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mercredi 11 février 2015

SwissLeaks : Pierre Bergé, actionnaire de Le Monde, condamne les "délations" de son journal

L' "esprit Charlie" est déjà mort: on n'a déjà plus le droit d'informer ?

L'offense qui irrite Pierre Bergé, le "populisme" du Monde 

Hollande, ici avec le roi du Maroc,
 et Najat Vallaud-Belkacem, très en colère... 
Le multi-millionnaire dit "réprouver" les méthodes du quotidien
Après des réserves exprimées par son partenaire, le banquier Matthieu Pigasse, le président du Conseil de surveillance du Monde a dit "réprouver" les méthodes du quotidien qui a révélé lundi un scandale de fraude fiscale de la part HSBC Suisse. "Est-ce le rôle d'un journal de jeter en pâture le nom des gens?", s'interroge tout à trac Pierre Bergé.

Le parrain du PS n'est pas content de son journal, après ses révélations de fraude fiscale organisée par la filiale suisse de la banque HSBC. Les méthodes de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ses journalistes d'investigation, indisposent l'homme d'affaires du luxe. Le Monde a en effet révélé dimanche soir que 180,6 milliards d’euros auraient transité, à Genève, vers les comptes secrets HSBC de plus de 100.000 clients et de 20.000 sociétés offshore, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. Parmi ces clients, 3.000 Français, qui auraient dissimulé pour 12,5 milliards d'euros au fisc.
Qui sont les fraudeurs épinglés?
Parmi les plus connus, Natcha Polony cite des personnalités française, tels Jacques Dessange, Christophe Dugarry, Philippe Lavil et Gad Elmaleh, tandis que Jean-Michel Aphatie ne mentionne que des étrangers comme John Malkovitch, Christian Slater, Phil Collins, Elle McPherson, Fernando Alonso, Valentino Rossi, Mohamed VI, le roi du Maroc avec lequel Hollande s'évertue à renouer des liens, et Abdallah II, roi de Jordanie, venu à Paris soutenir la liberté d'expression lors de la "marche républicaine" du 11 janvier... 
Il se dit depuis que le ministre des Affaires étrangères de Hollande, Laurent Fabius, aurait tiré les oreilles de Bergé...

La publication de noms d'amis fraudeurs fiscaux avec un compte secret en Suisse a notamment irrité l'homme d'affaires. "Ce n'est pas pour ça que je leur ai permis d'acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve", a lancé Pierre Bergé dans un entretien sur RTL. "Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c'est la délation. C'est jeter en pâture des noms", a-t-il ajouté. "Cette histoire me met mal à l'aise. Il faut proscrire évidemment la fraude fiscale et punir les fraudeurs. Est-ce le rôle d'un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C'est du populisme. C'est fait pour flatter les pires instincts."

C'est même une enquête de réseau militant 

Matthieu Pigasse contre le "maccarthysme fiscal"

Co-actionnaire du Monde avec Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, avait dénoncé la "délation", tout en se disant "fier" du travail d'investigation "remarquable" réalisé par les journalistes. "Il est vrai qu'il y a un juste équilibre à trouver entre le fait de divulguer des informations d'intérêt général, d'intérêt public" et le fait "de ne pas tomber dans une forme de maccarthysme fiscal et de délation", avait-il déclaré plus tôt dans la journéeP. Bergé se devait de clarifier la pensée éthique des maîtres du Monde, tandis que le troisième co-actionnaire, fondateur de l'opérateur télécoms Free, Xavier Niel, faisait le mort mardi soir.

