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mardi 7 juillet 2020

Racialisation: le second degré de l'humoriste Gérald Dahan ne prend pas avec les racisés



Gérald Dahan accusé de racisme supprime des tweets sur Ndiaye et Moreno

Gérald Dahan avait moqué Sibeth Ndiaye, démissionnée, et Elisabeth Moreno, appelée, lors du changement de gouvernement

L'humoriste s'est défendu de tout racisme.
 
La Compagnie Créole a une meilleure orthographe 

Représentatif de l'état de l'humour en France, Dahan a tiré sur l'ambulance du SAMU qui a apporté Elisabeth et emporté Sibeth, mais la bêtise et la méchanceté ne sont pas bonne conseillères et le jeu de chaises musicale de ce lundi 6 juillet, animé par Alexis Kohler, n'a pas élevé le niveau de son inspiration. La porte-parole sortie du gouvernement, Sibeth Ndiaye, laisse sa chaise à Gabriel Attal, à qui est confiée la re-crédibilisation du porte-parolat  tandis que son compagnon ne pénètre toujours pas le pouvoir, et Elisabeth Moreno, se voit confier la pacification des rapports hommes-femmes au secrétariat d'Etat, depuis lequel Marlène Schiappa a mené la guerre des sexes. Les deux femmes sont noires, l'une du Sénégal et l'autre du Cap Vert qui lui fait face, et ce chassé-croisé a visiblement suffi à faire rire Gérald Dahan.

Le comique a lâché deux tweets qui lui ont valu des accusations de racisme.

Dahan les a bravement retirés aussi sec sous la pression, sans hurler à sa liberté d'expression bâillonnée
Dans l’un de ses messages, il écrivait notamment que Sibeth Ndiaye a été appelée à rejoindre le groupe de musique antillais la Compagnie Créole. 

Dans son second message, il notait: "Elisabeth Moreno enlève ton masque, on t’a reconnu[e] Sibeth Ndiaye (bien essayé le coup du changement de coiffure)". Alors que las anti-racistes racisés cherchent des noises à L'Oréal qui vend bien ses produits de blanchiment de la peau et aussi de défrisage de femmes de couleur, Dahan paraît terriblement déconnecté et particulièrement mal informé, puisque la nouvelle arrivante n'essentialise nullement son origine ethnique. Elisabeth n'est pas Sibeth et sui le conseil de Saint Ambroise: "Si tu es à Rome, vis comme les Romains".

Les captures d’écran de ces deux tweets valent depuis ce lundi soir des accusations de racisme à Gérald Dahan
Dahan n'est pas plus futé que Sibeth et, pas plus qu'elle qui arbore des coiffures et des étoffes indigènes à l'Elysée - provocation indigéniste -, il ne parvient pas à discerner de racisme dans ses mauvaises blagues. "Si Sibeth Ndiaye avait été blanche [Il la cherche ? C'est pour elle une insulte...] et si j’avais vu une ressemblance avec une autre personnalité blanche [Marlène Schiappa, à quelques kilos près ?], je l’aurais aussi dit [ce dont personne n'a rien à faire]. C’était juste une blague par rapport à la coiffure surprenante qu’elle avait adoptée après être entrée au gouvernement. C’est ça qui m’a fait penser que c’était la même personne, avec une coiffure différente”, tente-t-il.

Et de nier tout racisme: "si les gens [qui ne sont rien ?] en voient, c’est que l’humour a de plus en plus de mal à se faire comprendre," estime Gérald Dahan. Et si c'est le cas, l'humour n'est pas en cause: Dahan est nul, point final.  
Il assure qu’il est par ailleurs toujours invité aux événements organisés par SOS Racisme. Preuve que l'humour est tombé bien bas.

Ancien adhérent au Parti socialiste, Gérald Dahan apporta son soutien à François Hollande, le candidat socialiste de l'élection présidentielle de 2012 et participa à plusieurs meetings politiques au côté du candidat. Il dériva encore ensuite: en 2017, il afficha son soutien à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.
Nivellement par le bas, on vous dit !

vendredi 24 janvier 2014

Mise en examen de Nicolas Bedos pour "complicité d'injure publique raciale"

Un égoût de grossièretés racistes et antisémites sur le service public acculturé

Bric-à-brac d'un déraisonnement en escalier

Le chroniqueur a été mis en examen, le 16 décembre, pour "complicité d'injure publique raciale" dans l'utilisation des seules expressions "enculé de nègres" et "autochtones oisifs" que l'hebdomadaire Marianne a accepté de publier impunément dans deux articles, une récidive.

Les délires incriminés du pseudo-humoriste remontent au mois de décembre 2012. 
"Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté", explique au quotidien le président du Collectif des Antilles, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Daniel Dalin, auteur de la plainte, déposée en janvier 2013. Les chroniques en question avaient été écrites par Nicolas Bedos au retour de vacances en Guadeloupe. 
"On ne peut s'en prendre ainsi à un groupe humain"
"Nous y avons vu une incitation à la haine raciale, à laquelle il convenait de mettre fin, ajoute l'association. Même au troisième degré, on ne peut pas s'en prendre à un groupe humain de la sorte. Les humoristes doivent pouvoir travailler mais il s'agit de combattre tous les propos à caractère raciste."

Les agressions verbales peuvent générer les agressions physiques

Nicolas Bedos a continué sa carrière en cherchantun licenciement, à la façon de Guillon ...qu'il dit sans talent  
En attendant la gloire par l'infâmie, il se plaint d'avoir été récemment menacé par des supporters de l'humoriste Dieudonné, après son sketch caricaturant un fan de Dieudonné, sur France 2, cette fois. Dans sa chronique du 11 janvier dans l'émission parisienne de divertissement tendance "On n'est pas couchés", Nicolas Bedos caricaturait un fan de Dieudonné. Depuis, il a reçu "des centaines de menaces" et a dû aller habiter chez un ami, revèle-t-il au quotidien Le Monde.

Nicolas Bedos avait pris les plaintes avec mépris,
se déclarant "peiné que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du second degré", mercredi 9 janvier sur France info. "Il faut apprendre à lire un papier qui est l'inverse exactement de ce qu'ils ont compris. Cela me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du second degré", s'est insurgé l'humoriste, assurant qu'il a écrit "une satire du touriste gros con facho qui vient justement dans les îles pour se dorer la couenne".
"Toutes les expressions pour lesquelles on m'attaque sont des expressions dans la bouche du personnage dont je fais la critique pour mieux le dénoncer, a insisté l'incompris. Je demande juste qu'on me laisse faire mon boulot qui va dans le sens des gens qui viennent de m'attaquer. Dans ce papier, je fais la critique des colons, des békés et des bourrins."

Nicolas Bedos avait fait la joie de Laurent Ruquier et de ses chroniqueurs, Natacha Polony & Aymeric Caron 

Dans l’émission du service public de France Télévisions, il avait fait un apparition provocante, affublé d’une barbe ressemblant à celle de Dieudonné ou d’un islamiste et d’une moustache à la Hitler. Sa chronique a été vue par plus de trois millions d’internautes sur YouTube. L’auteur et humoriste dit au Monde qu’il savait "très bien" qu’on verrait dans le personnage incarné "une racaille de banlieue. Mais il est stupide avant d’être rebeu".

Interrogé sur
Europe 1 sur la différence entre son humour et celui de Dieudonné, Bedos considère que "quand il s’appelle Dieudonné, l’humour est au service d’une pensée extrêmement obscure, voire même dégueulasse". En outre, "je respecte la communauté juive, la Shoah, beaucoup de choses que Dieudonné ne respecte pas, je respecte les femmes", insiste-t-il.
La différence avec les autres cibles du fils de..., c'est qu'elles savent encore se retenir.

Un 
anti-sioniste pro-palestinien au lourd passif de fantasmes obscurs et de controverses

Dans sa chronique La Semaine Mythomane de l'émission
Semaine critique !, présentée par Franz-Olivier Giesbert, Le Point, et diffusée sur France 2, Bedos crée plusieurs fois la polémique :
=> En juillet 2012, il est condamné à 2.000 euros d'amende par le Tribunal correctionnel de Paris pour "injures publiques" envers la police, en raison de propos qu'il avait tenus dans l'émission "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" de Bruce Toussaint et diffusée par Canal+. 
=> En janvier 2013, le Collectif Dom porte plainte contre lui pour "injure raciale" à la suite de deux billets dans Marianne
=> En février 2014, il est convoqué par le tribunal correctionnel de Paris à la suite d'un incident avec la police en septembre 2013
=> En novembre 2013, Nicolas Bedos fait partie des 19 signataires du "Manifeste des 343 salauds - Touche pas à ma pute ! » publié par la revue Causeur créée par Élisabeth Lévy, qui défend les hommes faisant appel aux services de prostituées. Il s'en désolidarise dès le lendemain de la parution.
=> En novembre 2010, il critique ouvertement le politique menée par l'État d'Israël et les films La Rafle et Elle s'appelait Sarah qu'il juge "mauvais", en présence de l'écrivain Alain Finkielkraut et de la journaliste Élisabeth Lévy, tous deux de confession juive, comme lui. Suite à un "tonnerre de réactions indignées", cette dernière prendra sa défense dans une tribune intitulée "Non, Nicolas Bedos n'est pas antisémite". Suite à cette chronique, une plainte est déposée auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), ce qui lui vaut un rappel à l'ordre.
=> En janvier 2011, il compare le président de la République, Nicolas Sarkozy, à un "VRP cocaïné" qui s'est payé la France à "coups de pub pour en foutre plein la vue à une chanteuse de variétés"; certains media et une ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquent un dérapage, ce qui contraint le directeur de France 2 à s'expliquer.  Dans son livre, il prétend avoir été l'objet de plusieurs plaintes, ainsi que de "désagréments" ou remarques de sa vie professionnelle  et personnelle à la suite de certaines chroniques.
=> En janvier 2014, c'est donc sa chronique scatologique  sur Dieudonné, alors accusé d'antisémitisme, provoque l'indignation aussi bien sur le fond que dans la forme ponctuée de blagues antisémites et d'un salut nazi. Il se plaint à nouveau de  menaces de mort à la suite de cette chronique.
La différence avec  ce fils de..., c'est pourtant que la plupart de ses cibles savent encore se retenir.

Manuel Valls, le "meilleur attaché de presse" de Dieudonné?
Pourtant, interdire Dieudonné "était la pire des solutions", dit-il à Europe 1, 
Scatologie à tendance macho homophobe
estimant que "Manuel Valls est le meilleur attaché de presse qu’il ait pu trouver".

Nicolas Bedos raconte que depuis sa chronique, il a reçu "des menaces de cassage de gueule, des centaines, des menaces de mort prises au sérieux par la police... On a affaire à une véritable secte. Il a inventé tout un folklore : des tee-shirts, une violence dans la gestuelle, les mots employés..."

Des menaces qu’il compare dans le Monde aux attaques qu’il a subies en 2010 : "Cela me fait presque sourire de voir qu’on peut être tantôt un sale 'youpin', tantôt un 'nazi' ".

lundi 15 octobre 2012

Najat Vallaud-Belkacem se ridiculise à la morgue de Lorient

La porte-parole de Z-ayrault a encore perdu une occasion de se taire

Formée à l'académie Royal de la "bourditude", 
Vallaud-Belkacem fait de l'humour à la morgue:
une "gothic" au gouvernement ?
  

La ministre des Droits des femmes a lâché une bulle vendredi, sous l'œil de la caméra du Télégramme, pour détendre l'atmosphère de la morgue au centre hospitalier de Lorient.


Humour noir d'une bécasse socialiste

En visite dans l’unité médico-judiciaire du centre hospitalier de Bretagne Sud, à Lorient, cette pauvre Vallaud-Belkacem écoute religieusement le discours d'un médecin légiste , le Docteur Suply, puis se croit obligée de poser la question qui tue:
"Est-ce qu'il arrive que les enfants qui sont reçus ici, arrivent à créer un tel lien de confiance qu'ils souhaitent vous revoir par la suite ?" demande la démagogue, dans un accès d'empathie.


Le légiste en face lui répond dans un sourire navré:
"Alors moi non, puisque je suis médecin légiste…"

Et toute l'assistance, la ministre comprise, se rendant compte de son énorme bourde, d'exploser de rire...
     
 
Voilà ce que c'est de s'écarter une seconde des éléments de langage !


Les zappings ne sont pas en mal de mouron socialiste, mais devraient trouver là une pitance de choix et se repaître de cette gaffe monumentale, sauf auto-censure des media couchés... 
Et nous verrons aussi si le jury du Grand Prix Press Club de l'humour politique est libre.