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vendredi 27 janvier 2012

L'ex-magistrate Joly met en examen Hollande et condamne Bayrou

La candidate Europe Ecologie cogne à droite et à gauche



La "vieille éthique"
contre
la "gauche molle"



Eva Joly se montre plus critique après avoir positivé dans un moment de relâchement
le même jour sur le discours de François Hollande au Bourget .

Dans un long entretien à ...Mediapart, publié lundi, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) déplore que Hollande n'ait "pas dit un mot d'écologie dans son discours"
En vue du second tour, la bi-nationale souligne les "possibilités de convergences" avec le candidat socialiste : "non cumul des mandats, parité, droit de vote des étrangers, fin des privilèges".

Mais la retraitée dénonce le manque de conscience écologique du socialiste

"François Hollande n'a pas dit un mot d'écologie dans son discours. Cela me donne une obligation de résultat !," accuse-t-elle. "Lui, c'est le candidat classique de la gauche classique. Moi, je suis la candidate des solutions nouvelles et de la transformation écologique", affirme-t-elle. "François Hollande croit toujours qu'il va redémarrer avec la croissance. Nous, nous savons que ce n'est pas vrai", souligne-t-elle.

L'ex-juge anticorruption condamne également Bayrou


Mauvaise météo pour Bayrou:
le temps se gâte par l'Est...



Elle avait récemment proposé un accord de désistement réciproque en vue du second tour.

Elle stigmatise maintenantle président du MoDem pour des "postures méprisables".

Elle lui reproche de " dire qu'on est un résistant, comme le fait François Bayrou
dans son dernier meeting".
"D'où tire-t-il ce titre de gloire ?, lance-t-elle. "Il n'a risqué sa vie nulle part," estime-t-elle, ce qui qui pour une Norvégienne est singulièrement déplacé...
"Ou alors la langue ne veut plus rien dire", hasarde encore l'inconsciente dont l'accent viking à couper au couteau provoque toujours les sarcasmes après tant d'années passées en France.
"A mes yeux, il s'agit, là, d'une imposture", assène-t-elle, alors que F. Bayrou déclarait dimanche sur Canal+ avoir encore"de l'estime" pour sa concurrente altermondialiste .
"C'était déjà le cas face à Nicolas Hulot [pendant la primaire EELV]. Une semaine avant, tout le monde me disait que j'allais être écrasée. C'est maladif dans les media".


La radicale croit encore pouvoir "créer la surprise" au premier tour de l'élection présidentielle


La sectaire déplore par ailleurs le temps passé à "commenter les candidatures des autres ou (s)on éventuel retrait".
"Je crois qu'une fois encore, je peux créer la surprise" , dit celle qui récolte 2 à 4 % dans les sondages. "Il se passe quelque chose", pense-t-elle, parlant du soutien des "gens dans la rue".

Elle se félicite donc des "200 000 euros de dons" recueillis pour sa campagne, dont certains venant de "RMIstes". "Je ne me vois pas leur expliquer que je me retire parce que des commentateurs médiatiques me le conseillent", argue-t-elle.

De la pollution face aux sondages qui ne décollent pas et aux interrogations des militants. Vu ses interventions de plus en plus espacées et l'entremise de porte-paroles, il apparaît qu'un abandon de la candidate écologiste n'est plus un sujet tabou pour certains membres d'Europe Ecologie-Les Verts. Mais si la possibilité de son retrait de la course à la présidentielle est évoquée, la septuagénaire assure à nouveau qu'elle a enfin trouvé ses marques. Et affiche sa détermination.

mardi 5 juillet 2011

Syrie: l'Occident, entre la peste et le choléra, fait-il le bon choix ?


La Syrie, foyer islamiste historique

Les présidents al-Assad, père et fils, font barrage aux islamistes

La population a entrepris d‘ériger des barricades à Amah
L’agglomération de 650.000 habitants a été le théâtre de certaines des plus grandes manifestations contre le président Bachar al-Assad depuis le début de la contestation, mi-mars. Il y a un mois, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, faisant une soixantaine de morts parmi les insurgés.
Le 1er juin, des milliers de Syriens ont manifesté dans les rues contre Bachar al-Assad à Damas, mais le rassemblement le plus important s’est déroulé dans la ville de Hamah dans le centre de la Syrie où plus de 500 000 personnes -sur 650.000 habitants - auraient défilé pour un nouveau vendredi, jour de prière, baptisé jour du départ du président.
Cette semaine, d’après des opposants au régime, des centaines de jeunes auraient barré les rues du centre ville avec des pneus enflammés, des poubelles et autres morceaux de bois et de métal.

Mais Hamah ne cède pas, s'enthousiasme la presse occidentale
Vendredi, ils étaient 150.000 à manifester contre le régime (ici Hafez al-Afad avec Boumediène). Dès samedi, le gouverneur de la ville était limogé. Hier lundi, des descentes de sécurité ont été organisées dans plusieurs quartiers. Trois personnes, dont un garçon de 13 ans, auraient été tuées.

La pression islamiste n'est pas nouvelle dans cette zone

Les chars de Damas encerclent Hamah, la ville qualifiée de martyre de la répression, mais en fait centre historique de la révolution islamiste, au prix du sacrifice de quelque 30.000 morts en 1982.

En 1980, un Frère musulman tenta d’assassiner le président syrien Hafez el-Assad, ici avec Brejnev. Plusieurs imams menèrent la révolte et furent donc arrêtés par le régime baasiste.

