Membres d'une seule et même famille, les onze réfugiés, arrivant de Bagdad chargés de valises, ont été accueillis à leur arrivée en France par une demi-douzaine de militants associatifs.
La France prête à "favoriser l'accueil" des chrétiens d'Irak
"La situation pour les chrétiens d'Irak est désastreuse. On nous traite de mécréants", a témoigné Nabeel Yonan Yousif, 53 ans, en remerciant "le gouvernement français" et "les militants" qui ont accompagné leur demande d'asile.
Ces onze personnes sont des parents de l'archevêque de Mossoul, Mgr Faraj Raho, qui avait été enlevé et assassiné le 13 mars 2008. Ils bénéficiaient depuis cette date de la protection du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) en Syrie, où ils étaient réfugiés, puis à Bagdad, où ils étaient arrivés voilà six mois.
Ils ont été chassés par l'avancée de l'Etat islamique
D'après Elish Yako, secrétaire général de l'AEMO et membre de la Coordination chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), ils avaient déposé leur demande de visa voilà plusieurs mois, mais l'annonce du gouvernement "a peut-être accéléré le traitement de leur dossier".
Les visas d'asile sont délivrés de façon exceptionnelle par les ambassades ou les consulats aux personnes se déclarant menacées, après pré-instruction par le ministère de l'Intérieur, dans les zones considérées comme en crise.
A la mi-juillet, les chrétiens de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, ont dû fuir en masse après avoir reçu un ultimatum des djihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique (EI), qui contrôlent depuis juin cette ville et de vastes pans de territoire dans le nord, l'ouest et l'est de l'Irak.
Avant l'élimination de Saddam Hussein en 2003, plus d'un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600.000 à Bagdad. Mais en raison de la déstabilisation du pays avec l'ingérence américaine et les violences meurtrières qui ont secoué le pays depuis 10 ans, ils ne sont aujourd'hui moins de 400.000 sur l'ensemble du territoire.
"Pas de calendrier sur la fin des frappes", ajoute Obama
Des milliers de chrétiens poussés à l'exil par les attaques djihadistes sunnites
Un peu plus de dix ans après l'intervention des Etats-Unis, l'Irak replonge en plein chaos. L'élimination de Saddam Hussein en 2003 n'a profité à aucun démocrate et la menace djihadiste justifie maintenant des bombardements aériens américains contre les positions de l'Etat islamique. Le gouvernement chiite faible et une armée absente ne facilitent pas les opérations: le vide laissé par la destruction du régime autoritaire précédent est préjudiciable à l'ensemble des différentes communautés.
Après avoir lancé vendredi, des frappes aériennes sur les positions djihadistesde l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, les Etats-Unis ont largué ce samedi des vivres et de l'eau à destination des populations menacées par l'avancée de ces derniers. L'armée américaine avait une première fois largué des vivres aux Irakiens dans la nuit de jeudi à vendredi.
L'aide humanitaire initiée par les Etats-Unis est notamment destinés aux dizaines de milliers de chrétiens et de Yazidis qui ont été poussés à fuir. Les Yazidis, une communauté kurdophone pré-islamique considérée par les djihadistes comme "adoratrice du diable", se sont retrouvés piégés, sans eau ni nourriture, dans les montagnes désertiques environnantes. 100 000 chrétiens de la région sont également sur la route de l'exil.
Obama : "L'avancée des djihadistes a été plus rapide que ce qu'on pensait"
Barack Obama s'est exprimé à la mi-journée, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, pour justifier l'intervention aérienne dans le nord de l'Irak. Le but reste «d'éviter le génocide» et «décider que les terroristes (de l'EI) s'installe sur place». Le président américain a d'ailleurs concédé que «l'avancée des djihadistes (avait) été plus rapide que ce qu'on pensait». Et de détailler : «Jusqu'à maintenant, ces frappes ont permis de détruire des armes et des équipements».
