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mercredi 30 décembre 2009

Gérard Mordillat, une référence de la laïcité de combat

Sectaire et donc obtuse, mais surtout destructrice

Ouvrier imprimeur né en 1949 à Belleville dans une famille qui a bénéficié des avantages sociaux de la SNCF, il a néanmoins toujours soutenu le PCF, et, aux élections européennes de 2009, le Front de gauche. Il est rapidement promu romancier et cinéaste français sur Arte. Le stalinisme, le maoïsme et les khmers rouges ou les dictatures de Corée du Nord, du Soudan ou du Népal, ne troublent pas plus ses certitudes que son sommeil.

Un laïc enragé

ARTE, la chaîne de télévision franco-allemande, lui fait confiance, ainsi qu'à Jérôme Prieur, pour s'en prendre à l'Eglise dans des séries télévisées, ainsi que de trois essais, Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus et Jésus sans Jésus. Une obsession ! “Notre but est de raconter comment une petite secte juive est devenue une religion d’Etat”

Ainsi, Gérard Mordillat s'attaque aux Eglises chrétiennes, toutes autant qu'elles sont, et en particulier des lobbies catholiques. Mais il n'a pas un mot pour dénoncer les offensives de l’islam, pour le port du voile et la sujétion des femmes, la nécessité d’« accommodements raisonnables » dans les écoles, les entreprises et les hôpitaux, les lobbies musulmans pour faire financer les lieux de cultes (avec une réussite certaine sur Lille ou Lyon, à Decines, par exemple) ou les manifestations par l’argent public, les prières sur la voie publique, etc., bref toutes ces attaques contre la laïcité bien plus nombreuses et visibles que celles des catholiques ou autres fondamentalistes chrétiens minoritaires, voire marginaux et fort peu prosélytes.

Quand le très sectaire Gérard Mordillat cite les créationnistes, il y voit là encore le « soutien des Eglises », mais sa perspicacité ne va pas jusqu'à noter que la plupart des élèves qui contestent le darwinisme dans les écoles sont musulmans et non chrétiens.
Quand on lui demande de se positionner dans la « querelle sur les racines chrétiennes de l’Europe », il répond : « L’Europe n’a pas que des racines chrétiennes, la philosophie grecque, la sagesse juive, l’islam -sans qu'on sache pour quel apport-, pour ne parler que d’évidences, sont autant constitutives de l’Europe que la chrétienté. » Ainsi, l'islam, selon lui, est partie intégrante de notre identité nationale.

En somme
Mordillat est sur la même ligne que, d'une part, Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi l’exploit, en 80 minutes, de défendre la laïcité sans aborder l’islam et, d'autre part, de Marie-George Buffet qui avait voté contre la loi sur les signes religieux à l’école, et qui fait pourtant profession de « laïcité ouverte », dont on voit bien la différence avec la « laïcité positive » de Sarkozy.
Avec des « laïcs » comme Gérard Mordillat, les soldats de l’islam politique ont un avenir radieux : ils pourront se prévaloir de radicelles européennes consécutives à des invasions, dont nous portons le « devoir de mémoire », à la différence de Gérard Mordillat -et de bien d’autres candidats du Front de Gauche- qui dirigent leurs offensives contre la laïcité, la République et l’Europe.

Sinon, il se livre à une dénonciation en règle du capitalisme

« Ceux qui sont responsables des situations sociales catastrophiques doivent être mis devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui doivent avoir peur, désormais. »

Les collectifs du 29 mai

Il est de ceux qui ont appelé à l’insurrection sur la base de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 1793, celle correspondant à la sanglante période bénie de la Terreur et qui dit: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Ils désignent les réseaux constitués à l'origine par l'appel des 200, signé par de nombreuses personnalités de gauche, des trotskistes de la LCR (NPA) jusqu'à des dirigeants du PS et des Verts, du monde syndical et d'associations les plus radicales. Ils ont animé la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE). Ensuite, les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique en combattant le néolibéralisme mondialisé et de s'opposer à l'adoption du TCE sous certaines conditions.
Les collectifs du 29 Mai ont aussi organisé une campagne d'explications contre la directive Bolkestein et pour une autre Europe, ainsi que de nombreuses initiatives locales.
En 2007, une partie des collectifs unitaires ont choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.

lundi 17 août 2009

L’ouverture de l’UMP à droite irrite à gauche

La majorité s'élargit, tandis que l'opposition peine à rassembler

Frédéric Nihous et Philippe de Villiers

Les arrivées annoncées du président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers (ci-dessus à droite), et celle, probable, de celui de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), Frédéric Nihous, au sein du "Comité de liaison" de la majorité, ne font pas moins grincer des dents à gauche qu'à droite.

