POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est iconoclaste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est iconoclaste. Afficher tous les articles

mercredi 30 septembre 2015

Cambadélis rejette Macron à la marge du PS

Macron est-il un hérétique à conduire au bûcher?

Le Parti socialiste "ne polémique pas avec un ministre d'ouverture"

Macron est ainsi devenu le Bachar al-Assad du gouvernement Valls...
A la tête du Parti socialiste, l'ex-trotskiste a trouvé le moyen de donner libre cours à sa violence naturelle. Jean-Christophe Cambadélis est devenu premier secrétaire du PS, mais est resté 'Kostas'. Rares sont ceux qui avaient pris  la juste mesure de sa brutalité rentrée quand, en plein hémicycle de l'Assemblée nationale, il avait menacé du poing Dominique de Villepin, alors Premier ministre (photo ci-contre), libérant sa haine anti-républicaine.      

C'est une habitude socialiste, à en croire la gifle de rappel à l'ordre que Manuel Valls (ci-contre à droite) appliqua à un "frondeur" qui contesta sa politique lors de l'université d'été du PS au début du mois. 

Les dernières déclarations du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, ont déclenché une cabale. "C'est un ministre d'ouverture et le Parti socialiste ne polémique pas avec un ministre d'ouverture, a-t-il lâché, avec mépris. Ce qu'il dit ne nous engage pas et ce que nous pensons ne l'engage pas. On en restera là". Telle est la sentence de Cambadélis lors d'une conférence de presse. 

Macron,  paria du PS

Le patron de Solférino fait référence - injure suprême - aux ministres d'ouverture recrutés par Nicolas Sarkozy lors de son accession à l'Elysée en 2007. Des socialistes ou radicaux avaient déjà été bannis du parti vertueux de la tolérance et des libertés: Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet et Martin Hirsch, classés à gauche, avaient ainsi participé au gouvernement Fillon I. Deux d'entre eux servent à nouveau le président Hollande, l'un à l'Elysée et l'autre à la direction générale de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris où il a décidé de réduire le nombre des hôpitaux, en sorte que Hollande puisse offrir 100 millions d'euros aux 'réfugiés' et au Programme d’aide alimentaire...

En clair, pour Cambadélis, Macron n'est donc pas de gauche. 
Un huissier doit contenir 'Kostas'
Lors du Monde Festival du dimanche 27 septembre 2015, l'hérétique du ministère de l'Economie s'est approprié le libéralisme comme "valeur de gauche", une réquisition jugée iconoclaste. "Il faut rénover la pensée profonde de la gauche, a martelé l'ancien banquier. J’ai rarement vu des gens aller au bout du bovarysme parlementaire", dénonçant l’inaction de ceux qui ne vont pas au bout de leurs souhaits de réforme. "… J’assume qu’il y ait un libéralisme. Le libéralisme est une valeur de gauche." Poussé à prouver qu’il ne s’est pas trompé de famille politique, le ministre s'est appliqué à convaincre les sceptiques de sa lutte contre les inégalités. Et de prendre en exemple l’ouverture des lignes d’autocars au transport des passagers : "On a rouvert de la mobilité, c’est une lutte contre l’inégalité." Manquent simplement les gares routières capables de les accueillir...

Macron a également estimé qu' être élu est "un cursus d'un ancien temps". Sur ce dernier point, il a été recadré par Manuel Valls. Le Premier ministre lui a rétorqué que l'expérience du terrain d'un élu est "irremplaçable". Dans un entretien avec le site internet MY-TF1, vendredi, Cambadélis avait déjà clamé que la formule de Martine Aubry - son " 'ras-le-bol' de Macron" (sic) - est partagé, y compris dans l'exécutif". 

Le calendrier et la question du référendum posés 

Et on vote bien: j'vous ai à l'oeil !
"Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?"  Telle est la question que le Parti socialiste (PS) posera les 16, 17 et 18 octobre. Problème de flou : le retrait de la précision "avant le premier tour", fait polémique. La mention qui faisait auparavant partie de l'interrogation a en effet été escamotée tant l'enjeu est grand pour Europe Ecologie-les Verts, les communistes et le Parti de gauche. 

Impuissant à rassembler la gauche pour les régionales, Kostas détourne l'attention
Le PS semble s'accommoder de la menace du  Front national donné premier par les sondages dans plusieurs régions. Depuis Mitterrand, le FN fait en effet florès sous la gauche. Jean-Christophe Cambadélis amuse donc la galerie en lançant l'idée d'un référendum, espérant forcer la main des appareils des partis. Il en a précisé les dates et la question hier mardi. Toute personne qui accepte de laisser son nom, son prénom et son adresse de courriel, pourra voter "oui" ou " non" par internet du vendredi 16 octobre au dimanche 18 octobre à 20 heures. Les votes physiques auront également lieu du 16 au 18, jusqu'à 18 heures. Un point de presse sera organisé dès le dimanche soir pour communiquer les résultats, qui seront -ou non- validés "dans les jours qui suivent" par la Haute autorité du PS.

