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mercredi 8 juillet 2020

Castex, étiquetté "homme blanc": retour de bâton pour la député Obono, LFI


La députée gabono-française surfe sur la vague d'antiracisme 

Pour avoir qualifié "d'homme blanc de droite bien techno", Jean Castex, 
le premier ministre fraîchement nommé par Macron,
 

la députée de la France insoumise s'est couverte d'opprobre et a été accusée de "racialisme" par une élus LREM. 
Le 3 juillet, l’Elysée annonce la nomination de Jean Castex à Matignon et le charge de former un nouveau gouvernement après la démission de celui d’Edouard Philippe. 

La députée sans filtre Danièle Obono publie aussitôt sur Twitter un message qualifiant le nouveau premier ministre, Jean Castex, "d’homme blanc", alors que, pour leur part, la gauche et les écologistes déplorent le choix politique de cet homme de droite, proche des milieux sarkozystesen lieu et place d’un proche de Juppé, ou d’une femme, ou d'une femme noire. 

La provocatrice La France insoumise inverse ensuite les rôles.
Elle partage quelques captures des attaques boomerang qu'elle s'est attirée, en pensant les Blancs assez lâches pour se laisser insulter, au nom de l'humanisme.

"Négresse", "macaque", "bonobo"... Voici une sélection allégée des injures racistes qu'a suscité la députée LFI, ces trois derniers jours, dans un contexte d'agressions racistes par les sympathisants racisés du Comité Adama.

Cette expression “homme blanc de droite bien techno & gros cumulard” ne passe pas dans les rangs de La République En Marche; quelques élus reprochent à leur collègue insoumise son “outrance”, voire son “racisme”. 
“Le racisme ordinaire des racialistes est le même que celui du RN. Seule la cible change”, lui rétorque ainsi la députée LREM Anne-Laurence Pétel, élue des Bouches-du-Rhône et dont la mère est membre du Parti communiste. 

Macron initiateur de la stigmatisation du "mâle blanc"

En 2018, l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo avait remis au gouvernement son rapport sur les banlieues françaises.  Mandaté à l'automne par Macron, l'ex-patron de l'UDI avait consacré six mois de sa vie à travailler sur les pistes énoncées par le président, avant de proposer 19 'programmes' en vue d'une ambitieuse "réconciliation nationale".

Or, le 22 mai 2018, Macron avait soudain estimé qu’un plan élaboré par "deux mâles blancs" ne pouvait plus fonctionner dans la France d’aujourd’hui. 
La formule avait à l’époque indigné certains responsables politiques, comme 
Marine Le Pen qui dénonça "un argument racial" et la marque d’un “communautarisme”. Mais personne n’avait alors osé y redire à En Marche!

Danièle Obono se retranche aujourd'hui derrière cette caricature pour riposter à l'indignation de ses détracteurs. 
Obono répond qu’elle ne fait que reprendre une formule du président Macron soi-même lors de la présentation du plan banlieue de Jean-Louis Borloo qui sera finalement enterré.  
Elle rappelle que "quand c’est bibi, on applaudit et bravo, n’est-ce pas les député-es godillots". 

Cette riposte n’a pas impressionné les internautes et observateurs: le racialisme de l'un n'autorise pas le racialisme de l'autre, soutenue par ses amis de la France insoumise. 
"Quand Macron a parlé des ‘mâles blancs’, la bonne société a applaudi un président ouvert à la diversité. Quand Daniele Obono pointe la surreprésentation en politique [en France, Europe] des hommes blancs technocrates, les mêmes hurlent au racisme, déversent sur elle des injures ignobles. Tartuffes!”, a déploré le député Bastien Lachaud (LFI, Seine-Saint-Denis). 
Au côté notamment de Jean-Luc Mélenchon, ce député est impliqué dans les échanges violents avec les forces de l'ordre, que le Comité Adama et ses sympathisants accusent de violences racistes et de racisme. Le Tribunal correctionnel de Bobigny l'a condamné en septembre 2019 pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation", à 6.000 euros d'amende, le 9 décembre, somme qu'il n'a pa personnellement payée
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a fait de la surenchère: "Fachosvotre racisme à propos de la députée Danièle Obono est pitoyable d’indignité."

