L'ancien conseiller de François Mitterrand déplore la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy
Attali, à gauche, et deux arrivistes en arrière-plan: Hollande et Royal, à l'écoute !
Jacques Attali critique son ex-conseiller Patrick Buisson, qui a enregistré des conversations avec l'ancien chef de l'Etat.
Jacques Attali n'a pas de mots assez durs contre Patrick Buisson. L'ancien conseiller de François Mitterrand reproche à son successeur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, d'avoir enregistré des conversations. Invité de l'émission "C Politique" sur France 5 dimanche 9 mars, il y a vu la "démarche malsaine" et "perverse" d' "un nouveau riche de la politique qui s'admire et se trouve tellement émerveillé d'y être qu'il a envie de le vérifier en enregistrant".
L'économiste et écrivain s'est également désolé de la mise sur écoute de l'ex-président par la justice
"Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans"
"Je suis très triste pour Nicolas Sarkozy", a-t-il confié, ajoutant qu'il a "beaucoup de peine pour lui" et qu'il lui fait part de sa "sympathie".
Quant aux affaires, Jaques Attali a tranché : "Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans. Pour moi, c'est un honnête homme. Je n'ai pas de doute là-dessus."
A-t-il un doute parallèle pour l'intégrité des Valls et Taubira? Attali ne mentionne pas la confiscation par la police du téléphone portable de Maître Herzog, avocat de Sarkozy. A l'encontre d'un ado, un professeur ne se le permettrait pas, mais sommes-nous encore dans un "état de droit" ?
Les moeurs nouvelles sont une menace pour la république.
Ministre du Budget fraudeur pris au piège de l'évasion fiscale
Après des semaines d'arrogantes dénégations devant la représentation nationale et les caméras, l'ancien ministre du Budget de Hollande, Jérôme Cahuzac, a avoué mardi avoir pratiqué l'évasion fiscale en ouvrant un compte bancaire frauduleux à l'étranger.
La presse estomaquée qui avait appelé à voter Hollande se retourne encore contre la droite Depuis mardi soir, la droite se serait emparée de cette faute morale pour exprimer leur indignation traduite en attaques, selon ces media, contre les deux responsables de l'exécutif. C'est pourtant l'ensemble de la classe politique, y compris à gauche, et les observateurs de tous bords, qui laissent entendre que François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne pouvaient ignorer le mensonge de l'ex-ministre du Budget. Ne se disent-ils pas eux-même trahis ? Peut-on être plus sévères avec un camarade ? Ce soir, en sorte de paraître intraitable aux yeux des Français, Ayrault demande que Cahuzac ne reçoivent pas ses indemnités... Si, pour la Justice, Cahuzac reste "présumé innocent", au PS, les condamnations pleuvent ! Que ne faut-il pas faire pour préserver sa vertu !... Petite revue de presse de l'étranger:
VOIR et ENTENDRE le contraste entre les questions modérées de la droite et les réponses virulentes et polémiques de Ayrault à l'Assemblée nationale, le 3 mars 2013:
Le 3 avril 2013, Edwy Plenel estimait: " François Hollande n'a pas d'excuse"
Selon Edwy Plenel, cofondateur du site internetrotskiste Mediapart, le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac.
" Je le dis comme je le pense, François Hollande n'en a aucune (...) François Hollande savait exactement ce que tout le monde savait", a-t-il martelé mercredisur France Culture après que Mediapart ait révélé début décembre l'existence du compte en Suisse de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. "Tout cela était sous les yeux (...) Les informations étaient sur la table de manière très documentée dès le début décembre ", a-t-il insisté.
"Ce qui n'est pas normal en démocratie, c'est qu'un journal doive se battre pendant quatre mois pour légitimer ses informations, alors que ces informations, elles étaient là, sous les yeux de tout le monde".
Pour le journaliste, François Hollande appartient à "une génération qui, en bon analyste, a pu voir la fin vraiment sombre du mitterrandisme, qui a pu voir les limites du jospinisme.
Donc, il a su exactement quel était le diagnostic et pourquoi il fallait mettre la politique au poste de commande et la dynamique démocratique au poste de commande".
Mais, a-t-il regretté, "la fonction présidentielle dévitalise, j'en suis profondément convaincu, notre démocratie.Elle crée des attentes et après elle les déçoit. Et le quinquennat n'a fait qu'aggraver tout cela".
Le 4 avril, Laurent Mauduit, autre co-fondateur du site Internet, repart à l'attaque.
