POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Me Daoud E. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Me Daoud E. Afficher tous les articles

mercredi 6 mai 2009

Patrick Lozes, CRAN et UDF, noir et pas clair du tout ?

Le directoire du CRAN attaque son président

La presse sait parfois se faire discrète

Patrick Lozès n’a pas été victime de harcèlement médiatique.
C’est qu’il n’est pas assez à droite… et vous découvrez donc que l’entourage de François Bayrou n’est pas blanc-blanc ?

Purge au CRAN

En avril 2009, le Directoire du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), organe suprême du CRAN, a informé par voie de communiqué qu’il a assigné son président : ce n’est pas peu banal !
Patrick Lozès est traîné en justice pour « violation des statuts du CRAN, utilisation abusive et frauduleuse du titre de Président du CRAN ».

Selon le Directoire, la crise que traverse l’organisation serait « la conséquence de manquements graves à l’éthique, ainsi qu’à l’utilisation de l’argent public, dès lors que la mission d’audit financier et organisationnel sollicitée par les membres du CRAN a été refusée ». L’audience de référé aura lieu le jeudi 9 avril, à 9h00, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Maître Emmanuel Daoud, avocat au Barreau de Paris (ex-avocat de la sportive carnassière, Eunice Barber), représentera les intérêts du Directoire du CRAN, composé de Nathalie Daouda, Françoise Jupiter, Mariam Babale Mevaa, Maguy Gestel, José Jean-Pierre et Charles Lebelge.

Me Emmanuel Daoud (jeune, ici) est membre de la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), une organisation non gouvernementale (ONG) fédérative dont la vocation est d’agir pour le respect de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, plutôt que de celle –universelle– de 1789.
Cette ONG alerte et mobilise l'opinion publique. Communiqués et conférences de presse, lettres ouvertes aux autorités, rapports de mission, appels urgents, pétitions, campagnes, site internet...
La FIDH utilise tous les moyens de communication essentiels pour faire connaître les violations des droits humains.
Cerise sur le gâteau, la FIDH s'emploie à dénoncer le détournement opportuniste (!) de la lutte antiterroriste à des fins de répression et d'atteinte aux libertés fondamentales. Est-ce finalement bien clair ?

Ses détracteurs reprochent au départ à Patrick Lozès d’être à la fois membre du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) et « le noir, bête et inutile », ce qui ne paraît pas compatible !
A la fois trop et pas assez ? Sur sa gauche, ses bons camarades l’accusent aussi d’avoir été « choisi par l’Etat pour écraser tous les noirs fiers ». Il serait trop communautariste et pas assez radical !
Bouc émissaire ? Le CRAN serait "victime de sa gestion calamiteuse, désastreuse et dictatoriale du CRAN, plutôt le Conseil représentatif des ânes noirs".

Certains invitent le directoire du CRAN à ne pas prendre les noirs en otage et d’autres, comme l’ancien secrétaire général et co-fondateur démissionnaire du Cran, Lucien Pambou, conseiller municipal UMP d’Alfortville (ci-contre) , se dressent face à Lozès pour des raisons politiques, stratégiques et intellectuelles.
Ce dernier reproche au président d’être « passé d’une lecture primaire des discriminations vers des solutions primaires relatives au comptage ethnique, même si le CRAN s’en défend et préfère parler de statistiques de la diversité ». Selon lui, Patrick Lozes, « faible orateur et piètre organisateur, ne supportait pas d’autres formes d’intelligence et ne voulait pas de débat contradictoire ».
« Pourquoi le CRAN refuse-t-il de parler des statistiques ethniques
, alors que c’est bien le projet caché derrière les statistiques de la diversité ? C’est pour dépasser deux contraintes fortes. Le comptage ethnique requiert des politiques publiques spécifiques fondées sur les quotas. Le comptage ethnique favorise le « partitionnisme » de l’espace républicain. Je suis contre les statistiques ethniques ».
Lucien Pambou parle de « caporalisation du mouvement par son principal dirigeant, à l’image de ce qui se rencontre dans les républiques bananières africaines » A l’opposé, d’autres …

Le Directoire du CRAN a comparé ce procès à une « oeuvre de salubrité publique pour la justice et la dignité des Noirs de France. »

Qui est Patrick Lozès ?
Patrick Lozès est membre de l'UDF, et militant associatif, premier président du CRAN.