mardi 7 juillet 2020

Racialisation: le second degré de l'humoriste Gérald Dahan ne prend pas avec les racisés



Gérald Dahan accusé de racisme supprime des tweets sur Ndiaye et Moreno

Gérald Dahan avait moqué Sibeth Ndiaye, démissionnée, et Elisabeth Moreno, appelée, lors du changement de gouvernement

L'humoriste s'est défendu de tout racisme.
 
La Compagnie Créole a une meilleure orthographe 

Représentatif de l'état de l'humour en France, Dahan a tiré sur l'ambulance du SAMU qui a apporté Elisabeth et emporté Sibeth, mais la bêtise et la méchanceté ne sont pas bonne conseillères et le jeu de chaises musicale de ce lundi 6 juillet, animé par Alexis Kohler, n'a pas élevé le niveau de son inspiration. La porte-parole sortie du gouvernement, Sibeth Ndiaye, laisse sa chaise à Gabriel Attal, à qui est confiée la re-crédibilisation du porte-parolat  tandis que son compagnon ne pénètre toujours pas le pouvoir, et Elisabeth Moreno, se voit confier la pacification des rapports hommes-femmes au secrétariat d'Etat, depuis lequel Marlène Schiappa a mené la guerre des sexes. Les deux femmes sont noires, l'une du Sénégal et l'autre du Cap Vert qui lui fait face, et ce chassé-croisé a visiblement suffi à faire rire Gérald Dahan.

Le comique a lâché deux tweets qui lui ont valu des accusations de racisme.

Dahan les a bravement retirés aussi sec sous la pression, sans hurler à sa liberté d'expression bâillonnée
Dans l’un de ses messages, il écrivait notamment que Sibeth Ndiaye a été appelée à rejoindre le groupe de musique antillais la Compagnie Créole. 

Dans son second message, il notait: "Elisabeth Moreno enlève ton masque, on t’a reconnu[e] Sibeth Ndiaye (bien essayé le coup du changement de coiffure)". Alors que las anti-racistes racisés cherchent des noises à L'Oréal qui vend bien ses produits de blanchiment de la peau et aussi de défrisage de femmes de couleur, Dahan paraît terriblement déconnecté et particulièrement mal informé, puisque la nouvelle arrivante n'essentialise nullement son origine ethnique. Elisabeth n'est pas Sibeth et sui le conseil de Saint Ambroise: "Si tu es à Rome, vis comme les Romains".

Les captures d’écran de ces deux tweets valent depuis ce lundi soir des accusations de racisme à Gérald Dahan
Dahan n'est pas plus futé que Sibeth et, pas plus qu'elle qui arbore des coiffures et des étoffes indigènes à l'Elysée - provocation indigéniste -, il ne parvient pas à discerner de racisme dans ses mauvaises blagues. "Si Sibeth Ndiaye avait été blanche [Il la cherche ? C'est pour elle une insulte...] et si j’avais vu une ressemblance avec une autre personnalité blanche [Marlène Schiappa, à quelques kilos près ?], je l’aurais aussi dit [ce dont personne n'a rien à faire]. C’était juste une blague par rapport à la coiffure surprenante qu’elle avait adoptée après être entrée au gouvernement. C’est ça qui m’a fait penser que c’était la même personne, avec une coiffure différente”, tente-t-il.

Et de nier tout racisme: "si les gens [qui ne sont rien ?] en voient, c’est que l’humour a de plus en plus de mal à se faire comprendre," estime Gérald Dahan. Et si c'est le cas, l'humour n'est pas en cause: Dahan est nul, point final.  
Il assure qu’il est par ailleurs toujours invité aux événements organisés par SOS Racisme. Preuve que l'humour est tombé bien bas.

