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vendredi 6 juillet 2012

Le droit de vote aux étrangers divise le centre et au-delà

Borloo "plutôt favorable", Bayrou carrément pour et Sauvadet "totalement opposé"
La majorité de gauche pousse au vote des étrangers


"
Le droit à la parole politique est aussi important que le droit à la santé ou à l'éducationassure Roland Ries, maire de Strasbourg, à l'origine de cette initiative. La cohésion sociale ne se décrète pas mais se construit." 


Sur France 2, le candidat socialiste F. Hollande a donné le calendrier de sa réforme. 
"Il n'y a pas d'échéance particulière, mais je dirais en 2013, avant les élections de 2014."

C'est la mesure qui fait polémique. 


François Hollande
 a affirmé mercredi qu'il envisageait pour "2013" sa réforme institutionnelle donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales
. 
A petits pas. "Ce sera uniquement pour les élections municipales, car ce sera le même régime que pour les étrangers européens qui votent déjà aux élections municipales, qui ne sont pas éligibles, qui ne peuvent pas devenir maire ou adjoint, qui peuvent devenir conseillers municipaux", "ça existe déjà dans notre pays", a-t-il rappelé. 


Martine Brochen-Aubry s'est déclarée pour le droit de vote des étrangers, en situation régulière, aux élections locales. Dans une tribune parue dans Libération , elle s'expliqua, disant " parce qu'ils participent activement à la vie de la cité, les étrangers en situation régulière doivent enfin prendre part aux élections locales en détenant le droit de vote ". Une position claire et définitive déjà affirmée dans le passé. Tout en reconnaissant qu'il faut conserver " la règle de nationalité française pour les élections nationales ", la première secrétaire du PS suggère " qu'en ouvrant le droit de vote aux élections locales aux autres Européens, (...) nous avons démontré la capacité d'une marche en avant ".  

VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier (L'Express) faire la part des choses:

Chevènement s'abstient, Bayrou dit oui
Le candidat du MRC à la présidentie
lle se démarque du PS
qui défend le vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

Sur Radio Classique-Public
 Sénat, Jean-Pierre Chevènement, candidat  à l'Elysée et ancien ministre de F. Mitterrand,  déclara en novembre 2011 : "J'ai évolué sur ce sujet et je ne prendrai pas part au vote [...] Je ne veux pas me laisser instrumentaliser dans un débat qui n'a pas de sens aujourd'hui". Le sénateur de Belfort a ajouté: "Il faut viser l'intégration des étrangers et la naturalisation me paraît être une meilleure voie que le saucissonnage de la citoyenneté". 
Le candidat du MoDem se rapproche des socialistes sur la question
Bayrou, le candidat du Modem à la présidentielle, s'est dit favorable à ce changement "Vous êtes roumain ou bulgare, vous êtes en France depuis six mois, vous avez le droit de vote aux élections locales" alors qu'un Marocain "en France depuis vingt ans" n'a "pas le droit de participer au choix des élus municipaux. [...] Lorsqu'une personne est en France, en règle depuis plus de 10 ans, qu'elle paye ses impôts, elle a le droit de dire quelque chose sur la collectivité locale à laquelle elle appartient". 

Cette proposition, vilipendée à droite avait été jugée "hasardeuse" par le président Sarkozy. 

Les opposants au projet socialiste de loi sont nombreux
, à droite: 

Marine Le Pen
, depuis toujours.
Nicolas Sarkozy, a évolué contre. Le président, suivi par les cadres de son parti, affirme qu'il est "hasardeux" de séparer la nationalité du droit de vote - à l'exception des "citoyens européens, qui partagent avec nous une communauté de destin". 
Et François Fillon affirme aussi qu'il est impensable de dissocier le droit de vote de la citoyenneté et ainsi couper avec la tradition Républicaine française. Pour l'UMP,  il n'y aucun quiproquo
"Si l'on veut accéder au droit de vote [....] il faut faire la démarche de vouloir lier son destin à un pays en demandant la nationalité française".


De plus, l'ex-majorité réclame la "réciprocité": si un étranger peut voter, son pays d'origine doit permettre aux résidents français de faire de même.

Le centre se divise

Jean-Louis Borloo
président du groupe UDI (Union des démocrates et indépendants, 
des élus du Nouveau centre, du Parti radical, de l'Alliance centriste ou même de l'UMP) à l'Assemblée nationale, s'est déclaré mercredi "plutôt favorable" au droit de vote des étrangers aux élections locales.

"Je pense que les avis ne seront pas totalement convergents chez nous sur cette question", a dit J.-L. Borloo devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP). "Moi, j'y suis plutôt favorable, mais je comprends que ce ne soit pas partagé". "Sur le droit de vote, les gens changent d'avis, certains sont moins pour qu'avant et d'autres moins contre", a-t-il relevé.


Le vice-président du groupe, 
François Sauvadet, s'est dit "totalement opposé"

Alors que  Hervé Morin y est farouchement opposé, "J'y suis totalement opposé", a réagi François Sauvadet, quelques heures plus tard. "Le vote doit être lié à la nationalité. La question à poser est donc celle de l'accès à la nationalité. S'il y a un droit de vote des étrangers de l'Union européenne, c'est qu'il y a une forme de citoyenneté européenne".

"Le sujet n'a pas été évoqué au sein du groupe UDI, mais beaucoup au sein du groupe sont totalement opposés à ce droit de vote", a-t-il ajouté.

