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mardi 23 octobre 2018

Le diesel est plus cher que l'essence, ça y est ! Bravo Bercy...

La France gronde

Du jamais vu : le diesel est plus cher que l’essence !

Dans 20% des stations-service du pays et jusqu’à 60% par endroit, en Ile-de-France, le prix du gazole dépasse celui du sans-plomb 95. La faute au "rattrapage" fiscal qui pénalise le diesel, en vérité une volonté écologiste de pénalisation du diesel.

Ce lundi, le gazole était facturé 1,538 euro au Carrefour Market de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) mais 1,509 euros au Super U de Mirepoix (Ariège)... A chaque fois, le diesel y est plus cher que l’essence. L’écart est encore millimétrique avec le sans-plomb 95 (SP 95), de l’ordre de quelques centièmes d’euro, mais les exemples abondent de ce croisement historique des courbes. Ce phénomène totalement inédit résulte d'une volonté politique frappant à l'aveugle Toutes les catégories de Français sont frappées

"C’est vrai, c’est la première fois, chez nous, que le prix du gazole passe au-dessus du 95, confirme un pompiste BP d’Argenteuil (Val-d’Oise), une ville où trois stations sur dix affichent le gazole supérieur au SP 95. Forcément, ça fait parler les clients. Certains ne sont pas contents." Faut-il en conclure que d'autres sont ravis ? Dans l’ensemble du département, 40 % des stations-service (46 sur 115) sont déjà dans le même cas.
Les ruraux et les retraités sont ainsi condamnés à l'enclavement et à l'enfermement.

Les prix des carburants ajoutent aux injustices sociales des discriminations locales

Ailleurs, en Ile-de-France, la situation varie assez fortement. Si, à Paris, le diesel est plus cher que l’essence dans un peu moins de 18 % des stations, le pourcentage grimpe à plus de 35 % en Seine-et-Marne et dans les Hauts-de-Seine, dépasse 40 % en Essonne, atteint 47 % dans les Yvelines et culmine à 58 % en Seine-Saint-Denis et même à… 62 % dans le Val-de-Marne.

A l’échelle nationale, le phénomène est aussi significatif. Sur le site www.prix-carburants.gouv.fr2.089 des 9.902 stations recensées affichaient un prix du gazole au-dessus de l’essence. Les propriétaires de véhicules diesel sont donc en train de perdre un avantage fiscal historique qui remontait à l’après-guerre.

Une conséquence du déficit budgétaire et de la pression de l'UE

"A partir des années 80, le gouvernement a aussi voulu aider les constructeurs français concurrencés par les petites voitures asiatiques", raconte Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. Pour Renault et, surtout PSA, avec son modèle phare, la 205 lancée en 1983, pendant les années Mitterrand, le succès sera phénoménal : les voitures diesel consomment, à puissance égale, 20 % de moins que les modèles essence, et le carburant est beaucoup moins taxé. Bien qu'elles consomment moins que les voitures à essence, elles sont déjà dans le viseur des écologistes. Les petites voitures asiatiques sont devenues grandes et le diesel est moribond.

Peugeot investira dans la recherche et fera massivement chuter la pollution de ses véhicules diesel, mais les écologistes ne veulent toujours pas entendre raison, suivis par les gouvernements, notamment socialistes en quête de voix, avec Ségolène Royal et François Hollande. Certes, distingue-t-on actuellement les véhicules anciens et nouveaux, mais Bercy qui cherche à combler la dette publique et équilibrer son budget 2019 profite de l'aubaine fournie par les groupes de pression écolos.

Les premiers ratés interviennent avec le gouvernement Jospin. La ministre verte Dominique Voynet s’attaqua au diesel accusé d’être à l’origine d’une pollution aux particules fines. Sous François Hollande est prise la décision de faire fondre l’avantage fiscal octroyé au diesel, à la faveur du  scandale du "Dieselgate" qui frappa Volkswagen.

Avec l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, aiguillonné par Nicolas Hulot, le mouvement s’accélère. Macron n'a certes aucune assise électorale, mais il voit venir les Européennes et les débats associés au scrutin... Dans la foulée du rééquilibrage fiscal entamée en 2015, la fiscalité sur le gazole augmentera en 2018 de 7 centimes et de 4 centimes pour l’essence, pour faire converger le prix des deux carburants d’ici à la fin du quinquennat.

Sous couvert d'une apparente égalité fiscale, "ce fameux rattrapage fiscal, c’est surtout un jackpot pour les finances publiques, gronde Pierre Chasseray. Un centime de hausse de la fiscalité, c’est 400 à 450 millions d’euros qui tombent dans les caisses de l’Etat. On veut faire croire qu’on va sauver la planète, la vérité, c’est que Bercy cherche 12 milliards pour compenser l’exonération de la taxe d’habitation."


Le gouvernement "assume" la hausse du prix du diesel au nom de la transition écologique

C'était encore vrai
début octobre  2018
"Ils vont payer et payer cher !"
Bien que les cours du brut aient baissé, après avoir flambé en début d'année (le brent était monté de 66 dollars à 80 dollars en janvier), le coup de bambou fiscal greve lourdement le budget des conducteurs, c'est-à-dire qu'il frappe le pouvoir d'achat des Français et la courbe de la consommation.

Le gouvernement a fixé le calendrier de la progression des hausses

"Ils vont payer et payer cher !", tempête Pierre Chasseray dont le formulaire de l’opération "Coup de pompe" invitant les automobilistes à adresser leur facture d’essence à Macron avait déjà été téléchargé plus de 700.000 fois, lundi.

Après les retraités, les automobilistes, touchés au portefeuille, vont-ils faire monter la grogne sociale ? Cela fera du monde. S'ils sont moins de la moitié des véhicules achetés en France, les diesel représentent encore plus de 80 % des 30 millions de voitures en circulation dans le pays, une force de déstabilisation importante, si la propagande gouvernementale ne les impacte pas.

D'autant que la ministre des Transports,
Elisabeth Borne, n'en démord pas: 
Avec la calamiteuse affaire de l'écotaxe, le gouvernement a gaspillé au moins 834 Millions €
Il faut maintenant régler la facture, et sous la pression de Segolène Royale pour les écologistes, ce sont exclusivement les contribuables roulant au diesel qui seront mis à contribution, ceci pour leur faire recracher ce qu'ils ont pu économiser dans le passé dans le travail des champs ou sur les routes de campagne notamment, alors qu'ils avaient été encouragés à rouler au diesel pendant plusieurs décennies : les représailles et la pénalisation progressive est en marche, à grands pas.

En conséquence, le gouvernement Philippe a augmenté la Taxe Intérieure sur la Consommation des Produits Energétiques (TICPE) de 2 centimes par litre pour le diesel au 1er Janvier 2015.
Cela doit rapporter 807 Millions d'Euros en 2015 ...et autant les années suivantes.
Comme la TVA s'applique aussi sur la TICPE, c'est en fait 0.4 c/litre, soit + 161 millions d'euros que l'Etat prend mécaniquement au passage dans la poche des seuls propriétaires de véhicules au diesel.

Et ce n'est pas tout : la TICPE augmente également pour appuyer son calcul sur le contenu en dioxyde de carbone (CO2) lié à la combustion des produits énergétiques.

Les projections les moins pessimistes annonçaient que le prix du gazole rejoindrait le prix du SP-95 en 2020, puis le dépasser en 2021/2022. Or, dès le troisième trimestre 2018, la réalité dépasse la fiction des prévisions ! Le climax à 1.67 € - qui ne devait être atteint qu'en 2022 - sera dépassé avant la date.

Les possesseurs de diesel n'auront plus guère d'autre choix que de garder leur véhicule jusqu'à sa fin de vie. Les moins défavorisés pourront mettre leur véhicule à la casse pour en acheter un à essence, une relance ponctuelle du marché de l'automobile en perspective ? Et un nouveau gaspillage ! 
Quel est le prix de l'essence au Portugal ?
Le Portugal a lui aussi ses problèmes, mais l'Etat n'y a pas fait le choix de taper sur les automobilistes. La valeur moyenne pour ce pays de l'UE était de 1.58 euro avec un minimum de 1.56  en 14 mai 2018 et un maximum de 1.60, en 28 mai 2018. A titre de comparaison, le prix moyen de l'essence dans le monde pour cette période est de 1.37 euro.
En France et en un an, le prix du diesel s’est envolé de 21%, d'abord à 1,45 euro par litre, tandis que celui du SP95 bondissait de 15%, à 1,54 euro/l, selon les relevés du ministère de la Transition écologique, à la rentrée. La faute à la hausse des cours du pétrole, disait Bercy, alors que le prix du baril est à nouveau à la baisse en octobre : les taxes sur ces carburants ne cessent d'augmenter et atteignent près de  60%. La mauvaise nouvelle pour les automobilistes, c’est que ce coup de bambou fiscal va se poursuivre dans les prochaines années…

Le gouvernement a en effet prévu de relever progressivement la taxe carbone, voulue par Ségolène Royal, ce prélèvement pesant sur les produits énergétiques en fonction de leur émission de CO2, jusqu’en 2022.  Ce qui affecte le prix du fioul, du gaz… et bien entendu ceux des carburants. Sans oublier que la TVA sur ces carburants va aussi se renchérir, car elle s’applique, étonnamment, sur le prix incluant la taxe carbone…

La phase de rattrapage du prix de l'essence par le diesel est terminée: la hausse va se poursuivre tout au long du quinquennat. 
Au total, ces tours de vis fiscaux vont entraîner une hausse du prix du diesel de 6,5 centimes d’euros par litre en 2019, et de 2,9 centimes pour l’essence, selon les calculs de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), qui représente les principaux acteurs du secteur. Des augmentations similaires interviendront en 2020 et 2021. En 2022, le relèvement sera de 3,3 centimes par litre pour le diesel, et de 2,9 centimes pour l’essence.
En clair, si on retient l’hypothèse où les prix hors taxe restent inchangés, le tarif du diesel pourrait atteindre 1,68 euro en 2022 , soit une hausse de 15,7% par rapport à 2018. L’essence SP95 verrait de son côté son prix augmenter de 1,9% en 2019, de 1,54 à 1,57 euro/l, et de 7,5% entre 2018 et 2022, à 1,66 euro/l.

lundi 29 janvier 2018

Après la hausse au 1er janvier, les tarifs du gaz augmentent encore au 1er février

Le gendarme de l'énergie ne renouvelle pas durablement ses pratiques

Résultat de recherche d'images pour " chauffage au gaz vetuste"Outre la hausse des prix de l’essence et du diesel (7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence), les tarifs de l'électricité ont augmenté de 1,7%, en août 2017.
Rien d'exceptionnel évidemment puisque les tarifs réglementés sont en constante augmentation depuis 2012 (2%). La hausse des prix a ainsi été très marquée en août 2013, par une flambée de 5%.

C'est au tour des tarifs réglementés de vente de gaz aux particuliers par Engie d'augmenter au 1er février

La CRE, gendarme de l'énergie (?), a publié dimanche au Journal Officiel une délibération qui est appliquée par Engie à plusieurs millions de clients en France la responsabilité incombe à la Commission de régulation de l'énergie... 10,6 millions de consommateurs français sont abonnés au gaz.
La CRE, qui avait été saisie d‘une proposition de prix régulés par Engie, estime que "par rapport au barème en vigueur, applicable depuis le 1er janvier 2018, cette proposition répercute l'évolution du coût d‘approvisionnement d'Engie depuis cette date, estimée par le fournisseur à +0,7€/MWh".

"Cette évolution se traduit par une hausse de +1,3% du tarif moyen", ajoute la CRE dans sa délibération. Or, le président de la CRE est nommé pour un mandat de six ans (reconductible) par décret du ...président de la République, François Hollande, à compter du 17 février 2017.

Cette hausse sera, hors taxe, de 1,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,4% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 0,8% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

La facture de gaz avait déjà flambé de 6,9 % en moyenne en janvier

La taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), avait augmenté en janvier, passant de 5,88 euros par mégawattheure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh, du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone), une de ses composantes.

Double peine pour les foyers utilisateurs de gaz naturel. 
Pour les 4,7 millions d'entre eux, dont le contrat avec Engie est au tarif réglementé (TRV) historique, le tarif a augmenté le 1er janvier de 2,3 % en moyenne. Cette hausse varie selon l'utilisation que l'on en a. Pour les petits consommateurs, qui n'utilisent cette source d'énergie que pour la cuisine, le prix ne montera que de 0,7 % ; pour ceux qui l'utilisent aussi pour l'eau chaude, 1,4 % de plus ; et pour les gros utilisateurs qui y ont recours pour le chauffage, la hausse a été de 2,4 %, en plein hiver.

Et ce n'est pas tout. Dans le même temps, la taxe (TICGN) qui pèse pour environ un tiers de la facture monte, elle, de 43 %, passant de 5,88 euros le méga-wattheure à 8,45 euros.

Mais 3 autres millions de consommateurs ont choisi un concurrent 

Résultat de recherche d'images pour "tarifs energie"Les clients de Sowee, Total Spring, Direct Énergie, EkWateur, Eni... ne seront pas affectés par la hausse du TRV : l'évolution de leur tarif est prévue contractuellement avec chacun. Ils ne subiront donc que la hausse de la TICGN.
L’augmentation des tarifs réglementés EDF concerne environ 23 millions de consommateurs en France. Or, ces abonné(e)s à l’ancien fournisseur historique n’ont aucune marge de manœuvre sur l’évolution du prix de l’électricité.

La CRE est alignée sur l'Etat macronien
C'est ce qu'ont voulu l'exécutif macronien et sa majorité parlementaire qui ont présenté et approuvé la loi de Finances 2018 qui vient d'être votée au Parlement jeudi. Elle correspond au renforcement de la taxe carbone qui pèse sur les énergies fossiles.

A noter que les tarifs réglementés du gaz évoluent selon les indices des marchés de gros qui impactent à plus de 80 % les coûts d'approvisionnement d'Engie. Or, ils sont en hausse depuis un trimestre, après avoir perdu 12,3 % en trois ans.

L'été dernier, le Conseil d‘Etat avait annulé un décret de 2013 encadrant les tarifs réglementés du gaz appliqués en France aux particuliers et aux petits professionnels, dont le maintien est jugé contraire au droit européen.

dimanche 15 octobre 2017

Un ayatollah écologiste a pris le pouvoir à la Mairie de Paris

Christophe Najdovski veut éliminer les automobilistes de Paris

Ce quadra écologiste impose ses vues environnementales à Hidalgo

Début janvier 2017, l'adjoint EELV aux transports à la mairie de Paris travaillait à la mise en place de la vignette Crit’Air pour circuler dans la capitale.
Derrière la politique monomaniaque de la voiture dans Paris, on trouve Najdovski. Il  a d'abord eu à son actif la fermeture de la voie Georges-Pompidou, sur la rive droite de la Seine, puis l’entrée en vigueur de la vignette Crit’Air, qui disqualifie les voitures les plus polluantes, et maintenant, dans le désordre de ses cartons, le projet de relever l’amende de stationnement à 50 €… Et Anne Hidalgo semble sous l'emprise de  ce phobique des voitures.

La capitale, qui souffre comme les autres de pollution, est devenue une zone de circulation interdite aux véhicules les plus anciens, diesel et essence. Les vignettes antipollution sont désormais obligatoires à Paris.
Réservé mais pas trop, Najdovski, candidat écologiste à la mairie de Paris, venu protester contre les répressions dont est victime la communauté homosexuelle en Russie, et a participé au kiss-in géant organisé devant l'ambassade de Russie à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "David Belliard  EELV"Il a lui-même posté sur son compte Twitter une photo de son bouche à bouche avec David Belliard, ci-contre à droite, délégué EELV (11e arrondissement) à la protection sociale à Paris.
Poids lourd de la mairie de Paris
Arrivé de Macédoine avant sa naissance dans le XXe, Christophe Najdovski, 47 ans, est dans l’équipe municipale depuis 2008. Mais il a commencé par l'enseignement de l'économie en lycée et les miracles de la politique lui ont permis avec un CAPES d'arriver en 2013 à l’IUT de Bobigny. Hamon, avec un bac +3 supposé, n'a-t-il pas été professeur associé à Paris 8, avec 1.400 euros par mois pour une "journée"  (huit heures ?) de cours ? Les collaborateurs parlementaires, même familiaux, touchaient-ils 5.600 euros mensuels, voire 7.000 les mois de cinq semaines ?... Avec 46.000 euros net touchés par sa fille Marie et environ 33.000 mensuels par son fils, les enfants Fillon étaient des petits joueurs. 
Adjoint à la petite enfance de Bertrand Delanoë pendant six ans, il a porté la liste d’EELV lors des municipales de 2014, Cécile Duflot ayant renoncé à aller au combat. Un pic de pollution l'a pistonné : 8,86 % des voix. Ce score inattendu lui a valu son poste et de pouvoir imposer à Hidalgo d’écouter les écologistes pour préserver sa majorité.

Eminence grise obstinée
Résultat de recherche d'images pour "najdovski cityscoot"
Fils d’un ouvrier et d’une concierge, ce professeur d’économie est réputé préférer l'ombre et les dossiers à la lumière et le débat politique : c'est un autocrate. Il a longtemps été aussi discret dans les instances nationales d’EELV qu’à Paris. Moins fort en gueule que l'obsédé sexuel Denis Baupin, un Harvey Weinstein vert, il n’en est pas moins intransigeant, prônant la fin du diesel et la réduction de l'espace public destiné aux voitures. Quitte à créer des kilomètres de bouchons dans la capitale : à chacun ses obsessions et ses dommages.

Homme d’influence tyrannique
Cityscoot, scooter électrique en libre-service,
qu'on gare impunément sue les trottoirs  
A la maire la lumière, les effets d’annonce, au névrosé la gouvernance et le service après-vente, à l'Andalouse l’explication de texte. L'adjoint a vite distribué les rôles, mais il a le talent de savoir faire passer ses idées, au point que la féministe croit en être à l'origine. Macron aussi fait de la pédagogie et l'un et l'autre sont suspects de despotisme. 

Lundi 26 septembre, une majorité d'élus parisiens a validé la fermeture définitive à la circulation automobile de la voie Georges-Pompidou, depuis le tunnel des Tuileries (1er arrondissement) jusqu'au port de l’Arsenal (4e arrondissement). Les groupes de la majorité – PS, EELV, Front de Gauche et PRG – ont voté 'pour', ainsi que le Parti de Gauche. Les Républicains, l’UDI ont voté 'contre'. Les six élus MoDem se sont ...abstenus.

Paris sans voitures à essence en 2030

Hidalgo fait semblant de piloter un scooter
Quelques jours après l’
annonce que la municipalité programme la fin des voitures à essence dans la capitale en 2030, la maire de Paris qui s’exprimait lors d'une présentation au public de son bilan de mi-mandat, a dit même espérer que cet objectif sera battu.

La Ville de Paris veut damer le pion à l'Union européenne
L'U.-E. doit envisager d'interdire la vente de véhicules à essence ou diesel à partir de 2030, plaidait en octobre 2016 la ministre de l'Environnement suédoise Isabella Lövin. "En tant que ministre de l'Environnement je ne vois pas d'autre perspective que de reléguer aux oubliettes de l'Histoire les véhicules à carburant fossile", avait-elle ajouté. Le gouvernement suédois, associant sociaux-démocrates et Verts, s'était fixé pour objectif une énergie 100% renouvelable dans le pays en 2040.
A la même époque, le conseil fédéral allemand a voté pour la fin des véhicules thermiques dès 2030. Les constructeurs ont 14 ans pour éliminer le thermique de leurs lignes de production, une révolution dans ce pays où l’industrie automobile thermique pèse lourd.

A la moitié de son mandat, Anne Hidalgo veut faire mieux. Cette semaine, la maire de Paris est revenue sur l’annonce de faire en sorte qu'aucune voiture à essence ne circule plus dans les rues de la capitale en 2030. Et, sans surprise, elle a également redit qu’elle ne reculera pas, malgré les critiques. "Le fait de posséder sa voiture individuelle, tout seul, c'était le schéma des 30 Glorieuses, ce n'est plus le schéma d'aujourd'hui", a-t-elle estimé. 

Rappelant que depuis sa prise de fonctions en 2014, "nous n'avons jamais connu autant de jours de dépassement de seuil d'alerte de pollution", la maire a affirmé qu'il y a "une obligation d'agir vite, même si c'est très compliqué". Concernant l'horizon 2030, elle a expliqué : "C'est une trajectoire qui m'intéresse, à laquelle je souscris complètement, qui sera ensuite discutée au Conseil de Paris et qui sera votée, si c'est une trajectoire que nous voulons, au printemps 2018, tout en réfutant toute volonté "d'interdiction". "La question interdire ou ne pas interdire n'a pas de sens. Aujourd'hui, on fixe un cap", a-t-elle asséné. 
"Nous arriverons peut-être bien avant 2030 à ce qu'il n'y ait plus de véhicules à essence ou diesel à Paris, parce que les comportements, les constructeurs, l'innovation, vont être là au rendez-vous", a-t-elle espéré, en relevant que seulement "un Parisien sur 10" prend sa voiture pour aller travailler actuellement.

Pour info,
la société productrice des scooters électriques en libre partage Cityscoot (70 salariés) est la propriété de B.F. HOLDINGS, une société à responsabilité limitée en activité depuis 26 ans et située rue des Acacias à Paris 17e.
Cette start-up est en fait spécialisée dans le secteur d'activité de la location et location-bail de ...machines de bureau et  de matériel informatique. Le  gérant de cet opérateur de mobilité est Bertrand Fleurose.

Direct_Matin_16.10.13Ainsi, Anne Hidalgo n'a donc pas tenu sa promesse de campagne. En octobre 2013, le conseil de Paris avait approuvé un vœu du groupe Parti radical de gauche (PRG) proposant la mise en place d’un système de scooters électriques en libre-service dans la capitale. Mais, si expéditive soit-elle, elle s'est faite doubler au feu vert par cette société privée : Najdovski n'a pas réussi à  concrétiser son alliance avec Scootlib’, leader sur le marché de la location pour les professionnels de la livraison
.

jeudi 13 octobre 2016

Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls et Ayrault sur une" évacuation par la force"

Notre-Dame-des-Landes fracture le gouvernement

Aide fiscale accordée à l'essence, au risque de pénaliser le groupe PSA

Contrairement à Manuel Valls, Ségolène Royal est "tout à fait opposée à l'usage de la force parce que ça mettrait en danger les forces de l'ordre, qui sont déjà extrêmement mises à contribution, assure la ministre compassionnelle, et les occupants illégaux du site. Je ne renonce jamais à obtenir un résultat par la non-violence, s'est-elle flattée. C'est ce qu'il faut viser. 
Il y a déjà eu un mort à Sivens [projet de retenue d'eau à usage agricole qui avait déchaîné les passions des écologistes radicaux], a rappelé la violoniste à l'archer compatissant. Je ne veux pas connaître ce type de drame une deuxième fois", a répété Ségolène Royal à Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi matin, brandissant la menace de mort d'extrémistes de gauche, comme ce fut le cas de Rémy Fraisse dans le Tarn, il y a près de deux ans, jour pour jour. 
"Je suis entièrement consacrée à ma tâche", a-t-elle enfin assuré, une de ses ritournelles familières.



Pour diminuer la pollution de l'air aux particules fines, la ministre de l'Énergie et de la Mer annonce "donner à l'essence le même avantage dont bénéficie le diesel. On ne va pas retirer un avantage au diesel, compte tenu des emplois que cette industrie représente en France et lui donner le temps de la mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage".

Et de  tenter une justification de ce coup de pouce à l'essence. "Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur un véhicule à essence, comme c'est le cas actuellement sur les véhicules diesel". Cette mesure se fera "en deux ans".
20% de la masse salariale européenne du groupe PSA menacés de destruction par la disparition du diesel, selon FO

A la différence de la ministre qui s'apitoie sur R. Fraisse, 
la centrale syndicale met en garde contre les conséquences possibles de ce qu'il considère comme une "chasse au diesel"A l'échelle européenne, la fin de la filière de production de véhicules diesel menacerait 18.000 des 58.000 emplois des usines Peugeot et Citroën.

Rassemblement "massif" à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 octobre 2016

Les opposants au projet d'aéroport restent mobilisés
Manuel Valls a en effet assuré au quotidien Ouest-France que l'évacuation des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes "se fera" dès "cet automne", en réponse à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui, la veille, s'était déclarée défavorable "à l'évacuation par la violence de la Zad".


Entre 12.800 militants  selon la préfecture et plus de 40.000, selon les organisateurs, ont donc encore manifesté samedi 8 octobre contre le projet d'aéroport dans le bocage nantais. 


Ils disent vouloir répondre à la menace d'évacuation par les forces de l'ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

Trois cortèges se sont ébranlés à travers la Zad (zone à défendre), peu après 10 heures. "On sera des milliers et des milliers", avait prédit Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa, l'une des principales associations opposées au projet.

Cette nouvelle journée de protestation, décidée après la victoire du "oui" au référendum sur le futur aéroport Ayrault, s'est poursuivie le lendemain dimanche. Elle visait à "empêcher toute agression contre la Zad" et à "mettre des bâtons dans les roues du projet".

En suspens depuis l'automne 2012, les travaux peuvent officiellement démarrer à l'automne, depuis la publication des derniers arrêtés préfectoraux: Manuel Valls avait promis de faire appliquer le verdict du référendum, en engageant les travaux dès l'automne 2016.


Le type de "blocage [concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes] n'est plus possible parce que j'ai réformé les méthodes de prise de décision pour qu'elles soient plus démocratiques" et transparentes, assure la ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Ségolène Royal a en revanche esquivé les questions sur les révélations du nouveau livre sur François Hollande.


"Ne comptez pas sur moi pour alimenter la polémique du jour", a poursuivi l'ex-concubine du chef de l'État et mère de ses enfants, à propos de 'Un président ne devrait pas dire ça', un bouquin de deux journalistes du Monde, journal officieux du PS. 

"D'une façon générale, il faut que le débat politique reprenne de la hauteur, que ce soit aux États-Unis ou en France. Dans les grandes démocraties qui sont regardées par le reste du monde, il faut impérativement que le débat reprenne de la hauteur," a-t-elle répété en boucle dans les 4 Vérités, jeudi matin.

vendredi 10 janvier 2014

Le préfet offre des bons d'essence aux conducteurs sobres du Var

Didier Migaud se dit sobrement "choqué"

Le Premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a exprimé sa stupéfaction au préfet du Var.
 

"Ici, on rase gratuit",
nouvelle version socialiste
Laurent Cayrel, ce haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, avait en effet promis un bon d'essence de 20 euros aux automobilistes sobres le soir de la Saint-Sylvestre"Il ne s'agit rien moins que de distribuer de l'argent public à des automobilistes qui ne font que respecter la loi", s'est exclamé Didier Migaud lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour, ajoutant que si l'initiative partait "d'un bon sentiment, un tel usage de l'argent public est néanmoins choquant". 

Les promesses de Hollande aussitôt bafouées

Cette mesure populiste montre que "la maîtrise des deniers publics suppose, sinon une révolution des mentalités, du moins la prise de conscience général qu'il appartient à chacun de s'interroger sur le bon usage des deniers publics dont il a la charge", a poursuivi l'ancien président socialiste de la Commission des Finances de l'Assemblée.

Le 30 décembre, le préfet du Var avait annoncé que des bons d'essence de 20 euros seraient distribués aux automobilistes présentant aux contrôles un taux d'alcoolémie négatif. Il s'agissait de "récompenser toutes les personnes qui auront eu un comportement citoyen, qui consiste à déléguer le volant à la personne qui ne boit pas".

Seuls les conducteurs contrôlés négatifs sur certains lieux de l'agglomération toulonnaise, où devait être présent le directeur de cabinet du préfet, Emmanuel Dupuis, entre 2h30 et 6 heures du matin, devaient se voir remettre ce bon. 

Sur les 50 bons financés par le plan départemental d'actions pour la sécurité routière, 29 n'ont pas trouvé preneurs. 
"Les bonnes pratiques ont encore du chemin à faire. J'imaginais qu'en 3/4 d'heure, nous aurions tout distribué", relève le préfet de Manuel Valls.

L'opération pourrait être reconduite dans les prochains mois, lors de contrôles routiers. Voire même lors de la Saint-Sylvestre 2014. "On peut imaginer aussi d'autres types de créativité qui permettront de mettre en avant des démarches positives". Pour réduire la dette publique, il faudra donc commencer par faire souffler le préfet dans le ballon...
Vingt et un conducteurs ont donc été récompensés sur les deniers du contribuable.
Combien d'entre eux seront récompensés pour avoir payé l'impôt ?

jeudi 18 juillet 2013

Carburants: le diesel bientôt aussi cher que l'essence

L'écologie pèsera sur le budget des vacances

Le prix du gazole est remonté à son plus haut niveau depuis fin mai  
Les écologistes ont déclaré
la guerre au diesel

Celui de l'
essence était en revanche resté quasi inchangé à l'heure des premiers départs en vacances, indiquaient, la semaine dernière, les relevés officiels publiés lundi.

Le litre de gazole -qui représente plus de 80% de la consommation en France- s'est vendu en moyenne 1,3333 euro la semaine passée, soit une hausse d'environ un centime, selon les relevés du ministère de l'Ecologie et de l'Energie. 
Le sans plomb 95 est resté stable à 1,5248 euro, tandis que le sans plomb 98 a affiché une légère progression (+0,4 centime) à 1,5850 euro.

La faute est attribuée à la devise américaine, sous l'effet conjugué d'une hausse du baril et de la baisse de l'euro par rapport.
Le prix du brut comptabilisé en euro a progressé ces derniers jours. Il est passé en dessous des 77 euros le baril de Brent fin juin au-dessus de la barre des 80 euros le 5 juillet, ce qui pousse les prix à la hausse.


Pas de rapport entre La hausse ne serait pas liée aux départs en vacances, assure le PDG de Total

Christophe de Margerie, a estimé samedi qu'il n'y a pas de raison que les prix à la pompe augmentent en cette période de départs en vacances, après qu'une association de consommateurs a dénoncé cette semaine les marges "anormalement élevées" des stations-service sur l'essence.
"On est tellement malins que, quand les Français partent en vacances, on va augmenter les prix pour se rendre sympathiques ? C'est évident que non. On fait attention justement à ce qu'il n'y ait pas de hausses à ce moment-là", a argumenté Margerie
Il reste que ni l'industrie du pétrole, ni le gouvernement n'a compensé l'impact de la baisse de l'euro par rapport à la devise américaine. Dans l'été 2012, le gouvernement s'était engagé à faire rapidement baisser les prix des carburants. En août, dans la crainte d'une rentrée sociale chaude, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici avait annoncé une baisse des prix à la pompe pour septembre, par la magie d'un "effort partagé". "Nous sommes prêts à accompagner l'effort du gouvernement de façon à ce que cette baisse ou atténuation soit sensible pour l'automobiliste", avait déclaré Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
Le magicien a-t-il perdu ses pouvoirs? 
Les professionnels estiment que la clé reste le "montant de la diminution de la taxe". Or, sous la pression des Verts (EELV), et pour s'assurer des rentrées fiscales en ces temps de disette budgétaire, le gouvernement refuse de décider la baisse de la TICPE (ex-TIPP, qui représente environ 61 centimes par litre d'essence et 43 centimes pour le gazole).

L'association CLCV avait critiqué jeudi les marges des stations-service sur l'essence
, supérieures de 3 centimes par litre environ à celles pratiquées sur le gazole, un écart que les professionnels du secteur imputent à de moindre volumes de vente, le diesel à 80% des ventes de carburant dans l'Hexagone, et des surcoûts réglementaires.
Mais le président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir ne voit que de l'oeil gauche. "Le problème vient principalement de l'augmentation des marges des producteurs et ce n'est pas à la collectivité de payer leurs surmarges". Encore une association qui désormais minimise -ou occulte- la part de responsabilité du gouvernement. Un dommage collatéral du changement, sur lequel Ayrault peut  s'adosser.
La collectivité paiera: les chômeurs en recherche d'emploi non corvéables, comme les classes moyennes taillables à merci, et les plus défavorisés dans leur ensemble seront logés à la même enseigne. On entend déjà le Secours Populaire Français faire sa promotion saisonnière sur les plus démunis qui ne partent pas en vacances.