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vendredi 23 mars 2018

Les agresseurs de la presse serrent les rangs face à la contre-attaque de Sarkozy

"Mediapart attaqué par Nicolas Sarkozy : "Il ne faut pas le croire", répond Edwy Plenel", titre BFMTV selon Orange

Solidarité de la chaîne privée avec les révolutionnaires trotskistes
Edwy Plenel, le procureur
au banc des accusés
"Nicolas Sarkozy a notamment attaqué le travail de Mediapart", ce jeudi soir, au moment de réfuter sur TF1 les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, au lendemain de sa mise en examen controversée. "Le journaliste Edwy Plenel, cofondateur de ce site [trotskiste et payant] à l'origine de l'affaire, lui a répondu plus tard dans la soirée." La presse indépendante de tout - notamment des puissances d'argent ! - présente donc l'agresseur comme l'agresseur de sa cible, avec toute l'équité que lui inspirent son sens aigu des valeurs républicaines et son respect permanent de la déontologie.

Le mis en examen "a lâché ses coups" [sic] au journal de 20h de TF1. 
Humilié dans la relance, après cinq ans de léthargie, de l'enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, "l'ex-chef de l'Etat s'en est, entre autres, pris au site Mediapart" qui a monté l'affaire à partir d'un document dont la justice ne parvient pas à dire si son authenticité est fiable, et à son directeur de la publication Edwy Plenel, militant révolutionnaire trotskiste, qui se fonde sur des sources liées au régime tyrannique incarné par le colonel Kadhafi, un dictateur combattu par une coalition franco-britannique mandatée par l'ONU, sous le quinquennat Sarkozy: "Décidément, monsieur Plenel n'a pas que des amis fréquentables, puisqu'après Tariq Ramadan [prêcheur islamiste poursuivi en justice suite à trois plaintes pour viols), le voilà mis avec la bande Kadhafi", a souligné l'ancien président harcelé par la presse radicale.


Sarkozy a en fait remis en cause, non pas "le travail journalistique de Mediapart", mais d'avoir fondé ses investigations sur un faux : "Mediapart a servi depuis des années de porte-voix à un document reconnu comme faux par la Justice"
C'est ce point qui titille Edwy Plenel : dans les heures qui ont suivi, il a réagi au micro de BFMTV, qui avait pourtant déjà diffusé un commentaire de Laurent Mauduit, cofondateur du même site "indépendant", avant de donner 25 minutes à Fabrice Arfi, fils d'un policier de la brigade financière et pourtant journaliste au pôle 'Enquêtes' du site trotskiste d'information en ligne, le lendemain à l'émission de Jean-Jacques Bourdin (69 ans, colleur d'affiches pour le candidat d’extrême-droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1965) sur RMC (sa succursale, propriété d'Alain Weill, comme BFMTV, ainsi que BFM Business, et détenteur aussi de SFR)...

"Monsieur Sarkozy, son problème, ce n'est pas Mediapart, son problème, c'est la justice," a-t-il ironisé, bien que le harcelé des media n'ait jamais été condamné. 
A l'inverse, en mars 2010, Edwy Plenel et Fabrice Lhomme, journalistes, furent condamnés pour avoir diffamé Marc Rozenblat, ancien Président de l'Unef, avec injonction à publier cette condamnation sur la page d'accueil du site Mediapart, pour avoir, de mauvaise foi, porté atteinte à son honneur et à sa considération dans le cadre de ses relations avec l'association SOS-Racisme.

