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samedi 13 octobre 2018

La fronde de l'aile gauche du PS se termine en claquements de portes : un vaudeville

Pourquoi Maurel et Lienemann quittent le PS pour rejoindre Mélenchon

Macron n'avait pas les éléments pour comprendre se qui se tramait

La présence de Mélenchon à Marseille
ne signifie pas qu'il y vient servir leu
rs intérêts
Lorsque le président croise Jean-Luc Mélenchon, 67 ans, sur une terrasse du Vieux Port, à minuit et demi, le 8 septembre dernier, Emmanuel Macron claque la bise à celle qui accompagnait l'ancien ministre délégué (2000-2002) à l'enseignement professionnel de Jospin et qui s'est éclipsée, laissant les deux hommes poursuivre sans elle devant les caméras. Partisane du dialogue et défenseuse de la francophonie, Marie-Noëlle Lienemann glisse au chef de l’Etat : "No comment !", avant de s'esquiver. 

Macron s’est fait présenter l’homme qui était avec les deux anciens ministres, et l'ex-conseiller de François Hollande a laissé entendre à Bernard Pignerol qu’il le connaissait grâce à Bertrand Delanoë. Haut fonctionnaire qui aurait pu être son secrétaire général de l'Elysée, ci-dessus à l'extrême gauche, si Mélenchon n'avait pas été éliminé au premier tour, cet ami du bateleur a en effet travaillé pour l’ancien maire de Paris. 

"Mais pourquoi Lienemann était-elle là ?," aurait demandé à un proche le président, en partant.

Mélenchon/Lienemann/Pignerol, si ces trois-là finissaient la soirée ensemble, c’est parce qu’ils se connaissent depuis trente ans, qu’ils ont été des piliers de la Gauche socialiste, la mythique aile gauche du PS sous Jospin, qui hébergea les "frondeurs" du 'capitaine de pédalo', Hollande. 

Or, s'ils étaient réunis ce week-end là à Marseille autour du futur candidat de l'extrême gauche à la mairie de la cité phocéenne, ce n'était pas pour envisager l'avenir des Marseillais : ils peaufinaient la nouvelle scission du Parti Socialiste. La sénatrice de Paris et son complice, l’eurodéputé Emmanuel Maurel, réunissaient leur club 'Causes Communes' et l’Insoumis y était venu leur déclarer sa passion racinienne : "Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille intellectuelle et affective […] Mes amis, vous nous manquiez" !...

La longue marche solitaire de Jean-Luc Mélenchon vient donc de s'achever

Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs amis quittent le PS. Ils créent un parti, "une maison de la gauche républicaine", dit-il dans son entretien avec 'Le Monde' ce vendredi 12 octobre. Un courant au sein de LFI, comme s'ils n'avaient rien appris de leur expérience de poil à gratter au PS. Le député européen sera candidat sur la liste de 'La France insoumise' (LFI). Il faut bien vivre... Le PS perd les figures historiques de son aile gauche, ceux qui pendant de si longues années ont essayé d’ancrer ce parti dans l’antilibéralisme.

"Je n'y crois plus, c'est fini", confie Emmanuel Maurel, qui a "beaucoup réfléchi" avant de quitter ce parti auquel il a été si attaché. Mardi soir, il a bu un dernier verre avec le premier secrétaire, Olivier Faure. Mercredi il a passé une dernière tête au siège historique du PS qui a été mis en vente. Et lui qui est si heureux de sa nouvelle aventure a été un peu triste : "Je suis passé à Solférino, c’est la dernière journée, il y a des gravats, des cartons, des sacs poubelles...". Adieu Solférino. Adieu le PS. Maurel et Lienemann ont trop avalé de couleuvres, le quinquennat Hollande a achevé de les détourner de ce parti qui, même quand il est très à gauche dans l’opposition, penche à droite dans l’exercice du pouvoir. Ils préfèrent voguer vers d’autres horizons, se rapprocher de l’Insoumis, puisqu'il a le vent en poupe, nous dit-on.

