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samedi 23 mai 2015

La loi contre le gaspillage alimentaire est-elle une fausse bonne idée?

La lutte contre le gaspillage alimentaire créera un besoin de nouveaux dons

Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillées:
effet pervers du principe de sécurité

Les Français gaspillent 30 kg par habitant et par an, 
si on en croit 'France nature environnement' (FNE), Présidée par un écologiste de 67 ans, ancien conseiller municipal Europe Ecologie Les Verts de Quimper), cette fédération française force le trait. Nous gaspillons en fait moins de 20 kg (dont 7 non déballés), d'après l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC)

En 2012, le gaspillage vient également de la restauration commerciale (environ 230 g par personne et par repas, étant entendu que, s'agissant des clients, ils finissent leur assiette
et collective (environ 167 g par personne et par repas, notamment à l’hôpital (mais aussi en médicaments); dans les cantines scolaires, près de 30 % du contenu des assiettes partent à la poubelle, un effet induit des menus à la carte, notamment de substitution). Par ailleurs, 10.000 à 13.000 tonnes de poissons seraient invendus en France, parce que la réglementation sanitaire est particulièrement rigoureuse.
Seulement 10 % est reversé à l'aide alimentaire, le reste étant pour partie transformé en farine animale, pour partie détruit par ajout de matière non comestible. Au total, le gaspillage sur l'ensemble de la chaîne alimentaire est estimé à 150 kilos par personne et par an en France, pour 190 kilos en moyenne en Europe.

Trois amendements qui interdisent à la grande distribution de jeter ses invendus ont été adopté

Les députés les ont votés à l’unanimité, jeudi 21 mai, dans le cadre de l’examen de loi sur la transition énergétiqueElle fait suite au vote du Parlement européen, le 19 janvier 2012, et à l'engagement de la France à diviser par deux le gaspillage d'ici 2025. Les moyennes et grandes surfaces, au-delà de 400 m², devront désormais passer des conventions avec les associations afin de faciliter les dons alimentaires.

Une obligation légale qui ne fait que consolider un système déjà existant, rappelle Jacques Bailet, président de la Fédération française des banques alimentaires : "Cet amendement renforce la solidarité qui était déjà présente entre distributeurs et associations. Nous travaillons avec près de 2.000 grandes surfaces, c’est notre principal contributeur." Ainsi, sur les 100.000 tonnes de denrées alimentaires que distribuent chaque année les Banques alimentaires, 35 % viennent des grandes surfaces. "Et il y a eu une progression de 10 % entre 2013 et 2014", précise Jacques Bailet.

Une obligation défavorable aux petites surfaces

Mais si l’unanimité a été trouvée dans l’Hémicycle et les associations alimentaires, la grande distribution ne s’associe pas à ce consensus politique. Pour Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), ces amendements "viennent ajouter de nouvelles contraintes et de la paperasse supplémentaire". "Nous comptons 4.500 magasins qui ont déjà des partenariats avec les associations alimentaires, précise J. Creyssel. Ces amendements viennent compliquer un système qui marche."

"Le système de conventions entre les associations et la grande distribution existe déjà", reconnaît la Croix-Rouge. Mais pour Patrice Dalem, directeur de l’Urgence et du secourisme dans cette association humanitaire, le vote des députés permet "une prise de conscience de la part de ceux qui n’étaient pas dans cette démarche. C’est une dynamique vertueuse qui est mise en place." En clair, le pouvoir se fait mousser sur un problème soulevé au niveau européen et sur lequel le précédent gouvernement a déjà pris des engagements

Mais le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution se soucie particulièrement des plus petites surfaces : "On sait bien que dans les grandes surfaces ça se passe bien, mais pour les plus petites, celles qui font entre 400 et 1.000 m², ça sera plus compliqué de respecter ces obligations. Elles se situent souvent en centre-ville, elles ont peu de produits qui peuvent être donnés et elles n’ont pas forcément d’entrepôt de stockage."

Les associations réclament aussi des moyens

Le vote des députés embarrasse aussi l’association 'Le Chaînon manquant'
Elle fait le lien entre la grande distribution et les associations alimentaires et commence par applaudir à ces trois amendements. Pour son délégué général, Julien Meimon, "ce vote contribue à mettre l’accent sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ça va permettre d’amplifier et de dynamiser un système qui existe déjà".