"Il est renvoyé dans l'affaire Bygmalion pour financement illicite de campagne électorale. Il est mis en examen dans l'affaire Bismuth pour corruption et trafic d'influence et maintenant dans l'affaire libyenne, il a une triple mise en examen", a insinué le militant trotskiste, suggérant avec la complicité de BFMTV qu'une mise en examen équivaudrait à une condamnation. L'échec des poursuites initiées par Mediapart dans l'affaire Bettencourt laisse un goût amer au journaliste qu'on dirait frappé d'amnésie.
Edwy Plenel, 66 ans, a d'abord été journaliste à Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, actuel NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste), puis au service éducation (son père était recteur d'académie) du Matin de Paris, puis au journal Le Monde pendant les années Mitterrand, avant de jouer un rôle-clé dans les poursuites judiciaire de l'affaire Bettencourt contre Sarkozy qui obtint un non-lieu.
Il est
en revanche au côté de Tariq Ramadan, dans l'affaire de mœurs qui vise l'islamologue. En novembre 2017, Charlie Hebdo publia quatre caricatures, inspirées des singes de la sagesse, représentant Edwy Plenel "se cachant derrière sa moustache", comme le juge Tournaire se cache derrière sa main.
Pro-palestinien,
Plenel est en outre favorable à l'usage de l'écriture inclusive et de la pratique des réunions non-mixtes.
Son épouse, la sociologue Nicole Lapierre, 
à la veille de mai 68, militait aux Jeunesses communistes révolutionnaires où elle s'est liée d'amitié notamment avec Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spaciale de la candidate Ségolène Royal en 2007, et mère du journaliste de Libération, Jonathan.
En 2007,
l'épouse Plenel appela à voter pour Ségolène Royal, dans un texte publié dans Le Nouvel Observateur, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". Pas d'animosité partisane chez les Plenel ?
Leur fille, Eve, 36 ans, qui avoue avoir bénéficié d'une "enfance bourgeoise, confortable, intellectuelle et parisienne", est journaliste et avait pris la tête du projet Paris sans sida, lancé par Anne Hidalgo en 2016. Le révolutionnaire Daniel Bensaïd, l’un des leaders de l’extrême gauche, trotskiste de toujours était très proche de son père et malade du sida. Elle dirige l’Association de recherche, de communication et d’action pour l’accès aux traitements (Arcat) qui, dans l’histoire de la lutte, a toujours adoré les experts. Elle gagne 3000 euros par mois, se méfie beaucoup, dit-elle, des conflits d’intérêts. Aujourd’hui, Eve a deux enfants et vit à Berlin avec un spécialiste des sciences politiques, spécialiste de la police et de la justice, qui se situe bien sûr à la gauche de la gauche. L'extrême-gauche n'est pas assez honorable ?

Laurent Mauduit est un ancien du journal Le Monde et de Libération. Curieusement, ce journaliste, qui a aussi travaillé pour le journal de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), comme Jospin ou Mélenchon, a pour épouse une ancienne associée de Euro RSCG C&O (l’un des plus grands réseaux de communication, 1999-2012) et actuelle directrice de la communication de Carrefour (numéro 1 européen de la grande distribution, dirigé par Alexandre Bompard, PDG, et Bernard Arnault, actionnaire, et qui annonce la fermeture de 273 magasins en France et 2400 départs volontaires, en 2018).
Le républicain exemplaire s'est ensuite agacé des axes de la "défense médiatique" employés par Nicolas Sarkozy : "Face à tous ces faits [peut-être tout au plus des 'indices', pour certains, et non des 'charges', encore moins des 'preuves'], car si les juges le mettent en cause, c'est qu'il y a des faits [ou la volonté politico-médiatique de nuire], comment essaye-t-il de s'en sortir ? En prenant un journal indépendant [politiquement engagé à l'extrême gauche révolutionnaire, donc anti-républicain] comme bouc-émissaire et en racontant n'importe quoi, en devenant le premier diffuseur de fausses nouvelles de notre pays".

Un journaliste sulfureux

Lorsqu'il plongea Le Monde dans la crise, Edwy Plenel fut accusé d'autoritarisme
dans sa gestion de la rédaction du Monde. D'où ses sympathies actuelles  pour le tyran Kadhafi ? La fin de sa carrière de directeur de la rédaction du Monde est souillée par les accusations de Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur livre (La Face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, 2003). Ils lui reprochent notamment son pouvoir d'intimidation. 

Ses connivences avec des policiers et des juges afin d'obtenir des informations sont rapportées par le livre. L'historien Pierre-André Taguieff affirme ainsi avoir assisté à des dîners chez le journaliste avec des responsables syndicaux politiciens qui arrivaient avec des documents : "En matière d'investigation, il ne faisait rien d'autre que de recopier les fiches des renseignements généraux et reprendre les matériaux que ses amis syndicalistes policiers lui amenaient régulièrement. Il avait alors ses entrées au ministère de l'Intérieur".