En tenant ces propos,
Macron prépare-t-il son retour dans la fonction publique - devant un think tank, Emmanuel Macron a estimé que le statut des fonctionnaires à vie n'est plus "adéquat" - ou à la banque ? Si la fonction de ministre est une rente, ce n'est pas un statut à vie... 

mardi 4 août 2009

Pas de souci avec des sexes d'anges sur la façade de la cathédrale

Mais à Montauban, voiler des sexes offerts fait querelle...
L'art populaire est-il racoleur ?

La ville de Montauban dispose d'un musée Ingres, enfant du pays et peintre français néo-classique (1780 à Montauban-1867 à Paris). Le musée Ingres pensa créer l’événement en proposant une exposition savante et jubilatoire. Elle rend hommage à la modernité de Jean-Auguste-Dominique Ingres en réunissant plus de 200 œuvres venues du monde entier. Les chefs-d’œuvre du maître sont placés sous les feux, respectueux ou impertinents, d’une centaine d’artistes qu’il a influencés et qui témoignent de sa féconde postérité. La ville a médiatisé l'événement au-delà de toute espérance. L'oeuvre de l'artiste avait-elle besoin d'un excès de zèle, à la fois iconolâtre et iconoclaste ?

L’exposition dépasse les limites des salles de l’ancienne résidence des évêques de Montauban: elle descend dans la rue et grimpe aux facades de la cathédrale ! Sous la responsabilité des commissaires de l'exposition ( Jean-Pierre Cuzin, conservateur général du Patrimoine, adjoint au directeur général de l’INHA ; Dimitri Salmon, collaborateur scientifique de conservation au
département des Peintures du musée du Louvre; Florence Viguier-Dutheil, conservateur du Patrimoine, directrice du musée Ingres, Montauban), des oeuvres diverses envahissent insidieusement la ville entière. Ainsi Bacon (à droite) revisite l'Oedipe d'Ingres, à gauche)
et se répandent sur la façade de la cathédrale (Ernest Pignon-Ernest) Ni Monsieur Bertin, ni Mademoiselle Rivière (ci-contre, par Ingres) n'ont eu cet honneur. Laïcité oblige, ce sont des anges qui s'y sont affichés.
En fait, ce ne sont pas des anges qui sont imposés à la vue des enfants de l'école laïque, mais des sexes nus d'anges. Un éclairage artistique mettant visiblement un terme au débat théologique? Une page de physiologie que l'éditeur Magnard n'a pas osée dans ses manuels scolaires... Les « jeunes » auraient pu faire leur miel de ces visions suggestives, mais n'auront plus à garder les mains sur la table: leurs lecteurs mp3 les rendront plus sûrement sourds que ces fantasmes sur papier. Plus catégoriquement que le théologien ou le savant, l'exhibition artistique a réglé la question du sexe des anges. Aucun doute, Ernest Pignon-Ernest a eu une révélation: ce sont des femmes.
VOIR et ENTENDRE
Désormais, cette exposition populaire et fédératrice oppose ceux qui sont choqués que le peuple ose censurer l'oeuvre d'un artiste et ceux qui sont choqués de voir des sexes dévoilés sur la façade de leur cathédrale.

Ni Putes Ni Soumises ne manquera pas de se dresser contre cette volonté de l'art d'humilier la femme. Quant aux femmes voilées, elles vont devoir faire de longs trajets de contournement. Le gouvernement devra-t-il leur accorder aus uns des dommages et intérêts et aux autres des indemnités de transport ?

Le scandale sort Ernest Pignon-Ernest de la rue

L'œuvre de l'artiste plasticien au fronton de la cathédrale de Montauban a fait l’objet d’une intervention dimanche 26 juillet. Trois croyants ont en effet grimpé aux murs monté à la façade pour voiler de papier journal les parties intimes de deux anges imaginées par le mécréant. Choqués par la vue de sexes féminins offerts en cet endroit de culte et de foi, trois frères et sœurs ont opéré à 4 heures du matin, sous l’œil des caméras de surveillance. Aussitôt ceinturés, ils ont été privé de liberté.
«Je m’interroge sur les fantasmes de ces gens. Où en sont-ils, pour être troublés par de telles images ? Il y a un refus du corps qui m’étonne pour des jeunes. Le catholicisme véhicule l’image d’un homme à demi nu cloué sur une croix, qui est bien plus violente», a commenté l’artiste dans la Dépêche du Midi.

De toute évidence, l’image de Pignon-Ernest est une variation, une 'revisitation' fort personnelle du Vœu de Louis XIII d’Ingres. Selon la légende populaire, le roi Louis XIII aurait choisi la Vierge pour patronne de France suite à la grossesse de son épouse Anne d’Autriche après vingt-trois ans de mariage. Louis XIII instaura alors les processions d'actions de grâces du 15 août. Le roi fit en outre le voeu d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale.


Bonne revisitation: Le point subtil du «sexe des anges» faisait débat depuis toujours dans la chrétienté, comme dans les autres dogmes. Pourquoi des créatures célestes auraient-elles un corps ? D'autorité, l'artiste a tranché: les anges sont des femmes, nul ne pourra désormais l'ignorer. Mais ce n'est pas acte de foi.