L'"effet Charlie", c'est le développement d'un climat malsain

Le directeur du Monde, Gilles Van Kote, avait aussitôt répliqué à 
Matthieu Pigasse, par ailleurs vice-président de la banque Lazard, réaffirmant l'indépendance éditoriale de la rédaction. "On peut toujours avoir des discussions. Le débat sur le fait de donner le nom d'untel et pas d'untel est ouvert, il existe au sein de la rédaction. Mais ce sont des décisions qui sont d'ordre éditorial et qui sont donc du ressort de la direction du journal", a déclaré Gilles Van Kote. Il a rappelé l'existence, au Monde, d'une charte d'éthique, si, si, selon laquelle "les actionnaires n'ont pas leur mot à dire sur les contenus éditoriaux"

Depuis que la liberté de salir est érigée en liberté d'expression, la presse ne recule plus devant aucune offense.  "Le Grand Journal de Canal+ vient de me citer parmi les évadés fiscaux dans l'affaire Swiss Leaks, a écrit Rémi Gaillard. Je les invite à venir vérifier par eux-mêmes l'état de mes comptes. Je propose aussi à Canal+ qui, visiblement, divulgue des infos sans les vérifier, le défi suivant: lorsque que vous aurez constaté votre erreur à mon égard, je vous remercierai d'aller tous vous faire «enculer» en direct sur votre plateau."

Les révélations du Monde sont connues de longue date

Les journalistes réduisent à néant les tentatives de l'exécutif, alors que Valls est accueilli à Marseille par des tirs en rafales de kalachnikov le jour où il annonce un bilan policier en progrès et que Hollande fait la danse du ventre  pour renouer avec le roi Mohammed VI du Maroc.  

Selon les deux mouchards de la presse, Le Monde n'aurait eu accès qu'en janvier 2014 à des centaines de milliers de données à déchiffrer, concernant environ 200 pays de la filiale suisse d'HSBC. Les noms des clients jetés en pâture sur la place publique lundi sont notamment ceux de vedettes du show-business, et de chefs d'entreprise ou de leurs héritiers. En France, l'humoriste Gad Elmaleh est au nombre des  pour avoir disposé d'un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Il a pourtant régularisé sa situation auprès du fisc français.

Le Parquet financier souhaite que l'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, ainsi que son épouse, soient jugés pour fraude fiscale et blanchiment de ce délit. Le PNF a requis le renvoi en correctionnelle, notamment pour fraude fiscale, dans l'affaire de son compte caché à l'établissement financier suisse Reyl et Cie, a-t-on appris lundi 5 janvier. C'était le premier scandale de l'ère Hollande, suivi de l'annonce de mesures pour moraliser la vie politique, avec la création du PNF et la publication de leur patrimoine par les ministres.

En qualifiant de "délation" la publication de son journal,
Bergé juge que les journalistes Davet et Lhomme sont animés par des intentions méprisables. Mais également la rédaction dans son ensemble, car elle faisait déjà état de ces documents judiciaires en sa possession, en juin 2014. Le journal qui se targue d'investigation exploite en fait le travail d'une équipe franco-belge d'enquêteurs. HSBC Private Bank était déjà suspectée d'avoir incité les mêmes 3.000 contribuables français qui ont fraudé le fisc, pour un montant global, à l'époque, de plus de 4 milliards d'euros, selon le calcul fait en 2013 par Christian Eckert, alors rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée. Elle aurait également mis en place un complexe système de sociétés écrans, destiné à brouiller les radars du fisc. Une affaire qui court donc depuis de nombreuses années et dont le quotidien socialiste tire un maximum de profits en distillant régulièrement des éléments du dossier. Avec la complicité de ses confrères de la presse qui semblent toujours faire une découverte pour buzzer et booster leurs propres ventes.
"En publiant la liste des exilés fiscaux dans le cadre de son enquête sur SwissLeaks, jetant en pâture une fournée de personnalités, Le Monde a-t-il failli? s'interroge toutefois Renaud Revel, qui évoque "les limites et le bon équilibre à trouver entre des révélations salutaires et des pratiques contestables et contestées de délateurs." Pour la défense des grands, il prend le cas du modeste humoriste Gad Elmaleh qu'il qualifie de "bouc-émissaire, lardé de banderilles et livré à la vindicte, qui aura beaucoup de mal à se relever de cette opération de lynchage", en pensant aux autres. "La prise est belle et la chasse exaltante !" s'exclame-t-il, tout en accusant, évidemment, les... réseaux sociaux d'embrayer sur l'hallali initié, faut-il le rappeler, par Le Monde.