Edwy Plenel conçoit la presse comme une arme politique de destruction massive au profit d’intérêts idéologiques pas toujours clairement cernés.
Pour son ami Nicolas Domenach, il "porte la Shoah sur le dos." Se croyant sans doute investi d’une mission mémorielle, Edwy Plenel est d'ailleurs en croisade permanente sur son site Mediapart, aussi bien contre Alain Soral et Dieudonné que contre Charlie hebdo et pour les migrants musulmans ou la Palestine: le fardeau de son adolescence coloniale en Algérie ? Il a signé Pour les musulmans, où en réalité s'insinue, en filigrane, bien plus que la question de l’Islam, le grand retour des années trente et les "heures les plus sombres de notre histoire". 
Et ça ne se soigne pas. Au vu de son acharnement, on en vient à s'interroger  : quelle est, dans sa poursuite de Sarkozy, la part d'antisémitisme ?

lundi 22 septembre 2014

Le secrétaire d'Etat Jean-Marie Le Guen (PS) serait un ancien du GUD

J.-M. Le Guen attaque Mediapart en diffamation

Le secrétaire d'Etat aux relations au Parlement de Manuel Valls aurait fait ses débuts politiques en militant à l'extrême droite


selon les révélations d'un livre de Laurent Mauduit et d'un article de Mediapart.

Le GUD, Groupe union défense, était une organisation étudiante d'extrême droite très active dans les années 70 qui participa à la création du mouvement Ordre nouveau.
L'article évoque le rôle clé du premier secrétaire du Parti socialiste et du secrétaire d'Etat dans les activités de l'OCI, organisation trotskyste, au début des années 80. Et souligne, au détour d'une parenthèse, qu'on apprend dans le livre que Jean-Marie Le Guen "a fait ses premiers pas en politique GUD" , organisation étudiante d'extrême droite très active à la fin des années 70 et qui a tenté de se relancer récemment. Une nouvelle surprenante pour un responsable politique de gauche.

Le ministre nie et contre-attaque 


Jean-Marie Le Guen a annoncé qu'il va poursuivre le site d'informations Mediapart et son journaliste Laurent Mauduit en justice. Il saisit la justice après un article relatant les "bonnes feuilles" d'un livre à paraître titré A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient.
Ce même bouquin est également à l'origine d'une polémique autour des diplômes de Jean-Christophe Cambadélis. (lien PaSiDupes)

L'intéressé a "démenti catégoriquement"  
Son cabinet juge "délirante cette information" et se réserve "la possibilité d'entamer les poursuites judiciaires appropriées." C'est désormais chose faite, selon Metronews. "Il a décidé, après réflexion, de porter plainte en diffamation contre le site Mediapart et contre l'auteur du livre, Laurent Mauduit".

La virulence du porte-flingue de Valls en braque plus d'un

Les députés du PS surnomment Le Guen le "ministre des tensions" avec le Parlement. Il faut dire que ce proche de Valls a le verbe – et parfois la main – lourde. "Il ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît", lâche l’un des frondeurs en chef, Pouria Amirshahi, paraphrasant Audiard. "On est passé des menaces à l’indifférence", fulmine un autre député frondeur, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry.

Jean-Marie Le Guen, de son propre aveu, n’a pas toujours été "un ami de François Hollande": il était un proche de Dominique Strauss-Kahn. Alors si ce strauss-khanien passé par l’UNEF des lambertistes s’est retrouvé dans la position du chien de garde, c'est que Manuel Valls l'a imposé au secrétariat d’Etat aux relations avec le Parlement. Son passé par l’extrême droite GUD révélé par le trotskiste Laurent Mauduit – lui-même ex-camarade de lutte au PCI – expliquerait pourquoi il a été tenu à l’écart du pouvoir à la fois sous Jospin, puis sous Ayrault, mais aussi pourquoi il est revenu épauler Valls.