Jean-Louis Borloo et François Sauvadet se rejoignent sur un point: sur ce sujet, il y aura liberté de vote au sein du groupe UDI.



Borloo a précisé que ce serait également le cas pour le mariage homosexuel. "Pour tout de ce qui relève de sujets de société, de l'intime, comme l'égalité devant le mariage, il y a une totale liberté. A l'évidence, il y a des sensibilités différentes sur ces sujets", a-t-il déclaré.

En revanche, "il y a quelques grands textes sur lesquels il est plutôt mieux de donner une cohérence" dans le vote du groupe UDI, a-t-il souligné, en donnant l'exemple du budget et des "grandes lignes stratégiques".

lundi 21 mars 2011

Cantonales: personnalités élues ou réélues au 1er tour

Les heureux élus du 1er tour des élections cantonales 2011


Voici une liste établie dimanche 20 mars, en fin de soirée:

- Jean-Michel Baylet (PRG), sortant, président du PRG, à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne)

- Eric Ciotti (UMP), sortant, président sortant du conseil général des Alpes-Maritimes, à Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes)

- Bernadette Chirac (UMP), sortant, à Corrèze (Corrèze)

- Michel Mercier (DVD), sortant, garde des Sceaux, à Thizy (Rhône)

- François Sauvadet (NC), sortant, président sortant du Conseil général de Côte d'Or et président du groupe NC à l'Assemblée, à Vitteaux (Côte-d'Or)

- Claudy Lebreton (PS), sortant, président sortant du Conseil général des Côtes d'Armor et président de l'Assemblée des départements de France, à Jugon-les-Lacs (Côtes-d'Armor)

- Hervé Morin (NC), président du Nouveau Centre, à Cormeilles (Eure)

- André Vallini (PS), sortant, président sortant du Conseil général de l'Isère, à Tullins (Isère)


dimanche 27 décembre 2009

Deux députés européens de plus pour amateurs de polémique

Au service de l’opposition, Le Monde en fait une affaire d’état
L'abstention tue la démocratie
Comment le PS va-t-il se justifier ?

Deux sièges supplémentaires reviennent à la France

Le mercredi 13 janvier 2010, l'Assemblée nationale doit désigner deux députés qui iront siéger à titre d'observateurs au Parlement européen, afin de pourvoir les deux sièges supplémentaires qui reviennent à la France depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Le Premier ministre, François Fillon avait demandé au président de l'Assemblée nationale de les désigner, un dans la majorité, l'autre dans l'opposition, une parité qui aurait avantagé la gauche, mais Bernard Accoyer a préféré s’en laver les mains et passer par un vote.

La conférence des présidents de groupe est d’ailleurs tombée d’accord sur les modalités.
Les candidatures devront être présentées sous la forme d'une liste de deux noms, un titulaire et un suppléant. Et, pour arriver au résultat souhaité - une place à la majorité, l'autre à l'opposition -, le scrutin s'effectuera à la proportionnelle au plus fort reste.

Un accord n’exclut pas une polémique

La gauche lance une controverse de plus.
Alors que les élus -de la majorité comme de l’opposition- s’étaient jusqu’ici désintéressé de ces deux députés, l’opposition refuse aujourd’hui de pallier ce qu’elle appelle l' "imprévoyance" de l'exécutif.
Super « citoyens vigilants », Jean-Marc Ayrault et Jean-Claude Sandrier, les présidents des groupes de l’opposition, estiment que le gouvernement aurait dû anticiper cette situation avant le scrutin européen du mois de juin. Alors, les groupes Socialiste, Radical et Citoyen (PS et radicaux de gauche) et de la Gauche démocrate et républicaine (PCF, Verts et Parti de gauche) ont décidé, mardi 22 décembre, qu’ils n’exerceraient pas leur pouvoir, qu'ils ne présenteraient pas de candidats et qu'ils bouderaient donc le scrutin.
Malgré cette brillante illustration de refus volontaire de l’exercice du devoir civique par des élus, « cela change la donne, car l'UMP, elle, n'a guère d'états d'âme», commente Patrick Roger, journaliste au Monde … Les professeurs d’histoire de terminale S en auront-ils davantage lorsqu’ils aborderont la question du civisme avec leurs élèves. Sujet de devoir :
Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique. Commentez.

La majorité présidentielle pour sa part ne bafouera pas la démocratie et manifestera au contraire son respect du Parlement Européen en procédant, le mardi 12 janvier, à une élection interne pour désigner ses deux candidats.
Cela a valu une discussion entre le président du groupe UMP,
Jean-François Copé, et celui du Nouveau Centre, François Sauvadet. Ce dernier aurait pris comme "une bonne manière" que le deuxième nom sur la liste - appelé à suppléer le titulaire en cas de défaillance - revînt à un élu centriste. Le parti majoritaire lui a d'une part fait observer que le désistement de l'opposition règle la question.

L'UMP a d'autre part donné la priorité aux députés dont la circonscription sera supprimée à l'occasion du redécoupage -le premier depuis 1986- auront le droit de postuler. 33 circonscriptions sont supprimées et sont compensées par la création de 22 circonscriptions en métropole et dans les collectivités d’Outre-mer et de 11 circonscriptions pour les Français de l’étranger (6 pour l’Europe, 2 pour les Amériques, 2 pour l’Afrique et 1 pour l’Asie-Océanie). Selon le secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, parmi les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite.
Plusieurs députés ont fait acte de candidature. Aucun des 18 députés d’opposition, mais trois sur les quinze de la majorité se sont manifestés :
Pascal Clément (Loire), Marie-Anne Montchamp (Val-de-Marne), Jean Roatta (Bouches-du-Rhône).
Le président du groupe Nouveau centre (NC) à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, a jugé que "le redécoupage s'est fait dans des conditions de transparence totale". "Je regrette pour ce qui nous concerne que dans le Tarn, le redécoupage ne corresponde pas (...) aux recommandations de la commission et aux recommandations du Conseil d'Etat", a-t-il toutefois observé. Le groupe votera le texte, a déclaré François Sauvadet, tout en précisant que deux amendements allaient être défendus par des députés NC, Michel Hunault (Loire-Atlantique) et Philippe Folliot (Tarn).

