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vendredi 31 octobre 2014

Panique au feu à la Maison de la radio à la mi-journée

Imprudence ou malveillance criminelle ?

Une abondante fumée noire


Un incendie s'est déclenché vendredi à la mi-journée dans la Maison de la Radio,
premier dommage depuis le début des travaux en 2009.
Des colonnes de fumée noire avaient un moment laissé penser que le feu s'était propagé à d'autres étages. "Un certain nombre de matériaux de travaux qui permettent de faire de la soudure, de l'étaiement, de l'isolation ont certainement brûlé (...) d'où les fumées intenses et compactes", ont expliqué les pompiers.

Une épaisse fumée noire s'est élevée d'une dizaine de fenêtres au pied desquelles se trouvent des préfabriqués de chantier, selon un journaliste sur place.
Les pompiers avaient dépêché des "moyens lourds, 16 engins et 60 pompiers" ainsi qu'un poste de commandement.

Le personnel a dû être évacué mais le feu a rapidement été circonscrit au 8ème étage de la Maison ronde, qui abrite la plupart des radios publiques. Les pompiers ont annoncé que le feu était éteint à 14h30 et que personne n'avait été trouvé  à l'étage au moment de l'incendie.

Les programmes de 
France Inter, France Info, France Musique et France Culture ont été interrompues 

d'une à trois heures, avant de pouvoir reprendre vers 16 heures, a indiqué Radio France.

France Info et France Inter ont annoncé à l'antenne
l'interruption de leurs programmes peu avant 13h00. "J'espère qu'on va pouvoir reprendre (...) le plus rapidement possible. L'important, c'est que tout le monde soit en sécurité très, très vite", a déclaré à l'antenne Laurent Guimier, directeur de France Info.
"J'ai été prévenu par des bruits de couloir qu'un incendie était en cours", a raconté Lionel Esparza, producteur sur France Musique, qui était en studio à 12h50 lors des premières évacuations. 
"Aucune alarme n'a retenti", s'est-il étonné. 

"Comme une explosion", rapporte un témoin

Des déflagrations, entendues par plusieurs membres du personnel, pourraient "être liées" à l'explosion de vitres, a expliqué le commandant Plus.
"J'ai entendu un grand bruit", "comme une explosion", probablement due à "un effet de souffle de l'incendie qui a fait exploser les fenêtres", témoigne Faouzi Zenassi, chef d'une équipe de travaux dans les locaux où l'incendie s'est déclaré.
Pendant environ deux heures, la confusion a régné dans la "Maison ronde", située au bord de la Seine: France Info a brièvement repris l'antenne, vers 13h35, après une suspension de moins d'une heure, avant d'interrompre de nouveau ses programmes quelques minutes plus tard, l'incendie n'étant pas encore circonscrit. A 15h00, les programmes avaient repris.

Construite il y a 50 ans, la Maison de la Radio, est en plein travaux depuis 2009


"Dommages considérables",
sur deux étages 

Il s'agit du plus grand chantier de rénovation d'un bâtiment occupé en France. Un chantier pharaonique de 350 millions d'euros devant s'achever en 2016, qui oblige le personnel à déménager régulièrement, pour procéder à des travaux par tranches.
Les travaux ont porté non seulement sur le désossage et le désamiantage des structures mais aussi sur la rénovation de 60.000 m2 de locaux et de 38 studios d'antennes, la construction d'un auditorium de 1.460 places et la mise en place d'une vaste allée centrale qui traverse le bâtiment de part en part.

Le président de la République est apparu préoccupé par cet incendie au coeur de Paris et a déploré un "traumatisme extrêmement grand" pour ce "bâtiment symbolique". Manuel Valls y est allé de sa "solidarité" dans un tweet, tout comme les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Fleur Pellerin qui se sont rendus sur place, la ministre de la Culture insistant beaucoup sur sa présence sur les lieux.
"Ca fait mal au coeur de voir ça; cette maison a une telle histoire", s'émeut  la responsable du service international à France Info qui ajoute que "pendant un quart d'heure, on s'est dit 'qu'est-ce qu'on fait?"
Cette journaliste, Isabelle Labeyrie, a confirmé qu'"aucune alarme n'a sonné". "En attendant l'ordre d'évacuer, on a pris des photos". Comme si c'était Beyrouth. Ou Gaza...

dimanche 29 juin 2014

Croissance: huit syndicats de patrons lancent un appel à Hollande et Valls

Les patrons veulent les moyens de relancer la croissance

A une semaine de la conférence sociale des 7 et 8 juillet, 
Pépin-le-rond attire les nuages
les organisations patronales appellent l'exécutif à conforter les mesures en faveur des entreprises permettre à la France de renouer avec la croissance économique.

Les dirigeants du MEDEF, de la CGPME, de l'UPA, de la FNSEA, de l'UNAPL, de l'AFEP, de Croissance Plus et de l'Asmep-ETI poussent "un cri d'alarme de citoyens français inquiets pour l'avenir de leur pays", dans cet appel au chef de l'Etat et au Premier ministre publié dans Le Journal du Dimanche.