Ancien adhérent au Parti socialiste, Gérald Dahan apporta son soutien à François Hollande, le candidat socialiste de l'élection présidentielle de 2012 et participa à plusieurs meetings politiques au côté du candidat. Il dériva encore ensuite: en 2017, il afficha son soutien à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.
Nivellement par le bas, on vous dit !

lundi 6 juillet 2020

Dérapage de la 'Marche des fiertés' à Paris: "Tout le monde déteste la police" ?


Et avec ça, les LGBTI+ haineux veulent de l'amour... 

"On est là pour hurler qu'on veut des droits" 


Plusieurs milliers de personnes en tout genre se sont rassemblées samedi à Paris pour une marche des fiertés politique et inter-sectionnelle, entre soi, cinquante ans après la première Gay Pride et les émeutes de Stonewall, dans le quartier de Greenwich Village à New York, le 28 juin 1969.

Place Pigalle, entre 2.000 et 3.000 joyeux manifestants se sont répandus dans les rues de Paris comme une seule et même vague bigarrée. Flottaient les drapeaux de la communauté LGBTQI - lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles -  aux côtés des parapluies rouges des travailleurs et travailleuses du sexedes pancartes antiracisme ou encore des symboles féministes
Gay Pride de Paris
La voix de Mimi, présidente d’Acceptess-Transgenres, recouvrit soudain les chants et slogans. Debout à l’arrière d’un camion, mégaphone au poing, elle résuma en quelques mots l’enjeu de cette marche des fiertés : "Nous sommes là pour la pride la plus radicale, la plus politisée et la plus revendicative, n’est-ce pas ?"

L’année 2020 marque le cinquantième anniversaire de la Gay Pride. 
Mais l’événement parisien, initialement prévu le 27 juin, a été reporté au 7 novembre, en raison de l’interdiction de grands rassemblements dans le contexte de crise sanitaire. 
Pour Fred Bladou, militant de AIDES et activiste de la lutte contre le sida, il était impensable d’attendre l’automne pour se rassembler dans un contexte "d’oppression politique" : maso, en plus ? Le confinement a flingué les minorités déjà précaires comme nous et le gouvernement n’a rien fait pour nous aider. C’est important de montrer qu’on est toujours là !" 
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Une marche des "opprimés", plus politique que jamais 

En tête, les personnes queer racisées mènent le cortège en direction de la place de la République. Au milieu de tout ce monde, Pi se faufile entre les manifestants pour rejoindre l’avant de la foule : "C’est un symbole très fort politiquement qu’on soit en tête ! Les minorités parmi les minorités prennent la place", s’exclame la comédienne de 27 ans. 

Politiser cette marche des fiertés, c’est justement ce qui motive les militants rassemblés ce samedi. 
Cette mobilisation, organisée en quinze jours seulement, fait l'économie de la multitude de chars et des haut-parleurs déversant des décibels   étourdissants de musique. Selon Giovanna Rincon, figure de la lutte pour les droits des trans, "la musique la plus importante, c’est celle qui va crier notre colère, raconter nos histoires et chanter nos combats. Aujourd’hui, on montre tous à quel point on n’en peut plus du pinkwashing et du capitalisme qui cherche à s’enrichir sur le dos de nos luttes à chaque pride !"...
 
Un besoin de révolte qui s’inscrit pour beaucoup dans la lignée des émeutes de Stonewall, en 1969, quand la plupart n'étaient pas né.e.s: "C’est ce qui a marqué le début des mouvements revendicatifs LGBT. Des femmes trans, racisées et travailleuses du sexe ainsi que des lesbiennes butch étaient en première ligne pour défendre les droits des minorités sexuelles et de genre face à la police", rappelle Cécile Chartrain, présidente de l’association Les Dégommeuses. "Avec cette pride, on réinvente ce qui s’est passé il y a cinquante ans dans un contexte où tout est fait pour nous empêcher d’être là. Ce n’est pas juste une fête, c’est une lutte collective", s'exalte Giovanna Rincon. 


