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vendredi 15 septembre 2017

J0-2024 : Macron instrumentalise ses aînés, Hollande et Sarkozy

Macron piège Hollande et Sarkozy en les conviant à célébrer les J0-2024 en France

Le récupérateur Emmanuel Macron a tenté de s'accaparer le mérite de cette attribution 

Sarkozy, Hollande, Macron... Trois présidents sur le podium des J.O.
Trois présidents pour un podium
Alors que l’obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 était acquise, suite au retrait de ses concurrents à la candidature et à un marché conclu avec Los Angeles qui préférait les JO d'été en 2028, le président s'est donné de l'importance en réunissant à l’Elysée ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, au milieu de 400 invités des mondes sportif et politique.  
Ce succès officialisé mercredi à Lima, lors d'une 'double attribution' pour les deux prochaines éditions des Jeux d'été, c'est la consécration logique d'une action volontariste sur plusieurs quinquennat : "c’est une histoire de cordée à travers le temps", a raconté le président de la République dans la salle d’honneur de l’Elysée. 
feu d'artifice du 14 juillet 2017 à la tour Eiffel à ParisLe 14 juillet 2017, un feu d’artifice avait été tiré depuis les Bassins du Trocadéro, en face de la tour Eiffel. Un spectacle pyrotechnique grandiose dont le thème portait déjà sur la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. 
La Mairie de Paris tenait les JO-2024 pour un fait acquis : un spectacle pyrotechnique construit autour des grandes valeurs que Paris défend pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024. À travers 
une douzaine de fresques, la dame de fer nous a ainsi permis de découvrir sa ville et partager les valeurs de la France, de Paris et de l’Olympisme !
Résultat de recherche d'images pour "macron hidalgo pecresse JO Paris"
Dans un discours très consensuel, le nouveau président - qui ne craint pas de jouer, ci-contre, au paraplégique - a ainsi salué "l’esprit d’unité" qui a prévalu ces dernières années "alors que beaucoup doutaient, étaient sceptiques" face aux chances de la capitale française. "C’est une histoire de passion et d’engagement", a-t-il ajouté, en rendant hommage aux rôles joués par les présidents Hollande, "le premier" à "porter cette ambition", et par Sarkozy, qui “a aidé à convaincre" le Comité international olympique (CIO). 
Il s’agissait pour Hollande de sa première visite à l’Elysée depuis son départ en mai. 

Macron a aussi salué le rôle de premier plan joué par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et leurs prédécesseurs. 
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Macron a reconnu avoir tiré les marrons du feu : "Je n’ai fait que pousser dans l’en-but un ballon qui y était déjà", a-t-il souligné en souriant. 
Ces jeux ont même "réussi à réconcilier Paris et Marseille", alors que la répartition des sites va "mobiliser tout le pays," a en outre relevé Macron, alors que les représentants des collectivités territoriales ne sont pas équitablement placés dans la lumière. 

Il a enfin salué "la place déterminante occupée par les sportifs". 
Ils "ont apporté leur expérience et leur crédibilité", citant en particulier Tony Estanguet, co-président du comité de candidature.  

Mais Macron n'a pas hésité de qualifier les sceptiques de "grincheux".
"Vous avez réussi à faire taire les grincheux, ceux qui disaient que c’était trop cher (…) Il y aura encore des grincheux", a-t-il polémiqué
D’ici à 2024, Macron aura quitté l'Elysée, mais il s'est aventuré à affirmer que "l’Etat tiendra l’ensemble de ses engagements" tout en étant "vigilant" sur "la maîtrise parfaite des budgets, des délais et de l’organisation". 
"Il reste énormément de travail", a-t-il estimé, alors que, grâce aux efforts de ses prédécesseurs, la plupart des infrastructures sont d'ores et déjà en état d'accueillir les Jeux. 

Au-delà, "nous devons réussir l’héritage de ces Jeux, qu’ils laissent leur trace dans les territoires, les esprits et la société", a-t-il encore souhaité, bien que nombre de sites olympiques soient déjà disponibles aux athlètes.