Le Parquet financier souhaite que l'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, ainsi que son épouse, soient jugés pour fraude fiscale et blanchiment de ce délit. Le PNF a requis le renvoi en correctionnelle, notamment pour fraude fiscale, dans l'affaire de son compte caché à l'établissement financier suisse Reyl et Cie, a-t-on appris lundi 5 janvier. C'était le premier scandale de l'ère Hollande, suivi de l'annonce de mesures pour moraliser la vie politique, avec la création du PNF et la publication de leur patrimoine par les ministres.

vendredi 19 septembre 2014

Diplômes: Zidane fait du Cambadélis

Les usurpateurs de diplômes devant la justice?

L'un est poursuivi en justice, l'autre, non !
Exemple pour la jeunesse sportive
Un réseau d'écoles privées d'entraîneurs porte plainte contre Zinédine Zidane. Ce réseau dénonce le fait que l'entraîneur de la Castilla ne dispose  pas de tous les modules de son diplôme. L'adjoint du Franco-algérien né à Marseille d'une famille originaire de Kabylie et délocalisé en Espagne, Santiago Sanchez, doit donc se charger de signer  les feuilles de matches à sa place...
La Fédération espagnole a jugé cette plainte recevable et une enquête a été ouverte. Zidane risque une suspension de plusieurs rencontres, alors qu'il bénéficie toutefois du soutien du syndicat officiel des entraîneurs espagnols, qui justifie la pratique du "prête-nom", la qualifiant de courante en Espagne. L'ancien capitaine des Bleus doit obtenir dans quelques mois le troisième niveau de son diplôme français d'entraîneur.

Les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets en France



Le président de la République a choisi des fraudeurs pour ses gouvernements exemplaires. Après Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, il a récidivé en en récompensant un autre, Thomas Thévenoud. C'est à croire qu'il n'a d'autre choix au PS qu'entre des experts de la fraude. Et voilà que pour lui succéder à sa tête, il est allé cherché Cambadélis ! Cet apparatchik socialiste n'a jamais rien fait dans sa vie, sinon naviguer de la révolution trotskiste au libéralisme strauss-kahnien en passant par le mitterrandisme, au fil des fluctuations des courants du parti. S'il est visiblement capable de prendre le vent de l'Histoire, ses compétences intellectuelles sont limitées et il le sait. Il a donc intrigué pour obtenir d'un universitaire marxiste le diplôme de doctorat, excusez-moi du peu. Le top des diplômes universitaires, en dormant ! Car l'usurpateur n'est pas détenteurs des diplômes intermédiaires qui permettent de soutenir une thèse en bonne et due forme. Sauf connivence entre camarades vertueux et donneurs de leçons.

Cambadélis aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de ...sociologie à la faculté de Jussieu et soutenu une thèse, alors même qu'il n'avait pas les diplômes antérieurs requis, ni la licence, ni la maîtrise. Ce cas rappelle irrésistiblement celui du syndicaliste Bruno Julliard-Landau, responsable de l'UNEF qui a réussi à mener de front la bataille contre le projet de CPE (contrat première embauche) et à se faire décerner un master recherche de droit public. Il est d'ailleurs devenu premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la ...culture ! Il a même été conseiller (2012-2013) auprès du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.
En 2013, quand Pascal Cherki, un actuel frondeur, proche de Julien Dray, de SOS Racisme, de Jean-Luc Mélenchon, d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, est nommé porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris à l'élection municipale de 2014, il est secondé de plusieurs porte-parole adjoints, dont l'ancien patron de l'UNEF-ID, syndicat étudiant d'extrême gauche, à la suite d'un autre frondeur, Pouria Amirshahi (1994-1998) et de ...Jean-Christophe Cambadélis (1980-1984).