Il a également annoncé que les Etats-Unis allaient «déployer une stratégie plus large pour défendre notre personnel sur place». L'Irak «est en danger, nous devons l'aider», a plaidé le président américain. «Mais nous n'avons pas envoyer des troupes sur place», a-t-il assuré, soulignant que la dernière intervention (de 2003) avait été «coûteuse sur le plan humain». Barack Obama a toutefois précisé qu'il n'y avait «aucun calendrier pour ces frappes» tout en notant que le conflit n'allait pas se régler «en quelques semaines».
Le président a également évoqué une aide humanitaire, assurant que «Hollande et Cameron sont d'accord pour soutenir cet effort». Enfin, il a de nouveau interpellé les autorités irakiennes. "«Seuls les irakiens peuvent garantir la sécurité de leur pays, les Etats-Unis ne peuvent pas le faire à leur place mais nous pouvons les aider".
Pour le PS, devinez, la France "montre la voie" sur la question des chrétiens d'Irak !
Réuni jeudi soir à New York, le Conseil de sécurité del'ONU avait demandé à la communauté internationale de "soutenir le gouvernement irakien"face à l'avancée des djihadistes dans le nord du pays.
Hollande s'est aussitôtmis en avant pour soutenir les frappes américaines. De La Lanterne (Versailles),le brave homme s'est déclaré "prêt à prendre toute sa part" [sic] dans l'aide aux populations civiles victimes.
Ce samedi, le PS lui fait écho, se réjouissant que la France "montre la voie" en s'engageant pour sauver les chrétiens et autres minorités d'Irak. On imagine la sincérité d'un Benoît Hamon ou d'un Vincent Peillon sur le sujet...
C'est un "ancien" trotskiste, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire intérimaire et coopté du Parti socialiste, et le secrétaire à l'International Jean-Marc Germain, dont la carrière doit beaucoup à Martine Aubry, le Parti socialiste "se félicite que l'ONU, à l'initiative de la France (?), se soit mise en mouvement". Selon eux, François Hollande "ouvre le chemin de la défense des Chrétiens d'Orient en proposant un soutien militaire notamment aux Kurdes qui sont, depuis la présidence de François Mitterrand, des amis de la France dans cette région du monde".
La presse laisse dire, mais à la vérité, le projet de résolution de l'ONU a été rédigé par la Grande-Bretagne et désigne les dirigeants de l'Etat Islamique, djihadistes sunnites de l'EI (anciennement Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) à frapper de sanctions financières et d'interdictions de visas. Ils contrôlent en effet un tiers du territoire syrien et se sont emparés de larges pans de l'Irak depuis début juin.
La progression des islamistes a amené vendredi les Etats-Unis à procéder à leurs premières frappes aériennes dans la région depuis le retrait des forces américaines d'Irak en 2011.
Hollande et le PS vont devoir honorer leurs engagements
Les UMP Hervé Mariton, Philippe Cochet,
Christophe Guilloteau et Patrice Verchère
Le projet de résolution "invite tous les Etats membres à prendre des mesures nationales pour interrompre le flot de combattants terroristes étrangers à destination de l'EIIL, de l'ANF (Front al Nosra) et d'autres individus, groupes, associations et entités associés à Al Qaïda". "Tous les deux ont exprimé leur soutien à nos actions et sont d'accord pour nous appuyer dans l'assistance humanitaire que nous offrons aux Irakiens qui souffrent le plus", a déclaré Obama lors d'une conférence de presse.
Au New York Times,Barack Obama avait auparavant déclaré ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak pour aider à combattre les djihadistes de l’Etat islamique (EI), tout en demandant d’abord aux dirigeants politiques irakiens de trouver une manière de travailler ensemble.
Selon le porte-parole du Pentagone, deux chasseurs bombardiers ont donc frappé vendredi vers 13h45 (10h45 GMT) une pièce d’artillerie mobile de l’Etat islamique (EI) qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d’autres raids ont visé " des terroristes", puis un convoi et un mortier près d’Erbil.