VOIR et ENTENDRE le journaliste économique sur Europe 1:
Il s'est illustré en conduisant une longue enquête sur les conflits d’intérêts des économistes français les plus connus, souvent appointés par la finance: outre Jacques Attali, Marc Fiorentino, qui fut administrateur d'Ubisoft et dirige une banque d'affaires, Euroland Finance, mais fut sanctionné en 2008 par l'AMF (50 000 euros d'amende et un avertissement) et qui intervient sur BFM Business, Olivier Pastré, qui est administrateur de la Caisse des dépôts, du Crédit municipal de Paris, et président du conseil d’administration d’une banque d’affaires tunisienne, tout en tenant une chronique hebdomadaire (L’économie en questions, sur France Culture),Jean-Paul Fitoussi, l’économiste ancré à gauche, que Mauduit vénérait jadis, et qui a fini par soutenir la plate-forme économique du "Mouvement 5 étoiles" de l'humoriste Beppe Grillo, altermondialiste anti-libéral, grand vainqueur des élections italiennes de 2013,Elie Cohen, CNRS, qui collectionne les jetons de présence dans les conseils d’administration ou de surveillance : Pages jaunes, EDF énergies nouvelles, Steria, etc. et participe à de nombreuses émissions de radio et télévision, notamment à C dans l'air sur France 5.(En 2010, il aurait touché, selon le calcul de Mauduit, 110 000 euros de jetons de présence, soit deux fois le salaire d’un prof en fin de carrière),ou le normalien, essayiste et économiste, Daniel Cohen qui, selon Mauduit, toucherait une rémunération située entre 1 et 2 millions d’euros par an pour ses conseils à la banque Lazard, notamment sur le traitement de la dette publique grecque. Il est par ailleurs éditorialiste au Monde et est aussi membre du conseil de surveillance du journal. Lors de l'élection présidentielle française de 2012, il signe l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande.
Les jeunes ont détecté le "sale mec" qui sommeille en Hollande
Le bonhomme n'inspire pas confiance
Le journaliste du Nouvel ObservateurSerge Raffy dresse un portrait riche du candidat à l'Elyséedans « François Hollande : itinéraire secret » (Fayard, septembre 2011).
Il ne néglige pas la face nord, son versant humain, pas plus que par son versant politique. Et raconte notamment ses débuts, qui éclairent en partie sa course politique.
Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.
Voici douze épisodes peu connus sur les origines et la jeunesse du candidat.
1 - Sa famille vient de Hollande
D'où vient le nom de François Hollande ? Il descend de rebelles calvinistes hollandais, réprimés par Madrid au XVIe siècle et qui se sont installés à Plouvain, dans le Pas-de-Calais. Les généalogistes locaux ont retrouvé un « Hollande » dès 1569 : il était valet de meunier.
2 - Il a été élevé chez les frères
De 4 à 11 ans, Hollande est élève chez les Frères des écoles chrétiennes Saint Jean-Baptiste de La Salle à Rouen.
3 - Son père était d'extrême droite
George, qui dirige une clinique ORL, a été candidat malheureux en 1959 et en 1965 aux élections municipales de Rouen, sur une liste d'extrême droite. Il soutient l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien camelot du roi, croix-de-feu.
Il a affiché des sympathie pro-OAS et déteste le général de Gaulle. « Georges, en 1944, a été mobilisé quelques mois et garde de cette période une certaine fidélité au maréchal Pétain », écrit Raffy. Il devra quitter la ville, emmenant sa famille avec lui. Il créera une clinique plus loin, ce qui explique la fortune personnelle de Hollande, investie dans la pierre.
La mère de François Hollande, assistante sociale, se serait sentie, elle, proche de la gauche...
4 - Ses copains de lycée : Christian Clavier, Thierry Lhermitte...
A 14 ans, il déménage de Rouen vers Neuilly-sur-Seine. Au lycée Pasteur, il compte parmi ses bons copains de classe Christian Clavier et Thierry Lhermitte. En première, Gérard Jugnot et Michel Blanc rejoindront la classe. Quand ils montent une troupe lycéenne, Hollande ne les suit pas. Il est trop sérieux pour cela. La troupe deviendra « Le Splendid ». Hollande, avec un autre choix, aurait peut-être terminé dans « Les Bronzés »...
5 - L'étudiant Hollande a flirté avec les communistes
A Sciences-Po, François devient militant à l'Unef-Renouveau, proche du PC, et se présente comme sympathisant de l'Union des étudiants communistes. Il est le parfait « compagnon de route » du PC. Mais son grand homme est François Mitterrand, qui prépare le programme commun.
6 - Il a approché le PS via l'oncle de sa petite amie
Sa fiancée à Sciences-Po s'appelle Dominique Robert. C'est la nièce du député du Calvados Louis Mexandeau, un proche de François Mitterrand. Il se rapproche de lui ; il a 19 ans.
7 - Il refuse d'être exempté de service militaire
Lors de ses « trois jours » au Fort de Vincennes, en 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie. Mais il refuse cet état de fait, qui pourrait bloquer sa carrière politique. Il fait des pieds et des mains pour que cette décision soit annulée, allant jusqu'à saisir le ministère de la Défense. Il a finalement gain de cause.
8 - Sa chambrée à Coëtquidan était pleine de futures célébrités
En janvier 1977, il doit faire ses classes (deux mois) à l'école des officiers de Coëtquidan, dans le Morbihan. Sa chambrée de dix lits comptait, entre autres : • Jean-Pierre Jouyet, futur secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes des gouvernements François Fillon, aujourd'hui directeur de l'Autorité des marchés financiers ; • Michel Sapin, future ministre des Finances, aujourd'hui conseiller économique de Hollande ; • Henri de Castries, aujourd'hui président de l'assureur AXA, proche de Nicolas Sarkozy ; • Jean-Michel Lambert, qui sera le juge d'instruction controversé de l'affaire Grégory, actuellement vice-président du tribunal d'instance du Mans.
9 - A l'ENA, il surnomme Ségolène Royal « Miss Glaçon »
Hollande et Royal se rencontrent à l'ENA. Elle refuse de participer à une caisse de péréquation au profit des étudiants les plus désavantagés. Il la prend alors pour une « nantie », ce qu'elle n'est pas, loin de là. Avec ses copains, ils la surnomment « Miss Glaçon ». Ce n'est qu'au cours d'un stage réalisé avec elle dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes, qu'ils vont devenir amis.