Les entreprises ne sont pas seules à subir les contraintes socialistes. Ces nouvelles obligations vont en effet exiger une logistique accrue aux associations alimentaires. 
Elles vont devoir s’adapter à l’explosion des dons. C’est le cas des Banques alimentaires, prévient Jacques Bailet  : "Il va falloir assurer des moyens humains et matériels pour gérer ces nouveaux dons. Il faut que les associations bénéficient de moyens complémentaires de la part des collectivités locales, des mécènes et des enseignes de la grande distribution."

Les associations balancent notamment sur la déduction fiscale de 60 % dont bénéficient les grandes surfaces après chaque don. Pour J. Bailet (Fédération française des banques alimentaires), "il paraît normal qu’une partie de cette déduction fiscale soit recyclée vers les associations, pour nous permettre de nous équiper en biens logistiques". Si le président des Banques alimentaires accorde un bon point à Carrefour, "qui nous a déjà livré près de 200 camions frigorifiques", il tacle certains autres groupes qui ne voudront pas apporter une aide financière aux associations : "Nous mettrons les autres enseignes en face de leurs responsabilités," menace-t-il.

Les acteurs de la lutte contre le gaspillage alimentaire se repassent la patate chaude.
Ainsi, pour le délégué général de la FCD (distribution): "On aide déjà beaucoup les associations. Des fondations ont été créées par les grands groupes pour financer des camionnettes, des entrepôts… On ne peut pas à la fois donner et financer le système.
Pour lui, c’est désormais à... "l’Etat et aux... collectivités locales de prendre leurs responsabilités". Nous allons devoir les prendre, ces responsabilités de l'Etat, au tri sélectif, à la lutte contre le gaspillage et au financement de la logistique !


mercredi 5 novembre 2014

Le Guen accuse la gauche du PS de radicalisation

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement dénonce "une forme d'escalade gauchiste"

Les violences altermondialistes sur le réservoir de Sivens font sortir Jean-Marie Le Guen de sa réserve
Il a dénoncé une "forme d'escalade gauchiste" de ceux qui défendent "la violence".
Les affrontements du week-end lors de l'hommage "pacifique" à l'activiste écologiste mort sur le site du projet contesté de réservoir d'eau, le responsable socialiste a observé : "Il y a malheureusement autour de ces infrastructures des groupes d'une extrême violence. Nous sommes face à une contestation violente et je m'étonne que certains, par facilité, continuent à dire que cette violence peut être légitime."

VOIR et ENTENDRE Christophe Caresche condamner "l'exploitation des morts" par Cécile Duflot qui a fait son show au Palais Bourbon en tentant d'imposer une minute de silence à l'Assemblée des députés après la mort de l'activiste.

Le protégé de Cécile Duflot était membre de France nature environnement (FNE),
association de 3.000 associations membres ou affiliées, qui s'est  livrée à une démonstration de force à Paris, avec le soutien des trotskistes du NPA. "Le héros, c'est Rémi", a lancé une manifestante, Sophie Tissier, intermittente du spectacle qui investit du temps et son allocation chômage dans l'action militante. 
76 personnes ont été interpellées dimanche en marge d'un rassemblement non autorisé place Stalingrad à Paris. Certaines d'entre elles étaient en possession de marteaux, pinces, poings américains ou pétards. Dix-neuf des interpellés ont été placés en garde à vue, trois pour port d'arme prohibé et quatorze pour participation à un attroupement en vue de commettre des violences, a précisé la préfecture de police de Paris.


Cette forme d'escalade gauchiste est tout à fait dangereuse", rappelle l'élu parisien

"Il y a eu un certain nombre de déclarations de responsables politiques -
à l'extrême gauche, Mélenchon, un certain nombre d'écologistes - qui ne se rendent pas compte qu'on est dans un État de droit, qu'il faut aller vers un apaisement de la société, mais en aucune façon essayer de justifier la violence."

L
e PS et l'extrême gauche s'éclaboussent au pédiluve de Sivens.
 