Génocide islamiste
Depuis dimanche, des dizaines de milliers de chrétiens ont fui face à l’avancée des djihadistes, qui ne sont désormais qu’à une quarantaine de km d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, allié de Washington.
Après la prise de Qaraqosh et d’autres zones autour de Mossoul, le patriarche chaldéen Louis Sako a fait état de 100.000 chrétiens jetés sur les routes. Dimanche, la prise de Sinjar, bastion de la minorité kurdophone yazidie, avait déjà poussé à la fuite jusqu’à 200.000 civils, selon l’ONU.
Certains ont pu s'exiler au Kurdistan ou en Turquie,
mais des milliers d’autres sont piégés dans les montagnes désertiques environnantes, où ils risquent autant de mourir de faim et de soif que de se faire massacrer par les djihadistes.
L’offensive de l’EI contre les Yazidis et les chrétiens "montre tous les signaux d’un génocide", a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, en visite à Kaboul.
Evoquant "une crise humanitaire qui prend aux tripes" et le risque de nouvelles violences meurtrières, le diplomate a expliqué que les Etats-Unis ont "pris la décision qu’il fallait sauver ces vies".
Jeudi soir, Obama avait déjà évoqué un risque de génocide en autorisant des frappes militaires ciblées "pour protéger les civils pris au piège", ainsi que les personnels américains à Erbil et à Bagdad.
La France prête à "favoriser l'accueil" des chrétiens d'Irak.
Quel rôle les Chiites iraniens entendent-ils jouer face aux djihadistes sunnites syriens?
Les déclarations de l'ex-président Rafsandjani sur la responsabilité du régime syrien dans les attaques chimiques jettent le trouble
Eclairent-elles le "malaise" iranien face aux récents excès de violence de Damas? Tout est parti d'une dépêche d'Ilna (Iranian Labor News Agency) mise en ligne ce dimanche après-midi. Cité par l'agence de presse semi-étatique, l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani impute d'abord au régime syrien l'usage d'armes chimiques contre sa population. Rompant avec le soutien indéfectible de la République islamique à son allié traditionnel de Téhéran,Bachar el-Assad, il déclare alors sans détour: "Le peuple (syrien) a été la cible d'attaques chimiques de son propre gouvernement et maintenant il doit attendre une attaque étrangère." Avant d'ajouter: "Le peuple syrien a beaucoup souffert ces deux dernières années."
Quelques minutes plus tard, le texte est modifié
L'accusation de gazage a disparu. Mais la Toile, qui a aussitôt relayé l'information, bruisse alors aussitôt de commentaires sur une République islamique qui chercherait à prendre ses distances avec le pouvoir syrien.
La bavure médiatique, dans un pays coutumier des coups de ciseau, illustre en fait le "malaise" iranien face aux récents excès de violence de Damas. Fidèle à sa ligne anti-impérialiste, et soucieuse de préserver ce qui reste du fameux "axe de la résistance" composé du Hezbollah, de la Syrie et de l'Iran,la République islamique s'oppose naturellement à toute intervention étrangère contre un pays ami. Surtout, les autorités chiites de Téhéran observent avec crainte la montée en puissance des combattants sunnites djihadistes au sein de la rébellion syrienneet s'inquiètent de l'établissement d'un régime prosunnite, télécommandé par l'Arabie saoudite, si Bachar finissait par être renversé. Une préoccupation qui ne semble pas effleurer le président Hollande.
Mais avec l'attaque au gaz toxique, dont les preuves s'accumulent progressivement, une "ligne rouge" a été franchie aux yeux de Téhéran.
