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vendredi 17 juillet 2015

La famille royale saoudienne tente de privatiser une plage en... France

La monarchie absolue islamique est-elle au-dessus des lois de la République française?

La famille royale saoudienne a engagé des travaux interdits de clôture
Diplomatie et contrats d'affaires au programme de François Hollande 
reçu en mai 2015 par le roi Salmane d'Arabie saoudite.
Et plage privée sur le domaine public si affinités ?
Cette pétromonarchie sunnite régnante possède une propriété en bordure de mer sur la commune de Vallauris, Alpes-Maritimes. Elle tente ainsi de privatiser une partie de la plage, sans aucune autorisation. De quoi logiquement provoquer la "colère juste" de Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, et de son p'tit camarade socialiste, le ministre de l'Intérieur, Nanard Cazeneuve. Eh bien, non !

Les habitants de la zone protestent contre l'appropriation d'un espace public et la préfecture a demandé  que les travaux soient suspendus.

Lorsqu'il s'agit de paillote en Corse, elle est détruite


Dans la nuit corse du 19 avril 1999, un incendie ravagea la paillote Chez Francis (outre "Aria Marina"). L'enquête démontra l'implication dans l'incendie de plusieurs gendarmes ayant obéi sur "ordre implicite" de leur hiérarchie et du préfet de Corse, Bernard Bonnet, en dehors de tout cadre légal. 
Celui-ci avait été nommé le 9 février 1998 par Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, trois jours seulement après l’assassinat de son prédécesseur, Claude Érignac, pour "rétablir l’État de droit".

Le restaurant avait été déjà construit dans l'illégalité, en bord de mer et sur le domaine public maritime, la plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d'Ajaccio.

Des "dizaines de milliards d'euros" de contrats en négociation, annoncés en mai
François Hollande a-t-il conclu ? L'Arabie saoudite a-t-elle concrétisé les promesses annoncées par la presse aux ordres? Combien de Rafale ?... Contre 24 au Qatar, la privatisation de la plage de La Baule ?

 

samedi 7 mars 2015

Attentat terroriste à Bamako, Mali: trois Européens et deux Maliens abattus dans un restaurant européen

Défi à Hollande

Une attentat contre un restaurant européen de Bamako a fait cinq morts dans la capitale malienne.

Trois Blancs, dont un Français et un Belge, et deux Maliens,  ont été assassinés dans la nuit de vendredi à samedi, ont annoncé la police et une source hospitalière. Dans un communiqué en langue de bois, l'Elysée dénonce "avec la plus grande force le lâche attentat" commis à Bamako et annonce que le président Hollande va "offrir l'aide de la France" au président malien Ibrahim Boubakar Keïta, qui était présent à Paris le 11 janvier 2015 pour l'hommage aux 17 victimes des attentats par des djihadistes français, a indiqué la présidence française.
"Au moins un homme armé est entré peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse", explique -de toute évidence- la police malienne... Au vu des victimes au sol, la police conclut tout aussi finement qu' "il a ouvert le feu," dans ce lieu de convivialité situé dans un quartier de la capitale malienne apprécié des expatriés.

"C'est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions." 

Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts: un Français, un Belge et deux Maliens", a d'abord déclaré un policier. 
Mais un troisième Européen, dont la nationalité n'a pas pu être établie, est mort lors de son admission, révèle  une source à l'hôpital Gabriel Toure de Bamako

De plus, huit personnes ont été blessées, selon cette source hospitalière.
Paris a confirmé la probabilité du décès d'un Français. "ll y a très vraisemblablement un Français, en cours d'identification, parmi les cinq victimes ayant trouvé la mort. Il n'y aurait pas de Français, en revanche, parmi les blessés, mais des vérifications sont en cours", indique le communiqué de la présidence. 

Valls est encore monté dans les cintres

pour manier l'hyperbole



Un homme et une femme ont ouvert le feu avec des armes de gros calibre, selon  Le Combat, un quotidien de Bamako, sur son site web.  Selon cette source, un troisième assaillant montait la garde à l'entrée du restaurant, mais cette information n'a pas encore été confirmée.
Selon ce même quotidien, des témoins ont déclaré avoir vu les agresseurs s'échapper dans au moins deux véhicules, une Mercedes noire et une BMW.


Contraste: froideur proche de l'indifférence chez Fabius


Des pompiers ont sorti sur une civière le corps d'un Français tué dans l'établissement La Terrasse, un restaurant-nightclub situé dans le quartier très fréquenté de l'Hippodrome. Dans une rue voisine du bar, le corps d'un policier malien et celui du gardien d'un domicile privé gisaient au sol, alors qu'un peu plus loin le corps d'un ressortissant belge était également visible. Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l'événement refusaient de témoigner par peur de représailles.

Bartolone prépare son retour dans le 9.3...



L'ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant "la prudence" à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne.