Concernant les deux nouveaux députés-observateurs, le Nouveau Centre devrait tout naturellement obtenir un poste d'observateur. Si l'opposition boycotte le scrutin, la règle prévoit en effet que, s'il n'y a pas plus de deux listes, il n'y a pas lieu de procéder à un vote. Le premier candidat de chaque liste sera proclamé élu.

Beaucoup de bruit pour rien à gauche

La presse militante s'efforce d'une part de présenter en conflit dans la majorité ce qui n'a aucune raison d'être, et d'autre part de
maquiller en une rebellion de la gauche l'échec annoncé de l'opposition dans un scrutin à la proportionnelle , au risque d'apparaître toujours plus caractérielle.

Le droit de vote aux immigrés devrait davantage motiver la gauche…

jeudi 3 décembre 2009

Greenpeace outrage la démocratie, mais la gauche la bafoue en soutenant l'ONG

Des innocents socialistes aux mains pleines

L'Assemblée Nationale, comme les écoles, n'est plus un sanctuaire.

Le raid de Désirdavenir Royal sur les Rencontres de Dijon, organisées par le socialiste Vincent Peillon pour les membres de L'Espoir à gauche, a visiblement mal inspiré Greenpeace. Lire PaSiDupes

Les démocrates de gauche pourtant prompt à s'indigner de tout et de rien ont fort bien vécu l'intrusion d'activistes de l'organisation écologiste supranationale Greenpeace sur les toits,
VOIR et ENTENDRE l'arrivée de l'échelle mobile, vers midi, les jeunes filles utilisées en boucliers humains et l'intervention du service d'ordre:


Greenpeace tente l'ascension de l'Assemblée nationale
envoyé par liberation

puis dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale, en milieu d'après-midi
Descente en rappel d'une jeune fille, à nouveau,
du haut de la tribune vers les travées UMP

et l'évacuation du palais Bourbon, suite à une alerte à la bombe, le mercredi 2 décembre 2009. Greenpeace nie sa responsabilité dans cette dernière action de déstabilisation. Fait unique, une militante a réussi, dans le chaos général, à descendre en rappel avec une corde depuis les tribunes du public jusque dans l'hémicycle, au niveau des travées des députés ...UMP.

Que des perturbateurs puissent interrompre les débats par des manifestations d'hostilité aux élus de la République et qu'ils ne puissent s'y dérouler dans la sérénité requise ne dérange nullement les laxistes patentés qui, en la circonstance à nouveau, affichent une ouverture d'esprit béante et un sens de l'humour immature.

Les réactions dans l'opposition


  • J.-Marc Ayrault, pour le PS a déploré l'intervention de Greenpeace, mais mis en cause les conditions de sécurité de l'Assemblée Nationale. Les socialistes seraient-ils devenus sécuritaires ou cherchent-ils à détourner l'attentions de leurs élus coupables de distribuer les invitations à l'Assemblée sans aucun discernement. A moins que ce ne soit en toute connaissance de cause !
    VOIR et ENTENDRE
    le président du groupe socialiste:

    Accusation de l'UMP par le PS J.-M. Ayrault, toute honte bue

  • L'air bonhomme, Daniel Cohn-Bendit, chef de file et tête de liste d'Europe Ecologie aux Régionales de mars 2010, ne voit évidemment aucun inconvénient aux actions révolutionnaires. Depuis Mai 68, le "pote" de Zizou Bayrou ne pratique plus le lancer de pavé et s'est reconverti tour à tour dans l'insulte et l'humour, au gré des situations. "On aime Greenpeace pour ses actions. Alors c'est désagréable, mais il ne faut pas en faire tout un plat non plus", a expliqué le petit meneur Verts à ceux qui voulaient bien l'entendre sur Europe 1.

    Le député européen écologiste et président de groupe a aussi pratiqué l'amalgame.
    "Greenpeace fait partie de la vie, voilà, c'est tout", a insisté l'irresponsable meneur d'Europe Ecologie. "C'est comme la main de Thierry Henri", a-t-il poursuivi, en toute incohérence. Et il a ainsi développé son rideau de fumée en ajoutant: "Peut-être qu'il aura un match de suspension. C'est la vie, c'est comme ça. Il faut arrêter de dramatiser", a-t-il estimé.
    Dany-le-Rouge n'a donc pas jugé « minable » ce manque de respect des institutions de la République par ses camarades écolos...
  • Quant à François Bayrou, se situe-t-il au-dessus de la vie parlementaire ? Il ne s'est pas exprimé... Où était-il ? Que faisait-il qui était plus important que le débat parlementaire sur le changement climatique, 'grande cause humanitaire', aux dires de Ayrault ? A-t-il déjà décidé de déléguer aux Verts ?

    Ce coup d'éclat a en revanche provoqué une vive émotion chez les parlementaires.


