POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est déclaration desdroits de l'homme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déclaration desdroits de l'homme. Afficher tous les articles

jeudi 19 janvier 2012

Stéphane Hessel est un imposteur et soutient Hollande

Un militant pro-palestinien au côté du candidat socialiste

En réponse à Indignez vous !, un " non-livre " partial et creux, Gilles-William Goldnadel , grand avocat pénaliste aux prises de positions contestataires, est président d'Avocats sans frontières et il a écrit Le vieil homme m'indigne !, un livre où il accuse Stéphane Hessel d'imposture pour son succès de librairie, un opuscule d’une trentaine de pages.


Le Figaro.- Pourquoi accusez-vous Stéphane Hessel d'imposture?

Gilles-William Goldnadel.- Pour de multiples raisons. Il se présente et se laisse présenter comme le rédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme, alors que, poussé dans ses derniers retranchements, il a fini par concéder un jour - mais un peu tard - qu'il ne l'avait jamais été. Autre imposture de taille: ses choix dans le registre de sa prétendue indignation. Je vous mets au défi de trouver dans ce livre la moindre indignation en politique étrangère à l'exclusion notable de la Palestine. Il ne s'indigne pas de la Syrie, du Rwanda, du Tibet, ni du sort des chrétiens d'Orient, les nouveaux esclaves des émirats. Le génocide au Darfour ne lui arrache pas un soupir: la seule chose qui l'intéresse, c'est de fustiger Israël. J'ai tout de même le droit de trouver cela sélectif et disproportionné!


Comment expliquez-vous son succès?

Par l'incroyable complaisance d'une très grande partie du corps médiatique, pour cause de bienveillance idéologique pour son post-gauchisme. Le petit livre qui était sur tous les promontoires des grandes librairies, et dont beaucoup d'intellectuels ont fini par reconnaître l'indigence totale, constitue pour pas cher un signe de reconnaissance entre «rebelles résistants». Posture flatteuse s'il en est et, surtout, sans risque! La plus grande imposture de toute cette histoire, c'est sans doute l'écart phénoménal entre l'inconsistance d'un livre qui ne contient aucune idée et son succès planétaire. Je ne crois pas être hyperbolique en disant que c'est une première depuis l'invention de l'imprimerie.


Pourquoi François Hollande s'affiche-t-il avec Stéphane Hessel?


"Je défends de tout mon cœur Martine Aubry, qui fait un remarquable travail.
Je la considère comme plus énergiquement de gauche .
"



Ce serait faire injure au candidat du PS de penser qu'il est mû par autre chose que l'opportunisme. Celui qui donne du «mon cher Stéphane» à un pseudo intellectuel de gauche, résistant, juif anti-israélien (autrement dit, le portrait-robot du candidat à la béatification laïque), a un objectif précis: il sait qu'il va enchanter une partie de son électorat naturel, formaté précisément par les médias qui ont fait le succès de ce livre. Au fond, ce succès est l'une des versions les plus caricaturales de la gauchisation des idées qui s'exprime aujourd'hui, de l'anti-sarkozysme primaire à l'anti-occidentalisme pathologique.

"Le vieil homme m'indigne!", à paraître le 26 janvier (Éd. Jean-Claude Gawsewitch, 54 pages, 4,90 euros).

Pour information
Le vieil homme indigné n’est pas la " grande figure de la Résistance " que certifie Rue89 (il était en poste à Londres pendant toute la guerre) et le nonagénaire n’a jamais participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 (il était un simple témoin).

mercredi 30 décembre 2009

Gérard Mordillat, une référence de la laïcité de combat

Sectaire et donc obtuse, mais surtout destructrice

Ouvrier imprimeur né en 1949 à Belleville dans une famille qui a bénéficié des avantages sociaux de la SNCF, il a néanmoins toujours soutenu le PCF, et, aux élections européennes de 2009, le Front de gauche. Il est rapidement promu romancier et cinéaste français sur Arte. Le stalinisme, le maoïsme et les khmers rouges ou les dictatures de Corée du Nord, du Soudan ou du Népal, ne troublent pas plus ses certitudes que son sommeil.