"C’est la convergence des luttes"...

"La vie des noirs compte" ; "Et tout le monde déteste la police"… 
Dans les rues de Paris, les militant.e.s s'alignent sur les autres mouvements pour se donner de l'importance scandant les slogans du moment symbolisant l’ensemble des combats qui réunissent les manifestants. "Nous sommes fortes, nous sommes fières et féministes et radicales et en colère !

"C’est la convergence des luttes. On est là pour hurler qu’on veut des droits, on veut du travail, un accès à la santé ! On est aussi là pour dire qu’on ne veut plus de la précarisation des travailleuses du sexe, des violences policières et du racisme !", clame Fred Bladou.
 

Malgré l’importance de la mobilisation, Anaïs de Lenclos, porte-parole du Syndicat du travail sexuel (Strass), n’ose même pas caresser l’infime espoir de voir les voir choses changer bientôt, face à un gouvernement "absolument pas progressiste" : "Je sais que je lutte pour quelque chose que je ne verrai pas. Mais quand je vois la force de la relève, je croise les doigts pour l’avenir." 
Avec plusieurs dizaines d’années de militantisme au compteur, Giovanna Rincon se projette elle aussi vers les prochaines générations pour agir pour les luttes intersectionnelles : "Nos slogans sont encore plus beaux quand ils sont criés par la jeunesse queer, car je sais qu’elle ne lâchera pas le combat après nous !"


A la demande de l’organisation, la tête de cortège n’a pas été photographiée pour protéger l’identité des manifestant·es : après l'ostentation prosélyte, c'est la dernière tendance ou lubie
 

dimanche 5 juillet 2020

La fresque en souvenir de George Floyd et Adama Traoré vandalisée

La France silencieuse et majoritaire a donné son avis sur la racialisation 

Tolérée par Azzédine Taïbi, maire PCF de la commune de Stains (Seine-Saint-Denis), communiste depuis 1935, la représentation de George Floyd et Adama Traoré associés à des violences policières pourtant dissemblables a été vandalisée dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 juillet. 

Rappel des méfaits du rebelle à l'interpellation de police,
soutenu par le maire communiste de Stains

Cette oeuvre d'art urbain partisan qui insulte la France, au-delà de la République,  avait fait scandale dès son inauguration le 19 juin. Des indignés ont exprimé leur réprobation. 
La peinture représente les visages de George Floyd, Américain noir asphyxié par un policier blanc lors de sa résistance à l'interpellation aux Etats-Unis, et du délinquant Adama Traoré, mort en juillet 2016 après son arrestation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

Les mots "extorsion", "vol", "braqueur de femmes enceinte" et "stop aux Traoré", écrits à la peinture blanche et rouge sur les visages des deux hommes, ont été constatés dimanche matin par la police.

Le maire de Stains n'avait accepté de modifier le texte outrageant
 

La provocation réalisée par un collectif d’artistes locaux anonymes a suscité des réactions graduées, mais faibles.
Le 22 juin, 200 policiers avaient manifesté devant la préfecture de Bobigny à l’appel du syndicat Alliance pour condamner le texte inscrit sous les visages des deux hommes – "contre le racisme et les violences policières". Au même moment à Stains, 150 personnes s’étaient rassemblées devant le mur de la honte à l’appel du Comité Adama Traoré. 

Après avoir reçu une délégation de policiers, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait mis en demeure le maire PCF de la ville, qui avait inauguré cette peinture, de modifier le texte.

Elle "met en scène un amalgame honteux entre racisme, violence et forces de l’ordre", a dénoncé  le lendemain (sur Twitter  !) le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, lequel a soutenu "l’initiative" du préfet.