Les Maliens en colère contre la France


La visite du premier ministre malien Moussa Mara à Kidal en mai 2014 – la première d’un officiel malien de haut rang depuis le début des troubles en janvier 2012 – a été l’occasion d’un déchaînement de violence qui a fait plusieurs dizaines de morts. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, organisation politique et militaire majoritairement touarègue, active au Nord du Mali), qui contrôle de fait la ville avec la bénédiction de la France et des forces des Nations Unies (MINUSMA) a en effet considéré cette visite comme une provocation et a attaqué la délégation gouvernementale sans que ni Serval ni la MINUSMA ne lève le petit doigt pour le protéger.

Le Mali se retrouve donc de fait en guerre contre le MNLA et après avoir massé des troupes autour de la ville de Kidal– on parle de 1.500 hommes – est passé à l’offensive, apparemment sans grand succès.
Rare au Sahel, le serval est amical
et facile à domestiquer
Les tragiques événements de mai 2014 sont la conséquence directe des décisions prises par la France et par son Président et suscitent la colère de la population malienne.En effet, après avoir laissé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, effectuer des purges rigoureuses au sein de la direction Afrique du Quai d’Orsay, François Hollande a abdiqué tout pouvoir devant les militaires et les services spéciaux qui règnent désormais en maîtres au Sahel. Hollande a clairement a tout perdu en croyant pouvoir s’appuyer sur le MNLA pour conduire le combat contre AQMI, récupérer les otages français du Sahel et rétablir la paix au Mali. Le serval, rappelle un leader politique de premier plan à Bamako, a pour principale caractéristique de pisser toutes les deux minutes pour marquer son territoire. Les Français ont pissé partout... Aujourd'hui, Hollande se pisse dessus.

L'armée française est supposée assurer le maintien de la sécurité

L'ambassade de France dit qu'elle "a constitué une cellule de crise, averti les Français dès cette nuit et renforcé la sécurité de nos implantations en liaison avec les autorités maliennes", a précisé la présidence française soucieuse de justifier sa présence au Mali et son assistance au régime. 
Le parti du président IBK, le Rassemblement pour le Mali, est membre observateur de... l’Internationale socialiste. Hollande "va s'entretenir avec le président du Mali Ibrahim Boubakar Keïta pour lui témoigner sa sympathie, son amitié et lui offrir l'aide de la France", déclare le communiqué.

Depuis le "printemps arabe" et la chute des pouvoirs forts du Proche-Orient, le Mali, qui est le théâtre d'affrontements ethniques et d'une insurrection islamiste, tente de retrouver la stabilité et la paix depuis un coup d'Etat en 2012.
Des djihadistes liés à al-Qaïda -sunnite fondamentaliste- contrôlent encore  une grande partie du territoire, après plus de neuf mois de liberté de nuire et malgré une intervention militaire française qui les a  repoussé au nord du pays. L'argent qui permet aux terroristes d'Al-Qaïda de mener leurs combats provient en grande partie de riches et pieux donateurs privés -salafistes fondamentalistes- vivant dans la péninsule arabique, Arabie saoudite ou Qatar.


samedi 9 août 2014

Irak : Obama menace d'une poursuite des frappes aériennes "si nécessaire"

"Pas de calendrier sur la fin des frappes", ajoute Obama

Des milliers de chrétiens poussés à l'exil par les attaques djihadistes sunnites 
Un peu plus de dix ans après l'intervention des Etats-Unis, l'Irak replonge en plein chaos. L'élimination de Saddam Hussein en 2003 n'a profité à aucun démocrate et la menace djihadiste justifie maintenant des bombardements aériens américains contre les positions de l'Etat islamique. Le gouvernement chiite faible et une armée absente ne facilitent pas les opérations: le vide laissé par la destruction du régime autoritaire précédent est préjudiciable à l'ensemble des différentes communautés.
  
Après avoir lancé vendredi, des frappes aériennes sur les positions djihadistes de l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, les Etats-Unis ont largué ce samedi des vivres et de l'eau à destination des populations menacées par l'avancée de ces derniers. L'armée américaine avait une première fois largué des vivres aux Irakiens dans la nuit de jeudi à vendredi. 

L'aide humanitaire initiée par les Etats-Unis est notamment destinés aux dizaines de milliers de chrétiens et de Yazidis qui ont été poussés à fuir. Les Yazidis, une communauté kurdophone pré-islamique considérée par les djihadistes comme "adoratrice du diable", se sont retrouvés piégés, sans eau ni nourriture, dans les montagnes désertiques environnantes. 100 000 chrétiens de la région sont également sur la route de l'exil. 

Obama : "L'avancée des djihadistes a été plus rapide que ce qu'on pensait"

Barack Obama s'est exprimé à la mi-journée, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, pour justifier l'intervention aérienne dans le nord de l'Irak. Le but reste «d'éviter le génocide» et «décider que les terroristes (de l'EI) s'installe sur place». Le président américain a d'ailleurs concédé que «l'avancée des djihadistes (avait) été plus rapide que ce qu'on pensait». Et de détailler : «Jusqu'à maintenant, ces frappes ont permis de détruire des armes et des équipements».