Et "Kosta", son pseudonyme de révolutionnaire trotskiste, a des arguments forts. 
Cet esprit frappeur a en effet menacé le Premier ministre Dominique de Villepin, en pleine séance de l'Assemblée nationale, le 21 juin 2006. Le député Hollande, s'adressant au Premier ministre, avait violemment attaqué. "Pas de confiance dans le pays, pas de confiance de la majorité, ni dans la presse : dans toute démocratie digne de ce nom, le chef de l'Etat ou le Parlement auraient mis fin à cette situation", lançait alors celui qui aujourd'hui plafonne à 13% de popularité mais entend se maintenir au pouvoir. Le premier secrétaire du PS passa alors à l'objet de sa question, EADS, et demanda si le gouvernement faisait toujours confiance à son président, Noël Forgeart. Dominique de Villepin se leva. "Il va y avoir un incident", glisse l'UDF Maurice Leroy à son voisin, François Bayrou.
Bien vu. "Monsieur Hollande, il est des moments dans la démocratie où l'on ne peut pas dire n'importe quoi"
commença-t-il, avant d'ajouter: "Il est des moments dans une démocratie où on ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs." Puis c'est l'estocade: "Je dénonce, monsieur Hollande, la facilité...
" Il marque un silence : "Et je dirai même, en vous regardant, la lâcheté... la lâcheté de votre attitude."
Le socialiste Augustin Bonrepaux se précipite vers le banc du gouvernement. Les huissiers foncent pour protéger le Premier ministre. On aperçoit le poing dressé de Jean-Christophe Cambadélis. Villepin poursuit une réponse devenue inaudible.

L'affaire des vrais-faux diplômes de Cambadélis

Mercredi, le premier secrétaire du PS a répliqué en expliquant qu'il a "obtenu une dérogation de l'université Paris-VII Jussieu – signée par le président de l'université de l'époque, Jean-Jacques Fol, aujourd'hui mort et qui ne parlera pas. 
Voici copie de la dérogation non motivée...
Et c'est par ce tour de passe-passe que, sans maîtrise (master), mais avec piston, Cambadélis a obtenu une attestation de DEA, avec mention Bien..., à l'âge de 33 ans, pour son militantisme d'extrême gauche lambertiste, à l'OCI puis au PCI. Il se trouve alors que le premier secrétaire du Parti socialiste est Lionel Jospin (1981-1984), un "ancien" lambertiste incité par l'OCI à infiltrer le PS.

Mediapart dégrade la France au rang de république bananière

Il faut être trotskiste et donc révolutionnaire pour louer tous les trucages dérégulateurs de la société telle qu'elle est établie, dès lors qu'ils ne sont pas patronaux. La tentation de relativiser une usurpation supposée de diplôme est d'autant plus forte à gauche, qu'à y bien regarder, un contrôle de leur validation par l'Université tenue par la gauche exemplaire pourrait faire apparaître quelques injustices et éclabousser bon nombre des têtes pensantes du PS, à commencer au niveau subalterne des DESS et DEA, délivrés sans aucun contrôle par les facultés, au vu de la carte rose d'adhérent de bon aloi...