    Après les réactions à chaud de François Sauvadet, président de groupe du Nouveau Centre (lire PaSiDupes et voir les videos),

    et de
    Christian Jacob ,
    Déclaration de Ch. Jacob (UMP) à la presse

    le député UMP
    Patrick Ollier a refusé jeudi 3/12 de siéger en séance à côté de Noël Mamère (Verts), à l'Assemblée, pour protester contre l'intrusion la veille de militants de Greenpeace, avant un appel à la "sérénité" du président de l'Assemblée.
    "Je quitte le banc et M. Mamère fera ce qu'il a à faire avec sa proposition de loi. Je n'accepterai pas d'en discuter avec lui
    ", a déclaré à la presse M. Ollier, président de la commission des Affaires économiques, alors que M. Mamère allait défendre une proposition de loi sur le logement participatif.
    "On ne peut pas reprendre les débats avec la même personne comme si rien ne s'était passé", a déclaré P. Ollier, qui accuse Mamère de "complicité" pour avoir applaudi l'action de Greenpeace -avec Yves Cochet (Verts)- pendant le débat sur le sommet de Copenhague.
    Lien Dailymotion

    -> "Je pense que la droite est en train d'instrumentaliser cette affaire. Elle veut nous faire passer pour de dangereux gauchistes. Il faudrait faire confiance à l'écologie de droite
    ", a riposté Noël Mamère que l'on a vu -dans l'hémicycle et en toute impunité- adresser un bras d'honneur à la majorité Lire PaSiDupes et s'amuser vivement que le débat parlementaire relatif au Sommet de Copenhague soit interrompu en France à cinq jours de son ouverture au Danemark.
  • Deux des 'voyous' de l'Assemblée

    -> La conférence de Copenhague appelée COP 15 se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. C'est la réunion annuelle des représentants des pays qui ont ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.


  • Après une longue suspension de séance, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), a appelé les députés "à un retour à la sérénité".
    Jeudi 3, Bernard Accoyer a indiqué sur France Info que
    les extrémistes de Greenpeace «ont usurpé de fausses identités pour tromper les parlementaires et bénéficier de tickets de séance» afin de rentrer dans les tribunes de l'hémicycle. »
    « Les règles de sécurité vont être renforcées
    , a-t-il promis même si, en l'occurence, rien ne pouvait permettre de détecter les «instruments» utilisés par Greenpeace (corde et mousqueton en aluminium).
    Il a annoncé le dépôt de deux plaintes, l'une pour l'intrusion de la militante dans l'Hémicycle, l'autre pour l'action matinale sur le toit du Palais-Bourbon. Il a aussi dédouané M. Mamère en précisant que pour rentrer dans les lieux, les intrus avaient "abusé" trois députés. Des élus PS.


    ->
    Des élus socialistes jouent les vierges effarouchées
    Ils se disent «abusés».
    - Pour pouvoir pénétrer dans l'hémicycle mercredi, les militants de l'organisation se sont tournés vers leur parlementaire pour obtenir une invitation à l'Assemblée nationale. Une démarche ouverte à tout citoyen. Il faut une belle dose de candeur pour croire le PS qui se cache derrière un rideau pour emporter un vote en trompant ses adversaires sur le nombre de leurs députés présents en séance. - Greenpeace protège ses militants en assurant qu'ils ont été honnêtes envers leurs députés et n'ont pas «usurpé d'identité». C'est donc souligner la légèreté des députés concernés. Soit ils accordent facilement leur confiance à des inconnus, soit ils les connaissent comme militants. S'ils sont complices, ils n'ont pas eu besoin de les interroger sur le véritable motif de leur visite au Palais Bourbon.

    Un certain nombre de députés vit mal l'insécurité à laquelle ils sont exposés.
    -> Mais le PS s'avoue dépassé
    « Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que la présence du public dans l’hémicycle se fait sur invitation des députés (...) Il est de tradition que les députés de chaque groupe répondent favorablement aux demandes», ont souligné trois députés ...PS. «Il leur est évidemment (?) impossible de vérifier l’identité et les motivations de chaque demande, sauf à se transformer en enquêteurs ce qui n’est pas dans leur mission», ont-ils ajouté.
    -> A noter dans ce laxisme généralisé, qu'un responsable de la sécurité a demandé au plus fort de l'action que « le brouillage GSM dans l'hémicycle [soit rebranché] pour éviter qu'ils fassent sauter (leur éventuelle bombe) par un appel sur téléphone portable».

    Rappelons donc pour mémoire qu'il n’y a pas de réseau dans les tribunes. Sur l’écran des téléphones portables, zéro barre. Or, sous la présidence de Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007, ce sont tous les abords du Palais Bourbon qui avaient été brouillés, afin que le réseau téléphonique soit inaccessible et que, pendant les séances de l’Assemblée, personne ne puisse appeler/être appelé/ envoyer ou recevoir des SMS sur son téléphone portable.

    Les méthodes anti-démocratiques de Greenpeace
  • L'ONG estime que « le message des associations n'a manifestement pas été entendu» et s'arroge le droit de rappeler deux de ses principales revendications au Président de la République. «Si Nicolas Sarkozy veut être le champion du climat qu'il prétend être, il doit chiffrer l'aide aux pays en voie de développement», exige une responsable, jugeant que la «stratégie» du Président consiste, pour l'heure, «à ne pas avancer de montant avant le dernier jour du Sommet».
  • Par ailleurs, l'ONG demande à l'Union européenne de revoir ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (- 20% d'ici à 2020): « On critique les Etats-Unis mais l'UE n'est pas vraiment plus ambitieuse et est tentée de se reposer sur ses lauriers
    La proposition européenne s'inscrirait, selon l'association, «dans un scénario du Giec (Groupe d'experts sur le changement climatique) qui laisse seulement une chance sur deux de limiter le réchauffement» sous le seuil des deux degrés. Les ONG réclament, elles, un engagement des pays industrialisés de réduire de 40% leurs émissions.