Il a également annoncé que les Etats-Unis allaient «déployer une stratégie plus large pour défendre notre personnel sur place». L'Irak «est en danger, nous devons l'aider», a plaidé le président américain. «Mais nous n'avons pas envoyer des troupes sur place», a-t-il assuré, soulignant que la dernière intervention (de 2003) avait été «coûteuse sur le plan humain». Barack Obama a toutefois précisé qu'il n'y avait «aucun calendrier pour ces frappes» tout en notant que le conflit n'allait pas se régler «en quelques semaines». 

Le président a également évoqué une aide humanitaire, assurant que «Hollande et Cameron sont d'accord pour soutenir cet effort». Enfin, il a de nouveau interpellé les autorités irakiennes. "«Seuls les irakiens peuvent garantir la sécurité de leur pays, les Etats-Unis ne peuvent pas le faire à leur place mais nous pouvons les aider".

Pour le PS, devinez, la France "montre la voie" sur la question des chrétiens d'Irak !

Réuni jeudi soir à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU avait demandé à la communauté internationale de "soutenir le gouvernement irakien" face à l'avancée des djihadistes dans le nord du pays. 

Hollande s'est aussitôt mis en avant pour soutenir les frappes américaines. De La Lanterne (Versailles), le brave homme s'est déclaré "prêt à prendre toute sa part" [sic] dans l'aide aux populations civiles victimes. 

Ce samedi, le PS lui fait écho, se réjouissant que la France "montre la voie" en s'engageant pour sauver les chrétiens et autres minorités d'Irak. On imagine la sincérité d'un Benoît Hamon ou d'un Vincent Peillon sur le sujet...  

C'est un "ancien" trotskiste, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire intérimaire et coopté du Parti socialiste, et le secrétaire à l'International Jean-Marc Germain, dont la carrière doit beaucoup à Martine Aubry, le Parti socialiste "se félicite que l'ONU, à l'initiative de la France (?), se soit mise en mouvement". Selon eux, François Hollande "ouvre le chemin de la défense des Chrétiens d'Orient en proposant un soutien militaire notamment aux Kurdes qui sont, depuis la présidence de François Mitterrand, des amis de la France dans cette région du monde".
La presse laisse dire, mais à la vérité, le projet de résolution de l'ONU a été rédigé par la Grande-Bretagne et désigne les dirigeants de l'Etat Islamique, djihadistes sunnites de l'EI (anciennement Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) à frapper de sanctions financières et d'interdictions de visas. Ils contrôlent en effet un tiers du territoire syrien et se sont emparés de larges pans de l'Irak depuis début juin.
La progression des islamistes a amené vendredi les Etats-Unis à procéder à leurs premières frappes aériennes dans la région depuis le retrait des forces américaines d'Irak en 2011.

Hollande et le PS vont devoir honorer leurs engagements

Les UMP Hervé Mariton, Philippe Cochet, 
Christophe Guilloteau et Patrice Verchère
Le projet de résolution "invite tous les Etats membres à prendre des mesures nationales pour interrompre le flot de combattants terroristes étrangers à destination de l'EIIL, de l'ANF (Front al Nosra) et d'autres individus, groupes, associations et entités associés à Al Qaïda". "Tous les deux ont exprimé leur soutien à nos actions et sont d'accord pour nous appuyer dans l'assistance humanitaire que nous offrons aux Irakiens qui souffrent le plus", a déclaré Obama lors d'une conférence de presse.

Samedi, les forces irakiennes et kurdes s'apprêtaient à lancer une contre-offensive sur des territoires perdus dans le nord de l'Irak.
Au New York Times, Barack Obama avait auparavant déclaré ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak pour aider à combattre les djihadistes de l’Etat islamique (EI), tout en demandant d’abord aux dirigeants politiques irakiens de trouver une manière de travailler ensemble.
Selon le porte-parole du Pentagone, deux chasseurs bombardiers ont donc frappé vendredi vers 13h45 (10h45 GMT) une pièce d’artillerie mobile de l’Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d’autres raids ont visé " des terroristes", puis un convoi et un mortier près d’Erbil.

Génocide islamiste

Depuis dimanche, des dizaines de milliers de chrétiens ont fui face à l’avancée des djihadistes, qui ne sont désormais qu’à une quarantaine de km d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, allié de Washington.
Après la prise de Qaraqosh et d’autres zones autour de Mossoul, le patriarche chaldéen Louis Sako a fait état de 100.000 chrétiens jetés sur les routes. Dimanche, la prise de Sinjar, bastion de la minorité kurdophone yazidie, avait déjà poussé à la fuite jusqu’à 200.000 civils, selon l’ONU.

Certains ont pu s'exiler au Kurdistan ou en Turquie
mais des milliers d’autres sont piégés dans les montagnes désertiques environnantes, où ils risquent autant de mourir de faim et de soif que de se faire massacrer par les djihadistes.

L’offensive de l’EI contre les Yazidis et les chrétiens "montre tous les signaux d’un génocide", a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, en visite à Kaboul.
Evoquant "une crise humanitaire qui prend aux tripes" et le risque de nouvelles violences meurtrières, le diplomate a expliqué que les Etats-Unis ont "pris la décision qu’il fallait sauver ces vies".

Jeudi soir, Obama avait déjà évoqué un risque de génocide en autorisant des frappes militaires ciblées "pour protéger les civils pris au piège", ainsi que les personnels américains à Erbil et à Bagdad.