10 - Il entre à l'Elysée comme conseiller fantôme de Jacques Attali
François Hollande semble tombé de la lune, lors des élections législatives de 1997 (Charles Platiau/Reuters) Alors, il a tout de même 43 ans...
En mai 1981, Jacques Attali, sherpa de Mitterrand pour les sommets internationaux, a droit à deux conseillers officiels, des quadras rémunérés sur le budget de l'Elysée, Jean-Louis Bianco et Pierre Morel ; et à deux conseillers officieux : de jeunes hauts fonctionnaires rémunérés par leurs corps d'origine, tribunal administratif et Cour des comptes : Ségolène Royal et François Hollande.
11 - Chirac l'a comparé au labrador de Mitterrand
En juin 1981, il est envoyé comme candidat contre Jacques Chirac aux élections législatives en Corrèze. Autant dire au casse-pipe. Il a 26 ans. Chirac déclare alors que son adversaire est encore moins connu que « le labrador de Mitterrand ». A la surprise générale, Hollande perd l'élection d'assez peu. Un "glaçon" pour "Baltic", tout est en ordre.
12 - Il se fait passer pour Caton, auteur d'un pamphlet téléguidé
En 1983, Hollande a 29 ans, il est directeur de cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Mitterrand a une idée machiavélique : faire écrire un pamphlet par un prétendu leader de droite, mais qui se cacherait derrière un pseudonyme, Caton, et qui en réalité discréditerait la droite.
Le journaliste André Bercoff accepte de tenir la plume ; le livre s'appelle « De la reconquête ». Pour ne pas qu'on reconnaisse Bercoff, Hollande accepte de prêter sa voix pour une interview de « Caton » à France Inter. Il déclare :" La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. "
VOIR et ENTENDREfustiger la duplicité précoce de la "fraise des bois":
"La vérité, c'est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr. Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c'est-à-dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent se trompent, et trompent les Français. " Et il se présente à l'élection présidentielle...
1983: François Hollande se prête à une machination contre la droite
En juin 2008,Aphatie stigmatisa les auteurs anonymes d'ouvrages politiques Le chroniqueur politique Jean-Michel Aphatie a révélé les bandes d’un entretien radio donné par un mystérieux auteur: «Caton». André Bercoff n’avait pas souhaité passer sur France Inter, de peur que ses confrères journalistes reconnaissent sa voix. Il envoie donc au front un jeune inconnu, membre de la cellule Attali à l’Elysée, un certain François Hollande…
Le vertueux candidat du PS à la présidentielle accepta donc de se faire passer pour un leader de la droite !
Sur le plateau du Grand Journal de Canal +, le journaliste politique, Jean-Michel Aphatie, s'en est ainsi pris aux auteurs anonymes qui écrivent sur la politique.
Son intervention est provoquée par la sortie d'un livre " François Mitterrand 2008... il revient" dans lequel l'auteur mystérieux se fait passer pour François Mitterrand et raconte toute une série d'anecdotes sur la vie politique. L'ouvrage, dérivé du blog "François Mitterrand 2007" qui avait eu beaucoup de succès pendant la campagne présidentielle, n'épargne pas certains journalistes politiques, notamment Jean-Michel Aphatie. L'auteur anonyme y dénonce entre autres la proximité entre journalistes et politiques, pourtant connue de tous.
Pour dénoncer le caractère manipulateur de ce genre de livres, Jean-Michel Aphatie a pris un autre exemple de livre anonyme, méconnu du grand public et mettant en cause François Hollande. Si l'anecdote est connue des initiés, c'est un véritable scoop pour le grand public.
Les dessous nauséabonds de l'affaire
En 1983, la droite est alors affaiblie depuis l'arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981. Un livre anonyme est publié, intitulé " De la reconquête " sous le pseudonyme de Caton, le livre est une charge contre les dirigeants politiques de la droite de l'époque : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac. Au moment de la sortie du livre, l'éditeur a expliqué que l'auteur anonyme était un grand dirigeant politique de droite. Quelques mois plus tard, l'identité de Caton est révélée. Il s'agit d'André Bercoff, journaliste politique plutôt classé à gauche. Il ne s'agit donc pas d'un haut responsable de la droite. Comme l'auteur voulait rester anonyme et qu'André Bercoff était très connu dans le milieu journalistique, il a laissé le soin à une autre personne d'assurer la promotion et de se faire passer pour l'auteur du livre. Cette autre personne a notamment été interviewée sur France Inter. Et là, surprise, on découvre qu'il s'agit de... François Hollande. A l'époque, il travaillait au cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy. Il s'est donc fait passer pour un dirigeant de droite !
Le fin mot de l'histoire : Sur une idée de Jacques Attali, la gauche avait décidé de torpiller la droite en plein doute en lançant ce coup monté du livre de Caton.
VOIR et ENTENDRE Jean-Michel Aphatie révéler le pot aux roses:
Post-scriptum
L'éditeur du livre "François Mitterrand 2008", Guy Birenbum, a moyennement apprécié le geste de Jean-Michel Aphatie qui a jeté le bouquin aux orties. Selon lui, ce livre ne serait pas une tentative de manipulation puisque l'auteur ne prétend pas être quelqu'un d'autre. Ecrire au nom de François Mitterrand est un pur exercice de style...
