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jeudi 19 septembre 2013

Impôt sur le revenu: des chiffres qui dressent les Français contre ce gouvernement

Les Français seront plus nombreux à payer l'impôt sur le revenu

Aux cafouillages au sommet de l'Etat sur la "pause fiscale" s'ajoutent 
un autre embrouillamini gouvernemental sur l'augmentation du nombre de nouveaux foyers imposables

Un désordre digne des altermondialistes d'EELV a de nouveau régné de nouveau désordre jeudi, à une semaine de la présentation du budget 2014 de la France.

Le quotidien L'Opinion affirme qu'entre 1,2 million et 1,6 million de foyers supplémentaires vont payer l'impôt sur le revenu en 2013, soit 10% supplémentaires.

Un chiffre qui "n'est pas exact", a nié Bernard Cazeneuve

Le ministre délégué au Budget promet de rendre compte "du chiffre exact dès que nous en disposerons, dans quelques jours, "à la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il conteste donc, mais a néanmoins besoin de plusieurs jours encore pour savoir combien de nouvelles victimes il va faire et préparer l'emballage du budget.

Interrogé sur les estimations de L'Opinion sur la radio Europe 1, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a cependant laissé entendre par un "peut-être" qu'il était possible qu'environ un million de foyers supplémentaires soient concernés par l'impôt sur le revenu.

Ces absences de réponses claires chiffrées interviennent après cinq jours de déclarations confuses sur la "pause fiscale".
"En 2011, l'ancienne majorité avait décidé de geler le barème de l'impôt sur le revenu, ce qui avait fait rentrer un million de foyers dans l'impôt. Cette année, le gel a été prolongé, donc il y a sans doute un montant équivalent de Français qui rentrent dans le barème de l'impôt sur le revenu", a argumenté Moscovici, soulignant ainsi que la majorité présidentielle est dans l'incapacité d'apporter un changement pour le meilleur.

Cazeneuve ne sait pas où il va, mais Moscovici a l'audace d'annoncer qu'en 2014, "il n'y aura pas davantage de foyers fiscaux touchés" en France où environ 18 millions de foyers fiscaux payent l'impôt sur le revenu.

Le gouvernement change le thermomètre

Dans le souci de renforcer le pouvoir d'achat, la croissance et l'emploi, le gouvernement socialo-écolo a décidé dans son prochain budget, qui sera présenté mercredi prochain au Conseil des ministres, de réindexer sur l'inflation le barème de l'impôtLe dégel du barème de l'impôt vise à réviser la grille d'imposition en fonction de l'inflation, appliquant plusieurs tranches aux revenus déclarés par les contribuables.

De surcroît, il prévoit l'instauration d'une décote, c'est-à-dire une réduction de l'imposition des revenus des contribuables les plus modestes.
Selon Moscovici, "6 à 7 millions de foyers fiscaux" pourraient en bénéficier en 2014, au détriment des classes moyennes, dont les plus exposées risquent de basculer vers le seuil de pauvreté.

Ces derniers jours, en admettant que
la "pause fiscale" promise pour 2014 par le président François Hollande ne sera "effective" qu'en 2015, le sombre Ayrault avait créé la confusion au sommet de l'Etat.

Le député PS Christian Paul accuse l'exécutif d'avoir péché par simple omission ! "Dans l'ambiance où l'on se trouve, le gouvernement n'a pas fait assez de pédagogie". "Je ne suis pas pour des annonces d'impôt tous les jours, cela devient effectivement très anxiogène", concède cet élu de la Nièvre, l'un des chefs de file du collectif de parlementaires PS de la "Gauche Durable", soudainement conciliante, bien que marquée à la gauche du PS.

Le ministre de l'Economie monte dans les tours à la moindre "contradiction au sein de l'exécutif", ajoutant sa voix à celle du Premier ministre pour prétendre jeudi que les prélèvements obligatoires seront "quasi stabilisés" en 2014 et "totalement stabilisés" en 2015. L'effort de redressement serait alors réalisé à 80% par des économies en dépenses en 2014, si tout allait bien...
Et si la courbe de l'emploi se redressait. Et si aussi la tante des ministres concernés en avait.