Le 2 février 1982, sous la conduite de 150 officiers sunnites, la ville de Hamah se révolta contre les Alouites qui représentent 25% de la population Syrienne contre quelque 50% de Sunnites.
Le président alouite (ici avec Castro)réprima la révolte, donnant l’ordre d’assiéger la ville et de la bombarder à l’artillerie lourde et faisant entre 10 et 25 000 civils tués pendant les 27 jours du siège.

Hamah reste une ville religieuse très radicale, tant par le nombre de mosquées sans cesse en expansion que par les mœurs archaïques locales.
Les sunnites sont opposés aux interprétations religieuses libérales de certains philosophes ou islamologues modernes et sont soumis à quatre écoles principales: le malékisme, le hanafisme, le chaféisme et le hanbalisme, dont une manifestation récente est le wahabisme et le salafisme.

Et pendant ce temps, O. Besancenot va soutenir Gaza
Le «Dignité Al-Karama» qui appartient à la Flottille pour Gaza, a réussi à quitter les eaux territoriales grecques avec à son bord le leader d'extrême-gauche Olivier Besancenot. Il fait route vers le territoire palestinien, ont annoncé les organisateurs du collectif «Un bateau français pour Gaza».
On voit ici le président syrien en conversation avec Arafat.

Les autorités françaises ont fait part de leur réprobation à l'égard du projet.
«L'envoi de bateaux à Gaza est une mauvaise idée. Une nouvelle flotille ne peut qu'attiser les tensions», a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.
Il a parallèlement rappelé que la France avait «condamné le blocus israélien sur Gaza», soulignant ainsi sa neutralité, contrastant avec l'engagement de la gauche au côté des palestiniens contre Israël, tout en exploitant la Shoah.

lundi 2 juin 2008

FO ne se satisfait pas d’une journée d’action le17 juin

Comme la LCR, elle réclame le grand chambardement, tout de suite
Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO-CGT), a annoncé lundi que son syndicat, après consultation de sa commission exécutive, n'appelle pas à participer à la journée d'action du 17 juin sur les retraites et les 35 heures.

Interrogé sur le fait que la CGT et la CFDT, signataires de la position commune sur la représentativité syndicale, ne voulaient pas revenir sur leur décision de poursuivre leur harcèlement, Jean-Claude Mailly a estimé sur LCI que "FO a décidé de ne pas appeler au 17 juin. Une manifestation de plus, ce n'est pas ça qui fera changer le gouvernement" sur les retraites, a estimé ce partisan du grand soir, maintenant. Il a rappelé que FO, pour sa part, avait proposé sans succès aux autres organisations syndicales "une journée de grève interprofessionnelle" dans le public ET le privé.

Le front uni syndical se plisse…
Mailly a souligné la désunion syndicale en observant que c'était "chacun ses responsabilités. Dans ces conditions-là, on ne veut pas être complice de ce genre de situation, donc Force Ouvrière a décidé de ne pas appeler au 17 juin".
"Il faut savoir ce que l'on veut. Si on veut bloquer le gouvernement, ce n'est pas en faisant des manifestations, même avec un million de personnes dans la rue, qu'on y arrivera", a-t-il estimé, reprochant toujours à la CGT et la CFDT d'avoir donné un "feu vert" au gouvernement en acceptant de "parler du temps de travail". FO ne s'arrête pas au feu rouge.

FO s'en prend à la CGT, à la CFDT et au monde entier
"Sur la durée du travail, ce que nous avons confirmé hier (dimanche, lors d'une réunion des instances de FO), c'est qu'il ne fallait pas mettre le doigt dans la porte", a-t-il déclaré à propos de la polémique sur les 35 heures.
Pour FO, la CGT et la CFDT ont en effet "donné un feu vert" en signant leur "position commune" avec le patronat sur la représentativité syndicale, qui comportait un assouplissement expérimental des 35 heures, et "le gouvernement s'est engouffré là-dedans".
"Elles ont accepté des concessions graves pour les salariés" et "la manière d'en sortir, c'est que ces organisations retirent leurs signatures", a-t-il dit, répétant une demande déjà formulée la semaine dernière, à laquelle la CGT et la CFDT avaient répondu par la négative.

FO, ultra radicale
Les deux organisations syndicales "ont accepté des concessions qui sont graves pour les salariés", a reproché M. Mailly. FO poursuivra néanmoins sa mobilisation, car il faut "taper plus fort", et ce, avant les vacances, a-t-il assuré.
Dans un communiqué publié après l'intervention de M. Mailly, la commission exécutive de FO, qui s'est réunie dimanche, indique en outre qu'elle propose aux autres organisations syndicales "de boycotter la réunion, à l'initiative du gouvernement, de la Commission nationale de la négociation collective du 5 juin consacrée à ce projet de loi".



Déclaration solennelle de la Commission exécutive du dimanche 1er juin 2008
OFFENSIVE ET CLARTÉ01/06/2008 -
Se donner toutes les chances de faire reculer le gouvernement sur la question des retraites, en particulier sur la durée de cotisation et le niveau des retraites et pensions, nécessite une action commune d’envergure. C’est pourquoi, à l’occasion des deux réunions inter confédérales qui se sont tenues cette semaine, Force Ouvrière a proposé un appel commun à une journée de grève interprofessionnelle concernant le public et le privé, l’appel commun lui donnant une ampleur importante.

Le projet de loi sur la démocratie sociale doit être présenté, au lendemain de la journée d'action, le 18 juin en Conseil des ministres, a indiqué lundi matin le ministre du Travail Xavier Bertrand.
La négociation par le dialogue, c’est pour les autres…
FO, c’est le dialogue par la force !