Une bande de potes se retrouve
 
Lienemann et Mélenchon ont tellement milité ensemble qu'ils se connaissent par cœur. 
Maurel et Mélenchon se connaissent aussi depuis des années et se sont toujours appréciés. Maurel était un copain d’enfance de François Delapierre, le regretté fils spirituel de Mélenchon. Et Maurel aime les livres, connaît l’Histoire, réfléchit.
"Emmanuel [le rouge] est le dernier d’une longue tradition : c’est un intellectuel socialiste, vraiment intellectuel et vraiment socialiste, lisant, pensant, avec une sensibilité esthétique. Il y a sans cesse eu chez lui une disponibilité intellectuelle, une affection à mon égard, qui m’a toujours poussé à avoir une relation affectueuse avec lui," reconnaît Jean-Luc Mélenchon.

Assis à deux rangs d’écart au Parlement Européen, ils ont toujours aimé se confronter intellectuellement, quand Mélenchon faisait le déplacement de Strasbourg. Emmanuel Maurel a d'ailleurs toujours été invité aux Amphis d’été des Insoumis. Fin août, impressionné par la force militante qu’il y voyait et alors qu’il commençait à réfléchir à quitter le PS, l’eurodéputé s’enthousiasmait : "Il y a du monde, ils débattent, ils sont heureux. On dirait la Gauche Socialiste". Assistons-nous à une reconstitution de ligue dissoute ?

De plus,
pour conquérir Marseille aux municipales 2020, Mélenchon a besoin d'élargir sa base et les "frondeurs" à Hollande sont prêts à y contribuer, le temps d'un scrutin.

lundi 16 septembre 2013

La gauche qui veut alourdir le poids de la CSG pour certains

50 députés de la gauche présidentielle pour une CSG progressive

Les épargnants et investisseurs dans le collimateur de la gauche dure

Une cinquantaine de députés PS et de la gauche radicale ont plaidé à nouveau lundi pour une CSG progressive avec pour objectif apparent de "rendre du pouvoir d'achat" aux classes populaires et moyennes "sans accroître le déficit", au risque de casser l'investissement et de peser sur la courbe de l'emploi.
Raisonnement suivi: le taux de CSG, actuellement proportionnel au salaire, serait abaissé pour les bas salaires et plus pénalisant pour les hauts revenus. Lequel restant à déterminer...
Pour être social, faut-il être discriminant ?
Des députés de plusieurs "sensibilités" de gauche souhaitent déposer deux amendements en ce sens au projet de budget de la Sécurité sociale 2014, affirmant que "cette mesure de justice fiscale permettrait de rendre, de manière substantielle, du pouvoir d'achat aux catégories populaires et moyennes sans accroître le déficit public". "Un couple marié, rémunéré au SMIC, avec deux enfants à charge, verrait son pouvoir d'achat augmenter de près de 75 euros par mois", selon un exemple cité dans leur communiqué.

Ces partisans de la lutte des classes repartent à l'assaut

Ils avaient déjà appelé début juillet à un premier pas dès 2014 pour mener à bien une grande réforme fiscale au cours du quinquennat.
Ils sont membres de la Gauche Populaire, y compris le co-président des députés écologistes François de Rugy, 
de la Gauche Durable: Daniel Goldberg (SOS Racisme), Laurence Rossignol, Philippe Martin, nouveau ministre;
ou de l'aile gauche du PS:
courants Un Monde d'Avance, dont les principaux animateurs sont Benoît Hamon, ministre, Henri Emmanuelli, député et président du CG des Landes, Pascal Cherki, député-maire de Paris, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, Razzye Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, ou Bruno Julliard, adjoint de Delanoë;
et Maintenant la Gauche: Emmanuel Maurel, Gérard Filoche,Paul Quiles, Marie-Noëlle Lienemann, Martine Chantecaille, Etienne Colin ou Jean Auroux et des altermondialistes

"Alors que s'ouvre, dans des conditions difficiles, le débat public sur les orientations budgétaires pour 2014 et que la préoccupation du pouvoir d'achat prend de l'ampleur dans nos territoires, il est temps de poursuivre cette initiative (...). Nous soutenons l'élargissement du mécanisme de la décote de l'impôt sur le revenu, mais nous pensons qu'il est possible d'aller plus loin sur le terrain du pouvoir d'achat", écrivent les signataires, à commencer par Pascal Cherki, Jérôme Guedj, Christian Paul, Laurent Baumel (ancien UNEF-ID) du collectif de la "Gauche populaire", avec Philippe Doucet, François Kalfon, et des intellectuels qui prônent un rapprochement avec le monde ouvrier.