lundi 16 septembre 2013

La gauche qui veut alourdir le poids de la CSG pour certains

50 députés de la gauche présidentielle pour une CSG progressive

Les épargnants et investisseurs dans le collimateur de la gauche dure

Une cinquantaine de députés PS et de la gauche radicale ont plaidé à nouveau lundi pour une CSG progressive avec pour objectif apparent de "rendre du pouvoir d'achat" aux classes populaires et moyennes "sans accroître le déficit", au risque de casser l'investissement et de peser sur la courbe de l'emploi.
Raisonnement suivi: le taux de CSG, actuellement proportionnel au salaire, serait abaissé pour les bas salaires et plus pénalisant pour les hauts revenus. Lequel restant à déterminer...
Pour être social, faut-il être discriminant ?
Des députés de plusieurs "sensibilités" de gauche souhaitent déposer deux amendements en ce sens au projet de budget de la Sécurité sociale 2014, affirmant que "cette mesure de justice fiscale permettrait de rendre, de manière substantielle, du pouvoir d'achat aux catégories populaires et moyennes sans accroître le déficit public". "Un couple marié, rémunéré au SMIC, avec deux enfants à charge, verrait son pouvoir d'achat augmenter de près de 75 euros par mois", selon un exemple cité dans leur communiqué.

Ces partisans de la lutte des classes repartent à l'assaut

Ils avaient déjà appelé début juillet à un premier pas dès 2014 pour mener à bien une grande réforme fiscale au cours du quinquennat.
Ils sont membres de la Gauche Populaire, y compris le co-président des députés écologistes François de Rugy, 
de la Gauche Durable: Daniel Goldberg (SOS Racisme), Laurence Rossignol, Philippe Martin, nouveau ministre;
ou de l'aile gauche du PS:
courants Un Monde d'Avance, dont les principaux animateurs sont Benoît Hamon, ministre, Henri Emmanuelli, député et président du CG des Landes, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, ou Bruno Julliard, adjoint de Delanoë;
et Maintenant la Gauche: Emmanuel Maurel, Gérard Filoche,Paul Quiles, Marie-Noëlle Lienemann, Martine Chantecaille, Etienne Colin ou Jean Auroux et des altermondialistes

"Alors que s'ouvre, dans des conditions difficiles, le débat public sur les orientations budgétaires pour 2014 et que la préoccupation du pouvoir d'achat prend de l'ampleur dans nos territoires, il est temps de poursuivre cette initiative (...). Nous soutenons l'élargissement du mécanisme de la décote de l'impôt sur le revenu, mais nous pensons qu'il est possible d'aller plus loin sur le terrain du pouvoir d'achat", écrivent les signataires, à commencer par Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Christian Paul, Laurent Baumel (ancien UNEF-ID) du collectif de la "Gauche populaire", avec Philippe Doucet, François Kalfon, et des intellectuels qui prônent un rapprochement avec le monde ouvrier.

François Hollande a pourtant tenté de faire croire à des baisses fiscales pour 2014

Avec Hollande,
à tous les coups, on perd
Lors de son tête à tête avec Claire Chazal sur FT1 Dimanche soir, il a indigné la France en portant à son crédit une baisse de la pression fiscale sur des mesures qui n'existent pas. Hollande assure avoir "annulé l'augmentation de la CSG qui était annoncée" et avoir touché à la TVA dans une moindre mesure que ne l'avait prévu la majorité précédente. On n'avait jamais fait aussi fort dans le boniment !

Le régime général de la sécurité sociale est financé par les cotisations sociales sur les salaires et par la CSG (Contribution sociale généralisée). 
De quoi accueillir la planète entière.


dimanche 26 août 2012

Les snipers de Hamon, aile gauche du PS au gouvernement

La Rochelle: quinze élus socialistes interpellent François Hollande sur l'Europe

Le PS fait seulement sa rentrée et les premières critiques pleuvent déjà ? 
Quinze député de "La gauche durable" (*) signent aujourd'hui une lettre ouverte publiée par Le Monde pour interpeller François Hollande sur la question européenne. "Beaucoup de nos concitoyens observent, avec inquiétude, le cours des affaires de l'Europe", entament-ils, sans se positionner clairement sur leur position lors du vote contre le traité proposé à ratification prochainement.

Créé début juillet 2012, "la Gauche durable réunit des parlementaires, des élus locaux et des citoyens engagés par leur action, leurs travaux, leur militantisme associatif, leur expertise dans la transition durable et démocratique de notre pays et de notre planète". Elle annonçait alors sa volonté de pousser les feux de la réflexion, de l’expression et de l’action et ça sent déjà le roussi.

"On ne peut pas se contenter d'adopter des compromis à reculons"
"L’initiative de croissance est le fruit concret de [votre] volonté. Les Français, et beaucoup d’Européens, espèrent encore plus de vous et de la France", poursuivent ces députés aubrystes qui appellent de leurs voeux un "saut démocratique" à l'échelle de l'Union européenne. "Une avancée politique qui permette aux Européens d’orienter réellement, par leur vote, le choix de leurs dirigeants et le cours des politiques européennes."
Entre les lignes, une critique contre l'absence de perspectives de la politique menée par le Président : les Français "veulent savoir quelle vision du futur inspire chaque étape, pour comprendre le moment présent. Ils ont le sentiment que les sacrifices sont toujours pour aujourd'hui et les contre parties toujours pour demain".