Devoir de mémoire


En tant que secrétaire d’État, 
Le Guen a été parmi les premiers socialistes à faire la leçon à Thomas Thévenoud et à demander la tête du fraudeur après que la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a pris la main dans le sac le secrétaire d’État au Commerce extérieur nouvellement désigné, coupable de ne pas payer ses impôts. 
Or, fin juin 2014, lors de la publication des déclarations de patrimoine des ministres, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique  reprocha à Jean-Marie Le Guen pour avoir sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années". (lien PaSiDupes)

En octobre 2010, Valls et Le Guen étaient déjà deux doigts de la même main de fer
Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, les députés PS Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen prônaient une augmentation de la TVA, qui pourrait être, selon eux, "un levier utile pour réduire la place de la marchandisation dans notre société et favoriser un développement plus durable et plus juste".
"Il nous faut amorcer un véritable big bang fiscal, ne s'interdire aucun tabou et interroger toutes les facettes de notre système fiscal, y compris la TVA", écrivaient-ils à deux mains.


vendredi 19 septembre 2014

Diplômes: Zidane fait du Cambadélis

Les usurpateurs de diplômes devant la justice?

L'un est poursuivi en justice, l'autre, non !
Exemple pour la jeunesse sportive
Un réseau d'écoles privées d'entraîneurs porte plainte contre Zinédine Zidane. Ce réseau dénonce le fait que l'entraîneur de la Castilla ne dispose  pas de tous les modules de son diplôme. L'adjoint du Franco-algérien né à Marseille d'une famille originaire de Kabylie et délocalisé en Espagne, Santiago Sanchez, doit donc se charger de signer  les feuilles de matches à sa place...
La Fédération espagnole a jugé cette plainte recevable et une enquête a été ouverte. Zidane risque une suspension de plusieurs rencontres, alors qu'il bénéficie toutefois du soutien du syndicat officiel des entraîneurs espagnols, qui justifie la pratique du "prête-nom", la qualifiant de courante en Espagne. L'ancien capitaine des Bleus doit obtenir dans quelques mois le troisième niveau de son diplôme français d'entraîneur.

Les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets en France



Le président de la République a choisi des fraudeurs pour ses gouvernements exemplaires. Après Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, il a récidivé en en récompensant un autre, Thomas Thévenoud. C'est à croire qu'il n'a d'autre choix au PS qu'entre des experts de la fraude. Et voilà que pour lui succéder à sa tête, il est allé cherché Cambadélis ! Cet apparatchik socialiste n'a jamais rien fait dans sa vie, sinon naviguer de la révolution trotskiste au libéralisme strauss-kahnien en passant par le mitterrandisme, au fil des fluctuations des courants du parti. S'il est visiblement capable de prendre le vent de l'Histoire, ses compétences intellectuelles sont limitées et il le sait. Il a donc intrigué pour obtenir d'un universitaire marxiste le diplôme de doctorat, excusez-moi du peu. Le top des diplômes universitaires, en dormant ! Car l'usurpateur n'est pas détenteurs des diplômes intermédiaires qui permettent de soutenir une thèse en bonne et due forme. Sauf connivence entre camarades vertueux et donneurs de leçons.

Cambadélis aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de ...sociologie à la faculté de Jussieu et soutenu une thèse, alors même qu'il n'avait pas les diplômes antérieurs requis, ni la licence, ni la maîtrise. Ce cas rappelle irrésistiblement celui du syndicaliste Bruno Julliard-Landau, responsable de l'UNEF qui a réussi à mener de front la bataille contre le projet de CPE (contrat première embauche) et à se faire décerner un master recherche de droit public. Il est d'ailleurs devenu premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la ...culture ! Il a même été conseiller (2012-2013) auprès du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.
En 2013, quand Pascal Cherki, un actuel frondeur, proche de Julien Dray, de SOS Racisme, de Jean-Luc Mélenchon, d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, est nommé porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris à l'élection municipale de 2014, il est secondé de plusieurs porte-parole adjoints, dont l'ancien patron de l'UNEF-ID, syndicat étudiant d'extrême gauche, à la suite d'un autre frondeur, Pouria Amirshahi (1994-1998) et de ...Jean-Christophe Cambadélis (1980-1984).


