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lundi 27 janvier 2020

"La justice" veut "tuer mon époux," estime Isabelle Balkany

"Je le dis et je le répète : mon mari est en danger", a alerté son épouse

La cour d'Appel de Paris a rejeté la troisième demande de mise en liberté de Patrick Balkany, ancien maire par intérim de Levallois-Perret




Son épouse Isabelle Balkany a dénoncé cette décision du lundi 27 janvier de maintien en prison de Patrick Balkany, en dépit de son état de santé. A 71 ans, l'ancien maire de Levallois-Perret est incarcéré depuis septembre après ses condamnations successives pour fraude fiscale et blanchiment aggravé.

 
"La justice, je l'accuse de vouloir tuer mon époux", lance Isabelle Balkany

"Je suis à la fois désespérée et folle de rage", 
a-t-elle expliqué au micro de BFMTV.  "Il a déjà été dans une situation avec son pronostic vital en danger, les médecins l'ont sauvés (...) il est aujourd'hui dans un état de fatigue incroyable", a-t-elle ajouté, expliquant que son mari avait déjà "perdu 26 kilos".

"Il y a aussi les dégâts psychologiques", a-t-elle poursuivi. 
"Lui qui a toujours eu un moral d'acier, il est totalement effondré", a-t-elle constaté. "Je le dis et je le répète : mon mari est en danger", a alerté Isabelle Balkany. 

Me Romain Dieudonné, l'avocat de Patrick Balkany, a également fait part de son "inquiétude" pour son client qui "continue à être détenu et dont les médecins disent que son état général continue de se dégrader".
Estimant qu'il subsistait un "risque de fuite" et rappelant que le détenu a lui-même reconnu avoir dissimulé des avoirs considérables à l'étranger, la cour d'appel de Paris s'est justifiée de son intransigeance par son sentiment que le maintien en détention de l'élu était "l'unique moyen pour maintenir Patrick Balkany à la disposition de la justice".

"Une fois encore a été décrite la peur d'une fuite à l'étranger", a commenté Isabelle Balkany, fustigeant le "syndrôme Ghosn" de la justice française. La maire par intérim de Levallois a également évoqué les "soit-disant" biens, qu'elle posséderait avec son époux. "Nous n'en avons plus, nous n'avons plus rien, ni à l'étranger ni en France", a affirmé Isabelle Balkany. 

Confirmation d'un acharnement politico-judiciaire 

"Si l'objectif est qu'il assiste aux audiences de février, il n'y sera pas car
il est physiquement incapable d'y être", a prévenu son épouse aux cent coups. Le procès en appel pour blanchiment de fraude fiscale des époux Balkany doit se tenir du 3 au 19 février prochain. 

C
ondamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale, le maire RPR-UMP-LR de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a été immédiatement incarcéré. Cette décision avait été qualifiéed' "historique", car elle n’est pas la norme dans un tel dossier avec un tel casting politique. "Même si tout n’est pas fini, enfin, les personnalités politiques deviendraient des justiciables comme les autres. C’est, je l’espère, un pas vers la fin de la démocratie de l’exception et de l’entre-soi", a par exemple réagi David Belliard, homosexuel assumé de 42 ans, alors candidat EELV (contre Julien Bayou) à la mairie de Paris.

Sa seconde demande de remise en liberté a été rejetée ce mercredi 13 novembre.
Morandini Live faisait un point sur l’affaire révélant au passage l’état de santé du maire de Levallois-Perret.

En première instance, Patrick Balkany avait été condamné à cinq ans de prison, tandis que sa femme avait écopé de trois ans de prison. Les peines avaient été assorties d'une inéligibilité de dix ans.
le premier volet de l'affaire, dont le procès en appel s'est tenu en décembre, le parquet a requis quatre ans de prison contre Patrick Balkany, quatre ans dont deux avec sursis contre sa femme et dix ans d'inéligibilité contre les deux pour fraude fiscale.

samedi 19 octobre 2019

Patrick Balkany, condamné pour blanchiment, mais relaxé pour corruption

Patrick Balkany, relaxé d'un côté, mais condamné de l'autre

Sera-t-il bientôt relaxé en appel de l'accusation de blanchiment  ?