Zidane, éducateur sain 
Un collaborateur du site de désinformation s'en prend impunément aux Africains francophones (puisque c'est lui qui décide des polémiques à lancer) et nommément aux Camerounais qui auraient "hérité de leurs 'ancêtres les gaulois' - 'de gauche'- le culte effréné et parfois démesuré pour les diplômes et autres parchemins." On l'a compris, le diplôme n'est pas seulement clivant, mais porteur des stigmates du colonialisme et justifie donc la lutte des classes. Et de citer l'exemple de ces Africains qui font baver les petits Blancs de Mediapart en énumérant des DEA, DESS et autres agrégations et doctorats, pour les plus avides de reconnaissance. Certains les ont reçus de l'Université française et marxisante, en reconnaissance de leur mérite, mais cette seule évocation du mérite fait monter chez les gauchistes des envies de révolution en bouffées de violence.
br>Le scandale du politicien serait-il moins racoleur que celui du footballeur?
Si la faute présumée du sportif tout en muscles est "disproportionnée et secondaire dans l'ordre des priorités des Français (moyens) en ces temps de morosité économique et politique", à ce qu'on peut lire dans Mediapart, peut-on en dire autant d'un acteur politique, gestionnaire et législateur de la nation ?...

Qui portera plainte contre Cambadélis pour faux et usage de faux... 

La parole est au journaliste co-fondateur de Mediapart, Laurent Mauduit, ancien de l'OCI.

dimanche 7 septembre 2014

Martine Aubry veut lancer l'épuration de Thomas Thévenoud de l'Assemblée

De la charte de déontologie de Fabius à la chasse aux fraudeurs socialistes de Aubry, en passant par le choc de transparence

Traquer les chômeurs fraudeurs ne suffit pas
Martine Aubry a cloué au pilori l'ancien secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, qui a fraudé le fisc pendant au mois 3 ans et qui refuse de quitter son poste de député. 
La maire socialiste de Lille Martine Aubry, très remontée, a estimé dimanche que le secrétaire d'Etat déchu Thomas Thévenoud devait quitter son siège de député de Saône-et-Loire, bien qu'elle ait été beaucoup moins réactive sur les cas socialistes du Nord-Pas-de-Calais, G. Dalongeville à Hénin-Beaumont, conquise par le FN), le député-maire socialiste de Liévin, Jean-Pierre Kucheida), de l'Hérault (Robert Navarro, ex-patron de la fédération PS) ou des Bouches- du-Rhône (Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, et Sylvie Andrieux).

"Il aurait dû le faire lui-même", a accusé Martine Aubry, interrogée au micro d'Europe 1 sur une démission éventuelle de l'ancien secrétaire d'Etat. Ce dernier a été obligé de partir du gouvernement pour s'être soustrait au fisc mais n'envisage pas de quitter l'Assemblée nationale.

Soulignant que Thomas Thévenoud a fait partie de la commission sur la transparence, et qu'il a critiqué l'attitude de Jérôme Cahuzac et ses comptes bancaires  à l'étranger soustraits au fisc, Martine Aubry a haussé le ton. "Lui, il a problème, donc il faut qu'il s'en aille", a lancé la maire de Lille.

Des propositions à venir

Par ailleurs, Martine Aubry a fait l'annonce qu'elle va faire des propositions pour infléchir la politique économique du gouvernement "dans les semaines qui viennent". 
"Il y a des inflexions à faire dans la politique économique pour que la croissance revienne, réduire les déficits: il faut le faire (...) sans casser la croissance", a professé Martine Aubry.

La maire de Lille a ainsi évoqué l'aide aux entreprises "qui en ont besoin: les artisans, les commerçants, les PME, les entreprises qui sont soumises à la concurrence internationale sans casser la demande".

A l'inverse, la meneuse des "frondeurs" du PS a argumenté, plaçant la finance dans son viseur.  "On n'a pas besoin d'aider les banques, par exemple, qui, elles, ne sont pas dans la concurrence internationale."
Elle n'a pas manqué non plus de jouer sa vieille scie. "On n'a pas besoin non plus d'aider les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (..) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation".

samedi 17 mai 2014

Coup de poker de Valls sur la baisse d’impôts pour les ménages modestes

Joueur, le Premier ministre mise sur un nouvel afflux d'évadés fiscaux repentants 

Il faudra de bons résultats  contre la fraude fiscale pour financer le milliard d’euros de baisse d’impôts


Le bel endormi réclame-t-il
sa jupe ?...