Ce coup de projecteur sur une face cachée de la personnalité du candidat à l'Elysée nous révèle surtout que François Hollande n'est pas aussi 'bonhomme' qu'il paraît ...
Et que son entourage n'est pas reluisant !
N.B. C'est sous le pseudonyme de Catherine Médicis qu'André Berkoff a co-écrit avec Corinne Lepage deux pamphlets pour l'élection présidentielle française de 2007. Corinne Lepage est à nouveau candidate à la présidentielle 2012 !
Partout et en tous lieux En 2008, les USA sont encore un pays riche. Certes, il y a eu une crise financière importante, conséquence des choix du Démocrate Clinton en 1999, et la réaction à cette crise du Républicain Bush provoque un début de crise économique. Les Américains ont donc voté pour Le Changement. Que croyez-vous qu’il arrive avec le Démocrate métis Obama ?
Parallèle français et américain Lorsqu'en 1981, François Mitterrand entra à l'Elysée, la France était encore un pays riche. Certes, Giscard avait mal réagi en 1973 face au coup de bluff des pays producteurs de pétrole qui provoqua la fin des “30 glorieuses” et le second choc pétrolier de 1979 avait secoué l'économie, mais la vie était encore assez facile. Le 10 mai 1981, les Français choisirent pourtant le changement et 3 ans de socialisme suffirent à mettre la France sur le flanc.
Henri Amouroux dans Le Figaro observa que ce n’était que la reproduction de ce qui s’était passé 45 ans avant : « Mitterrand et la gauche étaient fascinés par 1936. Fascination pour fascination, on a le droit d’être fasciné par le parallélisme de l’échec. Entre la victoire du Front populaire et la première dévaluation, il se passe cinq mois ; cinq mois également entre la victoire de Mitterrand et la dévaluation d’octobre 1981. La deuxième dévaluation du Front populaire est de juillet 1937 : dix mois après la première.Mitterrand-Mauroy-Delors ont marché un peu plus vite : neuf mois seulement entre la première et la deuxième dévaluation, celle du 12 juin 1982, alors que vient de s’achever ce fastueux sommet de Versailles où cent saxophonistes, déguisés en tritons et baignant à mi-corps dans le bassin de Neptune, avaient indéfiniment répété les mêmes quatre notes mélancoliques dont ceux qui les entendaient ne pouvaient soupçonner qu’elles scandaient les quatre drames économiques du moment : inflation à 14 % ; déficit record du commerce extérieur ; hausse presque quotidienne du dollar ; hémorragie des réserves de la Banque de France. Entre la deuxième et la troisième dévaluation du Front populaire (Chautemps a remplacé Blum à Matignon), onze mois. Neuf mois seulement entre la deuxième et la troisième dévaluation Mitterrand-Mauroy, le 21 mars 1983. Et, cerise sur ce triste gâteau, quelques jours plus tard, Jacques Delors annonce un plan d’austérité qui, entre autres mesures augmentation des impôts et emprunt forcé , interdit pratiquement aux Français de sortir de France puisque, pour l’année entière, ils ne peuvent obtenir que l’équivalent de 2 000 francs en devises et 1 000 francs en billets français ! » (1936-1981 : le parallélisme de l’échec, par Henri Amouroux, Le Figaro, 15 octobre 2007)
La politique de François Mitterrand
Selon Jacques Attali,trois programmes économiques socialistes se trouvaient alors en concurrence : celui « de bon sens » du Premier ministre Pierre Mauroy et de Jacques Delors, celui, « saint-simonien productiviste » (selon Lacouture) des « visiteurs du soir » (Jean Riboud, JJSS) encouragés par Laurent Fabius, Gaston Deferre et Pierre Bérégovoy – un « national-protectionnisme » (Lacouture), enfin celui des « experts de l’Elysée » dans lesquels Attali se situe, « dans la ligne du Premier ministre mais en plus socialement compréhensible ». Deux scénarios possibles : sortir du SME et tenter le « socialisme dans un seul pays », ou bien choisir la solidarité européenne et s’entendre avec les Allemands pour une dévaluation du franc/réévaluation du mark concertée.