Les juges rouges n'aiment pas les riches : en France, faire fortune est suspect, voire honteux. 
Déjà condamné pour fraude fiscale - et conduit directement à la case prison -, le maire septuagénaire de Levallois-Perret Patrick Balkany a été relaxé du délit de corruption.
Mais il s'est vu aussitôt infliger cinq ans de prison pour blanchiment, assortis d'un nouveau mandat de dépôtvendredi à Paris. Et le juge l'a sali en le qualifiant quasiment de truand, dénonçant un "indéniable enracinement dans la délinquance", sans toutefois oser parler de "pacte de corruption".

Le tombeur des communistes (1946-1983) de Levallois-PerretHauts-de-Seine, âgé de 71 ans, n'était pas présent au tribunal correctionnel de Paris : son état de santé et son sens de l'honneur lui interdisant de nouvelles humiliations, il avait refusé d'être extrait de sa cellule de la prison de la Santé, où il est incarcéré depuis sa condamnation, le 13 septembre, à quatre ans de prison.

Absente au premier volet du procès pour raison de santé - après une tentative de suicide début mai -, son épouse et première adjointe Isabelle, 71 ans également, était bien présente sur le banc des prévenus vendredi : après sa condamnation en septembre à 3 ans de prison, elle s'est vue infliger une peine de quatre ans de prison, mais sans incarcération immédiate, eu égard à sa santé fragile.

Tous deux ont en outre été condamnés une nouvelle fois à dix ans d'inéligibilité. Et le tribunal a ordonné la saisie de biens et avoirs du couple, notamment leur moulin à Giverny (Eure). 

Isabelle Balkanya fait appel de cette nouvelle condamnation.
"Comme nous l'avons toujours dit, il n'y a pas un centime d'argent public, c'est uniquement notre patrimoine familial, il n'y a pas de corruption", a-t-elle maintenu à la sortie de l'audience.  



Les Balkany tiennent la mairie depuis quelque 32 ans
Isabelle Balkany, qui est constamment réélue avec son mari à la tête de la commune de l'ouest parisien depuis 36 ans presque sans discontinuer, avait immédiatement contesté sa première condamnation et repris dans la foulée les rênes de la mairie de Levallois pour assurer l'intérim.

Les avocats de Patrick Balkany n'ont pas encore indiqué s'ils comptaient faire appel de cette seconde condamnation, une démarche suspensive qui permettrait au maire, en dépit d'une nouvelle condamnation à dix ans d'inéligibilité, de briguer un nouveau mandat aux municipales du printemps. Sa demande de mise en liberté dans le premier dossier sera examinée mardi. Les juges ne devraient pas courir le risque, selon eux, d'une double réélection des époux Balkany


Ce second jugement sanctionne sévèrement des légèretés des deux élus locaux
Le tribunal condamne le couple pour avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux vastes villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech.

S'ils ont concédé quelques "fautes" - Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse -, ils ont persisté à nier détenir le riad marocain. Et ce, en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany. A la différence des "homards" et vins millésimés de François de Rugy à l'Assemblée nationale, lui aussi pour exercer pleinement ses fonctions auprès d'hommes d'affaires. Et de son épouse en secondes noces.


Le tribunal considère que les Balkany auraient dû déclarer les deux villas et souligne la complexité du montage entourant l'acquisition du riad marocain, acheté en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société-écran panaméenne aux titres au porteur.
Il a suivi la piste de l'argent et établi que 5 millions de dollars, versés par un magnat belge du cuivre installé au Congo-Kinshasa sur le compte suisse d'une société offshore panaméenne avait en partie servi à payer le riad, au nom des Balkany.

En revanche, le jugement a écarté tout "pacte de corruption". Le tribunal n'a pas validé l'accusation affirmant que Patrick Balkany s'était fait offrir cette villa par le milliardaire saoudien Mohamed Al Jaber, en échange de délais de paiements dans un projet immobilier de développement de Levallois. Le tribunal estime qu'"il n'a pu exister" de pacte entre les deux hommes au regard de la chronologie des faits et des procédures liées à ce contrat.