François Hollande a pourtant tenté de faire croire à des baisses fiscales pour 2014

Avec Hollande,
à tous les coups, on perd
Lors de son tête à tête avec Claire Chazal sur FT1 Dimanche soir, il a indigné la France en portant à son crédit une baisse de la pression fiscale sur des mesures qui n'existent pas. Hollande assure avoir "annulé l'augmentation de la CSG qui était annoncée" et avoir touché à la TVA dans une moindre mesure que ne l'avait prévu la majorité précédente. On n'avait jamais fait aussi fort dans le boniment !

Le régime général de la sécurité sociale est financé par les cotisations sociales sur les salaires et par la CSG (Contribution sociale généralisée). 
De quoi accueillir la planète entière.


lundi 31 mai 2010

Concours d'élégance socialiste: "Strauss-Kahn fait chier" Hamon

Et Hamon, alors, il sent la rose ?

Le fameux jeudi 27 du million de manifestants fantasmé par les syndicats, le site Mediapart en a dénombrés seulement 600.000 sur toute la France, mais la bande à Edwy Plénel a aussi surpris des propos raffinés comme les aime Martine Aubry, émule de Nadine de Rothschild et censeur des bonnes manières.

Tandis que le premier secrétaire du PS refuse de se rendre à l'Elysée pour mettre au point le dossier Euro 2016, la maire de Lille s'attribue avec élégance le mérite de l'attribution de son organisation par la France;

tandis que Martine Aubry, soupçonnée du vol des 19 voix qui lui ont permis d'accéder à la direction du PS
, le premier secrétaire du PS se livrait à une comparaison hasardeuse du président élu au suffrage universel avec l'escroc Madoff;

et tandis enfin que, samedi et sans raison précise, la Ch'tite Aubry dérapait de nouveau en taxant de vulgaire le président de la république, le petit marquis socialiste faisait également des siennes dans le même registre de l'élégance rive gauche.

Médiapart révèle en quels termes « DSK fait l'union de la gauche contre lui »
Les rapporteurs de LePost font un copié-collé de ses propos lus sur Médiapart.
« Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, assistait à la manifestation parisienne destinée à tenter de faire barrage à la « réforme des retraites ». Si l'on en croit le site Médiapart, il a tenu au sujet de Dominique Strauss-Kahn, qui s'est exprimé récemment sur la retraite à 60 ans, en termes qui n'injurient pas l'avenir, il a tenu donc, les propos suivants: « Strauss-Kahn fait chier de faire de telles déclarations, en plus d'être à Washington à la tête du FMI.».

LePost s'offusque de la grossièreté du porte parole officiel socialiste
« Est-ce donc ainsi désormais que les socialistes tendance Hamon parle [sic] des autres socialistes ? », s'étouffe l'auteur de la 'minable récupération' (droits d'auteur: Cohn-Bendit et Aubry). LePost est bien moins délicat lorsqu'il s'agit d'insulter la droite et le président de tous les Français...
Bousculant la hiérarchie autant que l'orthographe, l'immense Bruno Roger-Petit s'interroge, interloqué: « Le porte-parole du PS, de manière très officielle peut ainsi proclamer que l'un de ses égaux le "fait chier" ? Hamon-le-benoît, privé de tout mandat électif, mais professeur d'université avec bac +3, serait donc l'égal du directeur général du FMI ?
On a tout à apprendre de ce site de m****.

DSK provoque une poussée de boutons chez Jean-Luc Mélenchon aussi
Le président du Parti de gauche, a jugé mercredi 26 que Dominique Strauss-Kahn est "en train d'asphyxier l'économie mondiale". Interrogé sur France 24, l'eurodéputé a réaffirmé que si le patron du FMI était candidat pour le Parti socialiste, cela rendrait "extrêmement compliqué le rassemblement de la gauche". Alors LePost monte au créneau et cible Hamon, prenant la peine d'une étude comparée dérisoire.