  • Jeudi, le président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, a lancé une première charge de bienvenue à Villiers et Nihous. «Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions […] très éloignées de celles que j’ai moi-même prônées ou défendues», a-t-il affirmé dans un entretien au site Internet du journal la Croix. «Ça risque de tanguer au sein de la majorité !» a prévenu l’ex-socialiste, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Justice, qui demande aux deux hommes d’«apporter la démonstration [qu’ils sont] capables de changer» pour «adhérer à un projet». Bockel n'a pas toujours fait le délicat lorsqu'il faisait partie de la majorité plurielle.
  • Au Nouveau Centre, le député Jean-Christophe Lagarde a prévenu Philippe de Villiers . «Il va falloir qu’il mette de l’eau dans son vin». Le maire de Drancy refuserait-il au président du Conseil général de conserver son libre arbitre, alors que lui-même jugea "socialement inéquitables" d' importantes mesures fiscales et sociales du Gouvernement Fillon comme les franchises sur les boîtes de médicaments ou le bouclier fiscal ? Faudrait-il que le vicomte perde toute liberté d'opinion et n'ait pas droit d'apporter sa touche personnelle au débat sur la politique européenne. Les partisans socialistes du Non au Traité constitutionnel européen (TCE), tel Laurent Fabius, ont-ils été soupçonnés de tenir des propos aux accents lepénistes, Benoît Hamon, poulain d'Henri Emmanuelli, est devenu porte-parole du PS, bien qu'il ait fait campagne contre le TCE, comme de Villiers.
  • Les Jeunes Radicaux de Jean-Louis Borloo se sont dits inquiets du «grand écart» entre les valeurs «d’une droite souverainiste et d’une droite européenne».

    Autre figure de l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, chef des Progressistes de l’UMP, reste muet. Encore en vacances, le ministre de l’Immigration attend la semaine prochaine pour discuter avec les responsables UMP et donner son avis sur ces arrivées.

    L'UMP exige-t-elle de Nihous et de Villiers qu'ils se renient en rejoignant la majorité?
    Au niveau du «comité de liaison» entre les nouveaux venus et l'UMP, piloté par Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, le Vendéen avait déclaré lundi: «Le MPF n’entre pas dans ce comité pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre».
    Pareillement, FrédéricNihous,le chef de CPNT, a confirmé, jeudi au Figaro, qu'«en ralliant l’UMP, nous ne renions pas nos convictions». Les deux responsables politiques, alliés lors des dernières européennes, viennent apporter leur concours à l’UMP dans la reprise des régions en 2010. Le 7 juin, le tandem Villiers-Nihous avait obtenu 4,8 %, soit un peu plus de 820 000 voix et pourrait participer à leur gestion. Dans la corbeille de la mariée, le souverainiste pourrait apporter ses 14 % en Pays-de-la-Loire. Déjà en 2004, le MPF s’était uni dans cette région avec la liste menée par François Fillon au premier tour.

    => Au deuxième tour des municipales à Lille, lorsque la liste des Verts, menée par Eric Quiquet, et celle du MoDem, menée par Jacques Richir, ont fusionné avec sa liste PS-PCF et ont fait la Ch'tite Aubry maire de la ville, a-t-elle eu le haut-le-coeur ?
    Cette belle alliance dans la « maison commune » socialiste a-t-elle empêché Dany-le-Rouge et Zizou Bayrou de s'insulter. Le jeudi 4 juin, au cours d' A Vous de Juger , une émission enregistrée de France 2, Dany-le-Rouge avait reproché à Bayrou sa proximité avec N. Sarkozy. Ça tanguait au sein de la gauche ! Mais le Monsieur Propre soutenu par les vertueux de Marianne avait répliqué en évoquant les préférences sexuelles de Cohn-Bendit pour les jeunes. Bien qu'elle se dise à cheval sur la pédophilie, Sa Cynique Majesté Royal n'en est pas offusquée !
    VOIR et ENTENDRE

    Bayrou accuse Cohn-Bendit de complaisance pédophile
    envoyé par LePostfr.

    => Il est probablement « juste » d'occulter le départ de certains responsables du CPNT de l'Hérault vers l'affreux Jojo Frèches, l'odieux potentat régional socialiste, dont il est difficile d'affirmer, lorsqu'il traite les harkis d' « unter-Menschen », qu'il ne tient pas des propos aux accents lepénistes...

    Le PS sent monter la menace

    "La droite a une stratégie intelligente, celle du rassemblement au premier tour", a compris le socialiste francilien Michel Sapin sur France Info. "Ça avait été une des causes, peut-être même la cause principale, de notre très grande victoire" aux régionales de 2004. Une manière de rappeler à leurs propres partenaires leur vœu d’union au premier tour.

    Après avoir fait son marché de pastèques rouges et vertes, la ménagère de plus de 50 ans, a mélangé dans son cabas les ingrédients d'une recette improbable. L'amère Aubry a préparé pour l'électeur de gauche une gamelle qui risque fort d'être indigeste…