Et "Kosta", son pseudonyme de révolutionnaire trotskiste, a des arguments forts. 
Cet esprit frappeur a en effet menacé le Premier ministre Dominique de Villepin, en pleine séance de l'Assemblée nationale, le 21 juin 2006. Le député Hollande, s'adressant au Premier ministre, avait violemment attaqué. "Pas de confiance dans le pays, pas de confiance de la majorité, ni dans la presse : dans toute démocratie digne de ce nom, le chef de l'Etat ou le Parlement auraient mis fin à cette situation", lançait alors celui qui aujourd'hui plafonne à 13% de popularité mais entend se maintenir au pouvoir. Le premier secrétaire du PS passa alors à l'objet de sa question, EADS, et demanda si le gouvernement faisait toujours confiance à son président, Noël Forgeart. Dominique de Villepin se leva. "Il va y avoir un incident", glisse l'UDF Maurice Leroy à son voisin, François Bayrou.
Bien vu. "Monsieur Hollande, il est des moments dans la démocratie où l'on ne peut pas dire n'importe quoi"
commença-t-il, avant d'ajouter: "Il est des moments dans une démocratie où on ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs." Puis c'est l'estocade: "Je dénonce, monsieur Hollande, la facilité...
" Il marque un silence : "Et je dirai même, en vous regardant, la lâcheté... la lâcheté de votre attitude."
Le socialiste Augustin Bonrepaux se précipite vers le banc du gouvernement. Les huissiers foncent pour protéger le Premier ministre. On aperçoit le poing dressé de Jean-Christophe Cambadélis. Villepin poursuit une réponse devenue inaudible.

L'affaire des vrais-faux diplômes de Cambadélis

Mercredi, le premier secrétaire du PS a répliqué en expliquant qu'il a "obtenu une dérogation de l'université Paris-VII Jussieu – signée par le président de l'université de l'époque, Jean-Jacques Fol, aujourd'hui mort et qui ne parlera pas. 
Voici copie de la dérogation non motivée...
Et c'est par ce tour de passe-passe que, sans maîtrise (master), mais avec piston, Cambadélis a obtenu une attestation de DEA, avec mention Bien..., à l'âge de 33 ans, pour son militantisme d'extrême gauche lambertiste, à l'OCI puis au PCI. Il se trouve alors que le premier secrétaire du Parti socialiste est Lionel Jospin (1981-1984), un "ancien" lambertiste incité par l'OCI à infiltrer le PS.

Mediapart dégrade la France au rang de république bananière

Il faut être trotskiste et donc révolutionnaire pour louer tous les trucages dérégulateurs de la société telle qu'elle est établie, dès lors qu'ils ne sont pas patronaux. La tentation de relativiser une usurpation supposée de diplôme est d'autant plus forte à gauche, qu'à y bien regarder, un contrôle de leur validation par l'Université tenue par la gauche exemplaire pourrait faire apparaître quelques injustices et éclabousser bon nombre des têtes pensantes du PS, à commencer au niveau subalterne des DESS et DEA, délivrés sans aucun contrôle par les facultés, au vu de la carte rose d'adhérent de bon aloi...


Zidane, éducateur sain 
Un collaborateur du site de désinformation s'en prend impunément aux Africains francophones (puisque c'est lui qui décide des polémiques à lancer) et nommément aux Camerounais qui auraient "hérité de leurs 'ancêtres les gaulois' - 'de gauche'- le culte effréné et parfois démesuré pour les diplômes et autres parchemins." On l'a compris, le diplôme n'est pas seulement clivant, mais porteur des stigmates du colonialisme et justifie donc la lutte des classes. Et de citer l'exemple de ces Africains qui font baver les petits Blancs de Mediapart en énumérant des DEA, DESS et autres agrégations et doctorats, pour les plus avides de reconnaissance. Certains les ont reçus de l'Université française et marxisante, en reconnaissance de leur mérite, mais cette seule évocation du mérite fait monter chez les gauchistes des envies de révolution en bouffées de violence.
br>Le scandale du politicien serait-il moins racoleur que celui du footballeur?
Si la faute présumée du sportif tout en muscles est "disproportionnée et secondaire dans l'ordre des priorités des Français (moyens) en ces temps de morosité économique et politique", à ce qu'on peut lire dans Mediapart, peut-on en dire autant d'un acteur politique, gestionnaire et législateur de la nation ?...

Qui portera plainte contre Cambadélis pour faux et usage de faux... 

La parole est au journaliste co-fondateur de Mediapart, Laurent Mauduit, ancien de l'OCI.

samedi 25 mai 2013

A travers Christine Lagarde, la gauche vise Sarkozy

L'ancienne ministre Christine Lagarde a été placée sous statut de témoin assisté 
Christine Lagarde à la sortie de la CJR,
à Paris le 24 mai 2013
vendredi soir par la Cour de justice de la République pour son rôle dans l'arbitrage privé rendu en 2008 (lien LCI) dans l'affaire qui opposait l'homme d'affaires Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, depuis rebaptisé LCL.