Animateur en sous main de l'aile gauche du PS, Hamon-le-benoît se serait rassuré jeudi dernier sur l'influence du courant strauss-kahnien: « Mais cette aile droite est marginalisée au sein du parti et ne pèse pas autant qu'elle voudrait le croire. »

Le site en sous-traitance de Libération s'interroge donc: « DSK incarne-t-il la droite du PS? Sur le plan économique, sans doute est-il plus « libéral » que le tandem Hamon-Emmanuelli, ça, personne n'en doute. Mais si on déplace le curseur sur les questions de société; la perception peut être différente. Par exemple, DSK a été l'un des premiers à dire qu'il fallait accorder le mariage aux personnes de même sexe (le mariage gay pour dire les choses comme elles sont[merci de nous ôter d'un doute !] ); en revanche, dans l'affaire calomnieuse montée par Marine Le Pen contre Frédéric Mitterrand, Hamon a repris les mêmes accusations que la dame du FN, sans se paraître se demander [LePost ne se relit pas...] s'il ne participait pas là à un redoutable amalgame homosexualité-pédophilie. Comme quoi, suivant les dossiers, on peut toujours être à plus jugés plus à droite [comprend qui peut !], voire d'extrême droite, que son voisin...

Enfin, sur le point de savoir si cette « aile droite » ne pèse pas autant qu'elle le croit, on se fiera aux enquêtes et sondages les plus honnêtement menés [sic: on fait son marché !]. Et ces enquêtes et sondages marquent une sérieuse inclination à indiquer que, pour battre le président sortant en 2012, la personnalité la mieux placée, à gauche, et y compris pour les électeurs socialistes, reste (pour le moment), et de loin, Dominique Strauss-Kahn. Drôle de minoritaire... Et si c'était ça qui « fait chier » Hamon ?

Le PS est vraiment dans la m****.
On a trouvé le bâton m**deux, et Martine Aubry s'en est visiblement saisie.
Mais est-ce une raison pour l'agiter et chercher à nous en éclabousser ?

lundi 16 novembre 2009

Reuters prend le parti de ce parasite de Vincent Peillon

L'agence de presse en flagrant délit de désinformation grossière
Peillon a attrapé des morpions

Quand l'agresseur devient l'agressée « meurtrie »
Lire PaSiDupes pour revenir à la réalité des faits Prendre connaissance de la dépêche provocatrice et racoleuse d'une équipe de journalistes « indépendants »... et observer si la dépêche répond aux promesses du titre.
Titre :
Vincent Peillon poursuit son offensive contre Ségolène Royal
[On commence par stimuler le lecteur par des accusations]
L'ancienne candidate à l'Elysée s'est invitée samedi à une rencontre du centre-gauche organisée par le député européen, qui l'accuse de saboter la création d'une alternative à Nicolas Sarkozy. [Tout le monde en prend pour so grade].

[Florilège des griefs]

  • "Je crois aujourd'hui qu'elle désespère beaucoup de ceux qui avaient placé leurs espoirs en elle. Ségolène Royal ne pourra plus incarner demain une gauche victorieuse", dit son ancien lieutenant dans Libération.
    Samedi, à Dijon, "elle n'a pas remis le pied dans son courant mais bel et bien perdu pied", accuse-t-il.

  • Sur LCI, il a estimé qu'il n'existait pas de courant Royal au Parti socialiste, dénonçant une "infâme querelle" alimentée par la présidente de Poitou-Charentes.

    - "Elle croyait qu'elle était dans son courant mais ce sont les premières rencontres du rassemblement" entre PS, anciens communistes, écologistes et centristes, a-t-il fait valoir.
    - "Il n'y a pas de courant de Ségolène Royal. Elle n'a même pas porté sa motion" lors du congrès de Reims en novembre 2008, a-t-il insisté.
    - "Elle dit aujourd'hui: un, qu'elle l'aurait créé - elle n'y était pas - et, deux, qu'on le lui prend - non! Nous sommes un collectif, nous travaillons sur le fond, nous voulons la rénovation de la gauche française et nous avançons des idées", a dit Vincent Peillon, loin de baisser d'un ton.

    - "Pour gagner, il faut rassembler, avoir des idées et avoir de la constance", trois qualités dont Ségolène Royal est dépourvue à ses yeux.
    - "Un rassemblement: qui l'a occulté, qui a divisé? ce week-end? Un projet: qui a empêché d'en parler et a parlé d'autre chose? De la constance? Nous avons mis plusieurs mois pour réunir ces gens et rédiger les textes et deux jours avant nous ne savions même pas qu'elle allait venir", a-t-il déploré.


    Verdict à charge

    >br>
    Après toutes ces mises au point, le lecteur aura retenu que Sa Cynique Majesté Royal se fait à l'évidence maltraiter par Vincent Peillon. Une prochaine dépêche pourrait bien justifier les malheurs de la teigne Royal.
  • dimanche 27 septembre 2009

    Riton Emmanuelli choisit le Che-Besancenot contre le Zizou-Bayrou

    Plutôt les trotskistes du NPA que les girouettes du MoDem

    Les travaux des "universités" d'été du courant socialiste qu'anime Henri Emmanuelli à la gauche du PS, avec Benoît Hamon, le porte-parole de la Ch'tite Aubry, auraient pu passer totalement inaperçus.

    Depuis vendredi, les rencontres du PS ont réuni des militants et sympathisants, mais aussi des représentants de grandes confédérations syndicales. Les débats ont notamment été consacrés à la précarité, aux licenciements, aux délocalisations et à la redistribution des richesses. Ils ne doivent pas manquer de propositions constructives...
    Ils auraient démontré que, pour les participants, "les objectifs sont les mêmes, à part quelques nuances avec les écologistes ou le NPA", selon Riton.

    Riton à fond à gauche

    Le président du Conseil général des Landes se targue donc d'avoir attiré des "représentants de toutes les sensibilités de gauche, y compris le NPA" d'Olivier Besancenot.
    Le rassemblement de la gauche est possible "sans chercher sur notre droite", a assuré au Vieux-Boucau (Landes) Henri Emmanuelli, député socialiste en pré-retraite, à l'issue des "universités de rentrée" de son courant "Un siècle de retard" "Un monde d'avance".

    Riton fossoyeur du PS

    Le scrutin des Européennes, "un échec pour le PS", s'est traduit par une "redistribution des voix au sein de l'électorat de gauche, mettant à mal la place centrale du PS comme principal parti d'opposition", ont estimé les camarades Emmanuelli et Hamon, qui semblent se féliciter que les courants socialistes préfèrent regarder par les fenêtres.

    Mais Riton sauveur du PS

    "Dans une période de crise, traduction d'un modèle à bout de souffle, nous devons être ceux qui travaillent à un nouveau paradigme pour la gauche", ont-ils affirmé, ajoutant que leurs universités "seront le point de départ de cette refondation".
    Ainsi, était-ce donc eux que le PS attendait ?...

    samedi 31 janvier 2009

    Vincent Peillon se désolidarise de Désirdavenir Royal

    Des ségoléniens s’emploient à sortir la machine à perdre de l’ornière

    La gelée Royal est allée se faire voir chez Lulla et les amis altermondialistes de son camarade, l’affreux Jojo Bové, celui qui saccage les restaurants et ravage les champs, mais ne l’inquiète pas : même pas peur !
    Ses proches en profitent néanmoins pour se désolidariser et s’organiser.


    Désirdavenir Royal, atteinte de la peste ?

    Les animaux malades de la peste
    Un mal qui répand la terreur,
    Mal que le Ciel en sa fureur
    Inventa pour punir les crimes de la terre,
    La peste (puisqu´il faut l´appeler par son nom),
    Capable d´enrichir en un jour l´Achéron,
    Faisait aux animaux la guerre.
    Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

    Ainsi, pour Peillon, le livre de la ‘femme debout’ est-il un "exercice très personnel" et n"'engage absolument pas un collectif", l'eurodéputé socialiste a-t-il insisté. La gelée Royal "avait envie manifestement d'un livre très personnel. C'est un livre qui la concerne - elle parle beaucoup d'elle, de son trajet ».
    > Le livre "a été construit secrètement, autour de quelque chose qu'elle voulait dire d'elle-même, pas de ce que nous faisons ensemble", selon Vincent Peillon. "C'est sa liberté", a-t-il résumé.
    > "Nous, on a découvert ce livre. On le lit avec intérêt, interrogation, amitié, surprise", a poursuivi Vincent Peillon. Pas de quoi pourtant en faire un Flan Flamby ! Mais il y a néanmoins du nouveau…