Macron appelle les "fainéants" à ses côtés

Les anneaux olympiques ont été dévoilés sur la place du Trocadéro
et sous la pluie

De nombreux sportifs présents étaient engagés dans cette préparation depuis plusieurs olympiades, avant le président. 
Parmi les 400 invités, figuraient des médaillés des JO et Paralympiques comme le judoka Teddy Riner, "ému et fier", l’ex-athlète Marie-José Perec ou l’ancien nageur Alain Bernard. "C’est une fierté de pouvoir faire parler de la France par le sport", a déclaré ce dernier. 
La nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, a pour sa part espéré que les autorités vont faire en sorte que ces JO "soient une chance pour tous les Français." 

Cette journée de célébration - en attendant les médailles-  s’est achevée avec un grand concert gratuit ouvert à tous, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, avec de nombreux artistes dont Florent Pagny, Kids United, Christophe Willem ou Amir. Cherchez les chanteuses...

Logo de "fainéants" ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron et les faineants"Imaginé par l'agence Dragon Rouge et dévoilé sur les murs de l'Arc de Triomphe mardi 7 février, le logo de Paris ressemble étrangement à celui d'une agence londonienne de consulting.

Ce logo de la candidature de Paris pour les JO de 2024 - un savant mélange de la Tour Eiffel et du nombre 24 (en référence aux JO de 2024 et au centenaire des derniers Jeux organisés dans la capitale) réalisé par l'agence Dragon Rouge. - est-il trop réussi pour être dû à un Français ? Il lui est reproché d'être un quasi-copié-collé depuis qu'un internaute a posté sur son compte Twitter un message dénonçant une troublante ressemblance entre les deux symboles. Celui  de Dragon Rouge, choisi par la ville de Paris, rappelle en effet le 4 Global, une agence de consulting dédiée notamment à des ...événements sportifs.


"Quand je vois le logo effectivement je me dis hum hum hum c'est vraiment très très proche... Vous n'avez même pas besoin de me le notifier pour le coup. Mais je vous assure qu'il n'y a eu aucun partenariat, aucun rapprochement avec 4 Global, aucune volonté de notre part de les copier et de se rapprocher de ce logo-là. C'est aussi simple que ça", a assuré Kheireddine Sidhoum, directeur de la ...création du groupe.

Un sens achevé de la mise en scène

Les acteurs de cette victoire n'ont pu décliner l'invitation du nouveau président. Le chef de l’Etat s'est en effet construit une stature sur les quinquennats précédents, recevant, vendredi 15 septembre, ses ex-homologues à l’Elysée après l’obtention par Paris des Jeux olympiques de 2024.
En chute libre dans les sondages, Macron a fait venir des faire-valoir, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à l’Elysée, le 15 septembre.  

Un président biface

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Une semaine auparavant, depuis Athènes, le nouveau président avait défendu son train de réformes en fustigeant l’inaction des "fainéants" et des "cyniques" qui l’avaient précédé au cours des quinze dernières années, ciblant ainsi ses deux prédécesseurs, sans les nommer. 

Vendredi, sur le perron du palais, Macron s’est bien gardé de critiquer ses ex-homologues. Pas de piques contre François Hollande et Nicolas Sarkozy (avec qui il a dîné avec son épouse Brigitte Macron, à l’Elysée, le 5 juillet), mais des sourires, des tapes dans le dos et des félicitations.  Sous les caméras.
Comme si les ringards, selon le trentenaire, approuvaient sa politique. 