    De quel droit une ONG supranationale s'immisce-t-elle dans les affaires intérieures d'un pays ?
    PaSidupes consacrera un prochain article aux inadmissibles pressions anti-démocratiques d'une organisation supranationale qui ne représente qu'elle-même, n'a aucune légitimité populaire sans élus repésentatifs et détourne ses contemporains de la cause écologique.
  • lundi 31 août 2009

    Le Nouveau Centre veut faire renaître l'UDF de ses cendres

    Le coup de grâce au MoDem ?

    Phoenix renaissant de ses cendres

    L'inéquité du traitement de l'information

    L'occultation des universités d'été des partis défavorisés, telle que celles du Parti de Gauche (PG) ou du Nouveau Centre (NC), par la presse libre de faire de la rétention démocratique, aura privé les Français d'une information majeure, qui vaut bien celle privilégiée par les journalistes partisans: l'annonce de primaires socialistes « ouvertes » qui sont fermées au reste de la gauche !

    Nous avons certes le droit de savoir que le Nouveau Centre (NC) a tenu pendant trois jours son université d'été à Agen. Mais pourquoi devrions-nous accepter d'aller chercher l'information au fond d'une page de gauche de journal et de veiller jusqu'au bulletin d'information de minuit pour obtenir des détails partisans de la presse socialiste
    Les électeurs n'auront pas manqué de mérite pour apprendre que le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a annoncé son intention de réunir la famille centriste de l'ex-UDF qui rejette le rapprochement du MoDem avec la gauche, pour exister face au géant UMP au sein de la majorité présidentielle. Il faut PaSiDupes pour y revenir ensuite.

    Le MoDem tend le bâton

    L'UDF est un parti "qui avait fait de nous la première force politique territoriale de France et nous avait conduits à la quasi égalité avec le RPR", a rappelé dimanche le président Hervé Morin dans son discours de clôture.
    Or, le bradage du centre par la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, au profit de la gauche -du PS à Europe-Ecologie- a créé une urgence au NC: sauver le centre menacé de dilution dans la gauche. La nécessité d'une renaissance, d'une refondation de la famille centriste, telle qu'elle existait au temps de l'UDF, est devenue urgente.

    Il faut sauver l'espèce centriste en voie de disparition

    Le ministre de la Défense a donc annoncé qu'il souhaite que le NC se réapproprie le nom de la formation giscardienne, détenu par une association avec un bureau majoritairement MoDem.
    Une annonce très symbolique, selon un député NC, qui vise surtout à rappeler que le NC reste l'héritier idéologique du grand parti, et à redonner espoir aux fidèles du centre véritablement au centre. Durant le week-end, les militants présents à Agen, près d'un millier, ont arboré des tee-shirts proclamant: "le NC, c'est l'UDF d'aujourd'hui".
    "On a devant nous, pour la première fois, un espace politique dégagé au centre. Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable de l'occuper. La seule chose qui nous empêche encore de le faire, c'est notre dispersion. Cette dispersion, il va falloir y mettre un terme", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du NC.
    Pour le député de Seine-Saint-Denis, "la plupart des militants et des élus de l'ex-UDF sont dans la nature. Ils n'ont pas adhéré au MoDem et ne sont pas chez nous. Ils attendent ce regroupement".

    Désir centriste d'unité

    La présence aux universités d'été de l'ancien trésorier du Modem, le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier, aujourd'hui en quête d'une famille centriste recomposée, et celle du sénateur Jean Arthuis, qui a récemment créé le parti de l'Alliance centriste, a conforté l'espoir d'un possible rassemblement.
    Des personnalités invitées n'ont pas interféré avec cette réunion de famille: Alain Juppé, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture ou François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale. Leur appartenance à la majorité présidentielle pouvait en effet troubler le débat.

    François Sauvadet a expliqué qu'il souhaitait que la position du NC soit "reconnue et confortée" également au sein de la majorité présidentielle.
    Il estime que, malgré son à-coup de santé, le départ du gouvernement d'André Santini (qui avait le portefeuille de la fonction publique) "n'est pas un très bon signal", pas plus que l'abscence de concertation au comité de liaison de la majorité présidentielle concernant l'arrivée du souverainiste Philippe de Villiers et des chasseurs de CPNT.
    "On ne peut exister vis-à-vis de l'UMP qu'à partir du moment où on est ensemble. Sinon, on laisse Sarkozy faire ses courses", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde. "Sans doute la clarification de notre relation avec l'UMP sera une des conditions de la réunion des centristes".

    Pour les régionales, le président exécutif du NC a souhaité des alliances "à la carte": listes communes avec l'UMP ou candidature autonome au premier tour, selon les régions.
    Hervé Morin espère quant à lui faire naître, à l'occasion de cette "élection intermédiaire", une nouvelle génération politique capable de porter les couleurs du parti aux législatives.

    mardi 6 mai 2008

    Bilan pas assez expliqué, selon Sauvadet

    Comme les autres, il peut monter en ligne !
    François Sauvadet, pour ceux qui ne le sauraient pas, est le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.
    L’homme est tellement discret ! Il a toutefois estimé mardi que la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy affiche "un bon bilan" mais qui "n'a pas été suffisamment expliqué ni défendu devant les Français". "Beaucoup de réformes ont été engagées, beaucoup de réformes utiles" a-t-il assuré lors de son point de presse hebdomadaire.

