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mercredi 26 août 2015

La stabilisation des chiffres du chômage sur juillet suffit à Valls: et aux chômeurs ?

Valls: les chiffres du chômage de juillet "vont dans le bon sens"...

Le Premier ministre est dans son rôle en se félicitant de - 0,1%... 

Une  baisse insensible du nombre de demandeurs d'emploi sans activité en juillet satisfait le socialiste mercredi soir. "Pour le chômage, les chiffres qui ont été publiés ce soir vont dans le bon sens", a-t-il déclaré lors d'un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris. "Pas terrible", avoue en revanche le député PS Laurent Baumel.

Le pouvoir PS sélectionne les chiffres avantageux avec la complicité de la presse indifférente au sort des Français. Le chômage progresse toujours si on prend en compte les demandeurs d'emploi en activité réduite, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.
Le nombre de chômeurs sans activité (inscrits en catégorie A) a certes baissé de 1.900 personnes, portant leur total à 3.551.600 en France métropolitaine et c'est une première baisse enregistrée depuis janvier dernier, mais peu significative, tant qu'elle n'est pas confirmée (et amplifiée) dans les mois qui viennent. 

Les drames humains affectent bien peu le socialiste

Si on ne néglige pas les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 0,3%, soit 15.100 personnes, pour un total de 5.412.500 (5.717.800 en incluant les départements d'Outre-mer.) Les chômeurs outre-marins apprécient-ils d'être considérés en quantités négligeables, isolés entre parenthèses ?
 
La métropole compte 3,9% de demandeurs d'emploi en plus en catégorie A et 6,6% en incluant les catégories B et C, en un an, à fin juillet. 

Les catégories A, B et C avaient enregistré en juin leur première baisse mensuelle (-0,3%) depuis août 2013, mois où la collecte des données avait été opportunément perturbée par un "bug" informatique... On ne nous l'avait pas encore faite, celle-là !

La stabilisation non confirmée du nombre de demandeurs d'emploi "est en cohérence avec les résultats obtenus au plan économique", assure François Rebsamen. "La croissance repart", estime-t-il, se fondant sur une augmentation de 0,7% au premier semestre, quand il faudrait arriver et dépasser 2%. Rebsamen a-t-il donc été mal inspiré d'abandonner le navire ?

La période est favorable dans tous les pays européens à 4% de chômage
Malgré près de 4% de chômeurs en France, le ministre du chômage renchérit allègrement en faisant valoir que"les entreprises créent à nouveau des emplois (27.000 créations nette sur la même période)", 
ce qui n'est pas exactement un exploit en période particulière de besoins saisonniers. Dans le meilleur des cas, la démission de Rebsamen n'a pas nui : elle aurait même été bénéfique. Le maire de Dijon doit être remplacé au poste de ministre du Travail: est-ce une bonne idée? La satisfaction de Valls incline à ne pas pourvoir ce poste...

En juillet, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a baissé de 0,7% chez les moins de 25 ans (+0,6% sur un an) et celui des 25-49 ans a reculé de 0,2% (+3,1% sur un an) mais celui des 50 ans et plus a augmenté de 0,7% (+8,3% sur un an). Les filtres de Valls et les contre-vérités de ses thuriféraires dont Juliette Méadel, porte-parole béate chronique aux gros sabots ce soir sur France Info, méprisent la détresse des familles victimes de la politique de Hollande.  

Considérés comme chômeurs de longue durée, les chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle Emploi sont toujours plus nombreux, en augmentation de 0,6% sur un mois et de 10,4% sur un an. Leur part dans le nombre total des demandeurs d'emploi inscrits a progressé à 44,2% (+0,1 point sur le mois et +1,5 point un an).

L'ancienneté moyenne des inscriptions est en hausse de trois jours, à 559 jours.
Les entrées à Pôle Emploi ont augmenté de 3,9% en métropole et les sorties ont reculé de 1,4%. 

mercredi 26 février 2014

Michel Sapin refait le coup du redressement de la courbe de l'emploi

C'est ça, c'est ça, "nous allons faire reculer ce chômage en 2014"!...

