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dimanche 18 mars 2012

Ce qui chez le cynique Hollande ne peut attirer les jeunes

Les jeunes ont détecté le "sale mec" qui sommeille en Hollande

Le bonhomme n'inspire pas confiance

Le journaliste du Nouvel Observateur Serge Raffy dresse un portrait riche du candidat à l'Elysée dans « François Hollande : itinéraire secret » (Fayard, septembre 2011).
Il ne néglige pas la face nord, son versant humain, pas plus que par son versant politique. Et raconte notamment ses débuts, qui éclairent en partie sa course politique.


Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.

Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.

1 - Sa famille vient de Hollande

D'où vient le nom de François Hollande ? Il descend de rebelles calvinistes hollandais, réprimés par Madrid au XVIe siècle et qui se sont installés à Plouvain, dans le Pas-de-Calais. Les généalogistes locaux ont retrouvé un « Hollande » dès 1569 : il était valet de meunier.

2 - Il a été élevé chez les frères

De 4 à 11 ans, Hollande est élève chez les Frères des écoles chrétiennes Saint Jean-Baptiste de La Salle à Rouen.

3 - Son père était d'extrême droite

George, qui dirige une clinique ORL, a été candidat malheureux en 1959 et en 1965 aux élections municipales de Rouen, sur une liste d'extrême droite. Il soutient l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien camelot du roi, croix-de-feu.
Il a affiché des sympathie pro-OAS et déteste le général de Gaulle. « Georges, en 1944, a été mobilisé quelques mois et garde de cette période une certaine fidélité au maréchal Pétain », écrit Raffy. Il devra quitter la ville, emmenant sa famille avec lui. Il créera une clinique plus loin, ce qui explique la fortune personnelle de Hollande, investie dans la pierre.
La mère de François Hollande, assistante sociale, se serait sentie, elle, proche de la gauche...

4 - Ses copains de lycée : Christian Clavier, Thierry Lhermitte...

A 14 ans, il déménage de Rouen vers Neuilly-sur-Seine. Au lycée Pasteur, il compte parmi ses bons copains de classe Christian Clavier et Thierry Lhermitte. En première, Gérard Jugnot et Michel Blanc rejoindront la classe. Quand ils montent une troupe lycéenne, Hollande ne les suit pas. Il est trop sérieux pour cela. La troupe deviendra « Le Splendid ». Hollande, avec un autre choix, aurait peut-être terminé dans « Les Bronzés »...


5 - L'étudiant Hollande a flirté avec les communistes


A Sciences-Po, François devient militant à l'Unef-Renouveau, proche du PC, et se présente comme sympathisant de l'Union des étudiants communistes. Il est le parfait « compagnon de route » du PC. Mais son grand homme est François Mitterrand, qui prépare le programme commun.

6 - Il a approché le PS via l'oncle de sa petite amie


Sa fiancée à Sciences-Po s'appelle Dominique Robert. C'est la nièce du député du Calvados Louis Mexandeau, un proche de François Mitterrand. Il se rapproche de lui ; il a 19 ans.


7 - Il refuse d'être exempté de service militaire


Lors de ses « trois jours » au Fort de Vincennes, en 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie. Mais il refuse cet état de fait, qui pourrait bloquer sa carrière politique. Il fait des pieds et des mains pour que cette décision soit annulée, allant jusqu'à saisir le ministère de la Défense. Il a finalement gain de cause.


8 - Sa chambrée à Coëtquidan était pleine de futures célébrités


En janvier 1977, il doit faire ses classes (deux mois) à l'école des officiers de Coëtquidan, dans le Morbihan. Sa chambrée de dix lits comptait, entre autres :
• Jean-Pierre Jouyet, futur secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes des gouvernements François Fillon, aujourd'hui directeur de l'Autorité des marchés financiers ;
• Michel Sapin, future ministre des Finances, aujourd'hui conseiller économique de Hollande ;
• Henri de Castries, aujourd'hui président de l'assureur AXA, proche de Nicolas Sarkozy ;
• Jean-Michel Lambert, qui sera le juge d'instruction controversé de l'affaire Grégory, actuellement vice-président du tribunal d'instance du Mans.