Au final de cette opération de com', le président Macron est au coeur d'une nouvelle polémique, du fait des proches d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris.

samedi 23 mai 2015

Les Républicains: l’UMP invite les Sages à trancher dans le vif de la bataille du logo

Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la nouvelle dénomination de l'UMP

Le "parti de Sarkozy" ne s'en laisse pas compter 

Le collectif d’avocats contestant l’appellation "Les Républicains" n'en revient pas: leur tentative d'intimidation socialiste a provoqué le recours de l'UMP à la "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC). Plusieurs élus de gauche ont déposé un recours en justice contre le nom "Les Républicains". Le sens de la propriété des socialistes est tellement aigu que l'appropriation de la notion de "démocratie" ne leur suffit pas: pas question de céder celle de "république" qu'ils usurpent au quotidien. L'UMP demandera donc aux gardiens de la Constitution de prononcer le droit de jouissance de celle de "républicain": un juste partage des biens communs.
En fait d'inquiétude, selon Libération, et alors que, depuis la contestation générale de la réforme du collège de Vincent Peillon, recyclée par la polémiste gouvernementale de la Rue de Grenelle, cette pseudo-inquiétude de l'opposition républicaine devient  à tout propos un élément de langage tarte à la crème du parti de Hollande dans la bouche tordue de rage de son premier ministrele premier parti de France prend l'offensive.

L'incohérence de ces contestataires laisse perplexe
La bannière "Nous sommes les Républicains" qui rassemble cet ensemble hétéroclite est révélatrice de leur usurpation et de leurs contradictions. Le collectif de militants et d'avocats tout aussi militants a lancé une pétition en ligne sur laquelle on peut lire : "Aucun parti ne peut s'arroger le monopole de l’appellation qui est notre patrimoine commun". Elle rassemble aujourd'hui quelque 15.000 signataires, dont de nombreux socialistes.

Les premiers requérants

Sylvie Jacquot-Barrault, maître de conférences de droit public (Faculté Jean Monnet Paris-sud 11) et non avocate, dont les centres d'intérêts tournent autour du monde musulman et du féminisme;

Sylvie BERT (ci-contre) 49 ans, PS et FO, assistante de direction dans "un organisme" de recrutement des professeurs, à La Rochelle (Charente-Maritime), proche de Vincent Peillon, Gérard Filoche ou Pouria Amirshahi, et en l'occurrence de Pierre Cohen, ancien maire PS de Toulouse, et de l’avocat toulousain Christophe Léguevaques,  initiateur de la pétition contre le logo Les Républicains

La Convention pour la 6ème République, C6R, "une machine à transformer la République" qui comporte peut-être un avocat...


Génération République, dont des (ex-)chevènementistes comme Sébastien Gros, chef de cabinet de Manuel Valls à la mairie d'Evry, puis à Matignon (nommé préfet hors cadre !), John Palacin, directeur adjoint de la campagne de la primaire d'Arnaud Montebourg. Olivier Jouis, un cadre supérieur chez EADS et fournisseur de notes à François Hollande, ou Cyrille Minso-Yelengwe, président de GR et secrétaire général d'un groupe de courtage en produits financiers
La Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains (FNESR) qui compte 60.000 élus socialistes et républicains, constituant le premier réseau d'élus locaux en France, autour de Marylise Lebranchu, actuelle ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, proche de Martine Aubry, députée du Finistère, ancienne Garde des Sceaux.
Me Christophe Léguevaques,
avec Pierre Cohen à sa gauche
On y trouve Pierre Cohen (Haute Garonne), Philippe Baumel (Saône-et-Loire, frondeur du PS), Olivier Dussopt (Ardèche), Corinne Bord (Seine-St-Denis), Delphine Bataille (Nord), Pascale Boistard (Somme, actuelle secrétaire d'État chargée des Droits des femmes), Michel Delebarre (Nord, un autre préfet hors cadre sans avoir jamais exercé la fonction), Michel Destot (Isère, ex-maire de Grenoble), Henri Dreyfus (Bas Rhin), Philippe Froment (Loiret), Marie-Pierre de La Gontrie (Paris), Gérard Gouzes (Lot et Garonne), Philippe Kaltenbach (Hauts de Seine), Patrick Kanner (Nord, actuel ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), André Laignel (Indre), Bruno Le Roux (Seine St Denis, actuel garde chiourme des députés godillots), Martin Malvy (Lot, actuel président de région), le sulfureux Christian Pierret (Vosges), François Pupponi (maire dans le Val d’Oise), François Rebsamen (Côte d’Or, actuel ministre du Travail), Alain Rousset (Gironde, président de région), etc...




