l'exposition", répond fermement la muséographe.


Déjà 44223 signataires de la pétition !

Les associations qui ont peur de voir des enfants de moins de 9 ans se balader dans l'exposition n'ont
 "aucune inquiétude à avoir", estime cette traumatisée de la vie sexuelle qui affirme dans la presse que l'expo est  faite pour les jeunes entre 9 et 14 ans", mais dès 6 ans sur le site... 
Et "sans contrôle à l'entrée, (...) les parents prennent leur responsabilité". Elle est pas belle la vie ?
"Le seul risque pour les moins de 8 ans: ne pas comprendre ou ne pas s'intéresser aux propos de l'exposition. Mais ce n'est pas grave du tout, il n'y a rien de choquant ou de dangereux pour les plus jeunes." Naturellement, ils détourneront leur attention s'ils ne sont pas en mesure de comprendre" ce qu'ils ont fait la démarche de venir découvrir. 


Multipliant les précautions dégageant sa responsabilité, elle ajoute: "je veux quand même insister sur le fait que l'exposition ne se substitue pas aux parents. Nous sommes simplement un des prolongements." L'hypocrisie vertueuse a fait un grand pas depuis les jésuites du 17e (siècle).

"La France où la sexualité est déjà omniprésente"

Les autres pays doivent être des attardés de la chose. " Parler de la sexualité, dans des pays comme la France où elle est déjà omniprésente, une nécessité. Plus on parle tôt de ces sujets, moins les jeunes passent à l'acte. [Une méthode contraceptive qui doit encore faire ses preuves (scientifiques). S'ils sont informés, ils pourront se positionner de façon avertie." Lkama-sutra s'enrichit de nouvelles positions: l'expo est résolument innovante et créative !

L'exposition a une véritable légitimité aujourd'hui, décide l'organisatrice. 
En mal d'épanouissement, M. Gouy a une demande personnelle forte (bien que tardive et refoulée, ci-contre à droite, aujourd'hui), mais une vision un peu sombre de l'éveil et de l'accomplissement sexuels. 
"Les enfants sont encore plus exposés à ces problématiques qu'il y a 7 ans et pourtant elles sont devenues encore plus taboues. Je pense notamment à la pornographie, qui tombe sous des yeux de plus en plus jeunes. C'est pour ça que nous avons choisi de diffuser quatre petits films qui expliquent des notions comme celle de la pornographie, de la pédophilie et de l'inceste. Il faut évoquer ces sujets et non pas les éviter. C'est finalement une des missions de la Cité des Sciences" (et de la Sexologie)

Pourquoi l'approche de la "problématique" par la BD serait-elle insuffisante ?  

Pas de sexualité épanouie sans un passage par la Cité des Sciences? Cet organisme public est-il en mal de programmation ? Le filon du crad est-il menacé d'épuisement et, avec lui, ses financements publics ?   
"La qualité du travail de Zep, le créateur de Titeuf, c'est qu'il permet aux enfants d'imaginer la transformation du corps [l'anticiper, pour la vivre mieux] à travers des personnages sympathiques aux traits grossis. Mais surtout, c'est aussi l'occasion de parler de science, de revenir sur l'anatomie et le rôle des hormones."
La fille est juste dominatrice...
L'objectif du "Guide du Zizi Sexuel" dans l'exposition est double et révèle la préoccupation idéologique réelle de l'expo:  d'un côté, l'éducation à la science et au savoir (l'alibi) et, de l'autre, l'éducation à la citoyenneté, à l'égalité, au respect et à la tolérance.
"Nous n'avons d'ailleurs que des retours positifs pour l'instant.  Je me souviens notamment de la phrase d'un enfant de 11 ans qui disait [spontanément]: "Merci de m'aider à devenir grand". 
Deux grandes fédérations de parents d'élèves, la FCPE et la PEPP, sont aussi favorables à l'exposition. Il ne manque plus que la FSU ?

Zep s'y retrouve-t-il ?

Il garde le silence, tandis que M. Gouy régresse: lors de sa Crad'expo, elle estimait encore qu’un corps "bavard" est, en fait, un corps en bonne santé. Aujourd'hui, en faisant parler et agir son "Zizi sexuel", soutient-elle que le sexe n'est plus en bonne santé ?

Si vous voulez
SIGNER la PETITION,

mardi 4 août 2009

Pas de souci avec des sexes d'anges sur la façade de la cathédrale

Mais à Montauban, voiler des sexes offerts fait querelle...
L'art populaire est-il racoleur ?

La ville de Montauban dispose d'un musée Ingres, enfant du pays et peintre français néo-classique (1780 à Montauban-1867 à Paris). Le musée Ingres pensa créer l’événement en proposant une exposition savante et jubilatoire. Elle rend hommage à la modernité de Jean-Auguste-Dominique Ingres en réunissant plus de 200 œuvres venues du monde entier. Les chefs-d’œuvre du maître sont placés sous les feux, respectueux ou impertinents, d’une centaine d’artistes qu’il a influencés et qui témoignent de sa féconde postérité. La ville a médiatisé l'événement au-delà de toute espérance. L'oeuvre de l'artiste avait-elle besoin d'un excès de zèle, à la fois iconolâtre et iconoclaste ?