9 - A l'ENA, il surnomme Ségolène Royal « Miss Glaçon »

Hollande et Royal se rencontrent à l'ENA. Elle refuse de participer à une caisse de péréquation au profit des étudiants les plus désavantagés. Il la prend alors pour une « nantie », ce qu'elle n'est pas, loin de là. Avec ses copains, ils la surnomment « Miss Glaçon ». Ce n'est qu'au cours d'un stage réalisé avec elle dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes, qu'ils vont devenir amis.

10 - Il entre à l'Elysée comme conseiller fantôme de Jacques Attali



François Hollande semble tombé de la lune,
lors des élections législatives de 1997 (Charles Platiau/Reuters)
Alors, il a tout de même 43 ans...


En mai 1981, Jacques Attali, sherpa de Mitterrand pour les sommets internationaux, a droit à deux conseillers officiels, des quadras rémunérés sur le budget de l'Elysée, Jean-Louis Bianco et Pierre Morel ; et à deux conseillers officieux : de jeunes hauts fonctionnaires rémunérés par leurs corps d'origine, tribunal administratif et Cour des comptes : Ségolène Royal et François Hollande.

11 - Chirac l'a comparé au labrador de Mitterrand

En juin 1981, il est envoyé comme candidat contre Jacques Chirac aux élections législatives en Corrèze. Autant dire au casse-pipe. Il a 26 ans. Chirac déclare alors que son adversaire est encore moins connu que « le labrador de Mitterrand ». A la surprise générale, Hollande perd l'élection d'assez peu.
Un "glaçon" pour "Baltic", tout est en ordre.

12 - Il se fait passer pour Caton, auteur d'un pamphlet téléguidé

En 1983, Hollande a 29 ans, il est directeur de cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Mitterrand a une idée machiavélique : faire écrire un pamphlet par un prétendu leader de droite, mais qui se cacherait derrière un pseudonyme, Caton, et qui en réalité discréditerait la droite.

Le journaliste André Bercoff accepte de tenir la plume ; le livre s'appelle « De la reconquête ». Pour ne pas qu'on reconnaisse Bercoff, Hollande accepte de prêter sa voix pour une interview de « Caton » à France Inter. Il déclare :" La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. "

VOIR et ENTENDRE fustiger la duplicité précoce de la "fraise des bois":

"La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. "
Et il se présente à l'élection présidentielle...

lundi 10 octobre 2011

F. Hollande, un imposteur, arrive en tête de la primaire socialiste

L'auteur anonyme n'était pas Caton

1983: François Hollande se prête à une machination contre la droite

En juin 2008, Aphatie stigmatisa les auteurs anonymes d'ouvrages politiques
Le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie a révélé les bandes d’un entretien radio donné par un mystérieux auteur: «Caton». André Bercoff n’avait pas souhaité passer sur France Inter, de peur que ses confrères journalistes reconnaissent sa voix. Il envoie donc au front un jeune inconnu, membre de la cellule Attali à l’Elysée, un certain François Hollande

Le vertueux candidat du PS à la présidentielle accepta donc de se faire passer pour un leader de la droite !

Sur le plateau du Grand Journal de Canal +, le journaliste politique, Jean-Michel Aphatie, s'en est ainsi pris aux auteurs anonymes qui écrivent sur la politique.
Son intervention est provoquée par la sortie d'un livre " François Mitterrand 2008... il revient" dans lequel l'auteur mystérieux se fait passer pour François Mitterrand et raconte toute une série d'anecdotes sur la vie politique.
L'ouvrage, dérivé du blog "François Mitterrand 2007" qui avait eu beaucoup de succès pendant la campagne présidentielle, n'épargne pas certains journalistes politiques, notamment Jean-Michel Aphatie. L'auteur anonyme y dénonce entre autres la proximité entre journalistes et politiques, pourtant connue de tous.

Pour dénoncer le caractère manipulateur de ce genre de livres, Jean-Michel Aphatie a pris un autre exemple de livre anonyme, méconnu du grand public et mettant en cause François Hollande. Si l'anecdote est connue des initiés, c'est un véritable scoop pour le grand public.

Les dessous nauséabonds de l'affaire

En 1983, la droite est alors affaiblie depuis l'arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981. Un livre anonyme est publié, intitulé " De la reconquête " sous le pseudonyme de Caton, le livre est une charge contre les dirigeants politiques de la droite de l'époque : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac. Au moment de la sortie du livre, l'éditeur a expliqué que l'auteur anonyme était un grand dirigeant politique de droite.
Quelques mois plus tard, l'identité de Caton est révélée. Il s'agit d'André Bercoff, journaliste politique plutôt classé à gauche. Il ne s'agit donc pas d'un haut responsable de la droite.
Comme l'auteur voulait rester anonyme et qu'André Bercoff était très connu dans le milieu journalistique, il a laissé le soin à une autre personne d'assurer la promotion et de se faire passer pour l'auteur du livre. Cette autre personne a notamment été interviewée sur France Inter. Et là, surprise, on découvre qu'il s'agit de... François Hollande. A l'époque, il travaillait au cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Il s'est donc fait passer pour un dirigeant de droite !

Le fin mot de l'histoire : Sur une idée de Jacques Attali, la gauche avait décidé de torpiller la droite en plein doute en lançant ce coup monté du livre de Caton.

VOIR et ENTENDRE
Jean-Michel Aphatie révéler le pot aux roses:


Post-scriptum
L'éditeur du livre "François Mitterrand 2008", Guy Birenbum, a moyennement apprécié le geste de Jean-Michel Aphatie qui a jeté le bouquin aux orties. Selon lui, ce livre ne serait pas une tentative de manipulation puisque l'auteur ne prétend pas être quelqu'un d'autre. Ecrire au nom de François Mitterrand est un pur exercice de style...

Ce coup de projecteur sur une face cachée de la personnalité du candidat à l'Elysée nous révèle surtout que François Hollande n'est pas aussi 'bonhomme' qu'il paraît ...
Et que son entourage n'est pas reluisant !

N.B.
C'est sous le pseudonyme de Catherine Médicis qu'André Berkoff a co-écrit avec Corinne Lepage deux pamphlets pour l'élection présidentielle française de 2007.
Corinne Lepage est à nouveau candidate à la présidentielle 2012 !

dimanche 12 juillet 2009

Zizanie de journalistes au Press Club

B. de la Villardière élu président du "Press Club"

Le Press Club, co-fondé en 1986 par des journalistes (Emmanuel de La Taille et Jean-Claude Bourret) avec les entrepreneurs Paul Dubrule et Gérard Pélisson (co-fondateurs du Groupe Accor), est à la fois la maison des journalistes et une plate-forme de débats, de rencontres et de services pour les entreprises. En somme, un lieu de rencontres entre les pouvoirs politiques et économiques : « C'est plutôt un lieu de fréquentations. Les contacts sont essentiels pour un journaliste».C'est ainsi que le club organise six à huit conférences par mois autour d'intervenants prestigieux, outre des « déjeuners tables d'hôtes » permettant, deux fois par mois, d'échanger des cartes de visite.
Côté entreprises, les membres y trouvent leur compte.
Outre des rapports privilégiés avec les journalistes, les dirigeants bénéficient des salons pour monter leurs conférences de presse. Mieux, un véritable studio de télévision leur est réservé pour suivre des stages de « médiatraining ». Prix de la prestation : 1 500 euros la demi-journée. Bien plus quand le « coach » n'est autre que Bernard de la Villardière, de M6, Damien Givelet (LCI) ou, dans le service public, Olivier Galzi (France 2). Des liens entre journalistes et entreprises utiles en cas de crise. Suite à l'incarcération, en 1994, de Didier Pineau-Valencienne, alors président de Schneider, le club organise une conférence de presse pour lui venir en aide. Une solidarité chère à Emmanuel de la Taille, qui écrit sur le site Web de l'association que « le Press Club, c'est l'ONU ! »