Un laïc enragé

ARTE, la chaîne de télévision franco-allemande, lui fait confiance, ainsi qu'à Jérôme Prieur, pour s'en prendre à l'Eglise dans des séries télévisées, ainsi que de trois essais, Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus et Jésus sans Jésus. Une obsession ! “Notre but est de raconter comment une petite secte juive est devenue une religion d’Etat”

Ainsi, Gérard Mordillat s'attaque aux Eglises chrétiennes, toutes autant qu'elles sont, et en particulier des lobbies catholiques. Mais il n'a pas un mot pour dénoncer les offensives de l’islam, pour le port du voile et la sujétion des femmes, la nécessité d’« accommodements raisonnables » dans les écoles, les entreprises et les hôpitaux, les lobbies musulmans pour faire financer les lieux de cultes (avec une réussite certaine sur Lille ou Lyon, à Decines, par exemple) ou les manifestations par l’argent public, les prières sur la voie publique, etc., bref toutes ces attaques contre la laïcité bien plus nombreuses et visibles que celles des catholiques ou autres fondamentalistes chrétiens minoritaires, voire marginaux et fort peu prosélytes.

Quand le très sectaire Gérard Mordillat cite les créationnistes, il y voit là encore le « soutien des Eglises », mais sa perspicacité ne va pas jusqu'à noter que la plupart des élèves qui contestent le darwinisme dans les écoles sont musulmans et non chrétiens.
Quand on lui demande de se positionner dans la « querelle sur les racines chrétiennes de l’Europe », il répond : « L’Europe n’a pas que des racines chrétiennes, la philosophie grecque, la sagesse juive, l’islam -sans qu'on sache pour quel apport-, pour ne parler que d’évidences, sont autant constitutives de l’Europe que la chrétienté. » Ainsi, l'islam, selon lui, est partie intégrante de notre identité nationale.

En somme
Mordillat est sur la même ligne que, d'une part, Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi l’exploit, en 80 minutes, de défendre la laïcité sans aborder l’islam et, d'autre part, de Marie-George Buffet qui avait voté contre la loi sur les signes religieux à l’école, et qui fait pourtant profession de « laïcité ouverte », dont on voit bien la différence avec la « laïcité positive » de Sarkozy.
Avec des « laïcs » comme Gérard Mordillat, les soldats de l’islam politique ont un avenir radieux : ils pourront se prévaloir de radicelles européennes consécutives à des invasions, dont nous portons le « devoir de mémoire », à la différence de Gérard Mordillat -et de bien d’autres candidats du Front de Gauche- qui dirigent leurs offensives contre la laïcité, la République et l’Europe.

Sinon, il se livre à une dénonciation en règle du capitalisme

« Ceux qui sont responsables des situations sociales catastrophiques doivent être mis devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui doivent avoir peur, désormais. »

Les collectifs du 29 mai

Il est de ceux qui ont appelé à l’insurrection sur la base de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 1793, celle correspondant à la sanglante période bénie de la Terreur et qui dit: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Ils désignent les réseaux constitués à l'origine par l'appel des 200, signé par de nombreuses personnalités de gauche, des trotskistes de la LCR (NPA) jusqu'à des dirigeants du PS et des Verts, du monde syndical et d'associations les plus radicales. Ils ont animé la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE). Ensuite, les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique en combattant le néolibéralisme mondialisé et de s'opposer à l'adoption du TCE sous certaines conditions.
Les collectifs du 29 Mai ont aussi organisé une campagne d'explications contre la directive Bolkestein et pour une autre Europe, ainsi que de nombreuses initiatives locales.
En 2007, une partie des collectifs unitaires ont choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.

mercredi 6 mai 2009

Patrick Lozes, CRAN et UDF, noir et pas clair du tout ?

Le directoire du CRAN attaque son président

La presse sait parfois se faire discrète

Patrick Lozès n’a pas été victime de harcèlement médiatique.
C’est qu’il n’est pas assez à droite… et vous découvrez donc que l’entourage de François Bayrou n’est pas blanc-blanc ?

Purge au CRAN

En avril 2009, le Directoire du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), organe suprême du CRAN, a informé par voie de communiqué qu’il a assigné son président : ce n’est pas peu banal !
Patrick Lozès est traîné en justice pour « violation des statuts du CRAN, utilisation abusive et frauduleuse du titre de Président du CRAN ».