Le tribunal n'a pas davantage recueilli les preuves établissant que l'héritier de son père déporté avait effectivement payé le riad de Marrakech. Il l'a donc totalement relaxé.
Les juges ont sanctionné tous les auteurs de "blanchiment aggravé".L'avocat Arnaud Claude, présenté comme le pilote de la transaction marocaine, a écopé de trois ans de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende et Jean-Pierre Aubry, alors fidèle bras droit de Patrick Balkany, de trois ans avec sursis et 100.000 euros d'amende. Les intermédiaires sont habituellement accablés, mais seulement si les accusés sont de gauche...
Résultat de recherche d'images pour "epoux Balkany"

Six mois de prison avec sursis ont été infligés à Alexandre Balkany,  le fils, pour avoir "couvert" ses parents en souscrivant des baux de location fictifs. 

Enfin, l'Etat a obtenu de tous les condamnés un total d'un million d'euros de dommages et intérêts. Si les radars ne rapportent plus, les juges sont, pour Bercy, de bons pourvoyeurs.

La messe n'est pas encore dite dans ce procès marqué par la gouaille d'un infatigable ferrailleur qui a défendu son bilan, une "vie à servir les autres" à Levallois-Perret et regretté sa "manie de vouloir toujours faire plaisir".

vendredi 6 septembre 2019

La France fracturée de Macron : permanences LREM taguées, Balkany physiquement agressé

Les agresseurs présumés, interpellés à Levallois-Perret

Deux individus dont les identités sont tues ont été placés en garde à vue
après une altercation (suggérant une réciprocité), survenue jeudi 5 septembre, apprend-on le lendemain.

Résultat de recherche d'images pour "balkany agressé"Patrick Balkany a été agressé dans sa commune de Levallois-Perret. Le maire de la ville des Hauts-de-Seine a été "bousculé" par deux hommes, nés en 1981 et 1989, vers 17h, et "deux gardiennes d'immeubles sont venues à son aide", a précisé le Parquet. On imagine que le préfet a condamné "avec fermeté de tels agissements indignes, honteux et inacceptables"...
Selon BFMTV, il aurait été seulement "malmené" ou "agressé verbalement"... "Insulté", aussi, d'après France Info.


Les circonstances de l'agression ne sont pas précisées pour l'heure.
Les faits se sont produits non loin de la mairie, a toutefois ajouté une source policière.  Le maire et les deux témoins ont porté plainte, selon la même source, qui ajoute que l'enquête a été confiée au commissariat de Levallois-Perret.

L'opposition fait également flèche de tout bois en justice

Résultat de recherche d'images pour "isabelle et Patrick Balkany"dans une semaine, le 13 septembre, la justice doit justement rendre sa décision dans une affaire de "fraude fiscale" présumée pour laquelle l'accusation a requis contre le maire quatre ans de prison ferme et quatre ans, dont deux avec sursis contre son épouse. 
Le 18 octobre, le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement dans un second volet dans lequel ils sont soupçonnés de "blanchiment à grande échelle". Le Parquet avait requis sept ans de prison ferme contre le maire et quatre ans avec sursis contre la première adjointe. 
Patrick Balkany est par ailleurs convoqué mi-septembre par la police judiciaire qui le soupçonne d'avoir employé des chauffeurs de sa mairie à des fins personnelles, notamment pendant des vacances.

En même temps, une  permanence de député LREM dégradée, à Boulogne-sur-Mer

Quand les élus de la majorité présidentielle méprisent le peuple.
Les vitres de la permanence de Romain Grau ont été brisées ce dimanche à 3h du matin.Alors que le local du député de la première circonscription des Pyrénées-Orientales, Romain Grau (LREM), déjà vandalisé en juillet, a été de nouveau ciblé au début du mois, dans le Pas-de-Calais, des inconnus ont brisé les vitres de la permanence du député Jean-Pierre Pont, dans la nuit de jeudi 5 à vendredi 6 septembre, à Boulogne-sur-Mer, vraisemblablement à coups de marteau. "Ces gens ne me font pas peur," a défié le député, pour qui "aucune divergence d’opinions ou de convictions ne peut justifier de telles violences".