La France prête à "favoriser l'accueil" des chrétiens d'Irak.

mardi 5 juillet 2011

Syrie: l'Occident, entre la peste et le choléra, fait-il le bon choix ?


La Syrie, foyer islamiste historique

Les présidents al-Assad, père et fils, font barrage aux islamistes

La population a entrepris d‘ériger des barricades à Amah
L’agglomération de 650.000 habitants a été le théâtre de certaines des plus grandes manifestations contre le président Bachar al-Assad depuis le début de la contestation, mi-mars. Il y a un mois, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, faisant une soixantaine de morts parmi les insurgés.
Le 1er juin, des milliers de Syriens ont manifesté dans les rues contre Bachar al-Assad à Damas, mais le rassemblement le plus important s’est déroulé dans la ville de Hamah dans le centre de la Syrie où plus de 500 000 personnes -sur 650.000 habitants - auraient défilé pour un nouveau vendredi, jour de prière, baptisé jour du départ du président.
Cette semaine, d’après des opposants au régime, des centaines de jeunes auraient barré les rues du centre ville avec des pneus enflammés, des poubelles et autres morceaux de bois et de métal.

Mais Hamah ne cède pas, s'enthousiasme la presse occidentale
Vendredi, ils étaient 150.000 à manifester contre le régime (ici Hafez al-Afad avec Boumediène). Dès samedi, le gouverneur de la ville était limogé. Hier lundi, des descentes de sécurité ont été organisées dans plusieurs quartiers. Trois personnes, dont un garçon de 13 ans, auraient été tuées.

La pression islamiste n'est pas nouvelle dans cette zone

Les chars de Damas encerclent Hamah, la ville qualifiée de martyre de la répression, mais en fait centre historique de la révolution islamiste, au prix du sacrifice de quelque 30.000 morts en 1982.

En 1980, un Frère musulman tenta d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad, ici avec Brejnev. Plusieurs imams menèrent la révolte et furent donc arrêtés par le régime baasiste.

Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers sunnites, la ville de Hamah se révolta contre les Alouites qui représentent 25% de la population Syrienne contre quelque 50% de Sunnites.
Le président alouite (ici avec Castro)réprima la révolte, donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde et faisant entre 10 et 25 000 civils tués pendant les 27 jours du siège.

Hamah reste une ville religieuse très radicale, tant par le nombre de mosquées sans cesse en expansion que par les mœurs archaïques locales.
Les sunnites sont opposés aux interprétations religieuses libérales de certains philosophes ou islamologues modernes et sont soumis à quatre écoles principales: le malékisme, le hanafisme, le chaféisme et le hanbalisme, dont une manifestation récente est le wahabisme et le salafisme.

Et pendant ce temps, O. Besancenot va soutenir Gaza
Le «Dignité Al-Karama» qui appartient à la Flottille pour Gaza, a réussi à quitter les eaux territoriales grecques avec à son bord le leader d'extrême-gauche Olivier Besancenot. Il fait route vers le territoire palestinien, ont annoncé les organisateurs du collectif «Un bateau français pour Gaza».
On voit ici le président syrien en conversation avec Arafat.

Les autorités françaises ont fait part de leur réprobation à l'égard du projet.
«L'envoi de bateaux à Gaza est une mauvaise idée. Une nouvelle flotille ne peut qu'attiser les tensions», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
Il a parallèlement rappelé que la France avait «condamné le blocus israélien sur Gaza», soulignant ainsi sa neutralité, contrastant avec l'engagement de la gauche au côté des palestiniens contre Israël, tout en exploitant la Shoah.

samedi 30 avril 2011

Egypte: ça y est, les islamistes ont créé leur propre parti !

Les Frères musulmans dévoilent leurs ambitions politiques
Vers des bords islamistes de la Méditerranée

Les Frères musulmans, le plus influent mouvement d'oppositon d'Egypte, ont créé samedi leur propre parti, avec l'ambition de briguer la moitié des sièges aux élections législatives prévues en septembre, les premières depuis la chute du régime de Hosni Moubarak.

Baptisé le "Parti de la liberté et de la justice" - ça sonne aussi vertueux qu'une 'Ligue des droits de l'homme' ! - , le nouveau parti s'est défendu d'avoir une orientation "théocratique" et a assuré qu'il serait "indépendant" de la confrérie, dont les prises de position ont souvent suscité la méfiance de la population.

Le Conseil consultatif du mouvement a décidé de lancer ce parti et a adopté en même temps son programme politique, a expliqué lors d'une conférence de presse Mohammed Hussein, le secrétaire général de la confrérie née il y a plus de 80 ans.

Le parti, dirigé par un membre du bureau politique des Frères musulmans, Mohammed al-Moursi, coordonnera ses positions avec la confrérie tout en restant un organe indépendant.
"Ce sera un parti civil et non théocratique", a juré al-Moursi. La Constitution égyptienne interdit les partis fondés sur la religion.