(recréation de 'Danae' 
de Gustave Klimt, por Milo Manara)


Valls se prend-il pour Danaé?
Zeus, épris de la belle enfermée dans une tour par son père,  la "visita" dans son sommeil, sous forme d'une pluie d'or ...


Annonce politique en faveur de l'exonération fiscale des ménages les plus modestes. 
“Cette mesure va être financée par la lutte contre la fraude fiscale”, promet le Premier ministre, Manuel Valls,  interrogé vendredi matin sur Europe 1

Il n’y aura pas d’économies supplémentaires réalisées
, ajoute le roi du bandit manchot. L'annonce doit donc contenter tout le monde.  


Cela demande quelques précisions

"Nous avions déjà provisionné 500 millions", rappelle Manuel Valls pour affirmer que son prédécesseur Ayrault a vu petit et que lui, Valls, va donner une ampleur médiatique accrue à la mesure. De fait, selon le budget 2014, en matière de lutte contre la fraude fiscale, trois mesures étaient censées rapporter environ un demi-milliard d’euro. La principale concernait le serpent de mer de l’optimisation fiscale et notamment la lutte contre les prix de transfert que pratiquent les multinationales entre leurs filiales. Selon les prévisions des services de Ayrault, cette seule mesure devait rapporter 400 millions d’euros.
C'était donc sans compter avec d'hypothétiques recettes fiscales supplémentaires issues de la lutte contre la fraude en elle-même, à savoir le régularisation de la situation de Français "dont une partie de l’argent n’est pas déclarée en France" (c'est-à-dire les fraudeurs qu'il ne faut pas effaroucher par les mots), d’une part, et les recettes liées aux redressements fiscaux d’autre part. Et il est convenu de penser que l’année 2014 s’annonce comme un grand cru.
Valls se fait fort de faire sortir les évadés fiscaux du bois. 
"Il y a des rentrées fiscales importantes, liées à un afflux massif de contribuables pour déclarer leurs compter à l’étranger", affirme-t-on du côté du ministère du Budget, non suspect de connivence... Entre l’été et l’hiver 2013, déjà près de 10.000 personnes supplémentaires s’étaient "pressées" aux portes des services fiscaux pour régulariser leur situation. Depuis le début 2014, la marée continuerait, semble-t-il, à monter puisque les services noteraient "une amélioration continue de l’augmentation du nombre de contribuables” qui reviennent en France.

Des évadés fiscaux désormais présentés comme des citoyens vertueux 

L'Etat français va être riche
En somme, la magie Valls opère.
Manolo devrait convertir les évadés fiscaux récalcitrants en Français solidaires. Les recettes de la lutte contre la fraude fiscale devrait donc pleuvoir et augmenter de 500 millions d’euros. Aucun chiffre n’a néanmoins été communiqué à l’heure actuelle sur les résultats précis dans ce domaine. Pour mémoire, le montant total des droits rappelés et pénalités se serait élevé en 2012 à 18,1 milliards d’euros.

On peut d’ailleurs rêver que ce mouvement se poursuive puisque de nombreux Français continuent toujours à cacher des sommes importantes à l’étranger. Selon les chiffres de la place financière suisse, les appels du pied de Valls s'adressent encore à 70.000 qui se cacheraient, ne serait-ce que dans la confédération helvétique. En octobre 2013, un rapport parlementaire rappelait qu’à elle seule, la fraude fiscale coûtait entre 60 et 80 milliards d’euros par an au budget de l’Etat.

Le ministère du Budget répand l'information selon laquelle,le nombre de Français vivant à l’étranger voulant régulariser leur situation fiscale dans l’Hexagone aurait déjà passé la barre des 10.000 depuis le début de l’année 2014Or, on avait appris en février dernier que, quand Bercy espérait récupérer des milliards, la traque fiscale a rapporté seulement 230 millions.
Qui  croire quand, sur deux mois, une même source varie autant, en fonction des besoins politiques ?