En faisant jouer cette solidarité de pays en marche vers une communauté plus étroite, il est nécessaire de faire des compromis. Il semble, selon les témoins, que François Mitterrand ait depuis toujours « choisi l’Europe » (Lacouture) au détriment des vieilles lunes du socialisme romantique. Mais, en « maître du bonneteau » (Lacouture), il a mis en scène cette décision de bon sens en consultant, en laissant croire qu’il ne choisissait que contraint et forcé, en jouant la fidélité des uns contre celle des autres pour tester leurs convictions. Nous n’y étions pas, laissons les témoins scruter cet épisode. Mauroy aurait dit « je ne sais pas faire (…) La France deviendrait un gigantesque Portugal » ; Delors aurait refusé lui aussi. Restait à laisser se convaincre tout seul Fabius, Deferre et Bérégovoy qui penchaient (ce n’est pas nouveau) pour la rupture. Mitterrand dit à Delors de demander à Fabius de voir le Directeur du Trésor, qui avoue les réserves de devises au plus bas, un jour ou deux à tenir peut-être. Mitterrand laisse entendre à chacun qu’il sera obligé de changer de gouvernement et que le nouveau devra endosser la politique à mener. Qui aura la conviction suffisante et le culot de prendre à sa charge la poursuite d’une redistribution sociale généreuse mais qui va dans le mur faute d’être financée ?Personne évidemment. Et Fabius se dit convaincu, Deferre suit aussitôt, les auteurs ne disent pas ce que pense Bérégovoy. »
VOIR et ENTENDREPierre Mauroy justifie ses choix:
Du «Changer la vie » au « Travailler plus pour gagner plus »
Le Budget de l’année suivante [1982] verra une stabilisation des effectifs fonctionnaires et une baisse autoritaire de 10% de tous les programmes d’équipement. Le Président parle de « rigueur socialement juste », le Premier ministre de mesures « rudes mais transitoires », le Premier secrétaire du PS (Lionel Jospin) de « parenthèse ». Raymond Barre approuve, le franc tient, l’Assemblée vote la confiance. Selon Jacques Attali : « la rigueur n’est pas une parenthèse ; c’est une politique ». En effet, selon Lacouture, le programme appliqué en 1981 avec ses nationalisations massives, sa relance choc et sa baisse du temps de travail sans baisse de salaire, constitue une rupture des équilibres européens, donc une menace sur le franc. Persévérer, « était une rupture globale, collective, peut-être la mise en cause de la démocratie, en tout cas celle d’une forme de solidarité européenne vieille de près de trente ans » (Lacouture t.2 p.64). « C’est effectivement la fin des grandes illusions en matière de transferts sociaux ; mais sans remise en cause des réformes », note Attali. VOIR et ENTENDREPierre Mauroy expliquer son action par un besoin d' "assainissement":
Banqueroute grecque: le PS stigmatise le gouvernement et les états membres de l'UE
L'annonce par Matignon du gel des dépenses publiques suscite de vives réactions au sein de l'opposition de gauche, tandis que l'Union européenne – à l'exception notable du Royaume Uni – vole au secours de la zone euro à l'occasion du sauvetage des gouvernements socialistes grec, Portugais et espagnol. Le Parti socialiste tient absolument à assimiler le tour de vis budgétaire du gouvernement à un plan de rigueur. Cela "confirme la duplicité du gouvernement qui a tout fait pour expliquer que ce plan de rigueur n'en était pas un. C'est un plan de rigueur, un plan d'austérité, d'une sévérité sans précédent, qui va durer plusieurs années", a estimé le porte-parole du parti Benoît Hamon, professeur d'université par protection, avec bac +3. Le gel des dépenses est un "vrai coup de bambou" ; "la situation des Français sur le plan de l'emploi, des salaires, du pouvoir d'achat va se dégrader considérablement", a-t-il jugé. VOIR et ENTENDRE : plan de rigueur de Jacques Delors (1984), père de Martine Aubry
Le déroulé français
La crise économique et financière internationale actuelle rappelle les deux chocs pétroliers des années 70 et fait craindre les conséquences que nous valut une gouvernance socialiste archaïque, parce que nostalgique du Front populaire. Bien qu'à l'inverse l'Europe et la France soient résolument innovants, les « décrypteurs » distingués continuent d'influencer l'opinion sur des critères obsolètes.
2010 - Fillon explique: "on est loin de la rigueur"
Jeudi dernier, François Fillon s’est, lui aussi, bien gardé de prononcer le mot "rigueur" ou "austérité".
VOIR et ENTENDREle Premier ministre distinguer plan de figueur et bonne gestion.
Il est même revenu à la charge, vendredi, se défendant d'un tel plan. Profitant de la crise grecque, le Premier ministre français réaffirmait son engagement à mettre en œuvre des moyens adaptés au retour du déficit public à moins de 3% en 2013, conformément au plan de redressement transmis à Bruxelles, afin de respecter le pacte de stabilité européen.
Les observateurs en sont restés à 1983 Par chance, ils ne sont pas acteurs Certains mots, juste évoqués, peuvent réveiller les vieilles peurs. 1982, année de déséquilibre majeur, avait débouché sur deux dévaluations et deux plans de rigueur.En 1983, quand Pierre Mauroy annonça à la France, qu'elle
devait se mettre au régime sec, il chercha un subterfuge pour ne surtout pas employer le mot "austérité", connoté négativement depuis les années 1970.
Sémantique: ce qui distingue la rigueur de l'austérité Pierre Mauroy, le Premier ministre de François Mitterrand, opta pour le mot "rigueur". Pour Raymond Barre, la "rigueur" était synonyme "d'austérité". Il s'agit depuis d'éloigner, sans le dire, le spectre des plans impopulaires d'après 1983-86, le "tournant de la rigueur", symbole du renoncement, d'un retour en arrière, de promesses non tenues, et concrètement évocateur de chômage pour les Français.
"Nous préférons à la rigueur (...) une politique budgétaire sérieuse", explique Luc Chatel depuis le jeudi 6 mai 2010. "La question budgétaire, c'est un vrai débat politique. Ce n'est pas un débat sémantique", a encore souligné vendredi le porte-parole du gouvernement au micro de RTL . "Pourquoi nous ne voulons pas de la rigueur, parce que la rigueur, c'est l'augmentation des impôts et ça pourrait briser le début de reprise que nous connaissons", a encore expliqué Luc Chatel. Et de renvoyer la balle au PS : "J'entends dire qu'il faudrait jouer sur les recettes donc, en clair, les socialistes comme toujours vont vouloir augmenter les impôts."