Le processus démocratique a désormais du plomb dans l'aile

Selon al-Moursi, le Parti de la liberté et de la justice briguera entre 45 et 50% des sièges lors des législatives de septembre, le premier scrutin depuis que M. Moubarak a quitté le pouvoir sous la pression de la rue le 11 février. A moins que ce ne soit sous celle des islamistes....

L'armée, à laquelle le Président Moubarak a remis les rênes du pays à son départ, a annoncé fin mars qu'elle remettrait le pouvoir législatif au futur Parlement élu en septembre, puis le pouvoir exécutif au chef de l'Etat choisi par les urnes à la fin de l'année.

Les ambitions affichées du nouveau parti devraient susciter le désarroi des autres formations politiques qui se sont engagées dans la révolte contre l'ancien régime et qui pourraient se voir marginalisés si elles ne présentent pas un front uni.
"Cette annonce est déprimante pour les forces politiques dans le pays", a déclaré Dia Rashawan, expert des mouvements islamistes au centre d'Al Ahram pour les études politiques et stratégiques.

"La révolution n'était pas islamiste. Nous devons à présent revoir l'idée que les Frères musulmans sont la plus importante force du pays", a-t-il expliqué.

Le régime Moubarak, était assez fort pour juguler les Frères musulmans officiellement bannis de la sphère politique égyptienne, bien que tolérés dans les faits. S'appuyant sur d'influents réseaux d'aide sociale, ils présentaient leurs candidats comme "indépendants".

Après une percée aux législatives de 2005, qui les avait vus remporter près de 20% des sièges, les Frères musulmans étaient sortis bredouilles du premier tour des législatives fin 2010, et avaient décidé de boycotter le second tour, dénonçant des fraudes massives et violentes.

La confrérie est particulièrement active dans les mosquées, où elle mène des actions d'aide aux défavorisés, dans les universités et au sein des syndicats.
Lien PaSiDupes: des soupçons pèsent sur la Grande Mosquée de Lyon

Fondée en Egypte en 1928 par le grand-père maternel de Tariq Ramadan(photo en tête d'article), Hassan al-Banna, elle constitue le plus ancien mouvement de l'islamisme sunnite. Sa doctrine s'organise autour du dogme du "tawhid" (unicité de Dieu), la fusion du religieux et du politique.
Un Etat sunnite ne peut être laïc ! Que la gauche française se le tienne bien pour dit.

Au cours de son histoire, elle a oscillé entre l'opposition violente au pouvoir et la collaboration, entre plaidoyers pour un Etat islamique et assurances de respecter le jeu démocratique. Elle reste donc une énigme et suscite la crainte des Occidentaux, qui redoutent l'instauration d'un régime islamique en Egypte.

dimanche 20 février 2011

Une dizaine de blessés dans des manifestations à Alger

Arrestation d'un cofondateur du Front islamique du salut
Alger, le samedi 19 février 2011

Un millier de personnes a participé à la marche organisée par l'opposition algérienne contre le régime, samedi dans le centre d'Alger, totalement quadrillé par les forces de l'ordre. Scandant des slogans : « Algérie libre et démocratique », « pouvoir assassin », ou encore « le peuple veut la chute du régime », les manifestants ont été rapidement encerclés et repousséspar les forces de l'ordre.

Une dizaine de manifestants ont été blessés, selon les organisateurs, les opposants de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), à l'initiative d'une première marche déjà bloquée samedi dernier par les forces de police.
Lien PaSiDupes vers un article consacré à l'onde de choc chiite
L’islam sunnite est la religion d'État en Algérie et celle de 99 % des Algériens.

Un député blessé, Ali-Yahia Abdenour molesté, Ali Benhadj arrêté

VOIR et ENTENDRE
le témoignage d'un opposant au régime présenté par Le Parisien:

Plusieurs témoignages partisans rapportent des scènes de violences aux abords de la place du 1er mai, devenu le symbole de la contestation.

=>
Avocat et président d'honneur de Ligue des droits de l'Homme, Ali Yahia Abdenour, âgé de 90 ans, aurait été bousculé par la police avant que des jeunes ne se portent à son secours.
Ex-FLN en 1955, il est un des membres fondateur de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA, dans la mouvance du FLN et proche de la CGT française), puis ministre des Travaux publics et des Transports, puis de l'Agriculture et de la Réforme agraire durant une année dans le gouvernement de Houari Boumediène.

=> Un peu plus tôt, le numéro deux de l'ex-FIS (Front islamique du salut), Ali Benhadj (1956), aurait été arrêté
dans le quartier de Belcourt alors qu'il s'apprêtait à rejoindre, comme samedi dernier, les manifestants place du 1er mai, selon des témoins. L'information n'est pas confirmée par les autorités.

Le soulèvement chiite n'est pas une surprise

Alger, le samedi 12 février 2011

Benhadj a déjà été arrêté entre le 6 et le 9 janvier 2011
avant d'être inculpé d' "atteinte à la sécurité de l'État " et d' "incitation à la rébellion armée ". Dans les mosquées, il prêchait la révolte et la prise d'arme contre le système. Après un discours où il appelait les militants du FIS à s'armer, il fut emprisonné en 1991, puis relâché par le président Abdelaziz Bouteflika, pour être réincarcéré quelque temps après pour de nouveaux propos sédicieux faisant l'apologie du terrorisme.