L'ancienne ministre de l'Economie n'est pas mise en examen,
 le statut de témoin  assisté étant intermédiaire entre celui de témoin et de mis en examen.La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a subi  deux jours d'auditions "musclées" par la CJR, seule juridiction habilitée à juger les anciens ministres. "Mon statut de témoin assisté n'est pas une surprise pour moi puisque j'ai  toujours agi dans l'intérêt de l'Etat et conformément à la loi", a déclaré la patronne du FMI. "Mes explications ont permis d'apporter une réponse aux doutes qui avaient été soulevés concernant les décisions que j'avais prises à l'époque", a souligné Christine Lagarde, qui a précisé qu'elle rentre à Washington "pour rendre compte" au conseil d'administration du Fonds.

VOIR et ENTENDRE
un rappel des faits:



L'exécutif craignait que la CJR ravive le souvenir de l'affaire DSK

Le conseil d'administration du FMI, qu'une mise en examen aurait plongé dans l'embarras, a réaffirmé jeudi qu'il maintient sa confiance à Christine Lagarde. Le FMI devrait toutefois revoir sa position si la procédure devant la CJR venait à empêcher Christine Lagarde d'exercer son mandat, indique une source anonyme au sein de l'institution. Le FMI a d'ailleurs fait savoir qu'il évoquera "dans les prochains  jours" la situation de sa directrice générale.


La gauche refuse d'y voir un désaveu des attaques qu'elle mène
 depuis plus de deux ans contre l'ex-ministre des Finances de François Fillon. Aucun indice grave n'a pourtant encore été relevé à l'encontre de la directrice du Fonds Monétaire International (FMI).
VOIR et ENTENDRE Eduardo Rihan-Cypel assurer qu'il n'est pas rassuré par la décision de la Cour de Justice et promettre que l'affaire aura des rebondissements : 


Une procédure visant Christine Lagarde est ouverte depuis l'été 2011 à la CJR pour complicité de détournement de fonds publics et de faux. Pour mettre un terme à une procédure interminable, Christine Lagarde avait choisi de solder par un arbitrage privé le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais concernant la revente en 1993 d'Adidas. Le Consortium de réalisation (CDR), structure créée pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, avait été condamné en juillet 2008 à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités (403 millions d'euros avec les intérêts).

En septembre 2009, le spécialiste de l'arbitrage Thomas Clay avait déjà des comptes à régler: il menaça de réclamer des dommages et intérêts pour procédure abusive à Bernard Tapie qui l'avait poursuivi en diffamation. L'arbitre du PS est-il fiable ?

La cible de la justice politique est claire
 dans ce reportage de BFMTV  

VOIR et ENTENDRE les témoins à charge connus pour leur anti-sarkozisme: le journaliste d'investigation Laurent Mauduit au site trotskiste Mediapart, le juriste socialiste Thomas Clay (Libération) et Fabrice Lhomme (Le Monde), lequel s'est illustré dans l'affaire Clearstream, au service de Mediapart:

Thomas Clay est co-auteur de l'ouvrage collectif, Manifeste pour la Justice (janvier 2012), avec le franc maçon Pierre Joxe, Christine Lazerges, ex-députée PS de l'...Hérault, et Jean-Pierre Mignard, parrain de deux des enfants du président Hollande.  Pamphlet accusant  le pouvoir en place depuis 2002 de démolition méthodique de l'institution judiciaire, ce Manifeste donna lieu à une soirée-débat avec François Hollande, animée par Edwy Plenel, journaliste et fondateur de Mediapart, le lundi 6 février 2012, peu avant la présidentielle. 

VOIR et ENTENDRE maintenant le dialogue de deux autres comparses, Thomas Clay, dans le rôle du procureur, répondant au journaliste Laurent Mauduit pour Mediapart:
La collusion est-elle assez limpide ?
Thomas Clay est-il l'enseignant neutre et accoucheur d'esprits sains que l'on peut souhaiter pour ses enfants ? 