L'entretien d'Europe 1 Soir du 07/05/2010 "Nous ne faisons pas la rigueur": "Nous faisons une politique intelligente de lutte contre la crise", a expliqué vendredi Valérie Pécresse (UMP). VOIR et ENTENDREla ministre défendre la lutte contre le gaspillage . Mais dans l'adversité, l'opposition et des éditorialistes font le choix de l'ironie: "A défaut du nom, cela en a la couleur"…
Le doute est-il permis sur son sens des responsabilités et de l'intérêt national, celui des Français ?
Pour Attali, le texte anti-piratage est absurde et scandaleux
A quelques heures du début des débats à l’Assemblée Nationale, Jacques Attali, avait publié une tribune pour dénoncer un projet d’un autre âge qui serait aussi un véritable scandale. « Qu’on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée Nationale est un signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée » explique l'auteur.
Attali estime ainsi le texte absurde et scandaleux Absurde,parce que, selon lui, « plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à Internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaître leurs œuvres, ce qui leur attire de nouveaux spectateurs et les protège, à terme, contre l’oubli».
Mais n’est-il pas absurde de justifier que Canal+ (par exemple) puisse avoir le monopole du cryptage inviolable, que le seul bénéfice de l’Internet pour l’enfant soit l’écoute de la musique et que l’Internet ait le mérite de protéger les mauvais artistes de l’oubli.
Et scandaleux, puisque "le texte va générer une surveillance des réseaux, tout en bunkérisant des rentes de situation d’une industrie sclérosée. « Scandaleuse surtout parce que, pour une fois (?) qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise(les ados ?) , voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut-elle se prêter à une telle hypocrisie ?" Super Attali dit-il comment 'déparasiter' la culture et comment la gauche compte financer la gratuité ?
Certes, il avait déjà défendu un système proche de la licence globale dans son rapport remis au Président de la République. Grâce à lui, les Français devraient donc payer plus cher leur accès à l'Internet et contribuer d'autorité à la solidarité de l'Internet pour tous. Or, lorsqu'avant la remise de ce rapport, Nicolas Sarkozy avait promis à Jacques Attali, que «tout ce que vous proposerez, nous le ferons », savait-il à quoi il nous exposait ?
Jacques Attali, pirate notoire
Jacques Attali a été accusé une première fois de plagiat et condamné lors de la publication de Histoires du temps (cf. le Canard enchaîné du 12 janvier 1983).
Son livre Verbatim a ensuite été très vivement critiqué par les historiens Tilo Schabert et Frédéric Bozo, par le politiste Pierre Hassner, par les journalistes Pierre Favier et Michel Martin-Roland, ainsi que par Françoise Carle, ancienne collaboratrice de François Mitterrand, et Pierre Joxe, ancien ministre. Ils reprochent à J. Attali la reproduction de propos apocryphes, l'utilisation de documents « invérifiables », son manque de sérieux, et même l'utilisation de notes prises par d'autres.
Elie Wiesel et son éditeur Odile Jacob ont aussi accusé Attali d'avoir utilisé des notes prises pour le livre d'entretiens entre MM. Wiesel et Mitterrand (Mémoire à deux voix) ; de leur côté, Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy et Laurent Fabius ont affirmé, dès la sortie du premier volume, que Jacques Attali avait déformé leurs propos. François Mitterrand soi-même a déclaré que son ancien conseiller a « le guillemet facile » et qu'«il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique».
La Grande-Bretagne crée une agence pour lutter contre
L’exception française ne s’applique pas au téléchargement illégal. Notre fameux projet de loi Création et Internet qui envisage une « riposte graduée » au piratage Internet n'est pas une idée franco-française. En effet, plusieurs pays (Italie, Irlande, et avec parcimonie les Etats-Unis) étudient ce genre de procédé qui permet d'avertir le contrevenant et de lui couper Internet en cas de récidive.
■D'autres ont abandonné cette idée et cherchent une nouvelle voie
En Grande Bretagne, qui est l'un des premiers pays où un accord a été signé entre les FAI et les ayants droit, la question de la riposte graduée est pratiquement abandonnée. Car, depuis la signature de cet accord, aucun des fournisseurs d'accès, mis à part Virgin Media, n'a pris soin d'envoyer de courriers d'avertissement à ses clients pris « la main dans le sac ». Le ministre de la propriété intellectuelle Lord Stephen Carter considère alors que les deux parties ne parviennent pas à s'organiser pour lutter contre le téléchargement illégal correctement, il allait devoir procéder à la présentation d'un projet de loi, ou encore plus simplement s'en laver les mains.
Alternative à la ‘riposte graduée’ Toutefois, le ministre britannique vient de révéler les détails de son nouveau plan anti-piratage.
Il s'agit de la création d'une « agence des droits numériques ». L'agence des droits numériques se distinguera de notre fameuse Hadopi qui fait débat actuellement. Elle sera chargée d'encourager le téléchargement légal et de trouver une solution technique pour garantir la protection des droits d'auteur en rendant le téléchargement illégal contraignant.