=> Tahar Besbes participait à la marche non autorisée à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) sur la Place du 1er mai à Alger jusqu'à la Place des Martyrs, à quelque 4 km de là. Mais celle-ci avait été bloqué dès la matinée par un important dispositif policier.


Tahar Besbes, député du parti Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), aurait été « grièvement blessé lors d'un affrontement avec la police », a rapporté un ...membre (digne de foi) de son parti. « Il a reçu un coup au ventre [là où ça ne laisse pas de traces] donné par un policier. En tombant, sa tête a heurté le trottoir », a précisé Mohsen Belabbas, porte-parole du RCD.
Mieux, selon le Dr Rafik Hassani qui se trouvait à son côté à l'hôpital de Mustepha tout proche, le député semblait souffrir d'un traumatisme crânien. En fin d'après-midi, son entourage affirmait tout de même qu'il avait « repris connaissance et va mieux ».
Or, en dépit de la dramatisation de l'anecdote par trois honorables témoins, le directeur du CHU Mustapha-Pacha d’Alger a indiqué samedi que le manifestant souffre d’une entorse à la cheville droite “sans gravité”...
Le RCD, qui se qualifie de « social-démocrate », est un parti laïc majoritairement kabyle dont le président et membre fondateur est Saïd Sadi, un psychiatre, met en garde contre un « raz-de-marée intégriste » et la « menace de théocratisation de l'État et de la société ». D'abord membre de la coalition gouvernementale, le RCD est entré au gouvernement sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, en 1992.
Mouvement d'opposition créé dans la foulée des émeutes qui ont secoué le pays durant le mois de janvier 2011, contre la cherté de la vie, et qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés, le CNCD tente d'instrumentaliser la contestation en regroupant des syndicats autonomes, des organisations de défense des droits de l'homme, des associations estudiantines et de jeunes, des comités de quartier, des collectifs citoyens, des associations de disparus, des figures intellectuelles et des partis politiques.

Bouteflika fait de la résistance

Samedi matin, toutes les voies menant à la place du 1er Mai ont été bouclées par les forces de l'ordre et le millier de manifestatnts qui a réussi à passer a pu être contenu. Deux d'entre eux, le secrétaire général du Snapap (Syndicat national autonome du personnel d'administration publique, dans la mouvance du CNCD), et Rachid Malaoui, de l'intersyndicale de la Fonction publique, se seraient évanouis sous la pression exercée contre eux par l'important cordon policier et ont dû être évacués par les pompiers.
Un recours qui rappelle la méthode du RCD...
Mais aussi le malaise de l'hystérique dissident communiste, Maxime Gremetz.

Abdelaziz Bouteflika (1927) est depuis le 27 avril 1999 le 5e président de la République algérienne démocratique et populaire, ainsi que, président d'honneur du Front de libération nationale, FLN, depuis janvier 2005.
C'est le Front des forces socialistes (FFS), créé en 1963 peu après l’indépendance de l’Algérie et présidé par Hocine Aït Ahmed, qui est membre de l'Internationale socialiste.

VOIR et ENTENDRE un reportage de la télévision algérienne (en arabe) sur la manifestation de samedi:
Tous cherchent à saisir leur chance
Fodil Boumala, l'un des organisateurs du la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), s'en est pris une nouvelle fois aux autorités. « Il faut une rupture définitive avec ce régime incarné depuis 1999 par le pouvoir lui-même composé de forces militaro-civiles, parmi lesquelles le président Abdelaziz Bouteflika », a déclaré cet ancien journaliste de l'ENTV algérien qui assure le service public de télévision...

samedi 19 février 2011

Fil rouge chiite: Tunisie, Egypte, Lybie, Bahrein, Yémen, Iran

Les régimes sunnites dans la tourmente

La part de l'islam dans le chaudron du Proche Orient


L'onde de choc tunisienne est instrumentalisée par une minorité d'extrémistes religieux
=> Le sunnisme est le courant religieux majoritaire de l'islam, rassemblant 85 à 90% des musulmans.
=> Le chiisme regroupe environ 15 % des musulmans dans le monde, dont 90 % d'Iraniens et sont également majoritaires à Bahreïn et en Irak, et ils constituent une minorité dans une quinzaine d'autres pays.

Tunisie : 85 % des musulmans tunisiens sont
sunnites
Egypte : 90% des Égyptiens se réclament de l'islam
sunnite
Lybie : la population du pays est à 97 %
sunnite
Yémen : les musulmans yéménites sont des sunnites à 55% et des chiites à 45%
Bahrein : la religion d'État est l'Islam, à majorité chiite (environ 70%)
Iran : l’islam chiite est la religion officielle de l’Iran à laquelle 89 % de la population appartient.