Le PS se déploie sur toutes les chaînes de France:

Il en est un qui n'a pu échapper à personne: un expert en arbitrage, mais pour qui l'arbitrage est à charge ! Proche de l'actuelle majorité, Thomas Clay est un professeur de droit de gauche à qui les media n'ont pas la liberté de refuser leurs studios. Or, il se pose en alternative à la justice dans une publication au titre révélateur "Médiation et arbitrage. Justice alternative ou alternative à la justice ?" (2005). Il écrit d'ailleurs dans une certaine presse "indépendante", sauf du pouvoir socialiste, Le Monde, Libération, ... Poussé en avant par le PS au moment de l’affaire Tapie, cet arbitre partisan a en outre commis une analyse législative et politiquedu quinquennat de Nicolas Sarkozy qui est en fait sa lecture mordante et militante aux accents pamphlétaires.

France Info a fait le choix libre de lui demander son avis objectif
, vendredi 24 mai 2013:
VOIR et ENTENDRE ce professeur de droit privé à l'université de Versailles

Il ne paraît pas au Mur des cons du Syndicat de la Magistrature...
Thomas Clay a sa rubrique à la fois sur France Info et sur France Inter, radios du service public et évidemment libre.
Après deux ans d'enquête et deux jours d'audition, Thomas Clay ne se satisfait pas que des magistrats aient jugé vendredi qu'ils n'a pas assez de matière pour accuser Christine Lagarde. "Il n'y a pas d'indices graves et concordants mais quand même des indices de sa mise en cause dans ce dossier" pour qu'elle soit placée sous le statut de témoin assisté, maintient sur France Info Thomas Clay.
Madame Taubira peut bien se faire plus petite encore qu'elle n'est, au propre comme au figuré, la ministre de la justice socialiste a lancé ses militants à l'assaut des media.

Devinez à qui BFMTV s'est adressée, le 22 mai 2013 

Et , le lendemain 23 mai, c'est encore au même Thomas Clay que BFM fait appel:
à croire que la chaîne d'information en continu est connectée à la Rue de Solférino...  
VOIR et ENTENDRE celui qui, sans être secrétaire général du parti, porte la parole du PS  (avec François Bayrou, qui brigue toujours la succession de Jean-Marc Ayrault!)...

Alors pourquoi Thomas Clay est-il l'interlocuteur obligé de la presse indépendante ?
VOIR et ENTENDRE cet arbitre indépendant, sollicité par Terra Nova, apporter son soutien au candidat Hollande:


Je soutiens François Hollande le 6 mai, par... par terranova
Peut-on imaginer un seul instant qu'un tel professeur puisse laisser ses étudiants libres de respirer seuls?

Les media français cèdent la parole à des arbitres juges et parties

"Le témoin, l'analyste et a fortiori l'arbitre doivent-ils tout dire de leurs relations avec les autres professionnels du dossier ?
Le fait que les arbitres se connaissent ou aient déjà croisé les avocats de l'affaire dans une conférence ou un cocktail n'a rien de très vertueux dans le microcosme parisien des affaires. Le fait d'avoir siégé ensemble relève en revanche de ces "circonstances pouvant affecter leur impartialité". Pour autant, "l'arbitre doit-il se limiter aux faits significatifs ? Y ajouter les faits insignifiants ? Voire ceux qu'il ignore ? " 

Ainsi le professeur Clay interpelle-t-il les autres, mais, pour ce qui le concerne, en socialiste pur jus, il répugne à se poser ces questions à lui-même.

Non, décidément, le Mur des cons du SM, n'est vraiment pas pour lui.


jeudi 4 avril 2013

Affaire Cahuzac: Mediapart ne lâche pas Hollande

La droite est en revanche remarquablement modérée
Ministre du Budget fraudeur
pris au piège de l'évasion fiscale
Après des semaines d'arrogantes dénégations devant la représentation nationale et les caméras, l'ancien ministre du Budget de Hollande, Jérôme Cahuzac, a avoué mardi avoir pratiqué l'évasion fiscale en ouvrant un compte bancaire frauduleux à l'étranger.

