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samedi 24 juin 2017

Marche des fiertés : la participation d'En marche ! divise les militants

REM, le parti du président Macron, clive le milieu LGBT
Marche des fiertés : la participation d'un cortège En marche ! divise les militants


"Je ne marcherai pas aux côtés d'un parti qui soutient des homophobes"

Cet ancien d'Act-Up et militant LGBT, Jérôme Martin regrette la présence du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, à la 40e Marche des fiertés. Il a pris bouche avec l'entourage du candidat Macron, qu'il accuse de falsification de l’histoire récente, "véritable insulte pour toutes les victimes d’homophobie ces dernières années". Le dialogue a capoté (lien). Gays, bis, trans intersexes ou encore queer défilent, samedi 24 juin à Paris, pour lutter contre les discriminations qu'ils subissent et prôner l'égalité des droits.

Mais cette année, la participation du comité LGBT-En marche !, affilié au parti majoritaire de l'Assemblée nationale, à cette marche festive soulève la colère des militants radicaux. Des élus REM ont en effet été épinglés pour leurs déclarations controversées sur l'homosexualité. 


"Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette organisation [Act-Up] créée lors de la Gay Pride de 1989, on peut la présenter comme un " groupe d'activistes " issus de la communauté homosexuelle se battant pour défendre équitablement toutes les personnes touchées par le sida, et qui utilise, dans ce sens, l'information, la communication mais aussi la désobéissance civile," écrit L'Humanité.
Commencez par virer les homophobes de votre parti !
Des élus et des ministres pointés pour une homophobie supposée
Pour Jérôme Martin, la participation d'En marche ! à cette manifestation est incompréhensible : "Emmanuel Macron a nommé des homophobes au gouvernement; c'est scandaleux de récompenser l'homophobie." L'allusion concerne Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, membre du parti Les Républicains et fervent opposant au mariage entre personnes du même sexe, il y a quatre ans. 
Pas de liberté de conscience pour le maire de Tourcoing, ville à forte communauté musulmane.


Le comité LGBT-En marche !, participant officiel à la manifestation, reconnaît que des propos problématiques ont pu être tenus : "Dans notre parti, on a le droit à l'erreur et cela rentre là-dedans.
L'un des membres du collectif -dont l'identité n'est pas révélée- assure qu'à titre personnel, il ne soutient pas certains membres du gouvernement. "Cependant, ils ont clarifié leur point de vue et se sont excusés dans la presse.
Gérald Darmanin est revenu sur ses positions dans La Voix du Nord et sur le site du Point, expliquant que "ce tweet était malvenu", qu'il avait "évolué sur le sujet". Le ministre de Macron assure désormais qu'il n'hésitera pas à célébrer des mariages homosexuels. Plusieurs mariages entre personnes de même sexe ont d'ailleurs bien été célébrés à Tourcoing depuis la promulgation de la loi, par d'autres que le député-maire...

Deux autres membres entrés au gouvernement mercredi se sont prononcés contre le mariage pour tous. La MoDem Jacqueline Gourault, nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur, et Jean-Baptiste Lemoyne, 39 ans, ex-sénateur  (apparenté Les Républicainsde l'Yonne, nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe, ont voté contre cette loi, rappellent Les Inrocks.

Chez En marche !, "on assume complètement" : si "on assume", tout est dit !
Résultat de recherche d'images pour "Olivier Serva"Autre élu stigmatisé par les militants LGBT, le député La République en marche élu dans la 1ère circonscription de Guadeloupe. Sur Guadeloupe 1ère en 2012, Olivier Serva avait qualifié l'homosexualité d' "abomination" et jugé le mariage pour tous "intolérable". Lorsque ses propos ont refait surface pendant la campagne, le député REM a fait marche arrière et présenté ses excuses sur franceinfo, arguant qu'il n'est "pas homophobe". "On assume complètement, assure le comité LGBT-En marche !, le mouvement avait très peu de temps pour traiter 16.000 candidatures aux législatives, le taux 'd'erreur de casting' est très bas." Du travail à la va-vite ?
En plus d'élus controversés, Jérôme Martin a du mal à comprendre la position du président lui-même. "Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a multiplié les discours contradictoires et a dit qu'il regrettait que l'on n'ait pas discuté avec les membres de la Manif pour tous", se rappelle cet activiste de Act-Up-Paris. Dans un entretien accordé à L'Obs en février 2016, alors qu'il était encore candidat à la présidentielle, le président estimait qu' "on a humilié cette France-là", en parlant des manifestants qui s'opposaient au mariage entre personnes de même sexe.