Jean-Louis BIANCO
ancien ministre et actuellement conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie 

Mouvement Républicain et Citoyen, ancien Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement
etc...

Classé à gauche, Me Christophe Léguevaques possède un cabinet à Paris et un autre dans la Ville rose, avec un goût prononcé pour les dossiers à la fois médiatiques et compliqués. Il fut l'avocat  qui a déjà défendu la ville de Toulouse dans le dossier AZF ou encore les surirradiés du CHU de Rangueil. Il travaille actuellement pour un autre collectif, celui qui tente de faire annuler la privatisation de l'aéroport Touluse-Blagnac au profit d'un consortium chinois.
Aujourd'hui, il veut initier sa procédure à la "date anniversaire des Etats généraux de 1789".
L'UMP dénonce un coup de pub. "Si Christophe Leguevaques croit qu'être républicain, c'est nécessairement être de gauche, il fait un lourd contresens. En réalité, il cherche une nouvelle fois par cette action à faire une opération de communication visant à faire parler de lui", a réagi jeudi soir l'UMP qui "ne voit pas en quoi cette action juridique est fondée".

Sarkozy veut faire du 'congrès fondateur' du 30 mai à la Villette une renouveau de l'UMP

Tout est prêt et le nouveau logo qui doit apparaître pour la première fois à la tribune est déjà imprimé à des milliers d’exemplaires, sur toutes sortes de supports publicitaires. 400.000 euros ont été engagés. 

Quelques heures avant le début de l’audience en référé, l’UMP a donc annoncé qu’elle entend poser aux Sages une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). L'objectif de l'UMP est inverse de celui des socialistes: appeler le Conseil constitutionnel à rendre sa décision avant que le juge ne statue. Dès lors, plus rien ne s'opposerait à ce que l’UMP puisse, comme prévu, appeler ses adhérents à ratifier par leur vote, les 28 et 29 mai, le changement de nom du parti
Mais le premier parti de France n’a pas obtenu satisfaction sur ce point puisque le juge a décidé de maintenir l’audience en référé, ne repoussant qu'à mardi sa décision sur la recevabilité de la QPC, préalable à sa prise de décision sur la demande des plaignants.

"Sarkozy veut pouvoir opposer la légitimité du vote des militants à l’éventuelle sanction d’une justice dont ils dénoncent la partialité", explique l'animateur des requérants, Christophe Lèguevaques. Les avocats de l’UMP dénoncent le  "subterfuge" de la partie adverse qui conteste non pas le nom lui-même mais son dépôt à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Le logo serait un produit et serait ainsi régie par l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle qui interdit l’utilisation de toute marque "de nature à tromper le public, notamment sur la nature ou la qualité […] du produit ou du service". Au nom du collectif Nous sommes les Républicains, Me Lèguevaques fait valoir que l’UMP ne peut pas s’attribuer des qualités pouvant être revendiquées par des concurrents. La marque les Républicains ne serait, selon lui, pas assez "distinctive".

L’UMP demande au Conseil constitutionnel de constater que l’article L.711-3 ne peut pas s’appliquer à un parti politique, puisqu’en vertu de l’article 4 de la Constitution, ce dernier exerce ses activités "librement". C’est pourquoi l’article L.711-3 du code de la propriété intellectuelle serait "inconstitutionnel" et devrait être abrogé sans délais. 
L’avocat de l’agence de communication Aubert & Storch, qui a déposé "Les Républicains" à l’INPI, soutient que personne n’est empêché d’utiliser ce terme. Il a fait ses comptes: près de 200 marques utilisent les mots République ou Républicain. Il a même déniché, en Saône-et-Loire, une association les Républicains. "Aucun risque de confusion", renchérit l’avocat de l’UMP Jean Castelain. Selon lui, 'L
es Républicains ne prétendent nullement parler au nom de «tous les républicains». Pas plus que le Syndicat de la magistrature ne prétend «représenter tous les magistrats».

Le juge des référés, saisi en urgence vendredi, a renvoyé sa décision au mardi 26 mai prochain, à quelques jours du congrès UMP du 30.