POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Guinée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guinée. Afficher tous les articles

vendredi 5 octobre 2018

Guinée: les ministres de Macron boudent son 60e anniversaire

Alors que Macron se désiste, Philippe recherche désespérément un ministre pour l'accompagner

Nicole Belloubet a refusé catégoriquement de remplacer au pied levé Gérard Collomb
 


Collomb devait se rendre en Guinée pour les 60 ans de l’indépendance du pays.
Mais le ministre de l'Intérieur a refusé, lundi, de se rendre à Conakry pour représenter la France en Guinée et célébrer la décolonisation, 60 ans après l’indépendance du pays. Et la ministre de la Justice s'est aligné sur la position de Macron qui a décidé de bouder le président Alpha Condé, lequel se considère pourtant comme le frère jumeau de Bernard Kouchner.

Or, Macron avait reçu le président guinéen en visite officielle à Paris, le 22 novembre 2017. "Je me réjouis d’avoir accueilli ce jour à l’Elysée le président Alpha Condé, mon ami Alpha qui, depuis un peu plus de six mois que j’ai pris ces responsabilités, est pour moi un partenaire privilégié et un interlocuteur très précieux pour les sujets africains," avait-il déclaré.
Et d'ajouter une promesse : "Je tenais à ce que nous puissions échanger comme nous venons de le faire, avant de me rendre en Afrique et avant notre sommet Union africaine-Union européenne."

JPEG - 986.3 ko

Macron prend ombrage de la réussite du président africain.
Entre 2010 et 2017, la Guinée connaît une croissance annuelle relativement importante (4 % en moyenne), quand Macron fera moitié moins en 2018. Dans le même temps, le chômage reste stable, à 4,5 %, contre 9,2 en France. Par ailleurs, le pays voit sa dette publique passer de 68 % à 19 % du PIB, contre 99% du PIB hexagonal, au deuxième trimestre 2018, tandis que le déficit public, qui s’élevait à 14 % en 2010, devient un excédent (0,6 %) en 2017, à la différence de la France qui ne tiendra pas l'objectif de 2,3% en 2018.
Condé a été réélu président pour un second mandat en 2015, avec 57,9 % des voix au premier tour.

Panique au sommet de l’Etat : Macron ne tient pas ses engagements

On a craint l’incident diplomatique et Matignon a alors demandé à Nicole Belloubet de remplacer le ministre de l’Intérieur, au pied levé. Refus catégorique de la garde des Sceaux, qui  ne veut pas jouer les doublures. Elle fait valoir qu'elle revient tout juste d’un déplacement à Madrid avec Edouard Philippe et que le climat africain ne convient pas à son brushing.

C’est finalement Jean-Baptiste Lemoyne qui s'y colle : en tant que secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, du tourisme et de la francophonie, il a dû accepter la mission et son cheveu ne craint rien...

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait piscine ?
On en entend plus parler de celui-là: Il a démissionné ?


samedi 16 août 2014

Ebola: et si Marisol Touraine se bougeait au lieu de polémiquer

Le gouvernement reste flou sur sa capacité à combattre le virus en France

Le ministère de la Santé dénonce les déclarations "fausses" et "irresponsables" de Balkany


Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) affirmait que des cas d'Ebola avaient été signalés en France. Patrick Balkany citait des "sources médicales fiables" et voulait des explications du gouvernement. Le ministère de la Santé lui a répondu, mardi 12 août, en dénonçant des déclarations "fausses" et "irresponsables" du député-maire UMP qui affirmait sur son site internet que plusieurs cas de personnes contaminées par le virus Ebola auraient été signalés sur le territoire français.
"Ces déclarations sont non seulement fausses, mais elles sont surtout irresponsables", martèle l'entourage de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. L'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique, une "urgence de santé publique de portée internationale", ne se prête pas aux "déclarations hasardeuses", polémiquait-on au ministère.
Et de réaffirmer, "de manière catégorique et ferme", qu'il n'y a, à ce jour, aucun cas confirmé d'Ebola en France et pas, non plus, de cas "possible" en cours d'analyse.

L'épidémie va sévir au moins pendant six mois, selon MSF

La directrice de Médecins sans frontières revient d'une visite de dix jours en Afrique de l'Ouest. Elle livre un bilan alarmant, vendredi 15 août.

Le virus Ebola "se répand et [la situation] se détériore plus vite que notre capacité à y faire face", explique Joanne Liu, directrice de Médecins sans frontières (MSF), après une visite de dix jours en Afrique de l'Ouest. "Nous avons une totale défaillance des infrastructures", précise-t-elle, vendredi 15 août.

Ces propos alarmants visent notamment le Liberia, où le virus n'est plus confiné"dans seulement quelques villages", puisqu'il se "propage dans une ville d'1,3 million d'habitants, Monrovia". Si la situation n'est pas stabilisée dans ce pays, "on ne stabilisera jamais la région", ajoute Joanne Liu. Voici le bilan de l'épidémie, le 12 août.