Image de victimes supposées des armes chimiques
Les images de ces corps d'enfants inanimés ont ravivé le terrible souvenir du gazage de plus de 300 sites iraniens par Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak
C'est que, pour beaucoup d'Iraniens, les images de ces corps d'enfants inanimés, sans le moindre signe d'égratignure, sont terriblement familières. Elles ont ravivé un terrible et douloureux souvenir, celui du gazage par Saddam Hussein de plus de 300 sites militaires et civils iraniens pendant la guerre Iran-Irak (1980-88). En 1987, le bombardement au gaz moutarde, particulièrement traumatisant, de la bourgade de Sardacht tua une centaine de personnes. Aujourd'hui, 45.000 "blessés chimiques" iraniens (dont 3000 dans la seule petite ville) continuent encore à recevoir des soins spécifiques liés à des problèmes respiratoires et cutanés. Vingt-six ans plus tard, on est loin des 355 morts de l’attaque chimique alléguée, selon MSF. Si il est l'auteur du crime contre l'humanité qui lui est imputé, Bachar al-Assadest-il vraiment à la tête du stock d'armes chimiques qu'on lui attribue?
Certains experts associent ce traumatisme national à l'accélération du programme nucléaire iranien
C'est dans le contexte de ce programme lancé à l'époque du Shah -et un temps suspendu au sortir du conflit avec l'Irak- qu'il faut replacer les propos de Rafsandjani.
Ils suivent d'ailleurs de quelques jours une autre déclaration, faite dans l'intimité d'un lieu de culte de Téhéran, où l'ex-président a prédit à tout gouvernement recourant aux armes chimiques "de lourdes conséquences, comme Saddam Hussein (…) et l'horrible fin qu'il a endurée".
Peu appréciée des ultras du régime iranien,une telle sortie incite à penser que l'attaque du 21 août contre la Ghouta pourrait être la main des rebelles syriens. Elle s'inscrit aussi dans le cadre d'une lutte politique interne, Rafsandjani se plaçant du côté du nouveau président modéré Hassan Rohani.
Symbole de l'embarras iranien qui prévaut face au recours par Damas aux armes chimiques, le guide suprême, l'ayatollah Khamenei, s'est pour l'instant gardé de tout commentaire à ce sujet. Et pendant ce temps, sur le front diplomatique, Téhéran s'offre en médiateur.
L'Iran est "prêt à trouver une solution pacifique" en Syrie, déclarait dimanche soir Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, lors d'un entretien téléphonique avec Ban Ki-moon.
Les media évoquent l'hypothèse d'une intervention armée
La France a-t-elle les moyens de nouvelles dépenses ?
L'important, c'est la rose et Laurent Fabius
Alors qu'ils avaient été jusqu'ici très prudents concernant l'éventualité d'une intervention armée en Syrie, les Etats-Unis évoquent désormais ouvertement l'option militaire pour mettre fin au conflit. Les media américain n'ont pas manqué de relayer l'information, chacun y allant de son opinion sur le probable, le possible ou l'éventuel scénario à venir si, depuis Washington, le président démocrate décidait d'intervenir. Cameron et Hollande s'empresseraient alors de suivre son sillage.
Le mot n'a pas encore été lâché mais cela pourrait être une question de jours. Après plusieurs semaines d'agitation en coulisses, Washington a pour la première fois ouvert la porte à une intervention armée en Syrie.Les Etats-Unis auraient acquis la certitude que des armes chimiques ont été utilisées sur le front syrien. Une affirmation qui avait prévalu à propos de l'Irak, pour justifier l'ingérence occidentale contre Saddam Hussein, en mars 2003, par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni, dirigée par Bill Clinton, sans mandat de l'ONU.
VOIR et ENTENDREcet état de la situation, selon i-télé (groupe Canal+):
Alors qu'ils avaient été jusqu'ici très prudents concernant l'éventualité d'une intervention armée en Syrie, les Etats-Unis évoquent désormais ouvertement l'option militaire pour mettre fin au conflit. Les médias américains n'ont pas manqué de relayer l'information, chacun y allant de son opinion sur le probable scénario à venir si Washington décidait d'intervenir.
Par la voix de son secrétaire d'Etat John Kerry, l'administration Obama s'est ainsi fendue d'une déclaration dépourvue d'ambiguïté
Elle affirme qu'une attaque chimique avait bien eu lieu et que ses auteurs devaient "rendre des comptes ".