Ils leur demandent d'inscrire dans la loi la trajectoire de baisse du coût du travail et de la fiscalité sur trois ans, de modifier les décrets sur la pénibilité et les règles limitant le travail à temps partiel, ainsi qu'un moratoire sur toute nouvelle mesure législative contraignante et une baisse "rapide et durable" des dépenses publiques.
"Il nous faut désormais assumer, dans l'action, une politique en faveur de la croissance et de l'emploi, donc des entreprises et de leurs salariés", écrivent-ils. "Il faut accepter de regarder enfin les blocages structurels, de toucher à des tabous ou des dogmes, de moderniser, de capitaliser sur les fonctionnaires et leur envie de faire."

Certaines de ces organisations ont menacé de ne pas participer à la conférence sociale


pour protester notamment contre les contraintes liées à la prise en compte de la pénibilité du travail, suscitant une mise en garde de la CFDT.
"S'il ne participent pas au sommet social, il faudra mettre fin au pacte de responsabilité", qui baisse le coût du travail pour les entreprises, a lancé vendredi le numéro un du syndicat socialiste, Laurent Berger.


jeudi 1 mai 2014

RATP: des gens "normaux" trouvent la mort dans le métro parisien

Des effectifs insuffisants coûtent la vie aux usagers

Mort d'une femme de 74 ans  précipitée sur la ligne RER
La septuagénaire est morte mercredi après avoir été bousculée, projetée sur les rails et percutée par un RER à Paris.

Un fraudeur qui avait sauté par dessus le tourniquet donnant accès au quai a provoqué une bousculade "accidentelle", a-t-on appris de source policière, confirmant une information de RTL.

Le resquilleur "n'aurait pas fait exprès de bousculer la victime..." 
Le brave garçon aurait tenté de "la rattraper avant de prendre la fuite", selon les premiers éléments d'une enquête qui peut préciser que le tricheur est âgé d'une trentaine d'années, mais qui ne confirme pas qu'il est de type européen.

Vers 9h20 à la station Cité-Universitaire du RER B, l'individu avait déséquilibré la voyageuse en enjambant le tourniquet et la vieille dame avait été percutée par le citoyen modèle. 
La victime a eu le tort de heurter dans sa chute le marche-pied du RER au moment où le train entrait en gare. La faute à pas de chance ?

Souffrant d'un traumatisme crânien et de douleurs au dos, la victime avait été admise à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière où elle a succombé peu après.

Un SDF sera jugé pour avoir poussé une femme sur les voies du métro

Dans la même semaine, un sans-domicile fixe de 38 ans sera jugé en correctionnelle pour avoir poussé lundi sur les voies du métro à Paris une femme de 36 ans, qui s'en est sortie indemne grâce à des voyageurs qui se sont portés à son secours, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les faits ont eu lieu lundi vers 20h00, à la station Edgar-Quinet sur la ligne 6 du métro parisien, près du cimetière Montparnasse. La victime, une habitante d'Alfortville (Val-de-Marne), a été "projetée violemment et sans raison apparente par un homme sur les voies du métro au moment où une rame entrait dans la station sur le quai opposé", avait expliqué une source policière.

Alerte, la voyageuse est parvenue à remonter rapidement sur le quai, avec l'aide d'autres usagers qui donnent immédiatement l'alerte. "La victime n'a pas été blessée mais est très choquée", avait précisé cette source.

Très rapidement, un SDF est arrêté et placé en garde à vue. Les images de vidéosurveillance démontrent clairement selon une source policière, le caractère intentionnel de son geste, que l'homme a catégoriquement nié.

Un examen psychologique effectué pendant sa garde à vue a conclu à la responsabilité pénale du suspect, qui devait être déféré mercredi soir au parquet, a indiqué une source judiciaire.

Cet homme - dont l'identité est dissimulée -  sera jugé jeudi en comparution immédiate à Paris pour "violences volontaires aggravées" ayant entraîné une incapacité de travail (ITT) inférieure à huit jours, une qualification passible de trois ans d'emprisonnement.

Le métro de Paris est plus dangereux que les quartiers nord de Marseille

La RATP est excessivement discrète sur les "accidents graves de voyageurs" et les syndicats ne font état que du traumatisme des salariés de l'entreprise, omettant de mentionner celui des usagers témoins involontaires des drames du métro.
Il n'est d'ailleurs jamais question que des suicides, lesquels n'impliquent pas la RATP. Les chiffres du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT, Ministère du Travail) datent. En 2011, 71 personnes ont tenté de se donner la mort dans le métro à Paris, et 23 voyageurs sont décédés. Alors qu'en 2005 ils étaient 185 voyageurs à avoir tenté de mettre fin à leurs jours et 21 à en être réellement décédés. A la RATP, " les suicides représentent une grosse part", selon un élu du CHSCT. "Après les fêtes, après les vacances, il y a beaucoup plus 'd’accidents'."
 
189 accidents sur voies en 2005. Les statistiques de la Régie relatives à l'insécurité sont très peu accessibles, quand la presse n'occulte pas également les agressions et homicides volontaires, involontaires et accidentels. Les enquêtes sont décennales...
L'électrocution est la hantise de nombreux usagers du métro. Il est rare de se faire pousser sur les voies et de finir électrocuté ou écrasé par une rame, mais le risque n'est pas nul. 
Au cas où nous êtes témoin d'un accident, nous ne pouvons compter sur la présence d'un salarié de la RATP. La première chose à faire est de couper le courant sur les voies en actionnant l'alarme située au milieu du quai, juste au-dessus de l'extincteur. Ca ressemble à la photo ci-contre.