Un maire querelleur: administrateur ou militant ?

"Le seul responsable sera le syndicat de police Alliance," avait menacé le maire, dans l'hypothèse où les graffitis disparaîtraient.  

Et de jouer à l'imbécile : "Monsieur le préfet me met en demeure de supprimer le mot "policières". Cette injonction était celle du syndicat de policiers Alliance. Je ne saisis pas le sens de cette mise en demeure infondée", s'est rebellé jeudi le maire, Azzédine Taïbi, qui a mandaté son avocat "afin d’étudier les suites à donner au préfet". 

"Si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, le seul responsable sera le syndicat de police Alliance", avait dit Assa Traoré, la sœur du délinquant Malo-français, sur des vidéos relayées sur les réseaux sociaux. 

samedi 27 juin 2020

Indigénisation universelle: L'Oréal va supprimer de nouveaux mots-tabous comme 'blanchissant'

Certaines sociétés entreprennent de laver plus noir que noir,
alors que les Noirs ne sont que 12,6% (contre 17,6% d'Hispanos/Latinos), 
effaçant de leurs marques tout stéréotype suspect de racisme


Les géants des cosmétiques anticipent les exigences des mouvements racialisés

L'Oréal n'oppose aucune résistance à la sottise ambiante.

The Original Obama Joker Image | Visit the online store at: … | Flickr


Dernière entreprise en date, après Johnson & Johnson - détentrice de  GlaxoSmithKlinePfizerProcter & Gamble et Sanofi-Aventis -  et la filiale indienne d’Unilever, L’Oréal, géant français des cosmétiques, a annoncé samedi le retrait de certains mots-tabous de la description de ses produits cosmétiques sur ses emballages, cédant ainsi aux pressions des indigénistes racisés, dans un contexte mondial de manifestations antiracistes depuis la mort, fin mai, de l’Afro-Américain George Floyd, aux Etats-Unis, et d'instrumentalisation de l'émotion populaire par le candidat démocrate Joe Biden en campagne présidentielle.

Des mots comme "blanchissant", "blanc" ou même "clair" sont devenus obscènes et sont bannis:
ils irritent la peau des activistes dérangés.
...
Dans un communiqué publié samedi 27 juin, L’Oréal assure avoir pris l'initiative, annonçant avoir "décidé de retirer les mots blanc/blanchissant (white/whitening), clair (fair/fairness, light/lightening) de tous ses produits destinés à uniformiser la peau" des emballages de ses cosmétiques. L'entreprise ne donne pas plus de détails, notamment sur un retrait immédiat ou non de ses produits des rayons.

L’Oréal, pris à partie

 Michelle Obama, bientôt privée 
de son look capillaire occidental 

Après avoir été licenciée en 2017, le premier mannequin clairement transsexuel de L’Oréal UK avait publiquement pointé l’hypocrisie de la marque. Munroe Bergdorf avait dénoncé "la violence raciale des Blancs", après un défilé de l’extrême droite américaine à Charlottesville (ci-dessous). 
Début juin, L’Oréal avait dit être"solidaire de la communauté noire et contre toute forme d’injustice". Son message n'avait pas suscité les réactions escomptées, le modèle économique et la publicité du groupe étant axés sur les consommateurs blancs.

Le groupe avait déjà subi la dictature des groupes de pression noir et LGBT. 
Il avait accepté de présenter des excuses à Munroe Bergdorf, lui proposant même de revenir dans le groupe pour occuper un poste de conseiller de la nouvelle entité britannique chargée de la diversité et de l’inclusion. Offre que le mannequin a acceptée des "hypocrites" blancs. 

Réactions d’Unilever en Inde

Avant L’Oréal, la filiale indienne d’Unilever avait choisi de rebaptiser sa crème éclaircissante Fair & Lovely : l’entreprise anglo-néerlandaise a promis de ne plus recourir au mot fair (« clair »), se disant « engagée à célébrer tous les tons de peau ». 