L’exposition dépasse les limites des salles de l’ancienne résidence des évêques de Montauban: elle descend dans la rue et grimpe aux facades de la cathédrale ! Sous la responsabilité des commissaires de l'exposition ( Jean-Pierre Cuzin, conservateur général du Patrimoine, adjoint au directeur général de l’INHA ; Dimitri Salmon, collaborateur scientifique de conservation au
département des Peintures du musée du Louvre; Florence Viguier-Dutheil, conservateur du Patrimoine, directrice du musée Ingres, Montauban), des oeuvres diverses envahissent insidieusement la ville entière. Ainsi Bacon (à droite) revisite l'Oedipe d'Ingres, à gauche)
et se répandent sur la façade de la cathédrale (Ernest Pignon-Ernest) Ni Monsieur Bertin, ni Mademoiselle Rivière (ci-contre, par Ingres) n'ont eu cet honneur. Laïcité oblige, ce sont des anges qui s'y sont affichés.
En fait, ce ne sont pas des anges qui sont imposés à la vue des enfants de l'école laïque, mais des sexes nus d'anges. Un éclairage artistique mettant visiblement un terme au débat théologique? Une page de physiologie que l'éditeur Magnard n'a pas osée dans ses manuels scolaires... Les « jeunes » auraient pu faire leur miel de ces visions suggestives, mais n'auront plus à garder les mains sur la table: leurs lecteurs mp3 les rendront plus sûrement sourds que ces fantasmes sur papier. Plus catégoriquement que le théologien ou le savant, l'exhibition artistique a réglé la question du sexe des anges. Aucun doute, Ernest Pignon-Ernest a eu une révélation: ce sont des femmes.
VOIR et ENTENDRE
Désormais, cette exposition populaire et fédératrice oppose ceux qui sont choqués que le peuple ose censurer l'oeuvre d'un artiste et ceux qui sont choqués de voir des sexes dévoilés sur la façade de leur cathédrale.

Ni Putes Ni Soumises ne manquera pas de se dresser contre cette volonté de l'art d'humilier la femme. Quant aux femmes voilées, elles vont devoir faire de longs trajets de contournement. Le gouvernement devra-t-il leur accorder aus uns des dommages et intérêts et aux autres des indemnités de transport ?

Le scandale sort Ernest Pignon-Ernest de la rue

L'œuvre de l'artiste plasticien au fronton de la cathédrale de Montauban a fait l’objet d’une intervention dimanche 26 juillet. Trois croyants ont en effet grimpé aux murs monté à la façade pour voiler de papier journal les parties intimes de deux anges imaginées par le mécréant. Choqués par la vue de sexes féminins offerts en cet endroit de culte et de foi, trois frères et sœurs ont opéré à 4 heures du matin, sous l’œil des caméras de surveillance. Aussitôt ceinturés, ils ont été privé de liberté.
«Je m’interroge sur les fantasmes de ces gens. Où en sont-ils, pour être troublés par de telles images ? Il y a un refus du corps qui m’étonne pour des jeunes. Le catholicisme véhicule l’image d’un homme à demi nu cloué sur une croix, qui est bien plus violente», a commenté l’artiste dans la Dépêche du Midi.

De toute évidence, l’image de Pignon-Ernest est une variation, une 'revisitation' fort personnelle du Vœu de Louis XIII d’Ingres. Selon la légende populaire, le roi Louis XIII aurait choisi la Vierge pour patronne de France suite à la grossesse de son épouse Anne d’Autriche après vingt-trois ans de mariage. Louis XIII instaura alors les processions d'actions de grâces du 15 août. Le roi fit en outre le voeu d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale.


Bonne revisitation: Le point subtil du «sexe des anges» faisait débat depuis toujours dans la chrétienté, comme dans les autres dogmes. Pourquoi des créatures célestes auraient-elles un corps ? D'autorité, l'artiste a tranché: les anges sont des femmes, nul ne pourra désormais l'ignorer. Mais ce n'est pas acte de foi.

Curieusement, Ernest Pignon-Ernest (1942) dénonce par ailleurs l'art construit pour les musées et expositions, mais s'expose à Montauban dans le cadre d'un événement officiel. On doit donc déplorer plusieurs « interventions urbaines » de sa part depuis trente ans. Ernest Pignon-Ernest installe lui-même son œuvre in situ, subrepticement et nuitament. Ses détracteurs les désinstallent pareillement.

Un artiste engagé, pensez-vous?

Impossible dans une municipalité de droite, jugez-vous encore. Le député-maire de Montauban est une élue UMP, Brigitte Barèges, officiellement investie pour mener la bataille des régionales de mars 2010 dans la région Midi-Pyrénées.

En son temps, Ingres n'avait-il pas aussi été élu à … l’Académie des Beaux-Arts, le 25 juin 1825 ? Le sectarisme et la liberté d'expression sont plus subtilement partagés que la gauche schématique le prétend.

Enfin, les dessins de celui par qui le scandale arrive aujourd'hui sont un outrage à une oeuvre d'architecture religieuse. L'Eglise a de tous temps été un mécène éclairé qui savait décéler et encourager le talent.

Ernest Pignon-Ernest
a par exemple produit des affiches sérigraphiées, sans slogans, qu'il a exposées dans plusieurs grandes villes. Ainsi, « les expulsés » (1979, ci-contre), collés sur les murs de maisons en démolition et représentant à taille réelle des personnes tenant des valises, ou un matelas balaient le doute portant sur son engagement.
L'iconoclaste fait de la provocation pour exister ? Et ça ne vous rappelle pas un autre désir d'avenir mu par la provocation ?...