Des militants dénoncent une "récupération politique".
"De toute façon, la présence de partis politiques dans ces manifestations, c'est une instrumentalisation totale de notre lutte, soupire Jérôme Martin. Ils se disent LGBT friendly, mais dans les faits..." Pour lui, la participation d'En marche ! à cette action est un moyen de "laver" sa réputation sans pour autant s'engager en faveur des LGBT. 
D'aucuns pensera à l'inverse que le président prend des distances respectables du fait d'accusations de proximité avec ce milieu, puisque le candidat, notamment soutenu par Pierre Bergé, patron de presse engagé auprès des LGBT, est soupçonné de "double vie" (cf. libellé).

Une position que partage Elisa, une militante qui se rendra à la marche. "Que des personnes LGBTQI membres d'En marche ! viennent de façon individuelle ne me pose aucun problème. Mais pour moi, ils viennent en se revendiquant du parti, ce qui s'apparente à de la récupération pure et simple." 

Le comité En marche !, qui défilera en cortège debout, s'en défend : "Plusieurs personnes ont une longue vie de militant au sein d'En marche ! et ont envie de le combiner avec leur engagement politique." Parmi eux, Rémi Chauvet, 26 ans, animateur En marche! de Paris 10e, 
ou l'"évangéliste" Axelle Tessandier, 36 ans, blogueuse et entrepreneure
Axelle Tessandier, minutes monter scène prendre meeting Bercy.
(spécialiste du numérique et de la Silicon Valley), qui comme startupeuse de 36 ans a l'oreille de Macron et celle de son bras droit au candidat, Ismaël Emelien. A défaut d'être la Fleur Pellerin du président, elle a pu devenir déléguée Nationale du Mouvement En Marche!. Chez En Marche, "c’est un électron libre, décrit Thibault Caizergues, directeur de création du mouvement, admiratif de la "fulgurance" de sa "success story": avec un master, on végète en France, mais on réussit à San Francisco. "La bénévole "a largement contribué à construire le programme sur l’égalité hommes-femmes, mais elle aide tout le monde, partout," ajoute T. Caizergues.
Du côté des organisateurs, l'Inter-LGBT, on temporise.
Image associéeCe ne sont pas les partis qui vont défiler, mais les commissions LGBT issues de ces partis, explique Clem, diminutif androgyne du prénom masculin de Clémence Zamora Cruz, la porte-parole du mouvement, ci-contre au micro. On imagine qu'il n'y aura pas les élus homophobes En marche ! mais ceux qui soutiennent les droits des minorités et qui militent au sein du parti pour faire évoluer nos droits." Tous les ans, certains partis défilent sur des chars ou en cortège, comme les socialistes LGBT. "Nous sommes ouverts à tout le monde, sauf à l'extrême droite car eux sont contre les droits humains,temporise cette femme de 38 ans naturalisée française, née de sexe masculin au Mexique, qui vit dans un pavillon de banlieue avec son mari, rencontré sur Internet.

Une décision saluée par l'association SOS homophobie : "On accueille toutes les initiatives des partis politiques en faveur des LGBT." Pour Joël Deumier, le président, il n'y a aucun problème à voir les élus participer à ce genre de marches. Pourtant, tous les militants ne partagent pas cet avis.

Une deuxième marche, sans partis politiques.
Gwen Fauchois_3
Une seconde marche, de nuit, a lieu depuis trois ans, la veille du rassemblement. Cette "Pride de nuit" refuse tous les partis politiques. "Nous n'acceptons aucun soutien, car on considère que nos luttes doivent rester autonomes", explique Gwen Fauchois, la porte-parole (vice-présidente d'Act-Up et lesbienne militante), qui ne craint pas un retour à une ghettoïsation: il l'assume... 

La "Pride de nuit" rassemble Les Dégommeuses (équipe de foot militante) Act-Up Paris (association de lutte contre le Sida), le Strass (Syndicat du Travail Sexuel), FièrEs (association lesbienne/bisexuelle/trans féministe) - à l'initiative du Collectif 8 mars. Deux gayprides en un week-end, mais pourquoi?