En Inde, les crèmes éclaircissantes sont recherchées, notamment par des stars de Bollywood. L’une d’elles, Priyanka Chopra, a été prise à partie sur les réseaux sociaux pour avoir soutenu le mouvement 'Black Lives Matter", tout en gardant son rôle d’ambassadrice pour une de ces marques.
Unilever se retrouve régulièrement au centre de controverses 
Depuis son rachat d'Amora Maille, une partie de la production a été délocalisée en Europe : les vinaigrettes en République tchèque, le ketchup en Turquie, mais la production de vinaigrettes a été rapatriée en France en 2010. Les cornichons vendus sous les marques Amora et Maille, jadis récoltés dans l'Yonne, viennent depuis les années 2000 de Chine ou d'Inde. 
La filiale d'Unilever qui fabrique les thés Lipton et Eléphant possédait deux unités de production en France. Après la fermeture de l'usine du Havre en 1998, Unilever décide en septembre 2010 de fermer l'usine Fralib de Gémenos, qui emploie 182 personnes, et de transférer la production en Pologne. L'usine, parfaitement rentable, consacrait les deux tiers de ses bénéfices aux actionnaires. Les salariés et leurs organisations syndicales lancent alors une campagne de boycottage ciblé , décident d'occuper l'usine pour le maintien de l’activité (et des revenus des actionnaires?) 
En mai 2014, après l'annulation par trois fois de son plan social et 1.336 jours d'occupation de l'usine, Unilever conserve la marque mais cède les machines pour un euro et finance la création d'une SCOP. 

De son côté, le géant américain Johnson & Johnson a décidé d’aller plus loin
Cette semaine, il a interdit la vente de substances éclaircissantes conçues pour l’Asie et le Moyen-Orient. "Le débat des dernières semaines a mis en évidence le fait que certains noms ou promesses figurant sur nos produits Neutrogena et Clean & Clear visant à réduire les taches représentaient la blancheur ou la clarté comme étant meilleures que votre teint, unique », déplore le groupe dans un communiqué cité par la radio publique américaine NPR et le New York Times. « Cela n’a jamais été notre intention : une peau en bonne santé, c’est ça, une belle peau », ajoute Johnson & Johnson, en annonçant la fin de ses lignes Neutrogena Fine Fairness et Clear Fairness by Clean & Clear. 

Après le communiqué de L’Oréal, certains, en France, se sont interrogés sur la décision de supprimer des mots sur des emballages sans toutefois remettre en question l’existence même de ces produits blanchissants. 

Retard immense

On reconnaît les racistes
à la blancheur de leurs dents:

vive les dents noires !
Au-delà des cosmétiques, 
quelques entreprises américaines ont annoncé qu’elles allaient faire disparaître ou modifier leur identité visuelle qui perpétue des stéréotypes raciaux. C’est notamment le cas de Quaker Oats (filiale de PepsiCo), qui va bientôt se débarrasser de sa Tante Jemima, et de Mars, qui dit réfléchir à faire évoluer son célèbre Oncle Ben’s.

Le géant américain des produits d’hygiène et ménagers Colgate-Palmolive a annoncé vouloir "réexaminer" ses dentifrices Darlie vendus en Asie et dont le nom signifie "dentifrice pour personne noire", en chinois. La marque s’appelait, jusqu’en 1989, Darkie, une injure raciale.
Mais au-delà d’une image à corriger, les entreprises accusent un retard immense dans la prise en compte de la diversité, notamment au plus haut niveau. D’après un rapport de 2019 du Boston Consulting Group, seuls trois Afro-Américains et 24 femmes sont à la tête des 500 plus grosses sociétés américaines par revenus. Le rapport est inversé en Afrique...

L'information des consommateurs y gagnera-t-elle ?