    A-t-il battu la campagne des radios et télévisions ?
    Les salles de rédaction militantes lui ont-elles préféré l’opposition qui occupe les lieux ? On le croit volontiers. Mais ces messieurs et dames qui ne sont pas du gouvernement travaillent-ils plus pour gagner des électeurs ou pour soutenir celui qui les a fait ce qu’ils sont ?
    Sauvadet admet.
    "La France sans Nicolas Sarkozy ce serait des régimes spéciaux qui ne seraient pas réformés, des retraites qui ne seraient pas assurées, une rénovation du dialogue social qui n'aurait pas été engagée, un service minimum qui n'aurait pas été mis en place", a-t-il ajouté.
    "Nous devons tous nous sentir coresponsables de ce bilan, un bilan vraiment courageux", a-t-il insisté assurant qu'"il n'y a pas d'alternative politique à la réforme". "La gauche prend une lourde responsabilité en ne participant pas à l'esprit de réforme", a-t-il dit. Certes ! Et la responsabilité de Bayrou ?
    Tous co-responsables aussi d’une communication insuffisante.

    vendredi 25 avril 2008

    12 millions de Français ont choisi l’entretien télévisé de Sarkozy

    Des réactions de responsables politiques
    Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a suscité jeudi soir, de nombreuses réactions, de la harde des éléphants socialistes aux ténors de la majorité, en passant par les leaders centristes et les anti-libéraux. Voyons si vous partagez leurs réactions convenues et excessives, selon le cas, objectives ou injustes.