Enfin, l'agence sera chargée de normaliser et d'harmoniser le montant des droits de licence. Une solution qui permettrait certainement d'éviter le genre de conflit dans lequel se sont empêtrés YouTube et la Performing Right Society (PRS). Le site de diffusion de vidéos bloque depuis lundi soir toutes les vidéos musicales à destination de la Grande-Bretagne car la PRS lui demande une augmentation du prix des droits de diffusion qu'il considère prohibitive.
Faut-il regretter l’abandon de l'idée de « riposte progressive » outre-Manche ? Pour lutter contre le piratage, le ministre britannique compte en effet que des FAI lui apporteront du soutien en livrant des données sur les contrevenants aux autorités. Il souhaite qu'ils le fassent uniquement sur la base des preuves fournies par le titulaire des droits dans le cas où un tribunal le demanderait.(Eureka Presse). Et l'Habeas Corpus ? A vouloir entraver le gouvernement, l’opposition pourrait bien favoriser l’importation en France de la solution liberticide britannique.
Internet et liberté ne vont pas encore de soi dans de nombreux Etats
Reporters sans frontières cible 12 Etats ennemis de l'Internet Internet et liberté ne vont pas encore de soi dans de nombreux Etats. Défense de la morale, sécurité nationale, respect des religions et des ethnies, sont autant de raisons pour justifier le filtrage d'Internet et limiter la liberté d'expression. A l'occasion de la Journée mondiale contre la cybercensure du 12 mars, RSF a publié un rapport détaillant les pratiques en matière de censure de plusieurs pays. Yahoo, Microsoft et Google impliqués Douze Etats, pour la plupart habitués à être pointés du doigt pour leur contrôle d'Internet, sont mis en accusation par l'ONG : Arabie Saoudite, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan et Vietnam.
De plus, RSF reproche globalement à certaines entreprises du Web, comme Google, Yahoo et Microsoft, leur contribution à la censure. Mais l'organisation admet toutefois que ces mêmes sociétés ont limité leur compromission depuis qu’elles se sont engagées fin 2008 au respect de grands principes en signant la Global Network Initiative. Le but de cette charte est de réduire la transmission d'informations recueillies par leurs services en ligne à des gouvernements. Outre un rappel, pour chaque pays « ennemi », des atteintes aux libertés pratiquées par les gouvernements selon RSF, comme le filtrage par mots-clés en Chine, l'ONG s'inquiète également des démarches entreprises en Australie et en Corée du Sud, des pays reconnus comme démocratiques sur la scène internationale.
En Australie, RSF dénonce ainsi le projet de loi né en 2006 et visant à imposer aux fournisseurs d'accès un filtrage des connexions Internet de l'ensemble des foyers. Une mesure que le gouvernement justifie par la volonté de lutter contre la pédo-pornographie, la diffamation ou la défense du droit d'auteur. Les FAI ont jusqu'à juin 2009 pour mettre en place les mesures techniques nécessaires à ce contrôle. Reporters sans frontières dénonce avant tout l'obscurité de certains éléments, comme le secret entretenu sur la liste des sites bannis, et les modalités définissant les contenus jugés inappropriés.
La Corée du Sud n'est pas non plus épargnée par RSF. Le pays dispose pourtant d'un taux de raccordement à Internet parmi les plus important au monde : 76 % des Coréens sont connectés. Un tel taux, pour le pouvoir politique, justifie un contrôle accru des contenus publiés sur Internet. RSF cite, par exemple, le cas du blogueur Minerva arrêté pour la publication d'articles sur le forum de discussion de Daum, l'un des plus importants portails de Corée du Sud. Le blogueur y avait notamment prédit l'effondrement de Lehman Brothers et la chute du won. Il est poursuivi pour avoir affecté « les échanges économiques au sein des marchés », « la crédibilité de la nation », et pour « diffusion de fausses informations ».
RSF qui fustige ces pays ne dit pas ce qu’il fait pour lutter contre la pédo-pornographie, la diffamation ou le pillage de la création.La critique et l’indignation ne remplacent pas les mesures de protection.
La manière citoyenne, mais forte
Des démocrates anonymesont adopté d’autorité une manière plus radicale que la riposte graduée étudiée par le gouvernement. Probablement demandeurs de dialogue, de concertation et de démocratie, des individus à leur façon cagoulés et masqués sont passés à l’action.
Des pirates, adeptes de l’ouverture et de la liberté sur l’Internet, ont contraint à la fermeture temporaire, le sitewww.jaimelesartistes.fr, lancé en octobre dernier par le ministère de la Culture pour sensibiliser les jeunes aux conséquences du téléchargement illégal. Le site a en effet été "victime, au cours des derniers jours, d'attaques incessantes de la part des pirates du net, est-il indiqué dans un communiqué du ministère.
La "mobilisation des groupes de pression qui s'opposent aux droits des artistes et des entreprises culturelles (...) prive ainsi de tribune ceux qui défendent - concrètement, grâce au projet de loi Création et Internet, et non par de simples déclarations d'intention -les créateurs et ceux qui les soutiennent", a ajouté le ministère de la Culture, précisant que le site rouvrira dans les prochains jours.
Revendiquée, la prévention est rejetée Le ministère avait lancé fin octobre, via ce site, unecampagne pédagogique de sensibilisation des jeunes sur les conséquences du téléchargement illégal pour les artistes et les métiers de la culture. L’ examen du projet de loi "Diffusion et protection de la création sur internet", ouvert cette semaine à l'Assemblée Nationale, reprend le 31 mars.