Ce lundi matin sur Europe 1, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement est revenu sur les méthodes altermondialistes d'EELV adressant des critiques frontales à l'ancienne ministre écologiste du logement. 
Le secrétaire d'Etat de Hollande Le Guen est revenu sur les violences de l'ultra-gauche altermondialiste. pour conclure son analyse en soulignant "une forme d'escalade gauchiste tout à fait dangereuse".a lancé: "cette forme d'escalade gauchiste est tout à fait dangereuse".

Une agression ad hominem qui a fait se déverser Cécile Duflot sur les réseaux sociauxestimant que Jean-Marie Le Guen "devrait réviser ce qu'est la notion d'Etat de droit... sérieusement".
 

Jean-Marie Le Guen rétorque
Interrogé sur ce tweet, le secrétaire d'Etat de Hollande a débordé sur Europe 1 : "je pense qu'elle a perdu ce qu'elle avait acquis lorsqu'elle était au gouvernement, c'est à dire le sens de l'Etat". Et le secrétaire d'Etat d'ajouter : "depuis qu'elle a quitté le gouvernement, elle est en perpétuelle dérive, elle s'éloigne de ce qu'est la responsabilité de la gestion d'une société". "C'est un constat. Je le regrette, bien sûr", a conclu Jean-Marie Le Guen.

La fracture entre les socialistes et les écologistes est béante.
Le Guen maintient toutefois dans la majorité présidentielle des éléments "qui ont perdu le sens de l'Etat"...

mercredi 12 mai 2010

Grenelle II adopté par les députés, malgré l'opposition

Promotion de la biodiversité et des économies d'énergie, sans la gauche
Le débat politique

Une large majorité de députés français a adopté mardi la loi dite Grenelle II.
La loi a été adoptée par 314 voix contre 213, les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) votant pour et les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) votant contre. Lien PaSiDupes

Duflot et Ségo sont dans un bateau
Les divisions à gauche ne faisaient qu’amplifier le malaise: «Martine est pour, Ségolène est contre»
Fin août 2009 à La Rochelle, Cécile Duflot avait dénoncé les dirigeants politiques contestataires de la fiscalité écologique, ciblant la populiste Désirdavenir Royal qui avait en effet lancé: "De quel droit un gouvernement va-t-il assommer d'impôts des familles alors qu'elles n'auront même pas le libre choix de rouler propre ?" L'entourage de l'amère Royal nia d'ailleurs toute démagogie ou erreur stratégique. "Il ne faut pas être complexé par les Verts : la taxe carbone, c'est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C'est un impôt sur les pauvres", avait renchéri la députée Delphine Batho, qui chauffe le siège de Sa Cynique Majesté Royal.
Invitée à La Rochelle, Cécile Duflot avait répliqué vertement. "Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité", a-t-elle déclaré devant les militants socialistes. "Cette contribution climat-énergie doit être la première pierre d'une nouvelle redistribution, d'un nouveau partage des risques parce que ceux qui polluent le plus ce ne sont pas les plus démunis", avait-elle ajouté, visant Désirdavenir Royal.

Au temps des régionales
, Europe Ecologique était déjà moins radicale que les Verts et Cécile Duflot. Lien PaSiDupes sur les écologistes 'fondamentalistes'

ou sur Lalanne fustigeant les Verts rouges
Quant aux élus locaux de l'opposition ne s'inquiètent-ils donc plus d'une réforme qui aurait dû s'accompagner d'une réallocation des ressources des collectivités locales ? Bartolone, où êtes-vous ? Lien PaSiDupes sur les emprunts toxiques de certains Conseils généraux

Un "monument législatif"
Le texte, composé de près de 250 articles et sur lesquels avaient été déposés quelque 3.000 amendements
, prévoit notamment de protéger la biodiversité et de favoriser la rénovation thermique des bâtiments mais durcit les conditions d'implantation des parcs d'éoliennes.
Le Sénat avait adopté ce texte en octobre dernier.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera prochainement convoquée pour mettre au point un texte qui sera soumis ensuite aux deux assemblées pour un vote définitif.