Alors que le virus Ebola a déjà causé la mort de 1069 personnes en Afrique de l'Ouest, l'épidémie pourrait encore sévir pendant au moins six mois, selon un scénario optimiste de l'organisation. Joanne Liu décrit un "climat de peur générale, comme en temps de guerre" dans la région touchée, aux frontières de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. "Les gens se méfient maintenant des centres de santé. Les capacités de suivi des contacts des malades sont insuffisantes."

La France est-elle prête à toute éventualité?

Plusieurs hôpitaux français se préparent à accueillir d'éventuels patients touchés par le virus. Bien qu'aucun cas ne soit avéré sur le territoire pour l'instant, les personnels de santé ont reçu des consignes strictes. Comment sont-ils préparés ?
La France s’est préparée depuis plusieurs années à faire face à des infections comme Ebola. Si un malade est identifié comme possiblement infecté par le virus Ebola dans la région, que ce soit dans un aéroport, un cabinet médical ou un autre hôpital, il est transporté par le SAMU directement dans le secteur dédié à la prise en charge de ces patients : le service de maladies infectieuses de l’hôpital. Des chambres y sont équipées d’un sas et d’un système de traitement de l’air qui évite que celui de la chambre ne diffuse dans le couloir (pression négative). Un circuit est également prévu dans l’hôpital pour éviter que la personne infectée ne croise d’autres malades ou des membres du personnel et le traitement de l’air.

Le risque d'importation d'un cas en France et "il ne faut pas le sous-estimer", explique le Pr Eric Caumes
Eric Caumes, professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’université Pierre et Marie Curie et président du Comité des maladies liées aux voyages et des maladies d’importation, explique pourquoi cette épidémie d'Ebola est plus inquiétante que les épidémies précédentes : "Elle a augmenté à une vitesse impressionnante depuis fin avril, passant d'environ 200 à plus de 1200 cas, explique t-il. De plus, il existe plusieurs foyers épidémiques, ce qui la différencie des autres épidémies."
Or, l'élu UMP a confirmé que "le ministère a été prévenu par mes sources" et il s' interroge: " C'est tout de même curieux que l'on n'ait pas d'échos." 
Le ministère balaie la révélation d'un revers de manche, mais nos liens avec les pays contaminés -notamment la Guinée et jusqu'au Mali- sont si étroits que le déni de Marisol Touraine n'apaise pas l'inquiétude qui se répand en France.

Selon le professeur,
le retard qu'ont pris les autorités à prendre des mesures de précaution, les soins funéraires
et la circulation des personnes ont "largement favorisé la propagation de l'épidémie" et contribuent au fait qu' "elle n'est actuellement plus sous contrôle" comme l'expliquait, dès le mercredi 30 juillet, un responsable de l'ONG Médecins Sans Frontièresen première ligne dans la lutte contre ce virus.
"Les risques d'une épidémie de chikungunya en France métropolitaine me semblaient bien plus importants", explique Eric Caumes. "Mais au aujourd'hui, je peux affirmer que le risque d'importation d'un cas en France existe bel et bien, et qu'il ne faut pas le sous-estimer." "Plus l'épidémie se rapproche d'une capitale et donc d'un vol direct jusqu'à Paris (par exemple Conakry-Paris) et plus le risque augmente", précise t-il.

samedi 11 janvier 2014

Un clandestin guinéen se noie en sautant d'un bateau au large de Marseille

Filière clandestine à Marseille, la Lampedusa française

Deux guinéens sont arrivés clandestinement par mer

L'un d'eux s'est noyé vendredi en sautant d'un bateau au large de Marseille. 
Son corps a été découvert au fond de l'eau par des plongeurs de la gendarmerie.  

Les deux clandestins guinéens étaient entrés vendredi à bord d'un porte-conteneurs italien de la compagnie Ignazio Messina, le Jolly Marrone. Après avoir été découverts par la Police aux frontières (PAF) à leur arrivée , ils ont été laissés à bord du cargo, qui a appareillé le jour même pour Barcelone.

Mais les jeunes hommes ont sauté à la mer à la sortie du port de Marseille, vraisemblablement pour tenter de gagner la rive à la nage. L'un d'eux a été rapidement retrouvé, sain et sauf, mais l'autre  âgé de 18 ans n'a pu être  sauvé. Son cadavre a été repêché par des plongeurs de la gendarmerie samedi en milieu d'après-midi, près de la digue du port. 
Le Guinéen survivant a été placé en zone d'attente au centre de rétention administrative (CRA) du Canet.

La LDH exploite le drame

"Un réfugié guinéen désespéré se noie dans le port de Marseille.
Ce nouveau drame devrait rappeler (au ministre de l'Intérieur Manuel) Valls ce que peut être l'une des conséquences de sa politique inhumaine", a lancé Joël Aparicio, président de la section Istres Ouest Provence de la Ligue des droits de l'Homme.

La Guinée est une république dont
le président, Alpha Condé, a enseigné en France et adhéré au SNES, avant de co-fonder le Mouvement national démocratique (MND) devenu l’actuel RPG (Rassemblement du peuple de Guinée)
En juillet 2011, l'ONG Reporters sans frontières publie un rapport dans lequel elle demande à Alpha Condé, élu en 2010, "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des media", tandis que la France l'appelle à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais.