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mercredi 17 juillet 2019

Castaner décore certains policiers contestés

Ces policiers sont soupçonnés de violences contre des Gilets jaunes

Le ministre de l’Intérieur de Macron a remis 9.000 médailles aux fonctionnaires de police mobilisés lors des manifestations des Gilets Jaunes 

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"La distinction, censée récompenser un comportement "honorable", semble avoir été dévoyée par le gouvernement, du point de vue du site d’investigation Mediapart, Christophe Castaner a remis le 16 juin des médailles à des fonctionnaires de police impliqués dans des affaires de violences policières, commises principalement lors des différentes mobilisations sociales pour la défense du pouvoir d'achat. Benalla - qui arbora un brassard de la police, le 1er Mai 2018 - n'en fait toutefois pas partie...

Ces médailles de la sécurité intérieure, habituellement remises les 1er janvier et 14 juillet, ont, cette fois, été décernées à titre exceptionnel dans le cadre de la " promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure Gilets jaunes". 
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur confirme, tout en précisant  que ces distinctions peuvent être retirées "en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire"...

Cette distinction, créée en 2012, récompense ainsi "les services particulièrement honorables", "un engagement exceptionnel", ou encore "des actions revêtant un éclat particulier", rapporte un décret cité par Mediapart. A titre de comparaison, il faut savoir qu'en mai, les pompiers actifs lors de l’incendie de Notre-Dame avaient déjà été récompensés lors d’une "promotion exceptionnelle".
Le texte précise que cette récompense, qui comporte trois échelons (bronze, argent et or), intervient dans les domaines suivants :
"La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes."
A cet égard, les gendarmes intervenus lors du crash de la Germanwings, qui a causé la mort de 149 passagers, dans les Alpes, en mars 2015, ont été récompensés.

Critères élargis

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"Le parcours de certains fonctionnaires distingués dans ce palmarès spécial Gilets jaunes serait bien moins honorable.

On trouve notamment Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, chargé des opérations de sécurité le 21 juin, lors de la Fête de la musique. Unité SGP-Police assure qu’il a donné l’ordre de disperser la foule à grand renfort de gaz lacrymogènes, entraînant la chute de quatorze personnes dans la Loire, dont Steve Maia Caniço, toujours porté disparu.

Egalement décoré, le capitaine Bruno Félix a été auditionné dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement lors d’une manifestation de  Gilets jaunes  à Marseille, le 1er décembre.

Responsable des opérations de maintien de l’ordre, lors desquelles Geneviève Legay, une militante de 73 ans, a été gravement blessée à Nice, le commissaire Rabah Souchi a lui aussi reçu les félicitations de Christophe Castaner. Tout comme sa compagne, également commissaire, présente sur place le jour des opérations, et chargée des investigations sur les causes des blessures de la manifestante pacifiste.

Autre médaille : un commandant divisionnaire, membre de la brigade de policiers venue déloger à coups de matraques et à coups de pieds des manifestants retranchés dans un Burger King, lors de l’acte III des Gilets Jaunes ". "Là, on est sur de la bavure policière", avait ainsi reconnu le colonel Di Meo, interrogé sur BFM-TV.

Image associéeS’agissant du processus de recrutement de ces fonctionnaires récompensés d’une médaille de bronze, Mediapart fait savoir que plusieurs appels à candidature ont été passés, notamment par la direction des ressources humaines des CRS, recherchant en premier lieu des "fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement social, et ayant fait l’objet d’une incapacité totale de travail (ITT). Habituellement, cette distinction récompense des policiers "méritants", précise le décret.

Faute d’obtenir suffisamment de candidats, les critères ont été élargis, à plusieurs reprises, pour finalement arriver à une sélection très élargie, incluant les "non méritants". Seuls sont exclus les policiers ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Pas ceux visés par des enquêtes de l’IGPN ou des procédures judiciaires. Sur ce point, le ministère de l’intérieur a précisé dans son communiqué : "Les enquêtes disciplinaires ou judiciaires s’effectuent de manière indépendante, à charge et à décharge, et il n’appartient pas à des tiers de désigner nommément des personnels pour des faits qui ne sont pas définitivement établis."

mardi 16 avril 2019

Marlène Schiappa ou le danger de dérive totalitaire

La commère du gouvernement réclame "une brigade anti-discrimination pour alerter" 

La secrétaire d'Etat monte au front contre les discriminations.

La secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité entre les humanoïdes lance une plate-forme de lutte contre les discriminations. 
Image associée
Une brigade anti-discrimination (Badi) traquera désormais les auteurs de discriminations, a annoncé la totalitaire, lundi 15 avril, accompagnée de Julien Denormandie, ministre de la ville et du Logement. Mono-maniaque de l'Egalité entre les genres, le brigadier Schiappa a expliqué son plan de guerre en répondant aux questions de CNEWS.

A quoi va ressembler cette brigade anti-discrimination (Badi) ?

Un constat, d’abord : en France, les citoyens ont tous le même droit d’accès à un logement, de postuler à un emploi, de sortir dans un restaurant, sans distinction de couleur de peau, d'origine, de genre, de handicap, d'orientation sexuelle, … mais il est difficile - voire despotique- de combattre les sentiments et convictions de chacun, des libertés individuelles de penser.

D'ailleurs, dans les faits, de nombreux citoyens affichent des idées virulentes et comportements agressifs qui heurtent leurs concitoyens, lesquels se plaignent alors de réactions discriminantes et de violences. Les militants assurent souvent qu'ils ne savent pas comment faire valoir leurs droits concrètement, alors qu'existent de nombreux dispositifs. En fait, les activistes exacerbent les passions et provoquent des actions ostentatoires souvent militante qui déclenchent des actes déplorables.

Dans ce contexte, pour les personnes discriminées les plus faibles qui n'exigent pas le respect de leurs droits, Schiappa et Julien Denormandie ont décidé de fédérer dans une même plate-forme accessible via Facebook, tous les acteurs de la lutte anti-discriminations, qu’ils soient institutionnels (comme la Dilcrah ou le Défenseur des Droits) ou associatifs comme la Licra, SOS Racisme, SOS Homophobie, et bien d’autres encore, plus spécifiques, mais aussi des structures privées qui étudient cette question, comme l’Institut Montaigne, d'inspiration libérale 

Quelles seront les missions de cette plate-forme ?


La mère Fouettarde de LREM
La mission première de la Badi est de faire que chacun, dès lors qu’il est discriminé, puisse avoir un accès facilité à cette plate-forme, via une page Facebook dédiée (facebook.com/labrigadeantidiscrimination) afin d’alerter sur une discrimination rencontrée dans sa vie quotidienne. Une page qui est activée dès aujourd’hui en direct depuis le siège de Facebook France.
Les autres missions de la Badi consisteront à mettre en place des actions de sensibilisation aux discriminations afin de renforcer la lutte auprès du grand public et d’évaluer les politiques publiques en cours, tout en proposant de nouvelles mesures concrètes.

Marlène Schiappa règle des comptes personnels : instrumentalisation des moyens de l'Etat ?
Elle se met en scène en partageant les insultes dont elle est victime sur Twitter, du fait de son intolérance et de sa rugosité.


Florilège d'insultes que publie Marlène Schiappasur Twitter, mercredi, sans pudeur.
Elle reçoit "tous les jours" des insultes et des vidéomontages "dégradants", selon elle. "Par milliers", insiste-t-elle. "Ne rien dire, c’est couvrir". Et Marlène Schiappa assure avoir porté plainte plusieurs fois.
Elle diffuse un vademecum :
"Pute à Juifs," une injure quasiment signée.
"Putain de l’Elysée," d'origine plus large.
"Vous méritez de prendre un flash ball dans la tête," inspiré par l'actualité des violences policières ordonnées par le pouvoir.
"On va te pendre," une pratique qui n'a pas cours en France.
Photo, vidéomontages dégradants... Par téléphone ou en ligne. Par milliers. Tous les jours. Ce que subissent les internautes ordinaires qui ne sont pas "politiquement corrects".
Plaintes déposées.
Comme Nabila...

Résultat de recherche d'images pour "tatoues perces"
Il y a des gens, dans notre pays, qui renoncent à chercher un logement dans certains endroits, ne postulent plus à certains emplois, évitent certains lieux de sortie du fait de leur apparence ou de leur origine car ils ont intégré qu’ils y seraient discriminés. Cette assignation à résidence est contraire à l’égalité républicaine, elle est révoltante, affirme Schiappa, sans nuances.

Que se passe-t-il une fois qu’une personne fait un signalement ?

La Badi ne se substitue pas à la justice. Alors que propose-t-elle de plus que la multitude d'associations et collectifs spécialisés ? Il s’agit avant tout d’offrir à la personne qui alerte sur une discrimination d’avoir un contact et d’être ainsi mise en relation avec la structure la plus à même de l’aider qu’il s’agisse d’une association (la LICRA, Femmes Solidaires, SOS Racisme et d’autres) pour trouver du soutien, du Défenseur des Droits, et suivant le cas, la victime pourra être dirigée vers le commissariat le plus proche pour aller déposer une plainte et déclencher une enquête. En doublon !
Chaque alerte faite auprès de la plate-forme permet en outre à l’Etat le fichage des endroits qui discriminent le plus en France et d’apporter des correctifs immédiats dès que des faits sont avérés, car aucune discrimination n’est justifiable : discriminer, c’est un délit. 

Facebook a été épinglé pour des manquements à la protection des données. Ne craignez-vous pas que cela freine certaines personnes à se signaler ?

Non, car on peut utiliser un pseudonyme, et un utilisateur peut alerter de façon anonyme pour un tiers : tout ce qui est reproché aux réseaux sociaux est approuvé venat de la madelon du gouvernement. Par ailleurs, notre but est vraiment de créer un mécanisme simple et intelligible, accessible au plus grand nombre, notamment aux plus jeunes, promet la sous-ministre.
C’est une demande marginale qui n'émerge guère du "grand" débat mais que la sous-secrétaire fait émerger. Supplanter les associations établies et les étouffer... Il fallait donc créer une porte d’entrée unique pour pouvoir aller jusqu’à eux. Un outil d’apparence moins "institutionnelle" axé sur un mode de communication que tout le monde connaît. 

De quels moyens cette brigade va-t-elle disposer ?

Outre les acteurs de terrain, comme les associations qui sont déjà financées par l’Etat via la DILCRAH qui, sous mon autorité, finance plus de 600 actions contre le racisme, des moyens matériels et humains ont été mobilisés.
J’ajoute que la version de la Badi sera d’abord une version bêta test. Elle sera donc amenée constamment à évoluer et à s’améliorer. A la rentrée, nous ferons un premier bilan avec tous les partenaires et apporterons des correctifs, et s’il s’avère qu’il faut encore davantage de moyens, nous ferons le nécessaire. Qui finance ? Le déficit public?

En cas de discrimination avérée, les noms de leurs auteurs seront-ils rendus public ?

Oui, nous appliquerons le 'Name and shame', soit le fait de publier le nom des entreprises sanctionnées. Ca s'appelle "mettre au pilori"...
Vous savez, on ne peut pas dire aux jeunes "travaillez bien à l’école et vous pourrez faire tout ce que vous voudrez dans la vie quand vous aurez un diplôme" s’ils voient leurs parents et leurs grands frères et sœurs se prendre des murs à cause du racisme.
C’est aussi le droit des consommateurs de faire leurs choix de marques ou d’enseignes en connaissance de cause. [On voit le niveau de préoccupations...]
Nous allons par ailleurs commencer prochainement, dans le cadre d’une opération de testing d’une ampleur inédite lancée dans le secteur de l’emploi. Caméra cachée, dans le style radar routier... 


Conformément à la volonté du président de la République, tous les processus de recrutement des entreprises du SBF 120 [pour Société des Bourses Françaises], les 120 plus grosses entreprises de France, sont en effet testées avec le ministère du Travail dans le cadre de la lutte contre la discrimination.
Les premiers résultats sont attendus très prochainement et dès lors qu’une entreprise sera condamnée pour discrimination, cette information sera connue de tous. Les patrons seront tondus...
 
Ne craignez-vous pas de jeter une forme de suspicion généralisée sur l’ensemble des entreprises ?

Non, je pense que la vraie suspicion se trouve dans le fossé énorme qui sépare le droit formel du droit réel, entre l’égalité parfaite prévue dans la loi, et les réalités du terrain où ce droit ne s’applique pas pour un certain nombre de citoyens. Il y a une trentaine de critères de discriminations, la grossophobie ou le validisme en font aussi partie. 
Le sens de notre combat est donc de remettre en adéquation le discours républicain et le quotidien de toutes les personnes qui vivent en France.

Il est insupportable, pour les personnes discriminées, que l'on prétende que ces discriminations n'existent pas. Il est d’ailleurs, je pense, insupportable, pour les personnes discriminées, que l’on prétende que ces discriminations n’existent pas ou qu’elles sont marginales alors qu’elles sont encore très grandes dans notre pays.
 
Vous êtes une femme politique de premier plan. Subissez-vous encore des discriminations aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis moins discriminée en tant que femme, parce que j’occupe un poste de pouvoir et j’ai accès aux media. J’ai donc les moyens de mettre en place un certain rapport de force. Mais, pour autant, je veux que ce rapport de force soit également à la portée de l’ensemble des citoyens. C’est tout le sens de notre action, notamment par la Badi et les opérations de testing. Il faut que les auteurs de discriminations aient vraiment peur de la sanction.
Outrages sexistes : 332 amendes dressées depuis la mise en place de la loi...

Cédric et Marlène SchiappaJ’ai par ailleurs été fortement sensibilisée à ces questions. J’ai grandi dans une cité d’un quartier populaire sur le périphérique puis je suis allée ensuite au lycée dans le 16ème arrondissement et j’ai observé dès le plus jeune âge qu’en fonction de leur code postal, de leur prénom, de leur nom ou de leur couleur, les gens ne sont pas perçus de la même façon, explique la féministe complexée, après coup.
Je vis également dans une famille très métissée. Ma belle-mère est Kabyle, mon mari vient des quartiers Nord de Marseille [Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles], mes proches viennent d’horizons et de pays différents.

Je sais à quel point la discrimination peut traverser la société et les générations. J’ai travaillé sur ces questions au Bondy Blog dans ma jeunesse, puis plusieurs années comme élue locale chargée de l’égalité et la lutte contre les discriminations au Mans (Sarthe) avant d’être nommée au gouvernement. 

La mise en place de statistiques ethniques pourrait-elle aider à lutter contre les discriminations ?

Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. Mal utilisées, les statistiques ethniques peuvent mener au pire. Le fichage des gens en fonction de leur origine ethnique n’est dans ce cas pas acceptable. cf. Le Défenseur des droits dénonce le "profilage racial et social" des contrôles de police à Paris
Néanmoins, je m’interroge quant à la manière de rendre mieux visibles les discriminations et la Badi [et arrivé et ] peut répondre à cette demande forte, ce besoin de savoir que dans notre pays [européen, donc blanc], certains endroits, de facto, sont fréquentés exclusivement par des personnes blanches, valides, venant de tel beau quartier [tous les Blancs vivent dans les beaux quartiers], avec tel nom de famille sur leur arbre généalogique [caricatural]. Il faut nommer les choses pour les faire changer.

L’une des premières causes de discrimination à l’embauche est l’âge. Or la question d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite refait surface. N’y a-t-il pas là une forme de contradiction ?

Jean-Paul Delevoye mène une concertation avec les organisations syndicales et patronales, et dans ce cadre il a rappelé que ces échanges se fondent sur un maintien de l’âge minimal de la retraite à 62 ans. Mais l’âge, dans le monde du travail, est en tout cas une réelle forme de discrimination [La vie doit être un long fleuve tranquille].
J’ai à cet égard lancé une mission du Haut conseil à l’Egalité sur l’emploi des femmes seniors, car les femmes de plus de 50 ans sont particulièrement discriminées. Elles deviennent invisibles alors que bien souvent elles constituent des talents. Il faut donc repérer ces femmes et les valoriser via le "late blooming"[Un parti-pris, car les jeunes femmes sont très vulnérables en matière d'emploi] 

[Le bilan sera-t-il aussi fiable que la restitution du "grand" débat?]
Les premiers résultats de cette mission seront disponibles dans les prochains mois et il faut que les employeurs intègrent le fait que les salariés ne sont pas uniquement des potentiels entre 25 et 50 ans, mais après aussi. L’expérience, voire la sagesse acquise [Macron a vanté celle de Geneviève Legay, la septuagénaire fauchée par les forces de l'ordre lors d'une mobilisation de Gilets jaunes à Nice...] avec les années, sont des atouts dans une équipe. C’est la mixité qui fait la performance. 
[Elle a bien parlé, mais sa vision est schématique et les menaces énoncées augurent mal d'un "monde nouveau"  qui discrimine. La "lutte des classes" prend un nouveau virage...]

samedi 13 avril 2019

Affaire Legay : le procureur convoqué au ministère sur ses partis-pris

Le procureur de Nice va devoir s'expliquer au ministère de la Justice

Jean-Michel Prêtre doit rendre des comptes sur sa manipulation de l'affaire Geneviève Legay

Résultat de recherche d'images pour "JEAN MICHEL PRETRE"Le ministère de la Justice exige des explications du procureur de Nice, a fait savoir la Chancellerie vendredi 12 avril. Jean-Michel Prêtre a en effet traité de manière partisane les violences policières dont a été victime l'activiste d'ATTAC Geneviève Legay. Blessée et hospitalisée fin mars lors d'une charge de police au cours de la manifestation des Gilets jaunes, la militante septuagénaire a porté plainte.

Le représentant du gouvernement doit s'expliquer sur "un certain nombre de faits et notamment l'affaire Geneviève Legay", a précisé la Chancellerie, confirmant une information de Mediapart, mais noyant le poisson. 
Le ministère a déjà préjugé "un retour rapide attendu" au terme de cette convocation...

Nicole Belloubet doit se prononcer sur "les suites à donner".
Résultat de recherche d'images pour "jean michel pretre Macron"
Geneviève Legay, responsable altermondialiste virulente d'Attac, âgée de 73 ans, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors d'une charge de policiers pour disperser les manifestants à Nice, le 23 mars. 

Le procureur avait affirmé le 29 mars que la septuagénaire était tombée toute seule, puis avait été poussée par un photo-reporter.
"Au vu de l'analyse du procureur général et des explications de l'intéressé, la ministre Nicole Belloubet appréciera les suites à donner", a indiqué la Chancellerie.
Souhaitant un "prompt rétablissement" à la militante, mais aussi "une certaine forme de sagesse", le chef de l'Etat assure alors : "Cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l’ordre. Elle s'est mise en situation d'aller dans un endroit interdit, de manière explicite, et donc d’être prise dans un phénomène de panique."
Un 'élément de langage' aussitôt relayé le soir même par le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. 
Lors d'une conférence de presse, celui-ci assure : "Il n'y a aucun contact direct entre un policier et cette dame". Il explique alors, assurant s'appuyer sur de multiples images filmées de la scène : "Geneviève Legay n'est pas tombée toute seule, elle a été poussée par l'arrière et a chuté en arrière pendant la charge des policiers, dans le mouvement de foule". Et d'ajouter encore : "Ce dont on est sûr aussi à la vue des images, pixels par pixels, c'est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de police, par un bouclier ou par un homme". Et de citer la présence de trois personnes autour d'elle, dont un caméraman. Laissant entendre que l'un d'eux pourrait être responsable.
Extrait d'Arrêt sur images du 31 mars 2019



Plusieurs conflits d'intérêts.
Dans cette affaire qui a ravivé la polémique sur les violences policières depuis la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes, la décision de Jean-Michel Prêtre de confier l'enquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale est contestée : ce procureur ne pouvait ignorer que la cheffe de la sûreté départementale est la compagne du commissaire chargé du commandement ce jour-là.
Mediapart pv flic

Ce possible conflit d'intérêts avait été soulevé par le journal Nice-Matin, puis mis en exergue par le site d'informations Mediapart. Ce à quoi le procureur de Nice avait admis qu'il était au courant de cette relation mais il avait affirmé que l'enquête avait été "bien menée".

Son supérieur hiérarchique l'avait couvert.
Le procureur général avait estimé que la décision du procureur n'était "pas illogique"...

Ce procureur de Nice fut perquisitionné à son domicile

Negresco, à Nice
En décembre 2018, la justice s'interrogea sur le rôle qu'avait pu avoir Jean-Michel Prêtre dans la succession d'un palace sur la promenade des Anglais, d'une valeur de 300 millions d'euros. Jeanne Augier, restée seule patronne, à la mort de son mari, du palace Le Negresco devait s'éteindre, le 7 janvier 2019.

Le procureur de la République de Nice avait été perquisitionné par des policiers de l’office anti-corruption (OCLCIFF), selon une information du journal Le Parisien. Des juges d’instruction s'étaient rendus chez Jean-Michel Prêtre, ainsi qu’à son bureau, dans le cadre d’une enquête sur la succession de l’hôtel de luxe Negresco, à Nice.

Hôtel sous tutelle de la justice.
D’après le quotidien, la justice s’intéressait au rôle qu’avait pu avoir le procureur dans la succession de ce palace d’une valeur de 300 millions d’euros. L’hôtel, un cinq étoiles de 124 chambres sur la promenade des Anglais, propriété de Jeanne Augier, était placé depuis 2013 sous la tutelle de la justice, "à cause d’une santé mentale défaillante" de l'octogénaire.

C'est le procureur de Nice lui-même qui encouragea la sauvegarde de l'établissement quand la justice commença à soupçonner des manoeuvres autour de Jeanne Augier pour capter l'hôtel. Un administrateur, Pierre Couette, trentenaire et spécialiste d'histoire de l'art, fut mis en examen dans ce dossier pour abus de faiblesse. Les enquêteurs cherchèrent à savoir si Jean-Michel Prêtre avait pu, en saisissant le tribunal de commerce, avoir outrepassé ses pouvoirs voire favorisé un candidat repreneur.

Dernier palace français de l'Hexagone.
Il y a un an, le procureur de la République - Jean-Michel Prêtre, implanté à Nice depuis février 2015 par Christiane Taubira - a demandé la fin de cette tutelle. Il s’en était justifié auprès de Nice Matin: "La justice n’a pas vocation à gérer un hôtel. La justice n’est pas un chef d’entreprise."
A l’issue de cette perquisition, le magistrat n’a pas été placé en garde à vue. "Cela montre que l’institution est capable de mener ce genre d’investigations sur l’un de ses propres magistrats, nous a-t-il confié. Mais c’est très violent", a-t-il déclaré au Parisien.
Revenu à une situation confortablement bénéficiaire alors qu'il tournait à perte il y a sept ans, selon la direction, le Negresco est le dernier palace familial de l'Hexagone resté français.

Un procureur à la moralité blindée

A Nice, le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a pris pour cible une foule de civils sur la promenade des Anglais
Résultat de recherche d'images pour "attentat de Nice"

A l’issue du feu d’artifice donné pour la fête nationale, c
e Tunisien lança un poids lourd sur près de deux kilomètres causant la mort de 86 personnes et faisant 458 blessés.
A Nice et dans la région, depuis cette date, selon le procureur Jean-Michel Prêtre, plusieurs autres attentats ont été déjoués par les forces de police. 

Or, on sait que des forces de police prévues pour protéger le feu d’artifice de Nice ont été déplacées à Avignon, pour protéger un repas privé de François Hollande avec une actrice, le procureur Jean-Michel Prêtre a classé toute plainte visant l’Etat, ou la ville de Nice, suite à ce drame. 

Les questions que pose Eric Ciotti, lors de la mission parlementaire, sont pourtant accablantes.

A Nice toujours et dans la région, le procureur laisse bafouer la loi

Des organisations anarcho-révolutionnaires ou plus banalement altermondialistes, derrière le berger bobo Cédric Herrou, violent délibérément les lois de la République en introduisant des centaines de clandestins, musulmans, parmi lesquels peuvent figurer de futurs djihadistes, puisque l’Etat islamique a demandé à ses soldats de se joindre aux flots de réfugiés pour commettre de nouveaux attentats en France. A Nice, des innocents ont ainsi été fauché par l'un de ces islamistes.
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou"
A Nice, le tribunal administratif contraint volontiers le préfet à enregistrer la demande d’asile de clandestins renvoyés en Italie, donnant satisfaction l’islamo-collabo Herrou, berger du monde...
A Nice, la gauche a les yeux de Chimène pour le délinquant immigrationniste Cédric Herrou, et malheur à celui qui ne l'approuve pas.

Pourtant, des opposants au flux migratoire incontrôlé et au juteux commerce des passeurs de clandestins ont donc décidé d’éditer un journal gratuit, A Vugi d’a la Roya, tiré à 5.000 exemplaires, qui sont partis comme des chocolatines.

C’était sans compter avec le procureur Jean-Michel Prêtre. 
Car la priorité de ce représentant de l'Etat français n'est pas de mettre hors d'état de nuire les centaines de musulmans "radicalisés" qui sévissent dans sa région, ni de contrôler ce qui se dit - en langue étrangère - dans les mosquées, et donc de protéger ses compatriotes d’un nouvel attentat sanglant.
Croyez-vous que, dans ses réquisitoires, il demande de lourdes peines de prison ferme, mettant hors d’état de nuire ceux qui menacent notre république et entendent lui imposer la charia ?
La priorité du procureur Jean-Michel Prêtre est plutôt d'empêcher, par tous les moyens, la diffusion d’un journal hostile à l’invasion migratoire et menacer les paisibles commerçants qui osent le diffuser.
'J’ai pris l’initiative de lancer une enquête confiée à la brigade de recherches de Menton car ce journal est un brûlot qui est fait dans un style excessivement polémique, avec des attaques ad hominem et des qualificatifs injurieux", a-t-il estimé. "Cela se traduira vraisemblablement par des poursuites non seulement à l’égard de l’éventuel directeur de la publication mais aussi des agents de distribution, qui sont des commerces situés entre Tende et Libre".

Ainsi, dans la France de Macron, qui ressemble beaucoup à celle de Hollande - le procureur Prêtre a été nommé pendant le quinquennat socialiste -, n’a-t-on même plus le droit de faire vivre le pluralisme des opinions et de diffuser, par un petit journal tiré à 5.000 exemplaires, une expression un peu différente du discours officiel, véhiculé Nice-Matin, dirigé par Robert Namias, ancien directeur général adjoint chargé de l'information à TF1, l'époux de la productrice de télévision Anne Barrère, fille de... ? Cela signifie-t-il, pour le procureur Prêtre, que le refus de l’immigration clandestine, dans une région déjà fortement islamisée, et qui a payé le prix du sang le 14 juillet, devient un délit ?

Le procureur Jean-Michel Prêtre a reçu la Légion d’Honneur, début 2017. Sans doute pour le récompenser de sa parfaite moralité politique.