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mardi 5 juillet 2011

Syrie: l'Occident, entre la peste et le choléra, fait-il le bon choix ?


La Syrie, foyer islamiste historique

Les présidents al-Assad, père et fils, font barrage aux islamistes

La population a entrepris d‘ériger des barricades à Amah
L’agglomération de 650.000 habitants a été le théâtre de certaines des plus grandes manifestations contre le président Bachar al-Assad depuis le début de la contestation, mi-mars. Il y a un mois, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, faisant une soixantaine de morts parmi les insurgés.
Le 1er juin, des milliers de Syriens ont manifesté dans les rues contre Bachar al-Assad à Damas, mais le rassemblement le plus important s’est déroulé dans la ville de Hamah dans le centre de la Syrie où plus de 500 000 personnes -sur 650.000 habitants - auraient défilé pour un nouveau vendredi, jour de prière, baptisé jour du départ du président.
Cette semaine, d’après des opposants au régime, des centaines de jeunes auraient barré les rues du centre ville avec des pneus enflammés, des poubelles et autres morceaux de bois et de métal.

Mais Hamah ne cède pas, s'enthousiasme la presse occidentale
Vendredi, ils étaient 150.000 à manifester contre le régime (ici Hafez al-Afad avec Boumediène). Dès samedi, le gouverneur de la ville était limogé. Hier lundi, des descentes de sécurité ont été organisées dans plusieurs quartiers. Trois personnes, dont un garçon de 13 ans, auraient été tuées.

La pression islamiste n'est pas nouvelle dans cette zone

Les chars de Damas encerclent Hamah, la ville qualifiée de martyre de la répression, mais en fait centre historique de la révolution islamiste, au prix du sacrifice de quelque 30.000 morts en 1982.

En 1980, un Frère musulman tenta d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad, ici avec Brejnev. Plusieurs imams menèrent la révolte et furent donc arrêtés par le régime baasiste.

Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers sunnites, la ville de Hamah se révolta contre les Alouites qui représentent 25% de la population Syrienne contre quelque 50% de Sunnites.
Le président alouite (ici avec Castro)réprima la révolte, donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde et faisant entre 10 et 25 000 civils tués pendant les 27 jours du siège.

Hamah reste une ville religieuse très radicale, tant par le nombre de mosquées sans cesse en expansion que par les mœurs archaïques locales.
Les sunnites sont opposés aux interprétations religieuses libérales de certains philosophes ou islamologues modernes et sont soumis à quatre écoles principales: le malékisme, le hanafisme, le chaféisme et le hanbalisme, dont une manifestation récente est le wahabisme et le salafisme.

Et pendant ce temps, O. Besancenot va soutenir Gaza
Le «Dignité Al-Karama» qui appartient à la Flottille pour Gaza, a réussi à quitter les eaux territoriales grecques avec à son bord le leader d'extrême-gauche Olivier Besancenot. Il fait route vers le territoire palestinien, ont annoncé les organisateurs du collectif «Un bateau français pour Gaza».
On voit ici le président syrien en conversation avec Arafat.

Les autorités françaises ont fait part de leur réprobation à l'égard du projet.
«L'envoi de bateaux à Gaza est une mauvaise idée. Une nouvelle flotille ne peut qu'attiser les tensions», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
Il a parallèlement rappelé que la France avait «condamné le blocus israélien sur Gaza», soulignant ainsi sa neutralité, contrastant avec l'engagement de la gauche au côté des palestiniens contre Israël, tout en exploitant la Shoah.

dimanche 6 février 2011

L'identité nationale en débat au Royaume-Uni aussi

Le Premier ministre plaide pour davantage d’identité nationale



David Cameron a dénoncé l’échec de la politique de multiculturalisme dans son pays




Vers une nouvelle politique de l’immigration au Royaume-Uni ?

En Allemagne où il participait à la conférence sur la sécurité, le Premier ministre britannique a en effet estimé hier que la politique de trop grande « tolérance » adoptée à l’égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales, a échoué. « Avec la doctrine du multiculturalisme d’Etat, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées les unes des autres » et du reste de la population, observe-t-il.