    Bertrand Delanoë, maire de Paris, porte encore visibles les stigmates des échecs nationaux répétés de la gauche: "un échec pour la France"! Nicolas Sarkozy agace les hommes -et les autres- qui n'ont pas auprès des femmes le succès auquel ils prétendent et Delanoë juge leur technique sans indulgence: il a été "confus" et "imprécis". Pour Bertrand Delanoë devait tenir la chandelle au chevet de la France, femme alanguie et assure que le chef de l'État est passé à côté de son grand oral jeudi soir . Delanoë peine à admettre ses insuffisances et accable celui qu'il envie: "Il a essayé d'expliquer péniblement sa propre impuissance. Sa première année est un échec pour la France. Il n'a pas dit qu'il fallait une rupture avec lui-même", a lâché précocement le maire de Paris vendredi matin sur RTL.
    L'édile de la capitale a une nouvelle fois mis le doigt sur le "paquet fiscal", dont le Président de la République a reconnu lors de son intervention télévisée "une erreur de communication totale" autour de cette réforme. "Les 15 milliards d'euros jetés par la fenêtre pour la rente et le patrimoine dès le début de son quinquennat empêchent le chef de l'État d'investir dans la justice sociale."
    Le RSA, dont la généralisation est prévue pour 2009 ? "Soyons honnêtes, l'idée est bonne mais son application est inquiétante. Le chef de l'État déshabille Paul pour habiller Jacques -ou Marianne- alors que dans notre pays les travailleurs précaires se sont multipliés", s'inquiète-t-il.
    Revenant sur son initiative de faire du dalaï-lama un des citoyens d'honneur de la ville de Paris, qui a fait beaucoup de remous, Bertrand Delanoë ne regrette rien! "J'assume", a-t-il dit. "C'était le bon moment pour la ville de Paris d'épauler le dalaï-lama, homme de paix, de dialogue, qui ne milite pas pour l'indépendance du Tibet mais pour le respect du peuple tibétain."
    Sa Cynique Majesté Royal, présidente de la région Poitou-Charentes : "une feuille de déroute", assure l'amère battue de la présidentielle. L'ex-candidate en déroute à l'élection présidentielle a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée, une "feuille de déroute" à son gouvernement. Recourant toujours au registre de la peur, imperturbable, elle traumatise dans les foyers: "On est plus inquiets après l'émission qu'avant! On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel", a ajouté l'impudique petite présidente de la région Poitou-Charentes, qui n'a renoncé à aucune candidature, d'abord le poste de Premier secrétaire du PS, puis celuis de Président de la République.
    Roger Karoutchi, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement : "un Président pédagogue".
    Pour Roger Karoutchi, Nicolas Sarkozy avait revêtu pour les Français des habits "gaulliens pour parler des droits de l'homme, de la place de la France en Europe, de son refus des talibans et de sa volonté de renforcer l'influence française". Il a salué "un président de la République déterminé, pédagogue, qui explique clairement aux Français les enjeux économiques et sociaux et manifeste un volontarisme absolu pour sortir de la crise". "C'est un grand moment pour tous les Français et un élément supplémentaire de mobilisation pour toute la majorité."
    Julien Dray, porte-parole du PS, a dû abandonner provisoirement les lycéens pour écouter peut-être le président : "c'est un Président tendu"! Delanoë l'a pourtant surpris en situation d'impuissance: ils n'ont pas dû voir le même film... Par la voix de son porte-parole, le Parti socialiste a fait de la surenchère au chapître de la peur. N'a-t-il pas affirmé que "l'inquiétude et la colère" des Français "ne sont pas levées" après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir? "C'est un président tendu, essayant, par l'abondance de chiffres, d'éviter d'avoir à constater l'impasse dans laquelle il se trouve, que nous avons vu." Et d'ajouter : "Au final, le chef de l'État n'a concédé qu'une erreur de communication sur le paquet fiscal." "Il n'y a ce soir rien pour les 13 millions de retraités, rien pour les 20 millions de salariés, rien pour les 5 millions de fonctionnaires, qui peut les rassurer en matière de pouvoir d'achat", regrette-t-il.
    François Fillon, Premier ministre : "l'énergie et la franchise".
    Le Premier ministre a estimé que l'interview télévisée marquée par "la gravité, l'énergie et la franchise" a démontré que "le cap du changement [était] bien tenu". "Face à une situation économique internationale tendue, la conquête de la croissance et du plein emploi constitue une priorité", a expliqué, dans un communiqué, le locataire de Matignon. "Sous l'impulsion du président de la République, le gouvernement a, plus que jamais, un double devoir : réformer de façon résolue et concertée et faire partager par les Français cet engagement au service de la France."
    Patrick Devedjian, secrétaire national de l'UMP : "je l'ai trouvé vrai dans ses réponses".
    Le patron de l'UMP a trouvé Nicolas Sarkozy "très authentique, vrai dans ses réponses, humble même, quand il le fallait", "très compétent, capable d'expliquer sur tous les sujets entrepris, débattus". Christine Boutin, ministre du Logement : "il a montré une dimension humaine" Pour la ministre, "Nicolas Sarkozy a montré une dimension humaine". "Il a été rassurant pour les Français car il a confirmé qu'il ferait les réformes, même si c'était difficile et impopulaire."
    Marielle de Sarnez (MoDem), députée européenne : "il n'a pas de feuille de route". La centriste considère qu'il n'y avait pas "de feuille de route" ni de "perspective" dans le discours du Président. "Les Français attendaient de savoir où ils allaient et je ne crois pas que cette émission les ait éclairés."
    Manuel Valls, député maire PS d'Évry : "des explications assez confuses".
    Ca fait un peu répétitif... Pour l'élu socialiste, "les explications [étaient] assez confuses, parfois assez laborieuses sur la politique économique et budgétaire". Sur le RSA, "je suis très étonné de l'absence d'explication sur le financement" du dispositif et "le coût annoncé", a-t-il regretté.
    Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée : "Sarkozy a apporté de la clarté";
    Le maire de Meaux considère que "Nicolas Sarkozy a su apporter ce que tous les Français attendaient : de la clarté. Il a su trouver les mots pour répondre aux impatiences des Français et valoriser la dynamique de changement engagée par son gouvernement et la majorité parlementaire. Comme nous, le Président a ressenti l'impatience des Français qui soutiennent les mesures déjà prises mais attendent encore davantage. Ce message a été reçu."
    Yves Jégo, secrétaire d'État à l'Outre-Mer : "le cap est tenu";
    Le tout nouveau secrétaire d'État a apprécié le grand oral du chef de l'État : "Reconnaissant les erreurs qui ont pu être commises, notamment dans la communication autour du paquet fiscal, le chef de l'État a prouvé la cohérence et l'interdépendance des quelque cinquante réformes de modernisation déjà engagées depuis un an. Dans une période troublée par des circonstances extérieures, il était important de montrer que le cap est tenu."
    François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée : "un Président courageux".
    Le député de Côte-d'Or a salué "un président courageux et responsable qui assume les réformes". "On attendait qu'il clarifie les enjeux et le cap après des couacs qui ont brouillé l'action conduite dans un contexte économique difficile. On a eu un président lucide qui assume."
    Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Sarkozy a répété ce qu'il dit depuis un an".
    La candidate malheureuse à l'élection présidentielle n'a pas retourné le disque et a estimé que le président Nicolas Sarkozy a répété lors de son interview télévisée jeudi soir "ce qu'il dit depuis un an", malgré sa victoire à la présidentielle, "malgré l'échec de sa politique et malgré les souffrances qu'elle provoque". Le Président "sent que les Français sont choqués par l'argent qui s'accumule au même endroit et c'est pourquoi il fait le coup de la moralisation du capitalisme, mais sans rien avancer de précis", souligne la leader communiste en souffrance.

    Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière : "un numéro d'équilibriste".
    C'est pourtant elle qui tombe au premier tour... La militante a comparé la prestation de Nicolas Sarkozy à "un numéro d'équilibriste, dénonçant un capitalisme financier [...] tout en déclarant que le capitalisme est le meilleur système possible".
    La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) : "un spectacle affligeant".
    A la manière de Juju Dray, il a joué sur le même ton: "Ce soir en direct de la Sarkozie, on a eu droit au spectacle affligeant d'un président complètement sur la défensive, justifiant sa politique par la situation internationale". "En s'opposant à toutes les revendications en cours - emploi, éducation, santé, salaires, sans-papiers - il est apparu pour ce qu'il est : le président de fait du Medef et des réformes réactionnaires." 'Sur la défensive' ou 'tendu', ils ont une communauté de vue qui présage bien de l'issue des efforts de rapprochements entre eux...

    Anne Souyris, porte-parole des Verts : "une France d'avant-hier qui se profile"
    Pour l'écologiste, Nicolas Sarkozy "nous fait la morale, se scandalise, mais ne propose rien : dénonciation sans aucune sanction des patrons employeurs de clandestins, pas de mesure contre la spéculation, pas de mesure contre l'atteinte des droits de l'homme en Chine, rien sur l'environnement". Par ce discours, "c'est une France d'avant-hier qui se profile".

    Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale : "convaincant, pédagogue, déterminé".
    "Nicolas Sarkozy s'est montré convaincant, pédagogue, déterminé à remplir le mandat pour la réforme confiée par les Français". Il a su réaffirmer la cohérence, la justesse et les priorités de l'action gouvernementale. Les réformes [...] doivent être poursuivies dans un esprit de dialogue et de concertation."

    mardi 18 mars 2008

    D’un mini remaniement, la presse a fait toute une affaire

    Six nouveaux membres dans le 3° gouvernement Fillon
    L'Elysée a annoncé par communiqué aujourd’hui mardi en fin de journée un remaniement du gouvernement dirigé par François Fillon avec la légère modification de douze portefeuilles et l'arrivée de six nouveaux membres. Annoncées avant le deuxième tour des élections municipales et cantonales, les modifications sont intervenues deux jours après le second.
    Les nouveaux arrivants sont Christian Blanc, Hubert Falco, Yves Jégo, Anne-Marie Idrac, Nadine Morano et Alain Joyandet.

    Yves Jégo (1961), le porte-parole de l'UMP, devient secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer. Le député-maire de Montereau (Seine-et-Marne), réélu dès le premier tour, remplace Christian Estrosi, élu dimanche à la mairie de Nice et qui avait souhaité se consacrer maintenant à sa vlle. (lien)

    Nadine Morano (1963), autre porte-parole de l'UMP, est nommée à la tête d'un nouveau secrétariat d'Etat à la Famille. La députée de Meurthe-et-Moselle avait été battue dimanche aux municipales à Toul, en Moselle. C’est l’indication qu’un scrutin local n’a pas d’incidence sur la mise en oeuvre du programme présidentiel.
    Cette nomination mettra-t-elle un terme aux ragots répandus à la mi-février 2007 et à la veille de la présidentielle par l'Express et Libération, sur sa supposée mise à l'écart de l'équipe de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, pour ses méthodes et propos souvent très abrupts : le politiquement correct n’estdonc pas encouragé…
    Membre de la mission parlementaire sur la fin de vie, créée à la suite de l’affaire Vincent Humbert, et depuis décembre 2004 de la mission d'information sur la famille, elle est favorable à l'euthanasie, au mariage homosexuel et à l’adoption par des couples homosexuels.(lien)


    Anne-Marie Idrac (1951), ex-UDF et ex-Jupette, l'ancienne présidente de la RATP puis de la SNCF ("Aujourd'hui en France " signale que son départ a été salué par une standing ovation de 15 mn des dirigeants de l'entreprise.), avait démissionné et se savait donc destinée avant les élections à un poste au gouvernement. Elle avait cédé le mois dernier sa place de patronne des cheminots à Guillaume Pépy, son second. Elle est nommée secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur. (lien)

    Alain Marleix (1946), ancien député européen et conseiller général du Cantal, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et fidèle de Nicolas Sarkozy, change de fonction et devient secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales. Il a la réputation d’un fin stratège. Depuis décembre2004, il était secrétaire national de l'UMP, chargé des élections. (lien)
    Hubert Falco (1947), sénateur-maire UMP de Toulon réélu le 9 mars, prend la responsabilité d'un nouveau secrétariat d'Etat chargé de l'Aménagement du territoire.(lien)


    Deux ministres ayant ravi des villes à la gauche au premier tour des municipales voient leurs maroquins étoffés.

    Luc Chatel (1964), nouveau maire de Chaumont (Haute-Marne) élu au premier tour contre la gauche , se voit attribuer, en plus de sa fonction de secrétaire d'Etat à la Consommation, celle de porte-parole du gouvernement.
    Le porte-parole sortant, Laurent Wauquiez, qui a ravi la mairie socialiste du Puy-en-Velay (Haute-Loire) à la mère de Bruno Julliard, devient secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi. (lien)
    Eric Besson, socialiste de l’ouverture et secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, voit sa position renforcée : il sera également responsable de l'économie numérique.

    Christian Blanc (1942), le député des Yvelines devient secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, le « Grand Paris ». -Président du Nouveau Centre au sein de son organisation provisoire, il a ainsi dirigé la RATP, Air France ou Merrill Lynch France. (lien)

    Alain Joyandet, député UMP de la Haute-Saône, devient secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie.(lien)

    Bernard Laporte, ancien entraîneur du Quinze de France et actuel secrétaire d'Etat aux Sports, se voit également attribuer comme prévu le portefeuille de la Jeunesse et de la Vie associative.

    Dans l’après-midi de mardi, le Premier ministre François Fillon a été reçu pendant une heure à l'Elysée pour l'élaboration de ce mini-remaniement gouvernemental. Or, le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, est arrivé à l'Elysée peu avant 18h30.
    Le président du groupe centriste au Sénat Michel Mercier, pressenti pour une mission gouvernementale, avait quitté l'Elysée à 18h. Début janvier, Michel Mercier, favorable à une alliance avec la liste UMP conduite par Dominique Perben aux élections municipales, a rompu avec François Bayrou en démissionnant de la présidence du Le 30 janvier 2008, Michel Mercier, favorable à une alliance avec la liste UMP conduite par Dominique Perben aux élections municipales, rompt avec François Bayrou en démissionnant de la présidence du MoDem du Rhône.
    Les départs supputés par la presse ne sont pas intervenus ! ...
    Elle aura une autre idée dès demain...