Pour Gwen Fauchois, Doc Martens aux pieds et crane rasé, ci-dessus à gauche, a marche officielle, festive et rassembleuse, perd son sens politique. "Les organisateurs sont responsables de qui ils invitent, à partir du moment où ils estiment représenter tous les LGBT, ils se coincent eux-mêmes." 
Cette marche alternative "n'a pas la prétention" de représenter toute une communauté. Selon l'organisatrice, chacun est différent : "Et nous refusons la récupération symbolique par des organisations, qui de toute façon ampute nos droits." Les associations sont quoi, sinon des organisations ?

mardi 7 février 2017

Macron dément la révélation de sa "double vie avec Mathieu Gallet"

Macron ironise sur les rumeurs d'une relation avec le patron de Radio France

Closer supprime un article 
qui dérange sur Macron et Mathieu Gallet : une incitation à prendre connaissance de ce qui avait été étouffé
macron emmanuel

Les directeurs de rédactions ont donné carte blanche à leurs journalistes
pour lâcher des bribes d'enquête que le Parquet de la République financier est aujourd'hui accusé d'avoir laissé fuiter sur François Fillon, mais en épargnant soigneusement les autres candidats.

Mais Closer a dû supprimer un article qui dérange Emmanuel Macron… 
Qu'est-ce donc qui, dans cet article censuré, dérange Macron? Alors que la transparence politique est le must citoyen que l'éthique des déontologues de la presse vertueuse réclame à corps et à cris, tout le monde doit s'informer.
"Mathieu Gallet a appelé à la rescousse de Radio France - qu'il dirige- un ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, le candidat à l'élection présidentielle qui est un ami proche du PDG.
Décidément le monde est petit ! Au détour d'un article du site L'internaute, on apprend que c'est Jean-Claude Luciani, l'ancien conseiller social d' Emmanuel Macron, qui a été recruté depuis septembre 2015 en tant que directeur délégué à la Stratégie sociale et aux Ressources humaines au sein de Radio France... Un groupe dirigé par Mathieu Gallet, surnommé "jeune et joli" par ses détracteurs et que l'on dit être un ami proche de l'ancien ministre de l'économie devenu candidat à l'élection présidentielle de mai prochain. C'est pour redresser les comptes de Radio France, toujours dans la tourmente financière - avec une perte de 13 millions d'euros uniquement pour l'année 2016, un montant astronomique même si c'est près de 900 000 euros de moins que l'année précédente - que son PDG Mathieu Gallet a décidé de prendre les choses en main en recrutant ce proche d' Emmanuel Macron. 

L'an dernier, dans sa chronique sur Canal +, le journaliste politique Nicolas Domenach avait fait une étrange allusion sur la tendance "libérale en économie, libérale en matière de moeurs" de l'ancien ministre de l'Economie. Une petite phrase qui avait laissé les chroniqueurs qui étaient ce-jour là présents sur le plateau interloqués, jusqu'à ce qu'Ariel Wizman glisse quelques mots à sa consoeur sur la "tendance libérale" du ministre."

VOIR et ENTENDRE les allusions de Nicolas Domenach et les points sur les "i" par Ariel Wizman :

Le candidat à l'élection présidentielle s'est défendu des ragots lundi soir

Emmanuel Macron a ironisé sur les rumeurs qui alimentent "les dîners en ville" quant à sa "double vie avec Mathieu Gallet", 40 ans, le plus jeune PDG de l'histoire de Radio France et ancien direc­teur du cabi­net adjoint de Frédé­ric Mitter­randnouveau ministre de la Culture en 2007.
Un collaborateur qui connaît une telle fulgurance de la carrière ne peut être soupçonné d'emploi fictif. Pourtant, en 2010, à 33 ans, le jeune homme est nommé président de l’INA grâce au soutien infaillible de Frédé­ric Mitter­rand. Une nomi­na­tion qui susci­tera de nombreuses critiques. La majo­rité reproche alors au jeune Mathieu de manquer d’ex­pé­rience et de n’avoir jamais dirigé une entre­prise.
Résultat de recherche d'images pour "mathieu gallet Macron"Si Mathieu Gallet fait face à de nombreux détrac­teurs, qui le jugent "intou­chable et vitri­fié", il n’a pas l’in­ten­tion de démis­sion­ner lorsque le Canard enchaîné accuse le jeune patron d’avoir dépensé près de 105.000 euros pour ré-amé­na­ger son bureau de fonc­tion, où il fait instal­ler de la moquette et des boise­ries de palis­sandre. C'est un rapport de l’ins­pec­tion géné­rale des Finances (IGF) qui le blanchit fina­le­ment, en 2015. Macron est ministre de l'Economie depuis août 2014 et certains inspecteurs sont nommés par le pouvoir exécutif au 'tour extérieur'.

"Pour mettre les pieds dans le plat, si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mails, on vous dit que j'ai une double vie avec Mathieu Gallet (ci-contre) ou qui que ce soit d'autre, c'est mon hologramme qui soudain m'a échappé, mais ça ne peut pas être moi !", a-t-il lancé lors d'un meeting de ses soutiens au théâtre Bobino, à Paris.
Le candidat d'En Marche! faisait ainsi référence à la performance technique effectuée la veille par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, dont le meeting à Lyon était dédoublé en direct à Paris, grâce à son hologramme.

Le grand-père trentenaire a évoqué "celles et ceux qui voudraient faire courir l'idée que je suis duplice, que j'ai des vies cachées ou autre chose", pour les mettre au clair sur une préférence sexuelle que la gauche progressiste a pourtant sortie du ghetto mais qu'elle n'assume pas pour elle-même : "D'abord, c'est désagréable pour Brigitte" [Trogneux], son épouse retraitée, mère et grand-mère. Mais, "je vous rassure, comme elle partage tout de ma vie, du soir au matin, elle se demande simplement comment physiquement je pourrais." Ce n'est plus une épouse, mais un garde du corps et, qui sait, un cerbère soupçonneux...

"Heureusement, je ne l'ai jamais rémunérée pour cela", a-t-il lâché, dans une allusion au "Penelopegate" qui est faite pour perturber la campagne du candidat de la droite et du centre, favori de la présidentielle.

Macron n'a-t-il pas d'autre témoin de moralité qu'une membre de sa famille ?
"Elle pourrait apporter un témoignage du fait que je ne peux pas me dédoubler, sauf si mon hologramme...", a-t-il répété, interrompu par les rires des spectateurs de son stand-up.

A propos des "pires choses" que les militants d'En Marche! vont "entendre sur (son) compte, Macron a assuré qu'il est "d'un bloc"
"Je n'ai pas essayé de travestir [sic] le fait que j'étais de gauche quand je suis allé dans la banque d'affaires, que j'ai voulu dépasser les clivages quand j'étais dans un gouvernement socialiste, et j'ai toujours assumé qui j'étais", a-t-il argumenté. "Sur le plan intime, familial, de mes valeurs et des projets qui sont les miens, j'ai toujours dit la même chose", a-t-il encore ajouté.

Alors que les réseaux sociaux (bien sûr ! mais aussi les journalistes Nicolas Domenach ou Ariel Wizman, notamment) relaient régulièrement les rumeurs sur la respectable homosexualité du candidat en concurrence avec le candidat du Parti socialiste à la présidentielle, l'intéressé avait lui-même choisi d'évoquer sa sexualité, début novembre, dans une émission de Mediapart. "Je n'ai pas de double vie et je tiens plus que tout à ma vie familiale et maritale", avait-il alors juré.
Gala, le 7 février 2017

En attendant, les moeurs de Macron ne nous regardent pas. Emmanuel et Mathieu pourraient se marier que ça nous en toucherait une, sans bouger l'autre.

 
 

vendredi 27 janvier 2017

Primaire "citoyenne" des coups bas : une rumeur a visé Macron, avant Fillon

Rumeur sur la "double vie" d'Emmanuel Macron: la gauche meilleure dans la boule puante que dans la gestion

L
e candidat doit-il être outragé ?

Invité de Mediapart le 2 novembre dernier, Emmanuel Macron  a tenu à répondre aux rumeurs qui courent sur sa vie privée, qu'il était alors candidat en devenir à la présidentielle, hors cadre socialiste.
C'est une rumeur censée lui miner le terrain de la présidentielle. Emmanuel Macron a tenté de remettre les pendules à l'heure, bien que ce coup bas n'ait pas été abondamment publié par la presse au service de Manuel Valls, comme le sera en revanche le PénélopeGate visant François Fillon son rival officiel. En France, la présidentielle est devenue une période nauséabonde, une voie glissante, un coupe-gorge où tous les coups son permis. Une atmosphère délétère au pays où les mots "exemplaire", "vertueux" ou "citoyen" volent bas. 