Caméron face à l'extrémisme religieux
Cela a conduit à un déficit d’identité nationale en Grande-Bretagne qui a amené de jeunes musulmans à se tourner vers une idéologie extrémiste. « Si nous voulons vaincre cette menace, je crois qu’il est temps de tourner la page des politiques du passé qui ont échoué », a-t-il déclaré, à propos de l’extrémisme islamique dans le pays qui préoccupe grandement les autorités britanniques depuis les attentats meurtriers du 7 juillet 2005 dans les transports londoniens. Quatre explosions ont touché les transports publics de Londres, faisant 56 morts et 700 blessés. Ces attentats-suicides intervenaient le lendemain de la désignation de Londres par le Comité international olympique pour les Jeux olympiques d'été de 2012 et le jour même de l'ouverture du 31ème sommet du G8 en Écosse.

VOIR et ENTENDRE (lien) le reportage du JT de France 2 (David Pujadas):

Ils ont été commis par quatre jeunes musulmans de nationalité britannique.

Selon Al-Jazira,
le réseau Al-Qaïda revendique les attentats de Londres du 7 juillet.
François Hollande, premier secrétaire du PS, exprime au nom du Parti socialiste et de tous les socialistes sa « forte émotion et sa consternation » ainsi que sa « totale solidarité avec les Britanniques et leur Premier ministre, Tony Blair, qui traversent des heures douloureuses », il fait également référence aux attentats de Madrid et de New York et rappelle « nous sommes tous concernés par le fléau du terrorisme ».

La gauche britannique aux cents coups

David Cameron a clairement fait la distinction entre l’islam en tant que religion et l’idéologie politique des islamistes : « Ce n’est pas la même chose ». Mais ses déclarations marquent un changement important dans la politique britannique à l’égard des minorités ethniques et religieuses.

VOIR et ENTENDRE les propos de David Cameron dont la gauche britannique fait une polémique politicienne:

L'opposition et des organisations musulmanes au Royaume-Uni l’ont accusé de se « tromper de cible ».
« C’est décevant », a réagi Faisal Hanjra, l’un des responsables du Conseil musulman britannique qui contrôle quelque 500 organisations.
« Montrer du doigt les musulmans comme il (D. Cameron) l’a fait ne fait que nourrir l’hystérie et la paranoïa à l’égard de l’islam et des musulmans », a regretté de son côté Mohammed Shaqif, à la tête de la Fondation Ramadan, spécialisée notamment dans l’éducation. « Le jour où l’on voit les fascistes dans la rue (...) , on ne voit pas de condamnation similaire » de la part du gouvernement les visant, a-t-il polémiqué, faisant allusion à une manifestation d’extrême droite organisée à Luton. Située à 50 km au nord de Londres, cette ville ouvrière est considérée comme le berceau de l’extrémisme politique et religieux.

Luton: manifestation de soutien à la liberté d’expression et contre l’expansion de la Charia en Europe

Initiative pour la Liberté en Europe (European Freedom Initiative) organise des manifestations qui ont pour but de défendre la liberté d’expression (et de protester par exemple contre le procès de Geert Wilders. L’EFI (European Freedom Initiative) exprimera aussi son inquiétude face à la préoccupante montée de la Charia en Europe qui représente un danger pour les droits de l’Homme dans nos sociétés.L’European Freedom Initiative fédère de nombreuses organisations, parmi lesquelles ICLA (International), BPE (Mouvement des citoyens Pax Europa, Allemagne), Politically Incorect (Allemagne), EDL (Angleterre), L’Alliance STOP à la Charia (France), Actions SITA (France), DDL (Hollande), Mission Europa-Netzwerk Karl Martell (Autriche), Una Via per Oriana (Italie), Amsterdampost (Hollande), etc

Geert Wilders (1963) est parlementaire néerlandais, fondateur du PVV, parti classé à l'extrême droite en ce qu'il prend position contre l'islam, qu'il considère comme une "idéologie fasciste" depuis l'assassinat du réalisateur Théo Van Gogh par un islamiste. Il revendique des liens étroits avec le Mossad (agence de renseignement israélienne) qui vengea la prise d’otages et le massacre de 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972 par le groupe terroriste Septembre noir (dont certains viennent du Fatah, organisation politique et militaire palestinienne fondée par Yasser Arafat) qui figure toujours sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne.
VOIR et ENTENDRE

dimanche 14 décembre 2008

Jojo Bové, candidat du Sud-Ouest aux Européennes

Un altermondialiste, tête de liste des écologistes
José Bové a confirmé samedi qu'il sera candidat aux élections européennes de juin 2009 dans le sud-ouest de la France, à la tête d'une liste Rassemblement Europe-Ecologie (REE).
Il est éligible, bien que déserteur en 1972: il a en effet refusé de faire son service militaire mais en refusant, aussi, le statut d'objecteur de conscience. Alors qu’il avait trouvé refuge dans une exploitation agricole des Pyrénées, il fut recherché par l'armée.