Selon le Directoire, la crise que traverse l’organisation serait « la conséquence de manquements graves à l’éthique, ainsi qu’à l’utilisation de l’argent public, dès lors que la mission d’audit financier et organisationnel sollicitée par les membres du CRAN a été refusée ». L’audience de référé aura lieu le jeudi 9 avril, à 9h00, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Maître Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris (ex-avocat de la sportive carnassière, Eunice Barber), représentera les intérêts du Directoire du CRAN, composé de Nathalie Daouda, Françoise Jupiter, Mariam Babale Mevaa, Maguy Gestel, José Jean-Pierre et Charles Lebelge.

Me Emmanuel Daoud (jeune, ici) est membre de la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), une organisation non gouvernementale (ONG) fédérative dont la vocation est d’agir pour le respect de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, plutôt que de celle –universelle– de 1789.
Cette ONG alerte et mobilise l'opinion publique. Communiqués et conférences de presse, lettres ouvertes aux autorités, rapports de mission, appels urgents, pétitions, campagnes, site internet...
La FIDH utilise tous les moyens de communication essentiels pour faire connaître les violations des droits humains.
Cerise sur le gâteau, la FIDH s'emploie à dénoncer le détournement opportuniste (!) de la lutte antiterroriste à des fins de répression et d'atteinte aux libertés fondamentales. Est-ce finalement bien clair ?

Ses détracteurs reprochent au départ à Patrick Lozès d’être à la fois membre du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) et « le noir, bête et inutile », ce qui ne paraît pas compatible !
A la fois trop et pas assez ? Sur sa gauche, ses bons camarades l’accusent aussi d’avoir été « choisi par l’Etat pour écraser tous les noirs fiers ». Il serait trop communautariste et pas assez radical !
Bouc émissaire ? Le CRAN serait "victime de sa gestion calamiteuse, désastreuse et dictatoriale du CRAN, plutôt le Conseil représentatif des ânes noirs".

Certains invitent le directoire du CRAN à ne pas prendre les noirs en otage et d’autres, comme l’ancien secrétaire général et co-fondateur démissionnaire du Cran, Lucien Pambou, conseiller municipal UMP d’Alfortville (ci-contre) , se dressent face à Lozès pour des raisons politiques, stratégiques et intellectuelles.
Ce dernier reproche au président d’être « passé d’une lecture primaire des discriminations vers des solutions primaires relatives au comptage ethnique, même si le CRAN s’en défend et préfère parler de statistiques de la diversité ». Selon lui, Patrick Lozes, « faible orateur et piètre organisateur, ne supportait pas d’autres formes d’intelligence et ne voulait pas de débat contradictoire ».
« Pourquoi le CRAN refuse-t-il de parler des statistiques ethniques
, alors que c’est bien le projet caché derrière les statistiques de la diversité ? C’est pour dépasser deux contraintes fortes. Le comptage ethnique requiert des politiques publiques spécifiques fondées sur les quotas. Le comptage ethnique favorise le « partitionnisme » de l’espace républicain. Je suis contre les statistiques ethniques ».
Lucien Pambou parle de « caporalisation du mouvement par son principal dirigeant, à l’image de ce qui se rencontre dans les républiques bananières africaines » A l’opposé, d’autres …

Le Directoire du CRAN a comparé ce procès à une « oeuvre de salubrité publique pour la justice et la dignité des Noirs de France. »

Qui est Patrick Lozès ?
Patrick Lozès est membre de l'UDF, et militant associatif, premier président du CRAN.

Pharmacien né au Bénin (Dahomey) en 1965 et arrivé en 1988, son père,Gabriel Lozès, fut sénateur de la IVe République, puis ministre de la Santé et ministre des Affaires étrangères du Dahomey.
En 2002, il est candidat UDF non élu aux élections législatives dans la 1re circonscription de Paris.
En 2003, il fonde l'association CAPDIV qui milite contre les discriminations touchant entre autres les noirs, mais aussi les homosexuels et les juifs.
En 2005, il fonde le CRAN.

2009 sera-t-elle l’année de son éviction ?