Bernard Berger de La Villardière (1958, non noble), rédacteur en chef et présentateur d’ « Enquête Exclusive » sur M6, a été élu Président de l’Association des Journalistes du Press Club de France. Poste qu’il a déjà occupé entre 2001 et 2004.
Il est également Président de sa société de Production Ligne de Front, propriétaire du site Internet d'information lesinfos.com et administrateur du Centre de Formation des Journalistes.
Bernard de La Villardière est aussi ancien président de l'association « Solidarité » et membre du Conseil d'administration de plusieurs institutions, tels « Innocence en danger », Action contre la faim (ONG ACF), Fondation Suez, Club des Vigilants (think-tank créé par Marc Ullmann, Roger Fauroux et Jean-Claude Paye en 1999), Institut de Relations Internationales et Stratégiques (fondateur et président, Pascal Boniface est ancien conseiller des ministres Jean-Pierre Chevènement et Pierre Joxe).
En 2002, lors de la campagne présidentielle, Bayrou se montra agressif avec des journalistes, dont La Villardière qui répliqua que sa stratégie de candidat de s'en prendre aux journalistes était démagogique et lepeniste. Dans un entretien, il ajouta que la campagne de Bayrou, déjà à cette époque, avait été « assez détestable »

Bernard de La Villardière est entouré d’un Bureau Exécutif où l’on retrouve :
Carole Bellemare (Le Figaro), Romain Desarbres (RMC Info), Florence Duprat (BFM TV), Karine Fauvet (LCI), Paul Lefèvre (W9 / Planète Justice), Emmanuel Maubert (Europe 1), Dominique de Montvalon (Le Parisien), Jacques Pessis (Le Figaro), Pierre Rancé (Europe 1), et Michèle Stouvenot (Le Journal du Dimanche).

Michel Fernet (Groupe Accor), Président Directeur Général du Press Club, a par ailleurs été réélu à l’unanimité Secrétaire Général de l’Association, en charge de la gestion opérationnelle du Club et de ses 1500 membres, journalistes et entreprises.

Vous avez dit scandale

L’élection du nouveau président, Bernard de La Villardière, à la suite d’Olivier Galzi, suscite quelques aigreurs.
1
. L’élection, traditionnellement, se fait à deux niveaux : 600 journalistes de l’association votent pour le Conseil d’Administration composé de 50 membres mais, là où le bât blesse, c’est qu’on doit rayer les noms que l’on ne souhaite pas, on élimine au lieu d’élire, c’est un vote négatif. Tout scrutin n'est-il pas un choix ? Rien de neuf propre à cette élection 2009.
2. Les dix membres qui ont obtenu le plus de voix composent le bureau exécutif et, selon les statuts, ce sont eux qui élisent le président. Suffrage indirect, comme au Sénat.
La tradition, depuis vingt-trois ans et jamais démentie, veut que les candidats se fassent connaître avant le vote des adhérents, ce qu’ont fait André Bercoff (ci-contre à gauche, né en 1940 à Beyrouth, proche d’Eric Besson, les Progressistes et président du club en 2005) et Olivier Galzi (ci-contre à gauche, né en 1971 à Tunis). Or, Bernard de La Villardière s’est présenté après que les journalistes ont désigné leur Conseil d’Administration. Il a donc tout procédé habilement. Les candidatures de dernière heure sont par ailleurs suscitées par les difficultés des votants à s'entendre sur un candidat déclaré. Les statuts permettent cette lecture du système électif.
Cette découverte constituerait une faille depuis plus de 25 ans.

Sinon,« une oasis de bienveillance dans un monde de méfiance et d'hostilité réciproque », selon Emmanuel de La Taille.