A Boulogne, la porte a été couverte de mousse expansive et des graffitis tagués à la bombe jaune fluo ("ACAB", pour All cops are bastards, "GJ - probablement pour 'Gilets jaunes' - RDV 21" : en référence aux mobilisations pour le climat, mais aussi contre la réforme des retraites) sont la marque de l'extrême gauche, dont les révolutionnaires anarchistes. L'élu a réagi à ces dégradations en les qualifiant de "détestables" et d'"inqualifiables".

Les permanences LREM restent donc des cibles privilégiées des mécontents de tout poil, Gilets Jaunes ou exploitants agricoles, notamment, mais aussi urgentistes malmenés ou professeurs en colère. "Ceux qui s'attaquent à la permanence d'un député s'attaquent à la République", a également lancé l'élu, venu sur place après avoir été prévenu par un commerçant voisin tôt vendredi matin. "J'ai toujours reçu les Gilets jaunes. Casser une permanence en pleine nuit, c'est inacceptable", a-t-il aussi affirmé, totalement inconscient de  la haine qu'il fait monter en recevant les mécontents mais en faisant peu cas de leurs demandes : il ne suffit pas de passer un moment avec eux pour avoir fait le job
"Sur les réseaux sociaux, les gilets jaunes appellent à reprendre le mouvement le samedi 21, à Paris," a expliqué son assistante parlementaire, en référence au tag "RDV21", indiquant pourtant avoir reçu le message.

Pour toute réponse à cette manifestation de colère populaire, le député a annoncé qu'il va demander l'autorisation d'installer une caméra de vidéosurveillance pour filmer la voie publique... Il s'est aussi rendu au commissariat de Boulogne-sur-Mer pour déposer plainte contre X. A-t-il été mieux accueilli que les femmes victimes de violences sexuelles ?... 
"Rien ne me fera changer dans mon rôle de représentant du peuple", a-t-il ajouté. Une conception que les électeurs ne partagent pas. 

Fabien Sudry, le préfet du Pas-de-Calais, est menaçant: il "dénonce avec fermeté de tels agissements indignes, honteux et inacceptables qui ne méritent, comme seule réponse, que les poursuites judiciaires et les condamnations qui s'imposent". Un communiqué apaisant ? 



Cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des Gilets Jaunes cet hiver, des parlementaires de la majorité ont de nouveau été visés durant l'été, en particulier
les députés LREM ayant voté le 23 juillet en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta)
Ce qui a peu à voir avec les GJ, boucs émissaires de la macronie en mal d'écoute et de solutions...

samedi 16 août 2014

Ebola: et si Marisol Touraine se bougeait au lieu de polémiquer

Le gouvernement reste flou sur sa capacité à combattre le virus en France

Le ministère de la Santé dénonce les déclarations "fausses" et "irresponsables" de Balkany


Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) affirmait que des cas d'Ebola avaient été signalés en France. Patrick Balkany citait des "sources médicales fiables" et voulait des explications du gouvernement. Le ministère de la Santé lui a répondu, mardi 12 août, en dénonçant des déclarations "fausses" et "irresponsables" du député-maire UMP qui affirmait sur son site internet que plusieurs cas de personnes contaminées par le virus Ebola auraient été signalés sur le territoire français.
"Ces déclarations sont non seulement fausses, mais elles sont surtout irresponsables", martèle l'entourage de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. L'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique, une "urgence de santé publique de portée internationale", ne se prête pas aux "déclarations hasardeuses", polémiquait-on au ministère.
Et de réaffirmer, "de manière catégorique et ferme", qu'il n'y a, à ce jour, aucun cas confirmé d'Ebola en France et pas, non plus, de cas "possible" en cours d'analyse.

L'épidémie va sévir au moins pendant six mois, selon MSF

La directrice de Médecins sans frontières revient d'une visite de dix jours en Afrique de l'Ouest. Elle livre un bilan alarmant, vendredi 15 août.

Le virus Ebola "se répand et [la situation] se détériore plus vite que notre capacité à y faire face", explique Joanne Liu, directrice de Médecins sans frontières (MSF), après une visite de dix jours en Afrique de l'Ouest. "Nous avons une totale défaillance des infrastructures", précise-t-elle, vendredi 15 août.