Un "combat pour une écologie européenne"

> Comme Noël Mamère qui à 60 ans, a revêtu la robe des prétoires, à 55 ans, l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2007, où il a récolté 1,32 % des voix mais qui a beaucoup détruit de cultures OGM (organismes génétiquement modifiés), dit vouloir se ranger : "J'ai accepté de prendre la tête de cette liste dans le Sud-Ouest qui est aussi ma région", a déclaré José Bové. C'est une avant première, mais Bové ne sait pas résister aux micros et caméras...

> Car
"[c'est] vendredi prochain, [que]l'ensemble des huit listes françaises pour cette élection et la répartition en son sein de chaque courant sera officialisée. Mon accord pour prendre cette tête de liste est ferme et définitif", a ajouté l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne.

Programme de Bové et Europe-Ecologie, en images

>
Bové a participé en 1999 aux manifestations de Seattle contre le sommet de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

> Celui qui se présente à nouveau au vote des Français, le 12 août 1999, s’est attaqué à un restaurant McDonald’s à Millau : le saccage fut qualifié de « démontage » par ses participants et la presse engagée. Le tribunal a condamné José Bové à une peine de trois mois de prison ferme.
> En bande organisée, la Confédération paysanne et Bové se sont livrés à des fauchages de cultures OGM. C'est, entraînée par Bové, l’engagement de la Confédération paysanne pour des causes non agricoles qui lui a valu de perdre 7 points (de plus de 26 % à plus de 19 %) lors des dernières élections aux Chambres d'agriculture.
> Pro-palestinien, Bové est allé à la rencontre de Yasser Arafat, au Palais présidentiel, en 2002.

> Son attitude durant le second tour de la présidentielle 2007 a été très critiquée par la LCR qui lui a reproché « d'aller à la soupe ».

Le vendredi 27 avril, Désirdavenir Royal confiait à José Bové une mission d'étude sur la question de « la mondialisation et la souveraineté alimentaire ». Le lundi 30 avril, l’altermondialiste appelait à voter pour Sa Cynique Majesté Royal... A la soupe !

Bové dénonce l’accord trouvé par la négociation à Bruxelles

Jojo dénonce l’avancée sans violence sur le "paquet-énergie climat"
Le vaste plan contre le réchauffement climatique qualifié d'"historique" par le président français Nicolas Sarkozy le priverait-il à terme d’occasions de propagande ?
"Un véritable combat pour une écologie européenne pourra se poursuivre à Bruxelles alors que l'Europe a plus que besoin aujourd'hui de ce combat, surtout quand on voit comment Nicolas Sarkozy l'a encore battu en brèche hier, sous prétexte de s'obtenir des petites médailles personnelles", a-t-il déclaré.

Pour José Bové, "les accords signés hier par Sarkozy correspondent en fait à un minima de ce que pouvait faire l'Europe dans ce domaine. C'est un leurre de parler de 'pas en avant'". Tout pas en avant n’est pas un pas en arrière (!) et doit être salué plutôt que dénigré.

> Jojo, qui n’a aucune légitimité démocratique, recherche une respectabilité avec les européennes. En attendant une possible reconnaissance par les urnes, il conteste celle démocratiquement obtenue par le président de la République… "A cause de sa volonté d'apparaître, Nicolas Sarkozy a accepté toutes les conditions imposées par les lobbies et les pays", a-t-il polémiqué. En s’en prenant au président en exercice du Conseil Européen, il attaque l’ensemble des états-membres qui se seraient donc tous laissées imposer les conditions des lobbies.

Jojo Bové lit dans le marc bio de café équitable

> "Pire encore : ces mesures sur le climat devaient être discutées vendredi prochain au Parlement européen et le minima de ces mesures était déjà supérieur aux accords signés hier. Le président est donc allé contre un Parlement, une nouvelle fois, pour sa propre gloire médiatique."

> L'Europe a pourtant pour objectif de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Le président français, qui avait fait de ce plan l'une des priorités de la présidence française de l'UE, a indiqué que des dérogations avaient été négociées pour les pays d'Europe centrale et orientale. Certes, un compromis qui tient compte des difficultés particulières à chaque pays, mais à titre d’exemple, la Pologne qui compte sur son charbon pour produire 85% de son électricité, n’a obtenu que douze années pour s’aligner.

Bové et ses camarades peuvent-ils humainement et économiquement mieux, à 27 états souverains ?



Sa
modeste
datcha...