La part politique et médiatique

Barack Hussein Obama se sent peu concerné

Les régimes arabes détestaient George W. Bush, mais ils le « calculaient » et se restaient attentifs. Mais, pour eux, l'actuel président américain, Barack Obama n’existe pas.
Après des dizaines d’années d’une intense activité diplomatique américaine faite de pressions, de médiation, de menaces et de concessions, les USA ont disparu du paysage proche-oriental. Depuis qu'Obama a annoncé sa volonté de retirer l’armée américaine d’Irak, le terrorisme sunnite se déchaîne encore, plus brutal et violent que jamais. La Syrie se permet de l’ignorer. L’Iran le défie. Et tous les autres: Al-Qaïda, le Hezbollah, Erdogan.

Obama parle mais n’agit pas: il subit.
Il n'a plus aucun plan, ni ordre du jour. L’Iran lui tient tête et le président américain porte la responsabilité de l'absence occidentale au Proche-Orient.
Barack Obama a fait le 17 janvier sa première déclaration publique sur la situation égyptienne, affirmant que le président Moubarak jouait un rôle « très utile sur un éventail de questions difficiles au Proche-Orient ». Les media hexagonaux ne fustigèrent pas ce commentaire d'Obama qu'ils reprochèrent à la France... Ils applaudirent même lorsqu'il ajouta ensuite: « Mais je lui ai toujours dit qu’il était absolument crucial, pour le bien à long terme de l’Égypte, de veiller à progresser sur la voie des réformes – des réformes politiques et économiques. On voit ces frustrations contenues se manifester dans les rues
Barack Obama a estimé, mardi 15 février, que la situation en Egypte présente depuis le départ du président Hosni Moubarak des signes "positifs", citant les récents bouleversements dans le pays comme un "exemple" pour la région.

Le journal Le Monde prend le parti de la rue et accuse les autorités.

Le quotidien du soir s'en tient à ce qu'il voit et se range au côté des manipulateurs. « Les autorités ont réprimé dans le sang des mouvements de protestation sporadiques dans différents pays arabes. Mais l'inflexibilité des autorités ne semble pas faire plier les manifestants, désireux d'en finir avec les pouvoirs en place. La contagion s'étend dans le monde arabe jusqu'à Djibouti. » (18 février 2011)

Evolution de la situation insurrectionnelle au Proche Orient

En Tunisie, une république présidentielle, Ben Ali, après vingt-trois ans d’une présidence souvent jugée autoritaire et policière, a cédé à la pression de la rue le 14 janvier 2011: il a fui le pays et trouvé refuge en Arabie saoudite.
En ce samedi, l'amnistie générale pour les prisonniers politiques est entrée en vigueur après la promulgation d'un décret-loi par le président de transition.
Par ailleurs, environ 500 Tunisiens ont manifesté devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ du nouvel ambassadeur de France, Boris Boillon, dénonçant "son manque de diplomatie" et "son agressivité" lors d'une première rencontre avec la presse jeudi.
Enfin, le meurtre d'un prêtre polonais, retrouvé "égorgé" vendredi près de Tunis, a été vivement condamné à la fois par le gouvernement tunisien et par le principal mouvement islamiste, Ennahda.

En république d'Egypte
, le président Hosni Moubarak a démissionné de son poste le 11 février 2011, suite aux protestations du peuple égyptien. Selon la junte militaire, Farouk Sultan devrait occuper un rôle dans le gouvernement intérimaire. Une "marche de la victoire" a été organisée pour fêter l'éviction de Moubarak il y a une semaine.

En Libye
, le régime du dirigeant Mouammar Kadhafi - une République arabe et socialiste, sur le modèle de l'Égypte - a riposté avec force à des manifestations de rue sans précédent, en particulier dans la province rétive de Cyrénaïque. Des soldats ont pris position vendredi dans la deuxième ville du pays, Benghazi, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue durant la nuit à la suite de tirs des forces de l'ordre contre des manifestants, qui ont fait plus de 20 morts selon une ONG. Amnesty International comptait même au moins 46 personnes tuées par balles ces dernières 72 heures.
La Libye, qui assure actuellement la présidence de la Ligue arabe, a décidé de reporter sine die le prochain sommet sur fond d'affrontements dans plusieurs pays arabes. Le 23e sommet de la Ligue était initialement prévu le 29 mars à Bagdad.
L'ONG internationale Human Rights Watch a fait état vendredi d'au moins 24 morts ces dernières 48 heures, mais les organisations d'opposition et d'exilés avancent des bilans beaucoup plus lourds, pour le moment invérifiables.

En république du Yémen
, des milliers de manifestants rivaux se sont rassemblés vendredi dans divers quartiers de la ville de Taïz, dans le sud du pays. Selon la chaîne de télévision panarabe Al Djazira, trois protestataires ont été tués et des dizaines d'autres blessés au cours d'une fusillade à Aden, dans le sud du pays.
Des dizaines de milliers d'opposants se sont aussi rassemblés dans la ville de Taïz, à 200 km au sud de la capitale, Sanaa. Un homme y a été tué et sept autres personnes ont été blessées par une grenade lancée d'une voiture contre un rassemblement de l'opposition, ont rapporté des témoins.
Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh (68 ans), au pouvoir depuis 32 ans, doit faire face à des activistes d'Al Qaïda, désamorcer une révolte séparatiste dans le Sud et préserver une trêve précaire avec les rebelles chiites du Nord.
Aujourd'hui samedi, Sanaa a encore été le théâtre de violents affrontements entre étudiants et partisans du régime faisant cinq blessés dont un grave. Un étudiant aurait été tué d'une balle au cou. Une information démentie par le ministère yéménite de l'Intérieur, qui affirme qu'"il n'y a pas eu de mort".