Pour Laurence Rossignol,  sénatrice de l'Oise, également signataire de la lettre, "la question du vote à l'Assemblée ne se réglera pas avec des menaces et des gros yeux. Tous ces parlementaires qui vont devoir se prononcer, il faut les inscrire dans un processus ambitieux pour l'Europe". 

"On ne peut pas se contenter d'adopter à reculons des compromis comme celui proposé aujourd'hui"
, décrypte pour FTVi Christian Paul, député de la Nièvre et signataire du texte. "On ne peut pas cimenter la gauche comme ça, avec un texte dont on sait qu'il n'a qu'une portée limitée", prévient-il tout en se défendant de faire "une offensive critique".
Il avait pourtant assuré précédemment sa " conviction que le traité peut emporter une majorité s'il est éclairé par l'étape d'après". "Si les Français veulent adhérer, il faut que le dessein européen que présente la France soit clairement énoncé devant le pays à la veille de la ratification", avait-t-il poursuivi. "Il faut créer l'adhésion." Après quelques semaines, a-t-il renoncé ?

Or, parmi les signataires figurent
des élus "n'ayant pas pris position sur le traité", comme Philippe Baumel (Saône-et-Loire). D'autres "sont enclins à le voter, car voter non n'aurait pas un débouché politique immédiat, c'est mon cas", a souligné Christian Paul.


L'Europe, la question qui fâche à gauche
L'initiative remet la question de l'Europe au centre du débat alors qu'elle en avait été soigneusement tenue à l'écart, au grand dam de beaucoup de militants. François Hollande, qui avait promis de renégocier le Traité durant la campagne, n'a finalement obtenu de Berlin qu'un volet additionnel sur la croissance. Trop peu pour l'aile gauche du parti qui a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne le voterait pas, comme le rappelle cet article du Nouvel Obs.

C'est aussi l'un des angles d'attaque du Front de Gauche, dont les affiches "Non au Traité de l'austérité" ont recouvert certains panneaux annonçant les universités d'été dans la ville. Et la question qui divise les écolos d'Europe-Ecologie-Les-Verts, provocant même une altercation mardi 21juillet au cours de leur campus de rentrée. 
 * Les parlementaires socialistes de la Gauche Durable signataires : Pervenche Berès (conseillère au cabinet de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale)
Christian Paul (secrétaire d'État à l'Outre-mer auprès de Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, puis soutien de Désirdavenir Royal avant de passer dans le camp Aubry)
Laurence Rossignol (ex-trotskiste à la LCR, puis à l’UNEF-ID, au côté de Julien Dray, elle est sympathisante de Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon)
Pouria Amirshahi (ex-Iranien et président de l'UNEF-ID et de la MNEF, il est préféré en interne à Faouzi Lamdaoui pour être député des Français établis hors de France en juin 2012)
Philippe Martin (député aubryste du Gers),
Philippe Baumel (sur l'aile gauche du PS, proche d'Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire, vice-président de la communauté urbaine Creusot-Montceau en charge du développement durable), 
Brigitte Bourguignon (53 ans, native d'Outreau, proche de Martine Aubry et députée du Pas-de-Calais à la suite de Jack Lang)
Philip Cordery (ex du cabinet d'Henri Emmanuelli, alors président de l'Assemblée nationale)
Olivier Dussopt (arriviste flexible mais tranchant engagé au sein de Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, ex-porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry aux primaires, député populiste de l'Ardèche, nommé secrétaire national du PS auprès de la 1re Secrétaire, Martine Aubry)
Daniel Goldberg (ex-responsable de SOS Racisme et député de Seine-Saint-Denis, proche de Fabius et Aubry)
Chaynesse Khirouni (nouvelle députée de Meurthe-et Moselle)
Axelle Lemaire (députée des Français établis hors de France (Europe du Nord))
Arnaud Leroy (motion de Bertrand Delanoë et François Hollande au Congrès de Reims, député des Français établis hors de France  (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) depuis 2012, bien que né à ...Lille)
Philippe Plisson (député de Gironde, condamné en 2005 à "six mois de prison avec sursis pour faux en écriture publique et usage de faux, peine assortie d'une mesure de privation des droits civiques, civils et de famille pour une durée d'un an: son collègue socialiste, Me Alain Anziani, sénateur de Gironde, insista auprès de la Cour d'Appel pour qu'elle évite la peine d'inéligibilité), Barbara Romagnan (députée féministe et tiers-mondiste du Doubs).
Sénatrice née en 1958 et conseillère générale de Charente, Nicole Bonnefoy a disparu de la liste originelle: une gauche "durable", mais point trop !