Quelle différence entre les Grenelle I et II ?
  • Le Grenelle Environnement I ne se réduisait pas à la taxe carbone (convertie en 'Contribution Climat Energie') dont le report fut approuvé par 69% des Français. Fin mars 2010, la secrétaire nationale de Verts, Cécile Duflot, expliquait: «Nous, on veut une vraie réforme en profondeur de la fiscalité, une évolution où on fait davantage peser la fiscalité sur le gaspillage et la pollution, que sur le travail. Ce n'est pas une taxe supplémentaire, [contrairement à ce que les Français ont compris], parce qu'on leur a mal expliqué. Pratiquement, la Contribution Climat Energie, c'est une taxe qui pèse sur l'ensemble des consommations énergétiques et qui est immédiatement redistribuée, notamment à ceux qui en ont le plus besoin, pour qu'ils puissent faire des économies sur leur consommation énergétique. »
  • Lire PaSiDupes sur les principales mesures du Grenelle Environnement I
  • Le texte Grenelle II a pour objet de mettre en oeuvre concrètement les dispositions du Grenelle I, qui décline les grandes orientations et objectifs arrêtés en octobre 2007 par le "Grenelle de l'environnement". "C'est une mutation d'un pays entier dans toutes ses acceptions", a dit Jean-Louis Borloo à l'Assemblée nationale. "En matière de gouvernance, on fait une évolution majeure", a-t-il dit, évoquant ce processus long de deux ans et demi qui a impliqué la classe politique, des experts, des industriels et des associations environnementales.
    "N'en déplaise aux inquiets et aux grincheux, les 250 articles de ce texte seront les 250 fleurs du printemps de l'écologie", a ajouté le ministre de l'Ecologie.
    Durant les débats, qui n'ont duré qu'une semaine en raison de la limitation du temps des débats, Jean-Louis Borloo n'a cessé d'évoquer un "monument législatif".

    Fin du consensus gauche-droite sur l'environnement

  • L'attitude négative du front du refus
    "Ce qui était présenté comme une cathédrale par M. Borloo est plutôt un champ de ruines", commente, tout en nuances, Noël Mamère. "Ce n'est plus la grande loi qu'on attendait sur l'environnement", a ajouté le républicain bananier.
    "Nous, on fait de la politique et on estime qu'il y a eu trahison des pouvoirs publics", a-t-il prétendu, prenant l'offensive contre les associations qui ont appelé à voter en faveur du texte.
    Lire PaSiDupes sur le retoquage de la taxe carbone

  • L'attitude positive de progrès
    => "Non, cette loi n'est pas celle que nous aurions écrite", reconnaît France Nature Environnement (FNE). "Des lacunes persistent. Mais c'est une étape, qu'il faut franchir pour continuer à avancer", ajoute l'association.
    => Autre ONG environnementale, le WWF France reconnaît que:
    « Le temps de l’action concrète est urgemment venu et pour cela, nous reconnaissons les points positifs de ce texte quand bien même nombre de propositions discutées à l’origine n’ont pas été transcrites » Pour l’ONG, le Grenelle (Grenelle 1 + 2) permet à la France de rattraper partiellement son retard et de rester dans la course de l’économie verte du 21ème siècle.

    Le combat d'arrière garde

    Les décrets d'application des dispositions du texte et leur utilisation par les collectivités locales seront surveillés par les écologistes, qui espèrent peser sur l'avenir du Grenelle II.

    Selon Me Arnaud Gossement, citoyen vigilant
    "Des lois étaient très brillantes, très attendues et n'ont jamais été appliquées. Si la société civile, si les collectivités ne s'en saisissent pas, ce sera un chiffon de papier", dit l'avocat en droit de l'environnement et de l'énergie, docteur en droit, maître de conférences à Sciences Po Paris, et, depuis le 13 janvier 2010, ex-porte-parole de l’association écologiste France Nature Environnement (FNE). Les raisons possibles de ce retrait ? Un conflit d'intérêt avec ses fonctions d'avocat associé au cabinet Huglo-Lepage, son soutien à la taxe carbone recalée par le Conseil Constitutionnel ou encore d'éventuelles ambitions politiques.

