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samedi 9 mars 2019

Un maire prend un arrêté interdisant de tirer au LBD sur ses concitoyens

La riposte du maire de cette petite commune de 5.000 habitants est la première du genre

LBD
Les habitants de Phalsbourg sont surnommés les Ramp-pis, abréviation de ...rempart.
Cet arrêté proscrit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre pour ce samedi 9 mars, lors du 13e samedi de protestation  des Gilets jaunes contre l'amputation du pouvoir d'achat par la hausse des prix des carburants et des manifestants blessés par cette arme sublétale pouvant entraîner des lésions graves et irréversibles, voire mortelles. 

A Noël 2018, Castaner a pourtant lancé un appel d'offres pour 1.280 LBD... Le premier appel d'offres avait été lancé par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, dont le ministre de l'Intérieur était Daniel Vaillant.
La France est le seul pays de l’Union européenne à employer cette arme et Amnesty International a publié mi-décembre un rapport alarmant sur l’état des violences policières en France. Du fait de sa haute dangerosité, le Défenseur des droits, Jacques Toubon (30.000 euros par mois), demandait déjà son retrait en janvier 2018 de la dotation des forces de sécurité, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale. Il estimait en effet que "[ses] caractéristiques techniques et [ses] conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre". Toubon se maintient à ce poste où ses avis sont considérés comme lettre morte : un emploi fictif, donc. 
La portée de ce texte n'est toutefois que symbolique.
Dany Kocher, maire lorrain DVG de Phalsbourg (Moselle), a publié un arrêté municipal adressé directement au Commandant de la Brigade de Gendarmerie de la ville, interdisant l'utilisation de lanceurs de balles de défense, LBD commercialisé sous la marque Flash-Ball. Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'information ce samedi matin, a dévoilé une copie de la décision, encore relayée par le journaliste David Dufresne.

Le document, qui comporte une erreur de date dans son corps de texte, n'a cependant pas de force contraignante sur la Gendarmerie, cette dernière agissant sur ordres du préfet et du ministère de l'Intérieur.

Dany Kocher se fonde sur la demande du commissariat aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Pour motiver sa décision, il invoque cette organisation intergouvernementale de 47 membres  qui demande à la France de suspendre l'usage du "LBD40". 
L'arme a été abusivement utilisée par les forces de l'ordre depuis le début des Gilets jaunes : plus de 13.000 fois, selon le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a indiqué que l'arme a fait "environ 2.200 blessés parmi les manifestants".

Laurent Nuñez s'est exprimé jeudi 7 mars devant les sénateurs à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par le Sénat.

Les habitants de sa commune de Forcalquier sont-ils preneurs de ses lanceurs de balles de défense?

jeudi 17 octobre 2013

Affaires Leonarda et Khatchik: des militants bloquent leurs lycées pour protester contre toute expulsion

Cours perturbés dans quelques lycées parisiens

Des lycéens bloquent plusieurs établissements ce jeudi matin à Paris
 
De jeunes militants lycéens protestent contre les expulsions d'élèves étrangers et en faveur de l'immigration clandestinesans nuances, ils soutiennent indistinctement celle, très médiatisée, de la collégienne Leonarda, remise à la police lors d'une sortie scolaire, que celle, tenue jusqu'ici secrète, du lycéen arménien, Khatchik Khachatryan, 19 ans, scolarisé en CAP au lycée professionnel Camille-Jenatzy dans le XVIIIe, expulsé samedi 12 octobre vers l'Arménie.  

Le jeune adulte arménien soutenu par les jeunes communistes a refusé d'embarquer
Il a dû être reconduit au centre de détention de Vincennes. Selon les éléments fournis par Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur socialiste de Lionel Jospin (2000-2002), Khatchik est arrivé en France avec ses parents et sa sœur en février 2011. Leurs demandes d'asile politique ont été rejetées en mars 2012, décision confirmée en janvier 2013 après un recours administratif.
Khatchik Khachatryan est le cinquième jeune majeur scolarisé à être expulsé depuis l'arrivée de Hollande au pouvoir au printemps 2012, affirme RESF (Réseau éducation sans frontières). Or, souligne Daniel Vaillant, "les deux cas sont différents. La jeune mineure n'avait pas commis de fait. Là il s'agit d'un homme majeur qui a commis un fait" a expliqué Daniel Vaillant, député-maire PS du 18ème arrondissement de Paris, sur TF1.

Quatorze lycées sous influence étaient néanmoins perturbés
Le rectorat a apporté des précisions dans la matinée, après avoir indiqué plus tôt que les lycées Maurice-Ravel, Hélène-Boucher, Charlemagne et Sophie-Germain sont bloqués et que les entrées sont "filtrées" dans deux autres établissements
Des manifestations étaient aussi en cours jeudi matin devant les lycées Voltaire et Turgot.

"Le mot d'ordre c'est de se mobiliser pour le retour des lycéens expulsés", à l'aveugle et non pas au cas par cas, explique Steven Nassiri, porte-parole "du syndicat
" organisation lycéenne FIDL, d'inspiration socialiste, mais débordée sur sa gauche (extrême), qui manifestait jeudi matin devant le lycée Charlemagne à Paris. "C'est inadmissible que sous un gouvernement de gauche, on doive montrer ses papiers pour entrer au lycée. Tout le monde a le droit à une éducation", estime le jeune responsable lycéen.
Ceux qui veulent cette semaine suivre leurs cours le peuvent-ils ?

Les élèves manipulés par la Fidl et l'Union des Jeunes communistes réclament le retour de Leonarda, une collégienne rom Kosovo en situation irrégulière, expulsée du Doubs après avoir été remise à la police lors d'une sortie scolaire, et celui de Khatchik Kachatryan, expulsé samedi vers l'Arménie, mais ramené à Vincennes. 

Mercredi, plusieurs centaines de lycéens s'étaient rassemblés devant le rectorat de Paris avec le même mot d'ordre.