Un stage-étudiant est-il devenu inutile à la formation des jeunes ? L'idée de Génération Précaire est évidemment de créer 1- plus d'emplois salariés, au détriment de la formation des étudiants: prochain motif de grève… 2- plus d'emplois sous qualifiés, autre motif de grève. La gauche extrême génèrerait-elle froidement des mécontents, candidats à ses mouvements de déstabilisation politique?
Précisément, le collectif extrémiste Génération Précaire, qui a investi le créneau des stagiaires, a salué la proposition de Jacques Attali de dissuader les entreprises d' "abuser" des stages étudiants (bien qu'ils aient besoin d'une expérience professionnelle), tout en espérant que son organisation de solidarité internationale, PlaNet Finance (qu'il a créée en 1998), "modifiera rapidement ses pratiques".
PlaNet Finance?
Cette organisation favorise l’accès aux services financiers des populations les plus pauvres dans le monde en aidant au développement du micro-crédit et des services d'épargne et d'assurance, pour les plus défavorisés. Environ 400 personnes travaillent pour l'association et ses quatre filiales commerciales dans 30 pays: ce qui rapporté à l'échelle nationale fait assez peu… Le siège près de Paris compte près d'un quart de stagiaires: 55 salariés, 15 bénévoles, 14 stagiaires. De quoi changer la face du monde et même résoudre la précarité étudiante. Mais quatre fois plus de stagiaires permanents ou bénévoles (55) que de salariés (15). Mais c'est encore trop à l'heure d'aujourd'hui! D’où la tentative de déculpabilisation de l'organisation."Effectivement on a beaucoup de stagiaires mais la politique, c'est d'essayer de les garder", a-t-elle expliqué, pour mettre ses propos en adéquation avec sa pratique…. Y parvient-elle? L'histoire, Génération Précaire -et la presse béate ne le disent justement pas.
Dans son rapport de propositions sur "la libération de la croissance", Jacques Attali suggère que les entreprises "qui recourent de façon récurrente aux stagiaires pour occuper des postes de travail, au lieu de recruter des jeunes de façon pérenne, doivent en être dissuadées". "Les étudiants en stage seront décemment rémunérés", préconise également la "décision numéro 12" du rapport remis mercredi à l'Elysée par l'ancien conseiller du président Mitterrand et président fondateur de PlaNet Finance. Ce qui est déjà prévu par la loi du gouvernement Fillon sur l'égalité des chances, dont le décret d'application est déjà signé par Xavier Bertrand, ministre du Travail. (LIRE un précédent article de PaSiDupes, à la date d'aujourd'hui)
Le collectif de manipulateurs manipulés stigmatise PlaNet Finance d'Attali, qui recourt à "des stages longs, de 6 à 12 mois, peu rémunérés, où les grandes responsabilités, l'autonomie et l'absence de contenu pédagogique sont de rigueur", mais "sans lesquels l'association ne pourrait mener son activité". Un nombre non négligeable d'offres de stages de 6 mois figurent toujours en bonne place dans les recrutements proposés sur le site de PlaNet Finance. Les stages d'un an sont une exception. Mais, on trouve des stagiaires dans tous les services de l'organisation, à la communication, aux ressources humaines, au juridique, aux études de marché, etc. En contradiction avec la campagne dévelopée actuellement, une stagiaire de l'association explique que "si cela se passe bien, il y a énormément de débouchés. Tout dépend le service que vous choisissez, c'est comme partout". "L'entreprise grandit de jour en jour, et forcément pour intégrer l'équipe, il faut d'abord avoir fait un stage", ajoute-t-elle. Très diplômée et rémunérée 360 euros par mois elle est pourtant enthousiaste: elle est consciente que se former en acquérant une expérience de terrain n'a pas de prix, et que recevoir une indemnité de surcroît est également appréciable et considéré comme une opportunité que tous n'ont pas. Décrocher un stage étudiant de formation reste en effet délicat. Mais le décret d'application du ministère du Travail est signé et les stages conventionnés seront désormais encadrés par la loi.
En déplacement à Davos, Jacques Attali n'était pas disponible pour réagir dans l'immédiat. Mais le service de communication de sa Commission a riposté. "Si les conditions favorables à la croissance étaient réunies, et dans l'hypothèse où on appliquait l'ensemble des propositions du rapport, bien sûr, M. Attali serait le premier à s'appliquer ses propres propositions. Il n'habite pas non plus dans une Ecopolis, ni dans un immeuble 100% vert", a-t-elle ironisé à l'adresse de ceux qui passent leur temps à critiquer, quand les autres agissent. Les uns démolissent; les autres bâtissent. Le monde a-t-il été créé en deux jours? Gérération Précaire l'eut pu... Ni Attali, ni Sarkozy ne le peut.
Le collectif joue aussi un mauvais tour aux associations qui vivent de subventions, mais fonctionnent avec des bénévoles et des précaires. Dans les Bouches-du-Rhône, à Martigues, vestige du PCF, l'UMTL (Université du temps libre, association culturelle du 3° âge), fait travailler des animateurs précaires en CDD et à temps partiel…
Le temps où les stagiaires trouvaient encore des stages est peut-être révolu. 'oublions pas à qui nos enfants le devront.