    Les ségoléniens ne sont plus sur la même longueur d’onde

    "Je suis très lié à Ségolène", assure Vincent Peillon mais "moi, je suis tourné vers l'avenir. Nous avons fait un combat. Nous ne l'avons pas perdu, y compris puisqu'elle a fait un très beau score - et la motion et la candidature (la désignation du premier secrétaire du PS). Les gens souhaitent qu'on soit en positif, qu'on ait des choses à dire. C'est ça qu'on incarne. C'est une rénovation".
    Ainsi donc, Désirdavenir serait de plus en plus mal perçue par les siens : centrée sur elle-même, elle n’a rien à dire et s’inscrit en négatif. Ils ont dû lire PaSiDupes…

  • Les « ségoléniens » profitent qu’elle est loin pour lui faire un enfant dans le dos

    Peillon réunit le courant "royaliste" pour la première fois samedi.
  • Les ‘homo erectus’ s’émancipent de la ‘femme debout’
    C'est une "première réunion de gens venus d'origines diverses" qui ont constitué au Congrès de Reims la motion portée par Désirdavenir Royal et "ont décidé de continuer à travailler ensemble" sur "la rénovation du parti" et "la ligne politique", résume Peillon, bras droit de leur mentor.Cette "réunion nationale" vise à "clarifier les choses": "il y a un courant, dans lequel Ségolène a étéqui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie", affirme Vincent Peillon, dirigeant de ce courant baptisé "L'Espoir à gauche" (nom de la motion d'avant-Congrès Reims).

    La fronde des ségoléniens
  • Répartition des rôles ?
    Pour le royaliste Pascal Joseph, "entre une candidate à la présidentielle et un courant qui surgit, on travaille en harmonie". Mais "chacun a son rôle. On est dans le PS, Ségolène, elle, parle aux Français. Notre rôle à nous est de gérer le parti", insiste-t-il, alors que se profilent les Européennes, où les royalistes revendiquent leur part.
    Proclamation d’indépendance ? Certes, Vincent Peillon lira un message de la gelée Royal bio de Belem, mais il souligne aussi que "Ségolène Royal doit avoir sa profonde autonomie: son livre, ses voyages. Ce n'est pas non plus une chef de courant", insiste Vincent Peillon, pour qui l'ouvrage-vérité qu'elle publie fustigeant le Parti et caillassant Martine Aubry, est un "exercice très personnel".
  • Mouvement de libération ?
    "L'Espoir à gauche" veut également se démarquer de l’association lancée lors de la présidentielle et tenue par Me Jean-Pierre Mignard, qui mélange militants et non-militants partisans de la présidente de Poitou-Charentes.Selon Vincent Peillon, l'association ségolienne est "une composante intéressante du courant".
  • Vers un schisme de plus ?
    "Deux [sous] cultures se confrontent: ceux qui disent 'nous sommes en se défendant. C'est l'opposition entre "le passionnel et le politique", selon un responsable."Ségo a toutes ses chances en 2012 mais notre objectif est de former des cadres", indique-t-il."Dans plus d'un tiers des fédérations, le PS c'est nous", note un autre. Et la reine, c’est elle.Les implosions au Congrès de Reims et des trucages de l'élection de Martine Aubry au poste de Première secrétaire, restent importants. "On n'est pas sur l'apaisement. Le PS ne peut pas être en ordre de marche tant qu'il est amputé", relève un partisan de l’amère Royal.
    La réunion du courant doit débuter à 15h par un "temps de débat politique" où s'exprimeront les ténors par défaut de la motion: le maire franc maçon de Lyon Gérard Collomb, le député aux dents longues mais sur pivots, Manuel Valls et la député fantoche, Delphine Batho. Ensuite, il y aura "un temps fermé à la presse" (organisation, délégués départementaux..), un huis clos."L'ensemble du courant est là", remarque Vincent Peillon. Mais il nie que cette réunion de "responsables" à l'Assemblée Nationale, dans une salle de 350 places, soit "une démonstration de force".
    Ca ressemble fort à un coup de kärcher…

    Le spectacle continue, à guichets fermés : on "est obligés de refuser beaucoup de gens", malgré l’absence de la vedette comique du moment. L'eurodéputé promet une "grande réunion publique".
    En présence de celle qui préfère l’internationale alter-mondialiste aux camarades hexagonaux ?