    Il est du nombre de ceux qui préconisaient une fiscalité environnementale lourde, comme condition du développement économique de la France. La commission d'experts dirigée par le socialiste Michel Rocard préconisait le taux de 32 euros par tonne de CO2, tandis que le Pacte écologique - approuvé en 2007 par la signature de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle - proposait un prix de départ de 20 euros, pour atteindre 50 euros la tonne en 2020, 100 euros en 2030.
    Lorsque la taxe carbone était envisagée à 15 €, les Verts estimaient que la contribution perdait toute efficacité : « elle alourdit la facture des plus modestes sans dissuader les comportements les plus énergivores de ceux qui en ont les moyens. » Ils réclamaient une taxe de classe: «Pour que la taxe carbone soit - aussi - un instrument de justice fiscale, son montant doit être élevé : on collecte davantage, donc on peut redistribuer davantage à ceux qui en ont le plus besoin
    En 2009, les fonds prélevés devant être redistribués ensuite sous forme de crédits d’impôts, le Gouvernement avait prévu de mettre la taxe carbone en œuvre au 1er janvier 2010, avec un montant initial de 17 € la tonne de CO2. C'est ce que regrette le PS. Lien PaSiDupes sur la redistribution de la taxe aux plus défavorisés
    En Suède, elle s'élève actuellement 300 €.

    Or, la fiscalité « verte » ne se réduit pas à la seule taxe carbone : "le dispositif du bonus-malus automobile a très bien marché et il serait temps de l’élargir à d’autres familles de produits pour redonner du pouvoir d’achat « vert ». Et il y a d’autres mesures fiscales, comme la taxe générale sur les activités polluantes, qui sont appliquées et que l’on pourrait également renforcer", selon Me Gossement. Lire PaSiDupes


    Comportements du gouvernement, des associations et des partis politiques
  • Le gouvernement veut aujourd’hui attendre l’application de la taxe carbone au niveau européen avant de la mettre en œuvre en France. La gauche en prend prétexte pour bloquer l'avancée législative et ainsi accréditer l'idée que l'écologie ne serait pas de droite.

  • Coupée du monde réel de la crise économique et financière et de la rigueur qu'elle impose, l'opposition politique pratique la politique du tout ou rien.

  • Quant à l'association FNE (environ 3000 associations membres, dont la Ligue pour la protection des oiseaux), prisonnière de sa bulle environnementale, elle continue de penser que si l’écologie est une condition de la justice sociale, l’abandon de la taxe carbone ne signifie pas qu’il est impossible de marier le social et l’écologie: « il n’a jamais été aussi urgent de protéger la santé et l’environnement des plus faibles », répète Me Gossement, convaincu de n'être démenti par personne ! L'amère Royal déteindrait-elle ?

    La pression des associations sur les décrets

    FNE compte sur "la centaine de décrets" pour faire avancer ses idées.
    D'autres, dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, y voient l'occasion de bloquer certaines dispositions, notamment les exonérations, alors que le gouvernement a lancé la chasse aux niches fiscales.
    "Tout ce qui coûte est infinançable", a souligné la semaine dernière Gilles Carrez (UMP), rapporteur général de la commission des Finances. "Ca ne passera pas, on le flinguera lors des décrets d'application. Tout ça, c'est nul et non avenu", a dit le député UMP.

    Sur son site internet, le WWF confirme
    « Nous resterons extrêmement vigilants sur les décrets d’application de cette loi et nous nous opposerons avec détermination à tous ceux qui entraveront ou retarderont les acquis du Grenelle ».
  • Enfin, WWF « continuera et persistera à vouloir et à obtenir la transformation de notre pays pour atteindre la prospérité verte afin de permettre à l’être humain de vivre en harmonie avec la nature. Il reste tant à faire… Rendez-vous au Grenelle 3 en 2012 »!