Aucune précision n'a cependant été apportée concernant la véritable cible et surtout la provenance des tirs,rebelles et armée s'en accusant mutuellement. Néanmoins, Obama croit savoir que le gouvernement de Bachar al-Assad "a gardé le contrôle des stocks d'armes chimiques " du pays, ce qui ne laisserait planer aucun doute aux yeux des Américains quant à la culpabilité du régime de Damas. Une intervention militaire -aérienne-pourrait donc être lancée plus rapidement qu'on ne le pense.
La correspondante permanente à Washington, Laurence Haïm, parle même de possibles frappes dès jeudi :
Breaking/Sources ici a Washington:" les frappes de missiles pourraient commencer des ce Jeudi "@itele@Ravanello_itele
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) August 27, 2013
Avant même qu'elle ne démarre, cette hypothétique "intervention" militaire, hors mandat de l'ONU, agite la presse.
En France, l'Elysée orchestre une propagande visant à tailler au président Hollande un costume plus grand que le modèle. Le capitaine de pédalo a pris du galon au Mali et aimerait accrocher sa première étoile en Egypte: les media s'y emploient, ne serait-ce que pour dresser un rideau de fumée sur la montée, dite "modérée" du chômage (à plus de 10%!) ou sur la fiscalisation à outrance qui fait broncher Bruxelles.
Le grand débat sur l'intervention est lancé à la télévision et dans les journaux.
Aux Etats-Unis, la guerre, à défaut pour l'instant de s'exporter en Syrie, a déjà commencé dans les media. Ils s'interrogent à l'unisson sur la marche à suivre,CNN détaillant même le scénario probable prévu par l'armée américaine. Dans un pays où le paysage audiovisuel est marqué par la sacro-sainte liberté d'expression, qu'ils critiquent ou saluent les déclarations de John Kerry, les chaînes d'information de tous bords consacrent une large part de leurs programmes à la Syrie.
La gesticulation diplomatique désordonnée des va-t-en-guerre interpelle toutefois les media.
Une intervention militaire serait à hauts risques, car elle ne manquerait pas d'embraser la région. Elle ne peut en outre être envisagée sans l'accord de l'ONU. Or, la Chine et la Russie, fidèles à leurs alliances avec la Syrie, opposeraient leurs vétos.
Laurent Fabius fait pourtant l'important. Il participe à la pression médiatique générale, mais son flou et ses silences entretiennent la confusion. Le seul bénéfice que le gouvernement peut actuellement tirer de cette agitation serait un détournement de l'attention de la population des problèmes de chômage, de fiscalité et de pouvoir d'achat, et de la réforme des retraites.
Bouffi d'orgueil, le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu'une réaction à la probable attaque chimique perpétrée par le régime de Bachar Al-Assad le 21 août, devait être arbitrée au cours des jours qui viennent. Lors de cet entretien Au micro d'Europe 1, lundi 26 août, Fabius a estimé que "les options sont ouvertes" contre le régime syrien, mais ce que n'envisage pas le ministre des affaires étrangères, "c'est de ne rien faire".
Hollande avait promis des réductions de crédits aux armées
Le Livre blanc de la Défense remis à François Hollande en avril 2013 prévoyait une baisse des effectifs de l'armée française de 5.000 postes par an entre 2016 et 2019. Il prévoit en outre une réduction du budget de la Défense de 179,2 milliards d'euros, hors pensions, sur la période 2014-2019 couverte par la prochaine loi de programmation militaire. Les Echos souligne que ce montant est à peu près conforme à la promesse faite le mois dernier par François Hollande de geler les crédits militaires à leur niveau de 2013. Or, cette enveloppe "cache en fait une baisse réelle des crédits budgétaires puisqu'elle va incorporer au moins 4,5 milliards de recettes exceptionnelles", écrit le journal.
L'impôt des Français va-t-il devoir aussi financer l'arrivée des islamistes égyptiens au pouvoir ?