Dans la monarchie de Bahreïn
, les forces de sécurité ont tiré vendredi sur des manifestants à Manama près de la place de la Perle et en ont blessé plus de vingt, selon un ex-député, Sayed Hadi, membre du bloc d'opposition chiite Wefak qui a démissionné du Parlement jeudi.
Bahreïn est un proche allié de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis. Manama est le port d'attache de la Ve flotte de l'US Navy qui marque la présence américaine au Moyen-Orient et en Asie centrale, Irak et Afghanistan compris.

L'Union générale des syndicats de Bahreïn a appelé à une grève générale illimitée à partir de demain dimanche pour exiger la liberté de manifester pacifiquement sans intervention des forces de l'ordre.
Dans la matinée du samedi 19 février, l'armée s'est retirée de Manama, comme le réclamait l'opposition bahreïnie. Dans l'après-midi des centaines de manifestants se sont rassemblés sur la place de la Perle à Manama. Cette fois, la police n'est pas intervenue contre les manifestants, mais des grenades lacrymogènes ont été lancées sur l'un des axes conduisant à la place.

En république islamique d'Iran, pour des raisons limpides, Obama apporte aussi son soutien verbal à la contestation, mais, en intello, se sent quitte.
Les Etats-Unis laissent faire et comptent assister à une nouvelle révolution en Iran, alors que le pouvoir islamique se déclare à l'abri de l'onde de choc. "Les soulèvements populaires qui se produisent dans certains pays arabes n'auront pas de répercussions sur la situation politique en Iran", a estimé Radjab Safarov, directeur du Centre d'étude de l'Iran contemporain.

L'Irak contient la contestation, mais deux personnes ont été tuées et 40 autres blessées jeudi dans des affrontements entre la police et les manifestants dans la ville irakienne de Sulaymaniyah (est), rapportent les médias occidentaux.

A Djibouti, une république arabe et musulmane, indépendante de la France depuis 1977 et voisine du Yémen, trois des principaux dirigeants de l'opposition djiboutienne ont été arrêtés et placés en garde à vue, au lendemain d'un grand rassemblement de l'opposition ayant dégénéré en violences.
Vendredi soir, au cours de ces violences à l'issue d'un grand rassemblement de l'opposition dans la capitale djiboutienne, un policier et un manifestant ont été tués, selon un bilan officiel du ministère de l'Intérieur.

lundi 19 juillet 2010

Le Monde découvre la réalité du niqab en Syrie

Que pense le PS de l'interdiction du port du niqab à l'université syrienne ?

Leçon syrienne au PS en pointe de l'intégrisme musulman
Lire l'article du quotidien du soir

"Les étudiantes syriennes n'auront plus le droit de porter de voile couvrant leur visage à l'université, a déclaré, dimanche 18 juillet, le ministre de l'enseignement supérieur syrien Ghiyath Barakat à l'agence de presse Syria News, rapporte Al-Arabiya. Toute étudiante ne respectant pas cette décision sera exclue. [Avec la permission de la FSU et du SNE-sup, du PS et du PCF ?]

Le ministre a justifié ce décret en expliquant que le port du niqab allait contre les valeurs et les traditions des universités du pays. Il aurait reçu de nombreuses plaintes de parents ne souhaitant pas que leurs enfants étudient dans un environnement où règne l'extrémisme religieux, ces craintes étant plus fortes dans les universités privées.

Le nombre croissant de plaintes a conduit les recteurs d'université à rencontrer le ministre de l'éducation supérieure mercredi 14 juillet, afin d'évoquer l'interdiction du niqab.

Enseignates exclues

Quelque 1 200 enseignantes portant le voile islamique intégral ont été exclues en juin du secteur éducatif en Syrie, a indiqué mardi 13 juillet une organisation de défense des droits de l'homme.

"Le ministre de l'éducation nationale Ali Saad a ordonné le mois dernier la mutation de 1 200 enseignantes portant le niqab du ministère de l'éducation à celui de l'administration locale", a déclaré à l'A*P le président de la Ligue syrienne de défense des droits de l'homme, Abdel-Karim Rihaoui.

Selon lui, cette décision a été prise à la suite de "plaintes déposées par des parents d'élèves du premier cycle d'enseignement qui y dénonçaient des abus de la part de ces enseignantes", sans préciser la nature de ces "abus". Pour le ministère, cette décision était nécessaire pour combattre l'extrémisme religieux.

En Egypte, en 2009, le port du voile intégral a été interdit à l'université Al-Azhar, la principale université d'études de l'islam sunnite. De même, les étudiantes voilées intégralement n'ont plus le droit de se présenter aux examens dans trois universités du pays."

En revanche, en
France, république laïque, des candidates voilées ont été autorisées à composer...