    Si les partis de gauche ralentissent au frein-moteur, les associations seront-elles moteurs ?

    vendredi 6 juillet 2007

    Grenelle de l’Environnement : Borloo appelle les meilleurs

    Défiance des laissés pour compte
    Les activistes auraient probablement aimé être ‘débauchés’, mais Jean-Louis Borloo a voulu constituer un groupe positif et le ministre de l’Ecologie a mis la dernière main vendredi à l’équipe haut de gamme chargée de mener à bien le Grenelle de l'Environnement, mais sans les empoisonneurs ! Alors, ne rêvez pas, les ONG n’ont pu résister à leur idéologie réactionnaire de la défiance.
    Vacances studieuses en revanche pour les six groupes de travail thématiques - du climat aux modes de production – qui se mettront au travail dès la mi-juillet et rendront leurs propositions d'ici à la fin septembre, afin d'aboutir cet automne à un "plan d'action de 15 à 20 mesures concrètes", selon J.-L. Borloo.

    Choisis pour leurs compétences "indiscutables" et leur "indépendance d'esprit",
    le climatologue Jean Jouzel et l'économiste britannique Nicholas Stern présideront le groupe "climat";
    le président de l'Institut national du cancer, Dominique Maraninchi, et le pédiatre et allergologue, Alain Grimfeld, de l'hôpital Trousseau à Paris, groupe santé.
    On retrouve également Nicole Notat, ex-Secrétaire générale de la CFDT (gouvernance),
    l'écrivain Denis Tillinac (modes de production)
    ou les philosophes Dominique Bourg (modes de développement)
    et Michel Serres (modes de consommation).
    Seuls élus retenus - "en raison de leurs connaissances" du dossier -
    le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Legrand,
    et la sénatrice des Verts du Nord, Marie-Christine Blandin, présideront le groupe sur la biodiversité. L’ouverture est confirmée. Le PCF va-t-il sanctionner les Verts. Et les Verts vont-ils répudier Blandin ? Rien n’est moins sûr : il faut en avoir les moyens… Un luxe réservé au PS.

    "La France est en train de devenir un grand leader sur le sujet" de la lutte contre le réchauffement, a estimé M. Stern, auteur du rapport sur le coût du changement climatique, saluant comme un "grand honneur" de présider le groupe Climat.
    "Notre rôle sera d'écouter et d'établir un consensus entre les nombreuses propositions", a expliqué Jean Jouzel, son coprésident avec Edouard Bard du Collège de France. "A nous de dégager les trois ou quatre propositions les plus saillantes".

    Chaque groupe de travail accueillera des représentants des cinq collèges de base - Etat, syndicats, associations, collectivités territoriales et entrepreneurs - et les propositions élaborées seront soumises à l'automne au débat public, via internet et des forums régionaux.
    Chaque proposition d'action, a prévenu M. Borloo, devra être accompagnée d'une "fiche d'action précisant les obstacles (juridiques, sociaux ou budgétaires) le financement, le calendrier et le plan de suivi". "Je ne crois qu'aux programmes opérationnels", a-t-il martelé.
    Cependant, malgré l'ambition du chantier, certaines ONG ont eu le réflexe de défiance qui leur est coutumier : elles ont exprimé vendredi une inquiétude concernant l'issue de ces travaux car le ministre, en détaillant le calendrier, a glissé rapidement sur le cadre formel d'adoption du futur "Plan d'action".
    Reçues jeudi par Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l’Environnement, certaines avaient déjà brandi la menace de "sortir du Grenelle" si l'arbitrage se faisait sans elles ou avant débat. "Il y a une inquiétude sur le moment final: y a-t-il encore un Grenelle en vue, une table ronde qui négociera les engagements?", s'interroge Christophe Aubel, de la Ligue Roc associée aux travaux sur la biodiversité et sur la gouvernance.
    Le président "Nicolas Sarkozy a pris un engagement extrêmement clair sur la tenue de négociations", rappelle Yannick Jadot de Greenpeace, au nom de l'Alliance pour la planète. "Pour nous, sans négociations, il n'y aurait plus de Grenelle". L’environnement est-il la chasse gardée de Greenpeace ?
    Pour la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations), Arnaud Gossement s'est voulu plus rassurant: "Pour nous, il y a aura bien un Grenelle. Mais personne ne sait encore dire comment il fonctionnera"! Il faut, estime-t-il, attendre "certains calages" qui, selon le ministère, préciseront la dernière étape du Grenelle lundi, en Conseil des ministres.
    L’ouverture n’a pas tâche d’huile sur les esprits des militants écologistes … On applaudirait pourtant à une marée blancehe sur certaines mentalités.