La presse estomaquée qui avait appelé à voter Hollande se retourne encore contre la droite
Depuis mardi soir, la droite se serait emparée de cette faute morale pour exprimer leur indignation traduite en attaques, selon ces media, contre les deux responsables de l'exécutif. C'est pourtant l'ensemble de la classe politique, y compris à gauche, et les observateurs de tous bords, qui laissent entendre que François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne pouvaient ignorer le mensonge de l'ex-ministre du Budget.
Ne se disent-ils pas eux-même trahis ? Peut-on être plus sévères avec un camarade ? Ce soir, en sorte de paraître intraitable aux yeux des Français, Ayrault demande que Cahuzac ne reçoivent pas ses indemnités... Si, pour la Justice, Cahuzac reste "présumé innocent", au PS, les condamnations pleuvent ! Que ne faut-il pas faire pour préserver sa vertu !...

Petite revue de presse de l'étranger:

VOIR et ENTENDRE le contraste entre les questions modérées de la droite et les réponses virulentes et polémiques de Ayrault à l'Assemblée nationale, le 3 mars 2013:
Le 3 avril 2013, Edwy Plenel estimait: " François Hollande n'a pas d'excuse"


Selon 
Edwy Plenel, cofondateur du site internet rotskiste Mediapart, le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac.


" Je le dis comme je le pense, François Hollande n'en a aucune (...) François Hollande savait exactement ce que tout le monde savait", a-t-il martelé   mercredi  sur France Culture après que Mediapart ait révélé début décembre l'existence du compte en Suisse de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. "Tout cela était sous les yeux (...) Les informations étaient sur la table de manière très documentée dès le début décembre ", a-t-il insisté.

"Ce qui n'est pas normal en démocratie, c'est qu'un journal doive se battre pendant quatre mois pour légitimer ses informations, alors que ces informations, elles étaient là, sous les yeux de tout le monde".

Pour le journaliste, François Hollande appartient à "une génération qui, en bon analyste, a pu voir la fin vraiment sombre du mitterrandisme, qui a pu voir les limites du jospinisme.
Donc, il a su exactement quel était le diagnostic et pourquoi il fallait mettre la politique au poste de commande et la dynamique démocratique au poste de commande".

Mais, a-t-il regretté, "la fonction présidentielle dévitalise, j'en suis profondément convaincu, notre démocratie. Elle crée des attentes et après elle les déçoit. Et le quinquennat n'a fait qu'aggraver tout cela".


Le 4 avril,
Laurent Mauduit, autre co-fondateur du site Internet, repart à l'attaque.

VOIR et ENTENDRE le journaliste économique sur Europe 1:

Il s'est illustré en conduisant une longue enquête sur les conflits d’intérêts des économistes français les plus connus, souvent appointés par la finance: outre Jacques AttaliMarc Fiorentino, qui fut administrateur d'Ubisoft et dirige une banque d'affaires, Euroland Finance, mais fut sanctionné en 2008 par l'AMF (50 000 euros d'amende et un avertissement) et qui intervient sur BFM Business, Olivier Pastré, qui est administrateur de la Caisse des dépôts, du Crédit municipal de Paris, et président du conseil d’administration d’une banque d’affaires tunisienne, tout en tenant une chronique hebdomadaire (L’économie en questions, sur France Culture), Jean-Paul Fitoussi, l’économiste ancré à gauche, que Mauduit vénérait jadis, et qui a fini par soutenir la plate-forme économique du "Mouvement 5 étoiles" de l'humoriste Beppe Grillo, altermondialiste anti-libéral, grand vainqueur des élections italiennes de 2013, Elie Cohen, CNRS, qui collectionne les jetons de présence dans les conseils d’administration ou de surveillance : Pages jaunes, EDF énergies nouvelles, Steria, etc. et participe à de nombreuses émissions de radio et télévision, notamment à C dans l'air sur France 5.(En 2010, il aurait touché, selon le calcul de Mauduit, 110 000 euros de jetons de présence, soit deux fois le salaire d’un prof en fin de carrière), ou le normalien, essayiste et économiste, Daniel Cohen qui, selon Mauduit, toucherait une rémunération située entre 1 et 2 millions d’euros par an pour ses conseils à la banque Lazard, notamment sur le traitement de la dette publique grecque. Il est par ailleurs éditorialiste au Monde et est aussi membre du conseil de surveillance du journal. Lors de l'élection présidentielle française de 2012, il signe l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande.