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samedi 9 mai 2015

Capitulation nazie commémorée à Moscou, mais instrumentalisée au journal Libération

"Mai 1945: Vladimir Poutine isolé pour commémorer le sacrifice soviétique", raconte Libération...

Les mensonges de Laurent Mouchard-Joffrin

L'isolement de l'Union européenne s'affiche à Moscou
Libération présente l'U.E. comme le centre du monde, mais il s'est déplacé à Moscou, pendant que Hollande fait campagne sous le soleil des Antilles. "Aucun dirigeant occidental ne côtoiera samedi le président russe lors de la grande parade militaire", indique le journal socialiste.
"La parade militaire russe célébrant le 70e anniversaire de la capitulation allemande [-ailleurs qualifiée de "capitulation nazie"-] s’annonce d’une ampleur sans équivalent. Vladimir Poutine veut ainsi afficher la puissance retrouvée de sa Russie où "la grande guerre patriotique" fait désormais figure d’idéologie officielle autant qu’à l’époque soviétique, voire encore plus." Il faut toutefois rappeler aux lecteurs de Libération que François Hollande est en guerre sur trois fronts: En moins de trois ans, le président socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. De plus, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait début septembre 2013, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie. "Mais sur la tribune officielle, il n’y aura aucun dirigeant occidental de premier plan. A la différence de 2005 où, de Jacques Chirac à George Bush, ils étaient tous là pour rappeler le rôle clef joué par l’armée rouge dans la défaite du nazisme et les immenses sacrifices des peuples de l’Union soviétique."  

Libération efface toutefois de la photo une Européenne influente.
 
La chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'elle estime nécessaire de se rendre à Moscou le 10 mai prochain.
"La visite en Russie sera pour moi un moment très important. A l'heure actuelle, de profondes divergences existent entre nous et la Russie, concernant notamment les événements en cours en Ukraine. Pourtant, en dépit de ces divergences, il est important pour moi de déposer le 10 mai, avec le président russe, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu pour rendre hommage aux millions de victimes dont l'Allemagne endosse la responsabilité depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré la chancelière fédérale.
Lors de sa visite à Moscou, Mme Merkel s'entretiendra également avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.

"Ce choix est assumé aussi bien à Washington que dans "la plupart des capitales européennes", soumises à Obama, affirme Libération, "afin de protester contre l’annexion de la Crimée [demandée et votée par référendum par la population] au printemps 2014 et le soutien militaire, financier et politique de Moscou aux combattants séparatistes [russophones] de l’Est de l’Ukraine [qui revendiquent leur rattachement à la Russie, tandis que les rebelles fascisant au pouvoir à Kiev réclament l'aide financière de l'U.E., en échange de... Tchernobyl !]. "Leur présence face aux chars défilant sur la place Rouge serait [conditionnel de désaveu] aussi une manière de se prêter à l’instrumentalisation de l’histoire [Histoire!] par le régime dont la propagande présente systématiquement les autorités ukrainiennes élues [démocratiquement? Libération ne l'affirme pas...] comme des "fascistes", clamant que les batailles d’aujourd’hui dans le Donbass sont la continuation de celles de la deuxième guerre mondiale."

La vérité, c'est la bouderie d'Obama et de ses laquais, Cameron et Hollande

Au fil de son intox, le quotidien socialiste nuance son affirmation d'isolement"L'homme fort du Kremlin peut certes se prévaloir de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du président chinois, Xi Jinping, du premier ministre indien, Narendra Modi, du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatah al Sissi, de clients sud-américain[s] comme le cubain Raul Castro ou le vénézuélien Nicola Maduro, ainsi que  de ses vassaux de l’ex-espace soviétique."Mais la fête n’en est pas moins un peu gâchée, montrant l’isolement croissant de Moscou sur la scène internationale," insiste Libération, fermement ancré sur la ligne gouvernementale. 

Quel mépris pour l'ONU et les peuples de Chine, d'Inde, d'Egypte, du Vénézuéla et de Palestine ! Car Mahmoud Abbas est également présent à Moscou, représentant les amis de Laurent Fabius. 
D’autres chefs d’Etat seront d'ailleurs présents à Moscou, dont des européens, tels le président tchèque Milos Zeman  et le... ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ! 

Les fréquentations du président Hollande  conviennent en revanche au quotidien socialiste. 
Il vient pourtant de se rendre au Qatar pour signer le contrat de vente de 24 Rafale et  en Arabie Saoudite, deux états du Golfe soupçonnés de financer le terrorisme islamiste, tandis que la loi renseignement Valls porte atteinte au libertés publiques et individuelles au nom de la lutte contre les djihadistes.

lundi 8 décembre 2014

Shoah : Paris va dédommager les victimes américaines de la déportation par la SNCF

La repentance, 70 ans plus tard 

Les Français s'engagent à verser 48 millions d'euros aux Américains,
transportés par des trains de la SNCF vers les camps de la mort pendant la Seconde Guerre Mondiale, a annoncé Hollande.

"Ca ne coûte pas cher: c'est l'Etat qui paye", mais il n'a pas le sou
Hollande veut que les Français versent 60 millions de dollars (48 millions d'euros) aux victimes américaines de la Shoah transportées par la SNCF.  

Les enfants français paieront pour leurs parents
100.000 dollars pour chaque rescapé. Cet accord entre la France et les Etats-Unis intervient après des années de relations tendues entre les deux pays sur cette question et alors que Hollande lâche Obama pour se rapprocher de Poutine et lui livrer ses deux navires de guerre bien que le conflit avec l'Ukraine ne soit toujours pas réglé. 
La création d'un fonds d'indemnisation est prévue. L'argent sera versé aux autorités américaines en faveur de "quelques milliers" de déportés non français et de leur famille, a précisé l'ambassadrice française aux Droits de l'homme, Patrizianna Sparacino-Thiellay. Chaque déporté survivant devrait recevoir environ 100.000 dollars, soit environ 81.000 euros.

Ce fonds d'indemnisation, approvisionné par l'Etat français et non la SNCF, permettra à des rescapés d'être dédommagés, alors qu'ils ne rentraient auparavant pas dans les critères français de réparation, soit parce qu'ils avaient émigré, soit parce qu'ils étaient arrivés sur le sol français après le 1er septembre 1939.

Repentance et excuses forcées


Cette négociation profite également à la France.
Car la société publique concourt pour plusieurs projets de ligne à grande vitesse aux Etats-Unis, pour un total de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Or, en Californiele démocrate Bob Blumenfield a fait adopter une loi qui oblige tous les candidats à un contrat à faire la lumière sur leur éventuel rôle dans le transport de déportés de 1942 à 1944. 
Un élu de Floride à la Chambre des représentants, le démocrate Ron Klein, a déposé au niveau fédéral un projet de loi similaire. Si elle n’est pas mentionnée nommément, la SNCF est clairement visée par les amis démocrates d'Obama, qui lui reprochent de ne pas reconnaître sa responsabilité.

Alors que depuis de nombreuses années, la SNCF refusait de s'auto-flageller sur le sujet de la déportation des Juifs, estimant avoir agi sous la contrainte de l’occupant nazi, la compagnie publique française a finalement effectué un spectaculaire revirementdans son intérêt mercantile, avec pour objectif de préserver ses chances sur le marché américain.

En déplacement début novembre aux Etats-Unis pour présenter l'offre de la SNCF pour le projet floridien de ligne à grande vitesse Tampa-Orlando, son président,
Guillaume Pepy, a donc fait son mea culpa (expression qui irrite les libres-penseurs hostiles aux crèches), au moment de rencontrer, à Fort Lauderdale, des élus de l'Etat de Floride et des associations juives. Selon le journal Le Monde, il a fait part du "souhait de la SNCF d'exprimer sa profonde peine et son regret pour les conséquences de ses actes" réalisés sous la contrainte "de la réquisition."

En contrepartie,
les Etats-Unis se sont en effet engagés à défendre l'immunité dont bénéficie la SNCF, au même titre que les autres entreprises étrangères. C'était le prix à payer pour que la société du rail français ne puisse pas être poursuivie 
aux Etats-Unis pour son rôle dans la Shoah.

Le rôle de la CGT-Cheminots dans le transport des déportés a failli empêcher l'entreprise de passer de gros contrats aux Etats-Unis. L'Etat du Maryland a un temps voulu lui demander d'indemniser les victimes avant de pouvoir se lancer dans des appels d'offre. Les deux gouvernements avaient donc tous deux intérêt à boucler rapidement les négociations autour de cette question. 

Responsable, mais pas coupable 

Jamais aucun des convois ne fut stoppé dans sa course sur le chemin des camps de la mort. 
La CGT fit certes partie du Conseil National de la Résistance, mais ses agents ne se mobilisèrent pas avant la rupture du pacte germano-soviétique, et surtout, quand Staline leur en donna l’ordre. Les trains de déportés continuèrent de circuler, même après le 20 août 1944, alors que le pays était en voie de libération. Les convois étaient conduits par des cheminots qui n’ont jamais voulu savoir ce qu’il y avait dans les wagons de bestiaux remorqués par leur locomotive.
Depuis 1945, la CGT s’est toujours opposée à toute forme de repentance que la direction de la compagnie ferroviaire aurait pu exprimer. Le refus était motivé par la crainte d’assister à l'effondrement du mythe de la grande résistance cheminote, unie comme un seul homme face à l’occupant nazi.

Un seul cheminot eut le courage de refuser de conduire un convoi composé de déportés et de résistants.
Il se nommait Léon Bronchard. Son acte courageux fut salué par ses camarades, lesquels n’arrêtèrent pas pour autant les convois qui suivirent. Bronchard perdit son travail ; sans emploi et renié par la SNCF, il participa à un réseau de résistance, fut arrêté, et passa des mois dans un camp d’internement en Pologne.

La SNCF n'a fait amende honorable avant 2010, par la voix de son président Guillaume Pépy. Mais la diplomate Patrizianna Sparacino-Thiellay a refusé de parler de responsabilité : "La SNCF n'a jamais été tenue pour responsable de la déportation. Elle a été un instrument de la déportation. C'est de la responsabilité des autorités françaises" de l'époque. La gare de Bobigny devait devenir un lieu de mémoire pour les 76.000 juifs transportés dans les trains français entre 1942 et 1944, dont 11.00 enfants. Environ 3.000 déportés ont survécu.

"C'est un pas évident dans l'avancée de la vérité historique, que le procès de mon père avait permis d'établir, ainsi que le rapport Bachelier", a réagi l'ex-député européen EELV, Alain Lipietz, dont la famille avait intenté - et perdu - un procès contre l’Etat et la SNCF en 2006. "Mais
ce qui est lamentable, c'est qu'il fait ça aux Etats-Unis, uniquement pour améliorer sa position dans un appel d'offres, et non pas pour éviter que ça se reproduise un jour."

lundi 10 septembre 2012

Emblème républicain bafoué en Corse

Valls condamne une atteinte au drapeau français

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a dénoncé lundi 10 septembre "une offense à nos valeurs républicaines"
Le drapeau français qu'arborait  la mairie de Prunelli-di-Casacconi (165 habitants), commune communiste de Haute-Corse, a été décroché et brûlé dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille de l'entretien télévisé sur-médiatisé du président socialiste sur TF1.
Dans un communiqué, envoyé dans la nuit de dimanche à lundi,
le ministre a condamné ces actes, les jugeant "intolérables""d'autant plus qu'ils ont été commis à la veille des cérémonies marquant le 69e anniversaire de l'insurrection du 9 septembre 1943 qui fit de la Corse le premier département français libéré"Dimanche, plusieurs cérémonies commémoratives ont justement eu lieu, notamment à Bastia, Ajaccio et Porto-Vecchio.


Le département français avait été le premier à
 se libérer du joug nazi durant la seconde guerre mondiale. 
"Cet acte anti-républicain qui est, aujourd'hui plus encore, une offense pour le monde combattant corse", a été fermement condamné dans un communiqué par la préfecture de Haute-Corse.

"Brûler le drapeau français, c'est faire offense à ce qui fait l'unité de notre République et à ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité", a insisté le ministre. 
"C'est faire offense également à ces femmes et ces hommes qui se sont battus et ont pour beaucoup donné leur vie, en Corse comme partout en France, pour la libération de notre pays", a-t-il ajouté.


Parallèlement, une vague d'attentats à l'explosif a secoué la Corse dans la nuit de dimanche à lundi entre 00h15 et 01h00 heure du matin.

jeudi 11 novembre 2010

11 Novembre 2010 : hommage du Président Sarkozy aux étudiants résistants de 1940

Inauguration d'une plaque commémorative

Le wagon dans lequel furent signés les Armistices
du 11 novembre 1918 entre l'Allemagne, la France et ses alliés,
puis celui du 22 juin 1940 entre l'Allemagne et la France,
dans la clairière de Rthondes (forêt de Compiègne, Oise)

Installé en 1927 dans la clairière, ce wagon symbolique sera
utilisé par Hitler pour l'armistice de 1940
avant d'être emporté et incendié en Allemagne en avril 1945

Les négociations furent menées dans la voiture-salon du train et le 11 novembre entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice y fut signé le 11 novembre 1918 avec une application sur le front fixée à 11 h du matin.
Autour de la table étaient assis en se faisant face:

  • pour les Alliés : le maréchal Foch entouré de l'amiral de la flotte britannique Wemyss, du contre-amiral britannique Hope et du général français Weygand;

  • pour les Allemands : le ministre d'État Matthias Erzberger, le général major von Winterfeldt de l'armée impériale, le comte Alfred von Oberndorff des Affaires étrangères et le capitaine de vaisseau Vanselow de la Marine impériale.

    Les cérémonies de commémoration de l'armistice du 11 novembre rendent hommage aux «poilus» de la Première Guerre mondiale.
    VOIR et ENTENDRE cet hommage à nos valeureux combattants:


    Cette année, alors que le dernier d'entre eux, Lazare Ponticelli, est mort en mars 2008, les célébrations sont l'occasion d'entretenir le souvenir d'un autre 11 Novembre.

    Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a ravivé la flamme du Soldat inconnu, transféré sous l’Arc de Triomphe il y a 90 ans pour symboliser le sacrifice de quelques 18 millions de combattants qui périrent durant la 'Grande Guerre'.

    Sous l’Arc de Triomphe,
    le chef de l’Etat a également dévoilé une plaque célébrant le courage de quelque 2.500 jeunes Français.

    Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens manifestèrent en effet à l'Arc de triomphe pour protester contre l'occupation nazie.
    Ces lycéens décidèrent, le 11 novembre 1940, de braver l’armée allemande qui occupait la France depuis plusieurs mois. Un millier d’entre eux furent arrêtés.
    Le 70e anniversaire de cet événement est l'un des temps forts des célébrations de 2010.

  • samedi 8 mai 2010

    Colmar: le président Sarkozy rend hommage aux « Malgré Nous »

    Devoirs de mémoire et de justice
    Lors de la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 sur l'Allemagne nazie, le chef de l'Etat a prononcé un discours sur la place Rapp de Colmar (Haut-Rhin).

    Nicolas Sarkozy est allé en Alsace "réparer une injustice"

    Présent en Alsace pour célébrer ce 65e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, le président de la République a dit être "d'abord venu rendre hommage, au nom de la nation tout entière, à tous ceux qui sont morts pour sa liberté dans ce terrible hiver 1945", ainsi qu'à la résistance alsacienne et aux déportés.
    Mais, a ajouté Nicolas Sarkozy, "si j'ai choisi l'Alsace, c'est parce que, au delà des souffrances qu'elle a partagées avec tous les Français du fait de la guerre et de l'Occupation, il y a une souffrance terrible qu'elle est la seule avec la Moselle à avoir subie et qui a laissé dans le coeur de chaque Alsacien et de chaque Mosellan une profonde, une secrète blessure dont la douleur n'est pas éteinte".

    Les « Malgré Nous »
    Mémorial Alsace-Lorraine à Schirmeck
    à l'emplacement d'un camp nazi


    A l'occasion de la commémoration de la capitulation nazie, le Président de la République a évoqué ce samedi 8 mai
    "le destin tragique" des Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans l'armée allemande.
    "Il fallait qu'un président de la République vînt un jour ici pour dire aux Français ce que fut le drame de l'Alsace et de la Moselle", a-t-il expliqué. "Je suis venu aujourd'hui en Alsace réparer une injustice."

    "En 1940, l'Alsace-Moselle vécut une annexion de fait", a relevé le chef de l'Etat. "Tout ce qui rappelait la France, tout ce qui pouvait exprimer la volonté des Alsaciens et des Lorrains d'être Français, fut banni, fut traqué, fut puni."
    "Mais la pire des souffrances fut celle qui a été le plus occultée", a souligné M. Sarkozy. "Le silence qui s'est fait autour d'elle n'a fait qu'ajouter à la douleur parce que ce silence était comme un soupçon." "A partir de 1942, les Alsaciens et les Mosellans furent enrôlés de force, de force, dans l'armée allemande", a-t-il poursuivi. "On les envoya se battre pour une cause qui n'était pas la leur, une cause qu'ils haïssaient". "Ils furent 130.000", a rappelé le président de la République. Parmi eux, "30.000 sont morts au combat, 10.000 furent portés disparus".


    >"Les Malgré-nous ne furent pas des traîtres", a-t-il insisté. "Les menaces de représailles qui pesaient sur leur famille ne leur laissaient pas le choix. Ce furent des victimes, des victimes du nazisme, des victimes du pire régime d'oppression que l'histoire ait connu. Des victimes d'un véritable crime de guerre."

    "Vichy a trahi la France, Vichy l'a déshonorée", a déclaré le Président de la République.
    "A leur famille, à leurs enfants qui ont souffert aussi, aux survivants de cette tragédie, je veux dire que ceux qui les ont abandonnés, ceux qui n'ont rien fait pour empêcher cette ignominie perpétrée contre des citoyens français ont trahi les valeurs de la France et l'ont déshonorée", a ajouté Nicolas Sarkozy. "La collaboration fut une trahison, la collaboration fut un déshonneur."

    "Le destin tragique de ces hommes fait partie de notre histoire nationale, de notre mémoire collective et que leur douleur, leur douleur, mérite la compréhension et le respect", a poursuivi le chef de l'Etat.
    "L'Alsace n'a aucun doute sur son identité qui est alsacienne", "l'Alsace n'a aucun doute sur sa fidélité qui est française", "l'Alsace n'a aucun doute sur son idéal qui est européen", a conclu Nicolas Sarkozy. "C'est ça l'Alsace."

    Galerie de portraits d'envoyés
    dans le camp de redressement de Schirmeck

    Commémoration de la Victoire 39-45 à Colmar

    Le président de tous les Français s'est rendu en Alsace

    La commémoration nationale de la Victoire de 1945 a eu lieu, ce samedi 8 Mai, à Colmar, après les plages du Débarquement à Ouistreham et Sainte-Maxime, en présence du président de la République, accompagné de François Fillon, Premier ministre.

    « Le président de la République voulait que la cérémonie ait lieu dans une des dernières villes françaises à avoir été libérées », précise le préfet du Haut-Rhin Pierre-André Peyvel, qui parle d’une « cérémonie hors normes ».
    La cérémonie a rassemblé 361 militaires, dont 120 ou 130 Gardes républicains, 120 porte-drapeaux de tout le département furent rassemblés place Rapp et un TGV de 360 officiels fut également affrété depuis Paris. Tous les élus locaux, députés, conseillers généraux et régionaux ont été conviés, ainsi que les élus des conseils municipaux des jeunes.

    Signature de l'acte de reddition allemande, le 7 mai 1945

    Le président de la République était accompagné de plusieurs ministres, dont le Premier ministre, François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Justice), Hubert Falco (Anciens Combattants) et Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la Justice et encore maire de Mulhouse), mais aussi de Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale. Le président et le Premier ministre, ont voyagé dans des avions séparés, sécurité oblige, qui ont atterri à l’aéroport de Colmar à 11 h 40.

    Après une première cérémonie à la mémoire du Maréchal de Lattre de Tassigny, en présence de ses descendants, la commémoration s'est tenue à 12 h, place Rapp.
    Les vétérans des combats de la Poche de Colmar, dont deux Américains, étaient particulièrement à l’honneur.

    Le président français Nicolas Sarkozy n'assistera pas comme prévu aux cérémonies organisées à Moscou dimanche pour le 65e anniversaire de la victoire des Alliés en 1945, en raison de la "crise financière" en zone euro, a indiqué samedi l'ambassade de France à Moscou.

    Dans son discours, le Chef de l’État a salué la situation « très complexe » de l’Alsace pendant la guerre et la question des Incorporés de force . Lire PaSiDupes

    "Les Malgré Nous" retenus par la Russie soviétique

    VOIR et ENTENDRE le document INA de témoignages.
    Témoignage de Jean THUET, interné au camp de Tambow : "Nous sommes sûrs qu'une partie de nos camarades est restée la-bas. Les russes ont toujours cherché des ouvriers qualifiés, certains se sont mariés avec une femme russe, mais à Tambow, nous voulions rentrer en France. René IFFENECKER : "Quand nous avons été libérés, les russes ont gardé de force un spécialiste". Charles MARCHAL : "Oui j'ai accepté de faire de l'espionnage, mais j'avais l'intention de dévoiler l'affaire dès mon retour".

    samedi 9 mai 2009

    8 Mai 1945 : 2009, polémique sur les anciens tirailleurs

    Les socialistes n’ont rien fait ;
    Chirac a commencé à leur rendre justice

    Le 8 mai 1945 avait marqué la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, après la capitulation sans conditions de l'Allemagne hitlérienne.

    Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, avait permis d'ouvrir un deuxième front en France après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
    De juin 1940 à mai 1945, cinquante-cinq mille Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. Vingt-cinq mille d'entre eux servaient dans les rangs de l'armée d'Afrique. Cette armée compta quatre cent mille hommes, dont cent soixante-treize mille Africains, cent soixante-huit mille
    Français d'Afrique du Nord. La France "n'oubliera pas les soldats américains tombés à leurs côtés sur ces plages. Elle n'oubliera pas les soldats alliés couchés sur la terre de Normandie", a ajouté le Président de la République.

    Le Président de la République est proche de la population

  • C'est la troisième fois qu’en homme de terrain, Nicolas Sarkozy décentralise des commémorations nationales: l'an dernier, pour le 8 mai, il s'était rendu à Ouistreham, en Normandie et le 11 novembre suivant, à Douaumont (Meuse).
  • Avant de se rendre dans le Var cette année, le président Sarkozy avait aussi déposé une gerbe au pied de la statue du général De Gaulle, sur les Champs-Elysée à Paris.
  • N. Sarkozy commémorera le débarquement de Normandie le 6 juin en présence du président américain, Barack Obama.

    Ce que le PS n’a pas fait, il l’exige désormais de la droite…

    A la différence de la gauche politique et médiatique qui n’a pas pu attendre jusqu’au 9 mai, le chef de l'Etat n'a pas jugé bon de saisir une célébration pour évoquer la polémique persistante sur les écarts importants entre les pensions versées par l'Etat aux anciens combattants, selon qu'ils étaient alors des Français de métropole ou issus des colonies.

    Plus de 40 ans se sont écoulés depuis le soulèvement nationaliste en Algérie et la gauche a été plusieurs fois aux affaires depuis. Elle a pourtant ignoré le problème à chaque fois, mais relance aujourd’hui la polémique, maintenant qu’elle a été chassée du pouvoir. S’il est convenable d’évaluer le passé à l’aune des mentalités actuelles, il est regrettable que les gouvernements socialistes de Pierre Mauroy (22 mai 1981 - 17 juillet 1984), Laurent Fabius (17 juillet 1984 - 19 mars 1986), Michel Rocard (12 mai 1988 - 15 mai 1991), Edith Cresson (15 mai 1991 - 2 avril 1992 ), Pierre Bérégovoy (2 avril 1992 - 28 mars 1993), ou de Lionel Jospin (juin 1997-mai 2002) n’aient pas suffit à faire le nécessaire. Une douzaine de socialistes qui savait ce qu’il fallait faire mais a failli…

    Le débat dans la rue

    L'opposition porte maintenant la revendication dans la rue.
    Un collectif d'associations
    appelait à manifester vendredi en fin d'après-midi place de la République, à Paris, mais aussi en régions, pour attirer l'attention sur le sort des "Oubliés de la République", victimes de cette inégalité.
    Une douzaine d'anciens soldats issus des colonies françaises, entouré de quelque 150 personnes issus d'un collectif d'associations, ont profité de cette date anniversaire pour réclamer depuis la place du Trocadéro à Paris un alignement des pensions des anciens de l'Armée d'Afrique sur celles des ex-combattants français.

    En 2006, sensible à la thèse du film Indigènes de Rachid Bouchareble, le président de la République de l'époque, Jacques Chirac , le premier, avait revalorisé une partie des pensions de ces anciens combattants.

    Mais, comme s'ils n'avaient jamais été au pouvoir en soixante ans, des élus socialistes sont aujourd'hui les fers de lance de la revendication !

  • «Cette loi a oublié la plus importante [des pensions] : la pension civile et militaire qui, devant être attribuée à quatre-vingt mille personnes encore en vie, représente environ 500 millions d'euros par an », pointe Naïma Charaï, vice-présidente socialiste de la région Aquitaine (ci-dessus), chargée de la lutte contre les discriminations au PS, dans un entretien au JDD.fr.
  • Une proposition de loi a été déposée en octobre par le député de Gironde, Alain Rousset (ci-dessus, deuxième à gauche sur la photo de groupe), pour "une juste reconnaissance à l'égard de ces personnes" : un socialiste qui se préoccupe enfin du sort de leur sort, tandis que le très honorable socialiste, Georges Frèche, qualifie leurs descendants d’« unter Menschen »…

    Par ailleurs, la semaine dernière, des élus d'Ile-de-France issus de la diversité ont réclamé un lieu de mémoire pour tous les soldats "indigènes" morts pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans certaines communes, des monuments de la Grande Guerre leur rendent hommage.
    Dans une lettre adressée à Jean-Marie Bockel,ministre des Anciens Combattants, la trentaine d'élus d'horizons divers réunis au sein de l'Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) proposent de créer un mémorial au cimetière intercommunal musulman de Bobigny.

    Qui dit la vérité ?

    Leur revendication porte notamment sur les pensions civiles et militaires.
  • Sud Ouest a recueilli ce témoignage, répercuté par les radios et télévisions : « «J'ai 80 euros par mois. Il y a des jours où je ne peux même pas m'acheter un cornet de frites. » C'est un ancien combattant marocain qui parle. Un témoignage parmi d'autres recueillis hier, parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro, vendredi.
  • Or, la pension actuellement allouée « est de 600 euros par mois pour les Français et 159 pour les anciens combattants d'Afrique", selon Alain Rousset, député (PS) de Gironde, auteur d'une proposition de loi sur la question.

    La manifestation a retenu l'attention, malgré la banalisation des manifs sur le pavé parisien. Il a même poussé Jack Lang (c'est dire !) et le chef de file socialiste aux Européennes en Ile-de-France, Harlem Désir, qu’on n’a jamais autant vu : ils se sont opportunément montrés dans le public pour saluer l'initiative de cette association bordelaise, Les Oubliés de la République, présidée par la conseillère régionale Naïma Charaï.
  • Psycho-sociologue de 36 ans d’origine marocaine, elle est arrivée en 1976 dans le cadre du regroupement familial, la république n’a pas oublié –quoi qu’on en dise– de faire marcher l’ascenseur social. Elle a créé une association de prise en charge globale des personnes prostituées, baptisée IPPO.

    Etrangement, la presse n’a pas connaissance de Les Oubliés de la République, un essai publié par Jean-Louis Debré (Fayard, 2006, 19 euros).
    Nous avons vu que des élus socialistes se sont emparés de cette inégalité après avoir manifesté une longue indifférence qui ne les a pas culpabilisés... Mais des journalistes militants participeraient-ils aussi à une récupération politicienne du problème ?