Pharmacien né au Bénin (Dahomey) en 1965 et arrivé en 1988, son père,Gabriel Lozès, fut sénateur de la IVe République, puis ministre de la Santé et ministre des Affaires étrangères du Dahomey.
En 2002, il est candidat UDF non élu aux élections législatives dans la 1re circonscription de Paris.
En 2003, il fonde l'association CAPDIV qui milite contre les discriminations touchant entre autres les noirs, mais aussi les homosexuels et les juifs.
En 2005, il fonde le CRAN.

2009 sera-t-elle l’année de son éviction ?

mardi 2 décembre 2008

Eunice Barber condamnée

Elle ne lâche pas le morceau et fera appel
L'ancienne championne du monde, Eunice Barber, poursuivie pour refus d'obtempérer et outrage envers des policiers lors d'une interpellation en mars 2006 à Saint-Denis, avait été mise en examen. Sa plainte pour violences volontaires aggravées avait débouché sur un non lieu au bénéfice des policiers.

>
A l’audience, Barber a perdu ses moyens à plusieurs reprises, mais a néanmoins réussi à réaffirmer qu'elle avait voulu «protéger» son corps, son «outil de travail». Elle a de surcroît accusé les policiers de l’avoir «humainement humiliée», «peut-être» par «racisme».

>
La championne d’origine sierra-léonaise de 34 ans avait auparavant réitéré ses accusations contre un policier chargé de la circulation qui l’aurait, selon elle, initialement giflée. Ce dernier conteste les dires de la prévenue. D’ailleurs, aucun témoin, hormis Margaret Barber, la mère d’Eunice, n'a pu confirmer les dires de Barber, malgré la forte affluence aux abord du stade. Un film largement diffusé ne présente que la phase finale de l’interpellation. L’agression originelle des policiers par Eunice Barber n’est donc pas visible.

Les péripéties

> Pour Maître Géraldine Lesieur, avocat de 5 des 6 policiers s’étant portés partie civile, Barber adopte «exactement la même défense que n’importe lequel des jeunes gens qui sont jugés quotidiennement devant la 11e chambre: "J’ai été agressé, je me suis défendu". Consigne ou mot d'ordre, peu importe.

>
Deux mois d'emprisonnement avec sursis avaient été requis le 26 novembre dernier par le procureur de la République de Bobigny (Seine-Saint-Denis), bien que les USA se soient dotés d’un président métis et que la Française Barber soit Noire, originaire de la Sierra-Leone, et ancienne championne de l'heptathlon (1999) et de saut en longueur (2003).

Le verdict
> Barber n’a été condamnée mardi 2 décembre qu’à 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il faut préciser que ses insultes racistes n’ont pourtant pas été retenues contre elle.

> Son avocat, Me Emmanuel Daoud (cabinet avenue Hoche, à Paris VIIIe), qui avait plaidé la relaxe, a annoncé qu'elle "va faire appel" de cette décision, estimant que l'ancienne championne "n'est pas coupable, mais n'est que victime dans cette affaire". Me Emmanuel Daoud a en outre demandé au juge d’apprécier ce dossier au regard de ce «mensonge originel» qui «vicie toute la procédure»…

Bref rappel des faits
La championne avait fait l'objet d'une interpellation par la police aux abords du Stade de France de Saint-Denis le 18 mars 2006, alors qu'elle circulait en voiture en compagnie de sa mère ...et de son neveu. Elle avait tenté de forcer un passage fermé et en avait été empêchée par des policiers. La méthode de défense avait d’abord consisté à mordre un représentant de la loi, mais elle avait ensuite été conseillée de saisir l'IGS, en affirmant avoir été brutalisée par la police.
Une femme policière lui avait pourtant reproché de l’avoir traitée de « sale blanche ».