Frappé d'Alzheimer, Sapin a eu des absences en 2013; les Français, non !
Le Sapin perd la boule. Alors que les chiffres du chômage de janvier seront publiés ce mercredi à 18h00, le ministre du Travail et de l'Emploi, le gros Sapin des forêts socialistes, épaises et profondes, s'est moqué du monde et pas seulement paysan, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture: "Nous maîtrisons ce chômage, qui était à des niveaux terribles" (et qui le reste),  a-t-il osé déclarer mais, il est vrai, au micro de i-télé du groupe Canal+... après bientôt deux années de bobards et de polémiques stériles
"Ce qui compte, ce sont les tendances, ce qui se passe mois par mois n'a pas d'intérêt", s'est rassuré le ministre sans rassurer les travailleurs de la terre. 

Il y a des oeufs pourris qui se perdent
Le ministre du chômage a aussi prétendu le gouvernement est parvenu à "faire reculer la montée du chômage". Son augmentation aurait été moins forte en 2013 qu'en 2012, a-t-il estimé, après que François Hollande ait pourtant lui-même reconnu que l'objectif  promis par le candidat du même nom n'a pas été atteint. 

Le conifère avait pourtant dû reconnaître lui-même l
e mois dernier que l'inversion de la courbe du chômage "ne s'est pas encore réalisée"
, malgré une légère baisse chez les 25-50 ans. Les chiffres de décembre connaissaient une nouvelle dégradation: la hausse établissait un record de 3,3 millions de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité). Fin 2013, Pôle Emploi dénombrait 4,89 millions d'inscrits, en comptant les chômeurs ayant eu une petite activité. 

Le chômage devient la préoccupation majeure pour 36% les Français, d'après un sondage YouGov, alors que le marchand de sable cherche à travestir la vérité et à calmer les peurs des Français. Les "niveaux terribles" sont toujours d'actualité, à un autre record historique.

Des emplois avec 1% de croissance?

"Nous allons faire reculer ce chômage en 2014", assure pourtant le ministre du futur, qui parie sur le début de reprise enregistré dans les derniers mois. Le PIB français a augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, après avoir stagné le reste de l'année. 
C'est nouveau, "avec 1% de croissance, il est possible de créer de l'emploi", selon ce Sapin-là. Il a en effet le sentiment qu' "on a des croissances plus riches en emploi aujourd'hui". Un des enjeux des politiques d'aujourd'hui serait justement "de créer plus d'emplois avec des croissances plus faibles", mais ça ne marche pas comme ça!  Et puis, il est aux affaires, alors qu'il dépollue le marché du travail, plutôt que de manier la langue et d'intoxiquer l'environnement.  

Pour 2014, le gouvernement attend 
Il attend 0,9% de croissance. "On y est presque!", s'exalte de lourdaud. L'imposteur cite notamment l'agriculture (au Salon !) comme secteur qui, un jour, "peut redevenir créateur d'emplois". 

"Nouveau pâturage réjouit les boeufs "?
Problème, la plupart des économistes contredisent le rêve éveillé de Sapin selon lequel on pourrait créer des emplois avec des taux de croissance aussi faibles (à 0,1%): ils estiment à 1,2% le taux minimum pour arrêter les destructions d'emplois et à 1,5% celui pour en créer de nouveaux. Etrange qu'aucune étoile scintillante n'ait éclairé le Sapin à Bercy.

Selon l'INSEE, le chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 11% fin juin. 
Il était à 10,5% au troisième trimestre 2013. Et Bruxelles se montre tout aussi pessimiste.
Le service public de France Info participe à l'intox du ministre et manipule l'opinion jouant sur les mots. "Le taux de chômage devrait se stabiliser en 2014 et 2015, à 11% de la population active, après 10,8% en 2013, des prévisions plus favorables que celles de novembre. La Commission attendait à l'époque un taux de chômage à 11,2% en 2014 et 11,3% en 2015, après 11% en 2013." L'objectif est-il une stabilisation ou une réduction? Les demandeurs d'emploi font, eux, la différence.

Mais, à la vérité, Bruxelles n'est pas optimiste. La Commission ne voit pas le chômage reculer pour l'heure en France. Elle prédit un taux de chômage de 11% en 2014 contre 10,8% l'année précédente. Il se stabiliserait ensuite à 11% en 2015. Une vision moins optimiste que celle du gouvernement français, qui espère gagner sa "bataille" pour l'emploi par la sémantique  

Sapin a-t-il publié son bulletin de santé mentale?
Les cônes des sapins se désagrègent à maturité...