Des centaines de policiers se sont réunis contre les accusations de racisme et de violence

Unis contre la campagne de dénigrement de la gauche et des Indigénistes


Les policiers indignés se sont rassemblés devant le Bataclan à Paris, lieu symbolique des attentats du 13-Novembre, pour protester contre leurs accusateurs et le lâchage par leur ministre


"Vidéo choc" et pléonasme du "lynchage violent" !
(le gendarme sauvé de la mort est une femme...)

Plus de 200 d'entre eux ont défendu leur profession vendredi soir contre les accusations de racisme et de violences systémiques.
Plusieurs dizaines de fourgons, motos, et voitures ont occupé l'espace public devant la salle de concert vers 23h30, sans causer de blocage incontournable. En civil ou en tenue, arme à la ceinture, les policiers ont déposé leurs menottes en silence sur la chaussée, avant d'entonner une Marseillaise en signe de protestation et de fidélité à la République. 


Lors des attentats islamistes du 13 novembre 2015, deux policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) avaient été les premiers à intervenir au Bataclan et avaient tué l'un des terroristes.

"On réfute les accusations de violences et de pseudo-racisme", a fermement répété un des participants. "On ne comprend pas d'avoir été acclamés à l'époque des attentats et d'être pointés du doigt aujourd'hui." C'est juste que ce ne sont pas les mêmes: une minorité agissante et soutenue par la presse de gauche occupe l'espace médiatique que leur abandonne la France silencieuse.

Les fonctionnaires présents vendredi ont aussi dénoncé leur lâchage par Castaner, ministre soumis aux groupes de pression et à la rue 

"Notre hiérarchie nous lâche en pâture sur la voie publique", a tonné un policier du Val-de-Marne, venu spécialement. "Ils nous demandent beaucoup de choses, ils ne nous donnent pas de moyens et après ils nous crachent dessus. (...) On veut nous retirer la clé d'étranglement, mais c'est quoi l'alternative ? Si on la fait sur quelqu'un, c'est que cette personne n'est pas très docile."

Caillassage de policiers par Fadila,
soignante aux petits soins
Depuis son discours du 8 juin annonçant la fin de l'enseignement d'une méthode d'interpellation dite  'clé d'étranglement', une "prise au coup" nécessaire en cas de rebellion de l'interpellé(e) et pratiquée dans le judo, Christophe Castaner doit assumer sa décision, prise à chaud, sous la pression des Indigénistes racialisés et sans concertation, exposant les forces de maintien de l'ordre et de protection de la population à la violence des délinquants violents, sans mode de défense alternatif assurant leur sécurité.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu ces deux dernières semaines
Ils ont déjà protesté en Ile-de-France, comme devant l'Arc de Triomphe, avec le jet à terre de menottes en  protestation symbolique, mais le gouvernement continue de mettre en danger ses fonctionnaires de police, restant insensible à leurs appels à les soutenir contre les attaques politiciennes de la gauche.  


Le ministre a préféré les paroles aux actes vendredi, lors d'un déplacement à l'école nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, où Castaner a évoqué "le respect" dû aux policiers, pensant peut-être les convaincre ainsi de son soutien. "Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu'il sera attaqué (...): vous n'êtes pas seuls", a-t-il raconté à plusieurs nouveaux officiers et commissaires en fin de formation.

Le gouvernement accroît les difficultés de recrutement de policiers. 
Alors que, en février 2018, les renforts en effectifs devaient être multipliés par dix en l’espace de cinq ans, selon les annonces, l’institution signalait déjà qu'elle réussissait de moins en moins à attirer des profils de qualité.
La mollesse du "kéké" de Marseille et ses faux pas à répétition ont alimenté l'argumentaire des la gauche anti-flics et racisée, finissant de dissuader les jeunes désireux de servir.


mercredi 24 juin 2020

Propagande d'Assa Traoré sur les mineurs des lycées, autorisée par Blanquer

Assa Traoré a pu diffuser tranquillement sa propagande dans les lycées de Seine-Saint-Denis