Curieusement, Ernest Pignon-Ernest (1942) dénonce par ailleurs l'art construit pour les musées et expositions, mais s'expose à Montauban dans le cadre d'un événement officiel. On doit donc déplorer plusieurs « interventions urbaines » de sa part depuis trente ans. Ernest Pignon-Ernest installe lui-même son œuvre in situ, subrepticement et nuitament. Ses détracteurs les désinstallent pareillement.

Un artiste engagé, pensez-vous?

Impossible dans une municipalité de droite, jugez-vous encore. Le député-maire de Montauban est une élue UMP, Brigitte Barèges, officiellement investie pour mener la bataille des régionales de mars 2010 dans la région Midi-Pyrénées.

En son temps, Ingres n'avait-il pas aussi été élu à … l’Académie des Beaux-Arts, le 25 juin 1825 ? Le sectarisme et la liberté d'expression sont plus subtilement partagés que la gauche schématique le prétend.

Enfin, les dessins de celui par qui le scandale arrive aujourd'hui sont un outrage à une oeuvre d'architecture religieuse. L'Eglise a de tous temps été un mécène éclairé qui savait décéler et encourager le talent.

Ernest Pignon-Ernest
a par exemple produit des affiches sérigraphiées, sans slogans, qu'il a exposées dans plusieurs grandes villes. Ainsi, « les expulsés » (1979, ci-contre), collés sur les murs de maisons en démolition et représentant à taille réelle des personnes tenant des valises, ou un matelas balaient le doute portant sur son engagement.
L'iconoclaste fait de la provocation pour exister ? Et ça ne vous rappelle pas un autre désir d'avenir mu par la provocation ?...



vendredi 28 mars 2008

Désirdavenir Royal pousse ses pions

Au PS, Pierre Larrouturou travaille pour la Charentaise
Pierrot Larrouturou s’est distingué en octobre 2004, en co-écrivant avec Michel Rocard un article dans Le Nouvel Observateur où il persistait et maintenait qu'un passage rapide et brutal aux 32 heures pouvait faire baisser le chômage. L’illuminé estime en 2007 que la semaine de 4 jours pourrait créer deux millions d'emplois.
Voilà que maintenant le PS fixe son congrès en novembre et Pierre Larrouturou n’est pas content. Pour l'agronome improvisé économiste, c'est trop tard. Alors, il lance une pétition, invitant les responsables socialistes à se mettre au travail au plus vite. Avec Désirdavenir Royal, et craignant pour elle, il comprend que l'attente va être longue et va donner lieu à des guerres internes fatales au parti.
Larrouturou dérange depuis longtemps. Critique à l'égard des archaïsmes du PS, il est partisan d'une politique économique, sociale et écologique menée de concert avec les partenaires européens. Il n’est pas le seul…
Politicien de la dernière heure, ce terroriste catholique avait tenté de se présenter à l'
élection présidentielle de 1995, mais sans succès. Politique fluctuant, il cotoyait alors Hervé Gaymard au Club de l’ANE. En 2007, il menaçait encore de se présenter à la présidentielle, dans le rôle de poil à gratter des ‘consciences’ socialistes (si on peut dire), trop occupées à ce déchirer plutôt qu'à travailler sur un programme cohérent. Il en est toujours au même point.
Larrouturou cherche toujours sa voie et ne sait pas brosser les dirigeants dans le sens du poil.
On l'apprécie comme boîte à idées, mais l'iconoclaste indispose. Lors du conseil du PS, ce mardi 25 mars, il est d’ailleurs privé de tribune « Je les embête, ils veulent que rien ne bouge! François Hollande a refusé que j'intervienne à la tribune du conseil national de mardi », reconnaît l’imprévisible. Et Hollande ne serait pas une bonne pâte?
Larrouturou n'épargne d’ailleurs personne, et le projet économique du nouveau président subit les foudres de l'économiste. Dans un entretien donné aux Inrockuptibles, Madame Irma voit même dans sa boule de cristal une démission de Sarkozy, en 2009, après les élections européennes. « Souvenez-vous des européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était en tête de liste. Son score fut si faible(12,8%) qu'après ces élections il s'est retiré de la vie politique pendant dix-huit mois[...], si les européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra mettre son mandat à la disposition du peuple français ». Et si Larrouturou prenait dix-huit mois de repos, à son tour le temps de la réflexion.
Mais utopistes, Pierre Larrouturou répète qu'une quelconque remise en cause du pouvoir actuel, nécessite avant tout une opposition forte, unie, rassemblée autour d'un projet qui transcende les clivages. C’est bien tout le problème de la gauche…

Le bonhomme (en photo ci-dessus et aux faux airs de Bobo Baupin) a fondé le mouvement « Nouvelle Donne » (New Deal, excusez-le du peu), qui, s'inspirant selon lui des méthodes de Pierre Mendès France (IV° République), propose un nouveau contrat social, qui donnerait davantage la parole aux citoyens. Faire du neuf avec du Mendès-France, c’est tout de même une gageure et faire preuve d’un modernisme renversant.