Depuis plusieurs mois,
 dans les diverticules puants de la sphère politique, se fait entendre un gargouillement de boyaux putrides : sur sa vie privée, Macron cacherait son jeu, ne serait pas tout à fait celui qu'il voudrait paraître. Disons les choses clairement, puisque la rumeur s'est à tel point répandue qu'elle fait partie des recherches en vogue à son sujet sur Internet : il serait homosexuel et ce qui est noble et respectable chez d'autres est une infamie dans son cas. Et mènerait donc une double vie, puisqu'il est marié à une femme. L'Express en avait fait un long article titré "Le temps des boules puantes", dans lequel l'hebdomadaire socialisant portait des accusations sans preuves qui pouvaient servir la cause de Manuel Valls, alors envisagé comme unique obstacle à la droite républicaine à gauche  :
"Emmanuel Macron l'a fait dire à Nicolas Sarkozy : les rumeurs sur sa vie privée qui courent dans Paris, il en a identifié l'origine. Il sait qu'elles viennent d'un proche de l'ancien chef de l'Etat (...) entre le néophyte et le professionnel dans les urnes. [...] Pour le moment, l'affrontement se déroule sur le terrain gluant de la politique, celui des boules puantes."
Brigitte Macron, la femme de l'ex-ministre de l'Economie, s'était elle aussi attaquée à ces "on-dit", qu'elle quali­fiait de "rumeurs de cani­veau" ou de bidet, dans un entretien accordé à Paris Match, groupe français récidiviste dans l'émission d'effluves de pissotière, comme en libère Voici (groupe de presse allemand Bertelsmann) ou Closer (groupe de presse italien Arnoldo Mondadori Editore).

Même le "très sérieux" journal officieux du PS, Le Monde, dans une double page consacrée à Macron a fait quelques circonvolutions pour évoquer les rumeurs de double vie d'Emmanuel Macron, entre une relation platonicienne avec sa prof de français au lycée qui est devenue son épouse (Brigitte) et un ou plusieurs attachés de comm" (comme Philippot, FN). 

Un on-dit qui est aussi évoqué sans détour par les proches du candidat à la présidentielle 2017... "Un soir, alors que dînions avec quelques amis, Emmanuel a raconté qu'il était victime d'une sale rumeur concernant son couple, qu'il aurait une relation avec un homme", se souvient le comédien François Berléand dans les colonnes de Gala - qui consacre cette semaine un dossier au couple. Emmanuel Macron aurait tenu à ajouter devant ses proches : "Brigitte sait tout de moi, je ne vois pas comment je pourrais avoir une vie parallèle".

Les méthodes de la presse militante pour tenter de décrédibiliser la sincérité des hommes politiques

L'homme En Marche ! a donc marqué le pas, un moment, chez le trotskiste anti-libéral Mediapart (!).
Macron-Juppé, rivaux jusqu'au
2e tour de la primaire à droite

"La vie politique est faite de coups, elle n'est pas civilisée. C'est lamentable, c'est comme ça, c'est ce qui fait fuir beaucoup de gens de talent", lâche l'ancien banquier... d'affaires. Mais aussi d'électeurs : la presse fustigera-t-elle pourtant les électeurs qui se tourneront vers l'abstention ?Accusera-t-elle la droite, républicaine ou non, indifféremment, dans un même amalgame ? 

Plus loin, l'homme blessé cogne, au jugé :
"Il y a des gens qui n'ont aucune morale, qui pensent que tout est permis en politique à commencer par le mensonge. J'attaquerai tout et ça ne me déstabilise pas une seule seconde", avant de se donner comme mission d'"essayer collectivement de civiliser la vie politique".
Qui sont ses ennemis de l'ombre 
Afficher l'image d'origineEmmanuel Macron peut difficilement donner des noms mais indique, énigmatique, que "à gauche et à droite, il y a plusieurs personnes derrière toutes ces rumeurs qui sont dans des dîners en ville. Ça les amuse, parce que ça blesse". Et de leur fait passer ce message :
"Je le dis très simplement, que ceux qui s'amusent à faire ça se fatiguent. Moi en tout cas je ne changerai pas de vie pour eux. Je n'ai pas de double vie et je tiens plus que tout à ma vie familiale et maritale".
C'était la première fois qu'Emmanuel Macron abordait le sujet de front.