A Thionville, un lycée se débaptise de Colbert en... Rosa Park



Alors que depuis 2016, elle était connue comme le loup blanc - excusez l'insulte racisée -, dès 2019, la sœur d’Adama Traoré a engagé une sorte de tournée dans plusieurs lycées de la région, sans aucune légitimité pour intervenir en milieu scolaire, auprès de mineurs. Assa Traoré circulait pourtant tranquillement de lycée en lycée de Seine-Saint-Denis pour y diffuser ses thèses racialistes. Le rectorat de Créteil a fini par interdire ces visites expressément

En 2020, elle crie sa haine de la police devant des milliers de personnes, lors de manifestations politiques dites "anti-racistes" mais en vérité indigénistes et anti-Blancs, organisées en souvenir de son frère, pour y diffuser ses thèses racialistes. 
Le Figaro révèle que la sœur du caïd de la famille (17 frères et soeurs) a ainsi endoctriné les adolescents des lycées René Voillaume (du nom du prêtre catholique français, fondateur de la congrégation des Petits Frères de Jésus) à Aulnay-sous-Bois (de gauche jusqu'en 1983) et Alfred Nobel, à Clichy-sous-Bois (mairie passée du PCF au PS) en mai, et... Angela Davis à Saint-Denis (PCF), sans que cela n’interpelle le recteur, le ministère de l’Education nationale ou la préfecture.
 
Bientôt un lycée Adama Traoré ?

De vieux tweets du comité Adama ont été déterrés et on constate que le comité Adama se félicitent de son activisme. "Ce sont ces moments d’échanges sur le terrain qui donnent encore plus de sens à notre combat", se réjouissait par exemple le collectif, dans un message relayé par Le Figaro. "La jeunesse est si réceptive et motivée à se battre pour que la France soit plus juste et respectueuse des droits de chacun d’entre nous [nous, les personnes de couleur !] quelle que soit notre origine sociale, raciale, religieuse", poursuivait-il. 
Le site Fdesouche relaye également un tweet dans lequel le collectif La vérité pour Adama se réjouit qu’Assa Traoré poursuive « sa tournée dans les lycées de banlieue", en partageant des photos des élèves autour de l'activiste racialisée. 


"Le passeport a été créé pour l’esclave noir"

Dans ces établissements, les professeurs ont laissé commettre des attaques révisionnistes de l'Histoire. Et leurs inspecteurs, aux fraises?<br>Les agressions commises par Assa Traoré sur de jeunes esprits malléables sont d'intolérables violences indigénistes. Les arrangements d’Assa Traoré avec la vérité sont à l'origine de violences raciales passées et à venir. 
On sait par exemple que, le lundi 22 juin, devant une fresque dénonçant les "violences policières", à Stains (PCF, Seine-Saint-Denis), l'activiste raciste a affirmé, sans aucune contextualisation d'époque et de lieu, que "le passeport français a été créé pour l’esclave noir". <br>Elle a également asséné que, lorsqu'un esclave noir sortait dans la rue, on avait le droit de l’abattre". Tout ce conditionnement pervers et faux pour arriver à un parallèle douteux: "Adama Traoré sort dans la rue sans sa pièce d’identité, on l’abat. Un de nos frères sort dans la rue sans sa pièce d’identité, on peut l’abattre". <br>Pour elle, "ce sont des restes coloniaux qui sont là depuis l’esclavage". Fort heureusement, depuis cette "tournée" dans les lycées de Seine-Saint-Denis, le rectorat de Créteil a assuré au Figaro que "les propos polémiques de Mme Traoré ne lui permettent plus d’être reçue dans les établissement.<br>Une atteinte à la liberté d'endoctrinement ? Solution: sa reconversion dans la presse... 
Parents, dormez tranquilles: Macron veille sur le respect de l'intégrité intellectuelle de l'Education nationale de la République...