jeudi 19 septembre 2013

Pause fiscale: pas de pause en cinq jours de cafouillages du gouvernement

Cafouillages des improvisateurs du gouvernement

De Libération au Monde, c'est la consternation à gauche
Il semblerait qu'il doive y avoir un jour une "pause fiscale", mais personne au pouvoir ne semble savoir quand. Car les versions divergent largement sur le calendrier et sur le périmètre du coup de frein à la hausse des prélèvements, interrompue entre 2010 et 2012. Après plusieurs jours de confusion, une version semble privilégiée: les hausses d'impôts seront, en 2014, limitées à ce qui est déjà arbitré. L'arrêt des hausses serait, lui, pour 2015. 
Le Monde a effectué un retour sur cinq jours d'incertitudes et de contradictions.
  • 15 septembre, François Hollande : la pause fiscale en 2014
    Unique en son genre, l
    e chef de l'Etat a eu l'aplomb de confirmer une "pause fiscale" en 2014, tout en admettant que la TVA et le quotient familial augmenteront...
"Il y a eu des augmentations d'impôts depuis 2 ans, 60 milliards sur les ménages et les entreprises (...). En 2014, nous aurions pu poursuivre dans cette trajectoire d'augmenter les impôts. Qu'est-ce que j'ai décidé ? [sous la pression du FMI et de la Commission européenne!]
 De faire d'abord des économies. (...) Le quotient familial a effectivement été plafonné. TVA et quotient familial, ce seront les deux seules augmentations d'impôts [en 2014]." (Du François Hollande dans le texte, dimanche 15 septembre, sur TF1)
Ce n'était pas la première fois que le président de la République promettait la fin de la hausse de la fiscalité – il l'avait annoncée dans un entretien au Monde, le 30 août. Dans sa diffusion sur TF1, il assure que cet arrêt se fera dès 2014, à l'exception de la hausse de la TVA et de la baisse du plafond du quotient familial.

Le socialiste ne mentionne pas la suppression de certaines niches fiscales, d'ores et déjà arbitrées. Pour des milliers de contribuables, la suppression de ces dérogations se traduira par une hausse d'impôts.
Lire Le Monde : La suppression d'une niche fiscale équivaut à une hausse d'impôts. Même depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, ni le PS, ni sa presse n'a jamais précisé que nombre de ces niches fiscales stigmatisées sont en fait des niches sociales: les Français en font la découverte, un an passé après la fin de la campagne... 
  • 18 septembre, Jean-Marc Ayrault : une pause fiscale "effective" en 2015
"Il s'agit en effet d'un ralentissement, pour aller à une pause fiscale qui sera effective en 2015. Nous demandons un effort aux Français, notamment mais pas seulement, j'en ai conscience, à ceux qui ont des revenus plus élevés." (Entretien accordé au quotidien gratuit Metronews, mercredi 18 septembre)
En effet, J.-M. Ayrault intègre à son calcul la suppression d'au moins deux niches fiscales : celle octroyée aux parents d'enfants scolarisés dans le secondaire ou le supérieur et celle permettant de déduire le coût de sa complémentaire santé.
  • 18 septembre, Najat Vallaud-Belkacem : une "quasi-stabilisation" en 2014
"Concrètement, nous commençons bel et bien dès l'année 2014 la pause fiscale qui se confirmera en 2015. (...) [Il s'agira en terme de prélèvements obligatoires]"d'une quasi-stabilisation en 2014 et on sera à la stabilisation totale en 2015."(mercredi 18 septembre après le Conseil des ministres)
"La pause fiscale elle a lieu maintenant, elle commence maintenant, elle se poursuivra en 2015, et nous irons plus loin car l'objectif est bel et bien que les prélèvements obligatoires dans ce pays puissent diminuer. Il n'y a aucune contradiction d'aucune sorte au sein de l'exécutif, président, premier ministre, gouvernement."  a-t-il nié lourdement  jeudi 19 septembre sur Europe 1
Pour tenter de faire croire que le sujet ne divise pas l'exécutif, le ministre de l'Economie tente à son tour une mise au clair pathétique
 
La "pause fiscale" serait ainsi un processus dynamique et plus exactement progressif, voire peu convaincant. Le début du processus serait ainsi enclenché et serait effectif dans un an.
Le ministre de l'Economie confirme ainsi que les prélèvements fiscaux iront à nouveau croissant en 2014, au moins pour les ménages qui seront touchés par la hausse de la TVA, la baisse du plafond du quotient familial et la suppression de certaines niches, tous à la fois ou en partie. 

Il semble en revanche que les entreprises seront épargnées
par ces nouvelles augmentation d'impôts.
Au final, les exonérés d'impôts seront moins nombreux, mais les 50% de contribuables du passé vont payer un max !