Ces propos alarmants visent notamment le Liberia, où le virus n'est plus confiné"dans seulement quelques villages", puisqu'il se "propage dans une ville d'1,3 million d'habitants, Monrovia". Si la situation n'est pas stabilisée dans ce pays, "on ne stabilisera jamais la région", ajoute Joanne Liu. Voici le bilan de l'épidémie, le 12 août.




Alors que le virus Ebola a déjà causé la mort de 1069 personnes en Afrique de l'Ouest, l'épidémie pourrait encore sévir pendant au moins six mois, selon un scénario optimiste de l'organisation. Joanne Liu décrit un "climat de peur générale, comme en temps de guerre" dans la région touchée, aux frontières de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. "Les gens se méfient maintenant des centres de santé. Les capacités de suivi des contacts des malades sont insuffisantes."

La France est-elle prête à toute éventualité?

Plusieurs hôpitaux français se préparent à accueillir d'éventuels patients touchés par le virus. Bien qu'aucun cas ne soit avéré sur le territoire pour l'instant, les personnels de santé ont reçu des consignes strictes. Comment sont-ils préparés ?
La France s’est préparée depuis plusieurs années à faire face à des infections comme Ebola. Si un malade est identifié comme possiblement infecté par le virus Ebola dans la région, que ce soit dans un aéroport, un cabinet médical ou un autre hôpital, il est transporté par le SAMU directement dans le secteur dédié à la prise en charge de ces patients : le service de maladies infectieuses de l’hôpital. Des chambres y sont équipées d’un sas et d’un système de traitement de l’air qui évite que celui de la chambre ne diffuse dans le couloir (pression négative). Un circuit est également prévu dans l’hôpital pour éviter que la personne infectée ne croise d’autres malades ou des membres du personnel et le traitement de l’air.

Le risque d'importation d'un cas en France et "il ne faut pas le sous-estimer", explique le Pr Eric Caumes
Eric Caumes, professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’université Pierre et Marie Curie et président du Comité des maladies liées aux voyages et des maladies d’importation, explique pourquoi cette épidémie d'Ebola est plus inquiétante que les épidémies précédentes : "Elle a augmenté à une vitesse impressionnante depuis fin avril, passant d'environ 200 à plus de 1200 cas, explique t-il. De plus, il existe plusieurs foyers épidémiques, ce qui la différencie des autres épidémies."
Or, l'élu UMP a confirmé que "le ministère a été prévenu par mes sources" et il s' interroge: " C'est tout de même curieux que l'on n'ait pas d'échos." 
Le ministère balaie la révélation d'un revers de manche, mais nos liens avec les pays contaminés -notamment la Guinée et jusqu'au Mali- sont si étroits que le déni de Marisol Touraine n'apaise pas l'inquiétude qui se répand en France.

Selon le professeur,
le retard qu'ont pris les autorités à prendre des mesures de précaution, les soins funéraires
et la circulation des personnes ont "largement favorisé la propagation de l'épidémie" et contribuent au fait qu' "elle n'est actuellement plus sous contrôle" comme l'expliquait, dès le mercredi 30 juillet, un responsable de l'ONG Médecins Sans Frontièresen première ligne dans la lutte contre ce virus.
"Les risques d'une épidémie de chikungunya en France métropolitaine me semblaient bien plus importants", explique Eric Caumes. "Mais au aujourd'hui, je peux affirmer que le risque d'importation d'un cas en France existe bel et bien, et qu'il ne faut pas le sous-estimer." "Plus l'épidémie se rapproche d'une capitale et donc d'un vol direct jusqu'à Paris (par exemple Conakry-Paris) et plus le risque augmente", précise t-il.

samedi 21 juillet 2012

La robe qui soulève des oh ! et des ah ! des député(e)s

Duflot tombe les jeans et les sacs pour des fleurs bleues !




Deux femmes ministres en pantalons,
Duflot et Najat Vallaud-Belkacem côte à côte, mais aussi Delphine Batho, derrière elles:
par convictions religieuses ou
pour ne pas provoquer des commentaires graveleux
de leurs collègues ministres exemplaires ?


Réactions  à droite
Valérie Pécresse a estimé sur son compte Facebook que :  "Duflot en jeans au conseil des ministres, je suis réac, j'assume, je trouve ça irrespectueux des institutions de la République."

Christine Boutin y est allée aussi de sa petite phrase sur Twitter : "Est ce une provocation ? 1er conseil des ministres, le jour de l'Ascension. Très mauvais symbole - jour férié catholique - Ayrault - Hollande"
Selon Nadine Morano, "il faut faire la différence entre la dilettante du week-end et la tenue du conseil des ministres qui est un moment protocolaire de la République".


Le magazine féministe Elle y voit du machisme !...

Des députés UMP ont salué la métamorphose de la ministre du Logement mardi à l'Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement. "On peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme", rétorque le député UMP Patrick Balkany.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux.
Lors de la séance des questions au gouvernement, le député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (UDI, centriste), interpelle le premier ministre sur l'avenir du Grand Paris. Cécile Duflot, la ministre de l'Égalité des territoires, prend la parole pour lui répondre. La ministre descend les marches qui la séparent du micro sous les quolibets émanant des rangs des députés UMP. Certains apprécient manifestement la robe à motifs bleus que porte ce jour-là Cécile Duflot. Comme le montre la vidéo de la séance, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, intervient pour rétablir le calme. La ministre enchaîne: "Mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs, 
visiblement..." Allez savoir !



VOIR la gracieuse virevolte:



Avait-elle enfilé cette robe pour distraire l'attention de son discours ? 

Il n'est pas rare pour un député de se faire chahuter, interrompre, invectiver par le camp adverse sur ses prises de position, comme en témoigne la nuit électrique qu'ont passée les députés mardi soir. Mais ici c'est bien la tenue vestimentaire de la ministre qui était l'objet des quolibets, comme le reconnaît Laurent Wauquiez sur France Info , qui évoque "un moment pas très glorieux".

" Nous n'avons pas hué ni sifflé Cécile Duflot, nous avons admiré, raconte Patrick Balkany, démentant les interprétations machistes de la presse à sensations. Tout le monde était étonné de la voir en robe. Elle a manifestement changé de look, et si elle ne veut pas qu'on s'y intéresse, elle peut ne pas changer de look. D'ailleurs, peut-être avait-elle mis cette robe pour ne pas qu'on écoute ce qu'elle avait à dire."

Pour Patrick Balkany, il ne s'agit toutefois pas de machisme. 
"Enfin, on peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme !" 
Recevoir des critiques ou des compliments sur sa tenue n'est pas l'apanage des femmes, rappelle d'ailleurs l'élu: " Souvenez-vous du député à la veste rouge." Le député socialiste du Nord Patrick Roy, décédé en 2011, était en effet connu sous ce surnom. 
Même réaction pour Laurent Wauquiez: "Il y aurait eu le même type de chahut si un homme avait porté une cravate fluo orange."
Et puis Valérie Boyer (à droite) n'a jamais fait l'objet d'aucun commentaire déplacé, malgré son abondante chevelure noire et sa grande féminité: affaire de classe, tout simplement...



Aurélie Filippetti et Cécile Duflot n'ont pas les mêmes courbes

Peu de détails de la scène sont précisés dans le compte-rendu de la séance 
sur le site de l'Assemblée nationale, où il est simplement mentionné des "exclamations sur les bancs du groupe UMP" à l'arrivée virevoltante de la ministre. Le cabinet de Cécile Duflot n'a pas davantage accordé d'importance à ces oh ! narquois, trop "occupé par des dossiers de fond". Fond de petite culotte ?


Frédérique Matonti est professeure de sciences politiques à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Elle s’intéresse aux gender studies, c’est-à-dire aux " rapports sociaux entre les hommes et les femmes, pour aller vite ! ". " Ce genre de railleries, de sifflements lors de leur première montée à la tribune, c’est un classique que racontent bon nombre de femmes politiques ", affirme la spécialiste qui a notamment travaillé sur les élues du Conseil régional d’Île-de-France et leur apprentissage du rôle politique.
Un bizutage qui laisse en revanche Sa Cynique Majesté Royal de marbre.